Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְסִימָנִין דְּאוֹרָיְיתָא.Et il pense que les signes distinctifs sont de la Torah (on peut s'y fier même pour écarter un interdit de la Torah).
- תָּנוּ רַבָּנַן: אוֹתוֹ וְאֶת בְּנוֹ נוֹהֵג בְּכִלְאַיִם וּבְכוֹי. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: כִּלְאַיִם הַבָּא מִן הָעֵז וּמִן הָרָחֵל – אוֹתוֹ וְאֶת בְּנוֹ נוֹהֵג בּוֹ, כּוֹי – אֵין אוֹתוֹ וְאֶת בְּנוֹ נוֹהֵג בּוֹ. אָמַר רַב חִסְדָּא: אֵיזֶהוּ כּוֹי שֶׁנֶּחְלְקוּ בּוֹ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר וַחֲכָמִים? זֶה הַבָּא מִן הַתַּיִישׁ וּמִן הַצְּבִיָּיה.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : l'interdit de « lui et son petit » (abattre un animal et son petit le même jour) s'applique au kilayim (hybride de deux espèces domestiques) et au koï (animal dont le statut est incertain). Rabbi Eliézer dit : pour le kilayim issu d'une chèvre et d'une brebis, « lui et son petit » s'applique ; pour le koï, « lui et son petit » ne s'applique pas. Rav 'Hisda a dit : quel est le koï sur lequel Rabbi Eliézer et les Sages sont en désaccord ? Celui qui est issu du bouc et de la biche.
- הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא בְּתַיִישׁ הַבָּא עַל הַצְּבִיָּיה, וְיָלְדָה, וְקָא שָׁחֵיט לַהּ וְלִבְרַהּ – וְהָאָמַר רַב חִסְדָּא: הַכֹּל מוֹדִים בְּהִיא צְבִיָּיה וּבְנָהּ תַּיִישׁ, שֶׁפָּטוּר! שֶׂה וּבְנוֹ אָמַר רַחֲמָנָא, וְלֹא צְבִי וּבְנוֹ!Quel est le cas ? Si l'on dit qu'il s'agit d'un bouc qui s'est accouplé à une biche, qu'elle a mis bas et qu'il l'abat, elle et son petit, c'est difficile : Rav 'Hisda n'a-t-il pas dit : tous s'accordent, lorsqu'elle est une biche et son petit un bouc, qu'il est exempt ? Le Miséricordieux a dit « un sé et son petit » (Lévitique 22, 28 ; sé : ovin ou caprin), et non « une biche et son petit » !
- אֶלָּא בִּצְבִי הַבָּא עַל הַתְּיָישָׁה וְיָלְדָה, וְקָא שָׁחֵיט לַהּ וְלִבְרַהּ, וְהָאָמַר רַב חִסְדָּא: הַכֹּל מוֹדִים בְּהִיא תְּיָישָׁה וּבְנָהּ צְבִי – שֶׁחַיָּיב, ״שֶׂה״ אָמַר רַחֲמָנָא, וּבְנוֹ כֹּל דְּהוּ!Mais alors, il s'agirait d'un cerf qui s'est accouplé à une chèvre, qu'elle a mis bas et qu'il l'abat, elle et son petit. Or Rav 'Hisda n'a-t-il pas dit : tous s'accordent, lorsqu'elle est une chèvre et son petit un cerf, qu'il est passible ? Le Miséricordieux a dit « un sé », et son petit, quel qu'il soit !
- לְעוֹלָם, בְּתַיִישׁ הַבָּא עַל הַצְּבִיָּיה, וְיָלְדָה בַּת, וּבַת יָלְדָה בֵּן, וְקָא שָׁחֵיט לַהּ וְלִבְרַהּ.La Guemara répond : en réalité, il s'agit d'un bouc qui s'est accouplé à une biche, et elle a mis bas une fille, et la fille a mis bas un fils, et il l'abat, elle et son fils.
- רַבָּנַן סָבְרִי: חוֹשְׁשִׁין לְזֶרַע הָאָב, וְשֶׂה – וַאֲפִילּוּ מִקְצָת שֶׂה. וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר סָבַר: אֵין חוֹשְׁשִׁין לְזֶרַע הָאָב, וְ״שֶׂה וַאֲפִילּוּ מִקְצָת שֶׂה״ – לָא אָמְרִינַן.Les Sages pensent : on se préoccupe de la semence du père, et « sé » inclut même une partie de sé. Et Rabbi Eliézer pense : on ne se préoccupe pas de la semence du père, et « sé, et même une partie de sé », nous ne le disons pas.
- וְלִיפְלוֹג בְּחוֹשְׁשִׁין לְזֶרַע הָאָב, בִּפְלוּגְתָּא דַּחֲנַנְיָה וְרַבָּנַן?La Guemara objecte : qu'ils soient plutôt en désaccord sur le fait de se préoccuper de la semence du père, dans le cadre du désaccord entre 'Hanania et les Sages !
- אִי פְּלִיגִי בְּהָהִיא, הֲוָה אָמֵינָא: בְּהָא אֲפִילּוּ רַבָּנַן מוֹדוּ, דְּ״שֶׂה וַאֲפִילּוּ מִקְצָת שֶׂה״ לָא אָמְרִינַן, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara répond : s'ils étaient en désaccord sur ce point-là, j'aurais dit : sur celui-ci, même les Sages reconnaissent que « sé, et même une partie de sé », nous ne le disons pas. Il nous enseigne donc le contraire.
- וְהָא דִּתְנַן: כּוֹי אֵין שׁוֹחֲטִין אוֹתוֹ בְּיוֹם טוֹב, וְאִם שְׁחָטוֹ – אֵין מְכַסִּין אֶת דָּמוֹ.La Guemara objecte : et ce que nous avons appris dans la Michna (plus loin, 83b) : le koï, on ne l'abat pas à Yom Tov (jour de fête), et si on l'a abattu, on ne couvre pas son sang,
- בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בְּתַיִישׁ הַבָּא עַל הַצְּבִיָּיה וְיָלְדָה, בֵּין לְרַבָּנַן בֵּין לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר – לִשְׁחוֹט וְלִיכַסֵּי, צְבִי וַאֲפִילּוּ מִקְצָת צְבִי.de quoi s'agit-il ? Si l'on dit qu'il s'agit d'un bouc qui s'est accouplé à une biche et qu'elle a mis bas, tant selon les Sages que selon Rabbi Eliézer, qu'il l'abatte et qu'il couvre le sang : « cerf » inclut même une partie de cerf, et sa mère est une biche.
- אֶלָּא בִּצְבִי הַבָּא עַל הַתְּיָישָׁה וְיָלְדָה, אִי לְרַבָּנַן – לִשְׁחוֹט וְלִיכַסֵּי, אִי לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר – לִשְׁחוֹט וְלָא לִיכַסֵּי.Mais alors, il s'agirait d'un cerf qui s'est accouplé à une chèvre et qu'elle a mis bas. Si c'est selon les Sages, qu'il l'abatte et qu'il couvre le sang ; si c'est selon Rabbi Eliézer, qu'il l'abatte et qu'il ne couvre pas le sang.
- לְעוֹלָם בִּצְבִי הַבָּא עַל הַתְּיָישָׁה, וְרַבָּנַן סַפּוֹקֵי מְסַפְּקָא לְהוּ אִי חוֹשְׁשִׁין לְזֶרַע הָאָב אִי אֵין חוֹשְׁשִׁין.La Guemara répond : en réalité, il s'agit d'un cerf qui s'est accouplé à une chèvre, et les Sages sont dans le doute : se préoccupe-t-on de la semence du père ou ne s'en préoccupe-t-on pas ?
- וּמִדִּלְרַבָּנַן מְסַפְּקָא לְהוּ, לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר פְּשִׁיטָא לֵיהּ.La Guemara déduit : et du fait que les Sages sont dans le doute, il s'ensuit que pour Rabbi Eliézer, c'est certain qu'on ne s'en préoccupe pas.
- וְהָא דְּתַנְיָא: הַזְּרוֹעַ וְהַלְּחָיַיִם וְהַקֵּבָה נוֹהֲגִים בְּכוֹי וּבְכִלְאַיִם. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: כִּלְאַיִם הַבָּא מִן הָעֵז וּמִן הָרָחֵל – חַיָּיב בְּמַתָּנוֹת, מִן הַכּוֹי – פָּטוּר מִן הַמַּתָּנוֹת.La Guemara objecte : et ce qui a été enseigné dans une baraïta : l'obligation de donner au Cohen l'épaule, les mâchoires et la caillette s'applique au koï et au kilayim. Rabbi Eliézer dit : le kilayim issu d'une chèvre et d'une brebis est soumis aux dons ; celui qui est issu du koï est exempt des dons.
- בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בְּתַיִישׁ הַבָּא עַל הַצְּבִיָּיה וְיַלְדָּה, בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר דְּפָטַר, קָסָבַר ״שֶׂה וַאֲפִילּוּ מִקְצָת שֶׂה״ לָא אָמְרִינַן.De quoi s'agit-il ? Si l'on dit qu'il s'agit d'un bouc qui s'est accouplé à une biche et qu'elle a mis bas, cela se comprend selon Rabbi Eliézer, qui exempte : il pense que « sé, et même une partie de sé », nous ne le disons pas.
- אֶלָּא לְרַבָּנַן, נְהִי דְּקָסָבְרִי ״שֶׂה וַאֲפִילּוּ מִקְצָת שֶׂה״, בִּשְׁלָמָא פַּלְגָא לָא יָהֵיב לֵיהּ, אִידַּךְ פַּלְגָא לֵימָא לֵיהּ: אַיְיתִי רְאָיָיה דְּחוֹשְׁשִׁין לְזֶרַע הָאָב, וּשְׁקוֹל.Mais selon les Sages, même s'ils pensent « sé, et même une partie de sé », il est compréhensible qu'il ne lui donne pas la moitié (celle du côté de la mère, biche) ; mais pour l'autre moitié, qu'il lui dise : apporte la preuve qu'on se préoccupe de la semence du père, et prends !
- אֶלָּא, בִּצְבִי הַבָּא עַל הַתְּיָישָׁה וְיָלְדָה. בִּשְׁלָמָא לְרַבָּנַן, מַאי ״חַיָּיב״ – בַּחֲצִי מַתָּנוֹת; אֶלָּא לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, לִיחַיַּיב בְּכוּלְּהִי מַתָּנוֹת?Mais alors, il s'agirait d'un cerf qui s'est accouplé à une chèvre et qu'elle a mis bas. Cela se comprend selon les Sages : que signifie « soumis » ? À la moitié des dons. Mais selon Rabbi Eliézer, qu'il soit soumis à la totalité des dons !
- לְעוֹלָם בִּצְבִי הַבָּא עַל הַתְּיָישָׁה וְיָלְדָה, וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר נָמֵי סַפּוֹקֵי מְסַפְּקָא לֵיהּ אִי חוֹשְׁשִׁין לְזֶרַע הָאָב אוֹ לָא, וְכֵיוָן דִּלְרַבָּנַן מְסַפְּקָא לְהוּ וּלְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר מְסַפְּקָא לֵיהּ, בְּמַאי פְּלִיגִי?La Guemara répond : en réalité, il s'agit d'un cerf qui s'est accouplé à une chèvre et qu'elle a mis bas ; et Rabbi Eliézer aussi est dans le doute : se préoccupe-t-on de la semence du père ou non ? La Guemara demande : mais puisque les Sages sont dans le doute et que Rabbi Eliézer est dans le doute, sur quoi sont-ils en désaccord ?
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