Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- זֶה בָּנָה אָב – כׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר ״שֶׂה״ אֵינוֹ אֶלָּא לְהוֹצִיא אֶת הַכִּלְאַיִם. אָמַר קְרָא ״אוֹ״ לְרַבּוֹת אֶת הַכִּלְאַיִם.(Au sujet du verset « Voici les animaux que vous pourrez manger : le bœuf, le sé de brebis et le sé de chèvres » (Deutéronome 14, 4), il a été enseigné que) ce verset a établi un paradigme (binyan av, règle valable pour tous les cas semblables) : partout où il est dit « sé » (ovin ou caprin), cela ne vient que pour exclure le kilayim (hybride de deux espèces, qui n'est ni mouton ni chèvre). Mais ici, pour l'interdit d'abattre un animal et son petit le même jour, le verset dit « ou » (« un bœuf ou un sé », Lévitique 22, 28) pour inclure le kilayim.
- הַאי ״אוֹ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ לְחַלֵּק, דְּסָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: עַד דְּשָׁחֵיט שׁוֹר וּבְנוֹ שֶׂה וּבְנוֹ לָא מִיחַיַּיב, קָא מַשְׁמַע לַן. לְחַלֵּק – מִ״בְּנוֹ״ נָפְקָא.La Guemara objecte : ce « ou » est nécessaire pour distinguer les deux interdits. Car il aurait pu te venir à l'esprit de dire : tant qu'il n'a pas abattu à la fois un bœuf et son petit et un sé et son petit le même jour, il n'est pas passible. Il nous enseigne donc qu'il est passible pour chacun séparément. La Guemara répond : distinguer les interdits se déduit de « son petit » (au singulier, et non « leurs petits »).
- וְאַכַּתִּי מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: אִילּוּ נֶאֱמַר ״שׁוֹר וָשֶׂה וּבְנוֹ״, הָיִיתִי אוֹמֵר: עַד שֶׁיִּשְׁחוֹט שׁוֹר וָשֶׂה וּבְנוֹ, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״שׁוֹר אוֹ שֶׂה אוֹתוֹ וְאֶת בְּנוֹ״. מַאי לָאו מֵ״אוֹ״ נָפְקָא לֵיהּ? לָא, מֵ״אוֹתוֹ״.La Guemara objecte : et le mot « ou » est encore nécessaire pour ce qui a été enseigné dans une baraïta : s'il avait été dit : « un bœuf et un sé et son petit », vous n'abattrez pas en un jour, j'aurais dit : on n'est passible que lorsqu'il aura abattu un bœuf, un sé et son petit (celui de l'un d'eux). C'est pourquoi le verset dit : « un bœuf ou un sé, lui et son petit » (Lévitique 22, 28). N'est-ce pas de « ou » que la baraïta le déduit ? La Guemara répond : non, elle le déduit de « lui », et le mot « ou » reste disponible pour inclure le kilayim.
- הָנִיחָא לְרַבָּנַן, דִּמְיַיתַּר לְהוּ ״אוֹתוֹ״, אֶלָּא לַחֲנַנְיָה, דְּלָא מְיַיתַּר לֵיהּ ״אוֹתוֹ״, לְחַלֵּק מְנָא לֵיהּ? לְחַלֵּק לָא צְרִיךְ קְרָא, דְּסָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹנָתָן.La Guemara demande : cela convient selon les Sages (dont l'opinion est citée plus loin), pour lesquels le mot « lui » est superflu et se prête à cette déduction ; mais selon 'Hanania, pour lequel « lui » n'est pas superflu, d'où sait-il qu'il faut distinguer les deux interdits ? La Guemara répond : pour distinguer, il n'a pas besoin d'un verset, car il pense comme Rabbi Yonatan.
- דְּתַנְיָא: ״אִישׁ אֲשֶׁר יְקַלֵּל אֶת אָבִיו וְאֶת אִמּוֹ״, אֵין לִי אֶלָּא אָבִיו וְאִמּוֹ, אָבִיו שֶׁלֹּא אִמּוֹ וְאִמּוֹ שֶׁלֹּא אָבִיו מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אָבִיו וְאִמּוֹ קִלֵּל״ – אָבִיו קִלֵּל, אִמּוֹ קִלֵּל, דִּבְרֵי רַבִּי יֹאשִׁיָּה.Car il a été enseigné dans une baraïta : « Tout homme qui maudira son père et sa mère » sera mis à mort (Lévitique 20, 9). Je n'ai là que le cas où il maudit à la fois son père et sa mère. Son père sans sa mère, ou sa mère sans son père, d'où le savons-nous ? Le verset dit (à sa suite) : « son père et sa mère il a maudit », ce qui enseigne : il a maudit son père, il a maudit sa mère (au début du verset, la malédiction est accolée au père, et à la fin à la mère, ce qui vise chacun séparément). Telles sont les paroles de Rabbi Yochiya.
- רַבִּי יוֹנָתָן אוֹמֵר: מַשְׁמָע שְׁנֵיהֶם כְּאֶחָד, וּמַשְׁמָע אֶחָד בִּפְנֵי עַצְמוֹ, עַד שֶׁיִּפְרוֹט לְךָ הַכָּתוּב ״יַחְדָּו״.Rabbi Yonatan dit : cette déduction est inutile, car « son père et sa mère » signifie les deux ensemble, et signifie aussi chacun par lui-même, à moins que le verset ne te précise « ensemble » (comme dans : « Tu ne laboureras pas avec un bœuf et un âne ensemble », Deutéronome 22, 10). De même, selon 'Hanania, même sans « ou », on serait passible pour chaque espèce séparément ; le « ou » reste donc disponible pour inclure le kilayim.
- מַאי חֲנַנְיָה, וּמַאי רַבָּנַן? דְּתַנְיָא: אוֹתוֹ וְאֶת בְּנוֹ נוֹהֵג בִּנְקֵבוֹת, וְאֵינוֹ נוֹהֵג בִּזְכָרִים. חֲנַנְיָה אוֹמֵר: נוֹהֵג בֵּין בִּזְכָרִים וּבֵין בִּנְקֵבוֹת.La Guemara demande : quelle est l'opinion de 'Hanania et quelle est celle des Sages mentionnées plus haut ? Car il a été enseigné dans une baraïta : l'interdit de « lui et son petit » (ne pas abattre un animal et son petit le même jour) s'applique aux femelles et ne s'applique pas aux mâles. 'Hanania dit : il s'applique tant aux mâles qu'aux femelles.
- מַאי טַעְמָא דְּרַבָּנַן? דְּתַנְיָא: יָכוֹל יְהֵא אוֹתוֹ וְאֶת בְּנוֹ נוֹהֵג בֵּין בִּזְכָרִים וּבֵין בִּנְקֵבוֹת? וְדִין הוּא: חִיֵּיב כָּאן, וְחַיָּיב בְּאֵם עַל הַבָּנִים; מָה כְּשֶׁחִיֵּיב בְּאֵם עַל הַבָּנִים – בִּנְקֵבוֹת וְלֹא בִּזְכָרִים, אַף כְּשֶׁחִיֵּיב כָּאן – בִּנְקֵבוֹת וְלֹא בִּזְכָרִים.Quelle est la raison des Sages ? Car il a été enseigné dans une baraïta : on aurait pu croire que « lui et son petit » s'applique tant aux mâles qu'aux femelles ? Or ceci peut se déduire par un raisonnement menant à la conclusion inverse : la Torah a imposé une obligation ici et a imposé une obligation pour la mère sur les petits (le renvoi de la mère du nid). De même que lorsqu'elle a imposé l'obligation pour la mère sur les petits, c'est aux femelles et non aux mâles (« et la mère couve », Deutéronome 22, 6), de même, lorsqu'elle a imposé l'obligation ici, ce sera aux femelles et non aux mâles.
- לֹא, אִם אָמַרְתָּ בְּאֵם עַל הַבָּנִים, שֶׁכֵּן לֹא עָשָׂה בָּהּ מְזוּמָּן כְּשֶׁאֵינוֹ מְזוּמָּן, תֹּאמַר בְּאוֹתוֹ וְאֶת בְּנוֹ, שֶׁעָשָׂה בּוֹ מְזוּמָּן כְּשֶׁאֵינוֹ מְזוּמָּן?Non : si tu l'as dit pour la mère sur les petits, où elle n'a pas assimilé ce qui est préparé à ce qui ne l'est pas (l'obligation ne vaut que pour un nid trouvé par hasard, non pour des oiseaux qu'on possède), le diras-tu pour « lui et son petit », où elle a assimilé ce qui est préparé à ce qui ne l'est pas ? L'interdit étant plus sévère, il devrait s'appliquer aux mâles comme aux femelles.
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אוֹתוֹ״ – אֶחָד וְלֹא שְׁנַיִם. אַחַר שֶׁחִלֵּק הַכָּתוּב, זָכִיתִי לְדִין: חִיֵּיב כָּאן וְחִיֵּיב בְּאֵם עַל הַבָּנִים – מָה כְּשֶׁחִיֵּיב בְּאֵם עַל הַבָּנִים – בִּנְקֵבוֹת וְלֹא בִּזְכָרִים, אַף כְּשֶׁחִיֵּיב כָּאן – בִּנְקֵבוֹת וְלֹא בִּזְכָרִים.C'est pourquoi le verset dit : « lui » (Lévitique 22, 28) : un seul et non deux parents. Après que le verset a séparé les parents, j'ai gagné le droit de revenir au raisonnement : elle a imposé une obligation ici et a imposé une obligation pour la mère sur les petits. De même que lorsqu'elle a imposé l'obligation pour la mère sur les petits, c'est aux femelles et non aux mâles, de même, lorsqu'elle a imposé l'obligation ici, ce sera aux femelles et non aux mâles.
- וְאִם נַפְשְׁךָ לוֹמַר, ״בְּנוֹ״ – מִי שֶׁבְּנוֹ כָּרוּךְ אַחֲרָיו, יָצָא זָכָר שֶׁאֵין בְּנוֹ כָּרוּךְ אַחֲרָיו.Et s'il te plaît de dire (de répliquer à ce raisonnement, je dirai) : « son petit » : celui dont le petit est attaché à sa suite ; cela exclut le mâle, dont le petit n'est pas attaché à sa suite.
- מָה אִם נַפְשְׁךָ לוֹמַר? וְכִי תֵּימָא ״אוֹתוֹ״ זָכָר מַשְׁמַע, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״בְּנוֹ״ – מִי שֶׁבְּנוֹ כָּרוּךְ אַחֲרָיו, יָצָא זָכָר שֶׁאֵין בְּנוֹ כָּרוּךְ אַחֲרָיו.La Guemara demande : que signifie : « s'il te plaît de dire » ? Quelle réplique envisage-t-on ? Elle explique : et si tu dis que « lui » désigne un mâle (le mot étant au masculin), voici qu'il dit « son petit » : celui dont le petit est attaché à sa suite ; cela exclut le mâle, dont le petit n'est pas attaché à sa suite.
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