Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לָא אִיצְטְרִיךְ קְרָא לְרַבּוֹיֵי, כִּי אִיצְטְרִיךְ קְרָא לְגִיד הַנָּשֶׁה בִּמְחוּבָּר.Il n'a pas été nécessaire que le verset inclue les nerfs et les os détachés de la chair, car ceux-ci ne montent pas sur l'autel. Là où le verset a été nécessaire, c'est pour le guid hanaché (nerf sciatique) encore attaché à la chair : le mot « tout » enseigne qu'il monte sur l'autel avec le membre.
- וְרַבָּנַן, ״מִמַּשְׁקֵה יִשְׂרָאֵל״ – מִן הַמּוּתָּר לְיִשְׂרָאֵל.Et les Rabbanan enseignent que l'on ne l'offre pas, car il est écrit : « de l'abreuvage d'Israël » (Ézéchiel 45, 15), c'est-à-dire que les sacrifices ne proviennent que de ce qui est permis à Israël à la consommation. Or le guid hanaché est interdit.
- וְרַבִּי, מִידֵי דְּהָוֵה אַחֵלֶב וָדָם. וְרַבָּנַן, מִצְוָתָן בְּכָךְ שָׁאנֵי.Et Rabbi répond que le nerf attaché est offert malgré l'interdit de le manger, de même qu'il en va pour le 'hélev (graisse interdite) et le sang, interdits à la consommation et pourtant offerts. Et les Rabbanan répondent : pour le 'hélev et le sang, c'est différent, car leur mitsva est ainsi : la Torah prescrit expressément de les offrir.
- אָמַר רַב הוּנָא: גִּיד הַנָּשֶׁה שֶׁל עוֹלָה חוֹלְצוֹ לַתַּפּוּחַ. אָמַר רַב חִסְדָּא: מָרִי דֵּיכִי, מִי כְּתִיב ״עַל כֵּן לֹא יֹאכַל הַמִּזְבֵּחַ״? ״עַל כֵּן לֹא יֹאכְלוּ בְנֵי יִשְׂרָאֵל״ כְּתִיב.Rav Houna a dit : le guid hanaché d'un olah (holocauste), on le retire du membre et on le jette sur le tapoua'h, le monticule de cendres au centre de l'autel. Rav 'Hisda a dit : Maître de cette tradition ! Est-il écrit : « C'est pourquoi l'autel ne mangera pas » le nerf ? C'est « C'est pourquoi les Bnei Israël ne mangeront pas » (Genèse 32, 33) qui est écrit ! L'interdit ne concerne donc pas l'autel.
- וְרַב הוּנָא, ״מִמַּשְׁקֵה יִשְׂרָאֵל״ – מִן הַמּוּתָּר לְיִשְׂרָאֵל.Et Rav Houna s'appuie sur « de l'abreuvage d'Israël » : les sacrifices proviennent uniquement de ce qui est permis à Israël.
- מֵיתִיבִי: גִּיד הַנָּשֶׁה שֶׁל שְׁלָמִים – מְכַבְּדוֹ לָאַמָּה, וְשֶׁל עוֹלָה – מַעֲלֵהוּ. מַאי לָאו, מַעֲלֵהוּ וּמַקְטִירוֹ?On a objecté à partir d'une baraïta : le guid hanaché d'un chelamim (sacrifice de paix), on le balaie vers le canal de la cour du Temple ; et celui d'un olah, on le fait monter sur l'autel. N'est-ce pas que cela signifie : on le fait monter et on le brûle, contrairement à l'avis de Rav Houna ?
- לֹא, מַעֲלֵהוּ וְחוֹלְצוֹ. וּמֵאַחַר שֶׁחוֹלְצוֹ לָמָּה מַעֲלֵהוּ, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר ״הַקְרִיבֵהוּ נָא לְפֶחָתֶךָ״.Non : on le fait monter et on le retire en haut de l'autel. Et puisqu'on le retire, pourquoi le fait-on monter ? On pourrait le retirer d'abord en bas. Parce qu'il est dit à propos d'un présent peu honorable : « Offre-le donc à ton gouverneur » (Malachie 1, 8). Il serait donc malséant d'apporter à l'autel un membre déjà entaillé.
- תַּנְיָא כְּוָותֵיהּ דְּרַב הוּנָא: גִּיד הַנָּשֶׁה שֶׁל שְׁלָמִים – מְכַבְּדוֹ לָאַמָּה, וְשֶׁל עוֹלָה – חוֹלְצוֹ לַתַּפּוּחַ.Il a été enseigné dans une baraïta conformément à Rav Houna : le guid hanaché d'un chelamim, on le balaie vers le canal ; et celui d'un olah, on le retire et on le jette sur le tapoua'h.
- תְּנַן הָתָם: תַּפּוּחַ הָיָה בְּאֶמְצַע הַמִּזְבֵּחַ, פְּעָמִים הָיָה עָלָיו כִּשְׁלֹשׁ מֵאוֹת כּוֹר. אָמַר רָבָא: גּוּזְמָא.Nous avons appris là-bas (dans la Michna du traité Tamid) : il y avait un tapoua'h (monticule de cendres) au centre de l'autel, et parfois il s'y trouvait environ trois cents kor de cendres. Rava a dit : c'est une exagération.
- הִשְׁקוּ אֶת הַתָּמִיד בְּכוֹס שֶׁל זָהָב, אָמַר רָבָא: גּוּזְמָא.De même, la Michna dit : ils abreuvaient le tamid (sacrifice perpétuel quotidien) dans une coupe d'or. Rava a dit : c'est une exagération.
- אָמַר רַבִּי אַמֵּי: דִּבְּרָה תּוֹרָה לְשׁוֹן הֲוַאי, דִּבְּרוּ נְבִיאִים לְשׁוֹן הֲוַאי, דִּבְּרוּ חֲכָמִים לְשׁוֹן הֲוַאי. דִּבְּרוּ חֲכָמִים לְשׁוֹן הֲוַאי – הָא דַּאֲמַרַן.Rabbi Ami a dit : la Torah a parlé en langage hyperbolique, les Prophètes ont parlé en langage hyperbolique, les Sages ont parlé en langage hyperbolique. Les Sages ont parlé en langage hyperbolique : c'est ce que nous venons de dire à propos du tapoua'h et de la coupe.
- דִּבְּרָה תּוֹרָה לְשׁוֹן הֲוַאי – ״עָרִים גְּדוֹלוֹת וּבְצוּרוֹת בַּשָּׁמַיִם״, דִּבְּרוּ נְבִיאִים לְשׁוֹן הֲוַאי – ״וַתִּבָּקַע הָאָרֶץ לְקוֹלָם״.La Torah a parlé en langage hyperbolique : « des villes grandes et fortifiées jusqu'au ciel » (Deutéronome 9, 1). Les Prophètes ont parlé en langage hyperbolique : « et la terre se fendit à leur voix » (I Rois 1, 40).
- אָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר נַחְמָנִי אָמַר שְׁמוּאֵל: בִּשְׁלֹשָׁה מְקוֹמוֹת דִּבְּרוּ חֲכָמִים לְשׁוֹן הֲוַאי, אֵלּוּ הֵן: תַּפּוּחַ, גֶּפֶן, וּפָרוֹכֶת. תַּפּוּחַ – הָא דַּאֲמַרַן.Rabbi Its'hak bar Na'hmani a dit au nom de Chmouel : en trois endroits les Sages ont parlé en langage hyperbolique, et les voici : le tapoua'h, la vigne et le parokhet (rideau séparant le Sanctuaire du Saint des Saints). Le tapoua'h : c'est ce que nous venons de dire.
- גֶּפֶן – דִּתְנַן: גֶּפֶן שֶׁל זָהָב הָיְתָה עוֹמֶדֶת עַל פִּתְחוֹ שֶׁל הֵיכָל, מוּדְלָה עַל גַּבֵּי כְּלוֹנְסוֹת, וְכׇל מִי שֶׁהָיָה מִתְנַדֵּב גַּרְגֵּיר אוֹ אֶשְׁכּוֹל – מֵבִיא וְתוֹלֶה בָּהּ. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי צָדוֹק: מַעֲשֶׂה הָיָה, וְנִמְנוּ עָלֶיהָ שְׁלֹשׁ מֵאוֹת כֹּהֲנִים לְפַנּוֹתָהּ.La vigne : comme nous avons appris dans la Michna : une vigne d'or se dressait à l'entrée du Heikhal (Sanctuaire), suspendue sur des perches ; et quiconque faisait don d'un grain ou d'une grappe d'or l'apportait et l'y suspendait. Rabbi Elazar, fils de Rabbi Tsadok, a dit : il y eut un fait, et on dénombra pour elle trois cents Cohanim pour la déplacer.
- פָּרוֹכֶת, דִּתְנַן: רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן הַסְּגָן – פָּרוֹכֶת עוֹבְיָהּ טֶפַח, וְעַל שִׁבְעִים וּשְׁנַיִם נִירִים נֶאֱרֶגֶת, וְעַל כׇּל נִימָה וְנִימָה עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה חוּטִין. אׇרְכָּהּ אַרְבָּעִים בָּאַמָּה, וְרׇחְבָּהּ עֶשְׂרִים בְּאַמָּה, וּמִשְּׁמוֹנִים וּשְׁתֵּי רִבּוֹא נַעֲשֵׂת, וּשְׁתַּיִם עוֹשִׂים בְּשָׁנָה, ושְׁלֹשׁ מֵאוֹת כֹּהֲנִים מַטְבִּילִין אוֹתָהּ.Le parokhet, comme nous avons appris dans la Michna : Rabban Chimon ben Gamliel dit au nom de Rabbi Chimon le Segan (adjoint du Grand Prêtre) : le parokhet a l'épaisseur d'un téfa'h (largeur de main), il est tissé sur soixante-douze lisses, et sur chaque brin, vingt-quatre fils. Sa longueur est de quarante coudées, sa largeur de vingt coudées, et il est fait de quatre-vingt-deux myriades ; on en fait deux par an, et trois cents Cohanim l'immergent au mikvé.
- בְּיָרֵךְ שֶׁל יָמִין וּבְיָרֵךְ שֶׁל שְׂמֹאל. מַתְנִיתִין לָא כְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּתַנְיָא: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵינוֹ נוֹהֵג אֶלָּא בְּאַחַת, וְהַדַּעַת מַכְרַעַת אֶת שֶׁל יָמִין.La Michna a enseigné que l'interdit s'applique à la cuisse droite et à la cuisse gauche. Notre Michna n'est pas conforme à Rabbi Yehouda, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : il ne s'applique qu'à une seule cuisse, et la raison fait pencher pour la droite.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: מִיפְשָׁט פְּשִׁיטָא לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה, וּמַאי דַּעַת? דַּעַת תּוֹרָה, אוֹ דִלְמָא סַפּוֹקֵי מְסַפְּקָא לֵיהּ, וּמַאי דַּעַת? דַּעַת נוֹטָה.Ils ont posé la question : est-ce une évidence pour Rabbi Yehouda que seule la droite est visée, et que signifie « la raison » ? La raison de la Torah. Ou bien peut-être a-t-il un doute, et que signifie « la raison » ? Une raison qui penche simplement d'un côté.
- תָּא שְׁמַע: הָעֲצָמוֹת וְהַגִּידִים וְהַנּוֹתָר יִשָּׂרְפוּ לְשִׁשָּׁה עָשָׂר. וְהָוֵינַן בַּהּ: הָנֵי גִּידֵי מַאי עֲבִידְתַּיְיהוּ? אִי גִּידֵי בָשָׂר – לֵיכְלִינְהוּ, וְאִי דְּאִיַּיתּוּר – הַיְינוּ נוֹתָר! אֶלָּא גִּידֵי צַוָּאר, אִי לָאו בָּשָׂר נִינְהוּ – לִישְׁדִּינְהוּ?Viens et entends une preuve de la Michna : les os, les nerfs et le notar (viande restée au-delà du temps permis) du sacrifice pascal seront brûlés le seize Nissan. Et nous avons discuté à ce sujet : ces nerfs, de quoi s'agit-il ? Si ce sont des nerfs de la chair, qu'on les mange ! Et s'ils ont été laissés, c'est du notar, déjà mentionné ! Plutôt, ce seraient les nerfs du cou ; mais s'ils ne sont pas de la viande, qu'on les jette !
- וְאָמַר רַב חִסְדָּא: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְגִיד הַנָּשֶׁה, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר: אֵינוֹ נוֹהֵג אֶלָּא בְּאַחַת.Et Rav 'Hisda a dit : cela n'a été nécessaire que pour le guid hanaché, et selon Rabbi Yehouda, qui a dit : il ne s'applique qu'à une seule cuisse.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא סַפּוֹקֵי מְסַפְּקָא לֵיהּ – שַׁפִּיר, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ מִיפְשָׁט פְּשִׁיטָא לֵיהּ דְּהֶיתֵּירָא – לֵיכְלֵיהּ, דְּאִיסּוּרָא – לִשְׁדְּיֵיהּ!Si tu dis, certes, qu'il a un doute, c'est bien : ne sachant lequel est permis, on ne peut manger aucun des deux, et chacun doit être brûlé. Mais si tu dis que c'est une évidence pour lui, que l'on mange celui qui est permis et que l'on jette celui qui est interdit !
- אָמַר רַב אִיקָא בַּר חֲנִינָא: לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ מִיפְשָׁט פְּשִׁיטָא לֵיהּ, וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּשֶׁהוּכְּרוּ וּלְבַסּוֹף נִתְעָרְבוּ.Rav Ika bar 'Hanina a dit : en réalité, je te dirai que c'est une évidence pour lui ; et ici, de quoi traitons-nous ? Du cas où ils ont été identifiés et finalement mélangés.
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