Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- טָעוּן שְׁחִיטָה, וְחַיָּיב בִּזְרוֹעַ וְהַלְּחָיַיִם וְהַקֵּבָה, וְאִם מֵת – טָהוֹר מִלְּטַמֵּא בְּמַשָּׂא.le fœtus nécessite un abattage pour être permis, et il est soumis à l'obligation de donner au Cohen (prêtre) l'épaule, les mâchoires et la caillette ; et s'il meurt, il est pur quant à transmettre l'impureté par le port : l'abattage de sa mère le préserve de l'impureté de nevéla (bête morte sans abattage valide).
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: טָעוּן שְׁחִיטָה – כְּמַאן? כְּרַבִּי מֵאִיר, וְאִם מֵת טָהוֹר מִלְּטַמֵּא בְּמַשָּׂא – כְּמַאן? כְּרַבָּנַן.Rava lui a dit : tu dis qu'il nécessite un abattage : selon qui ? Selon Rabbi Méïr. Et s'il meurt, il est pur quant à transmettre l'impureté par le port : selon qui ? Selon les Sages ! Ta règle est donc incohérente.
- וְלִיטַעְמָיךְ, הָא דְתָנֵי רַבִּי חִיָּיא: הַשּׁוֹחֵט אֶת הַטְּרֵפָה וּמָצָא בָּהּ בֶּן תִּשְׁעָה חַי – טָעוּן שְׁחִיטָה, וְחַיָּיב בִּזְרוֹעַ וְהַלְּחָיַיִם וְהַקֵּבָה, וְאִם מֵת – טָהוֹר מִלְּטַמֵּא בְּמַשָּׂא. טָעוּן שְׁחִיטָה כְּמַאן? כְּרַבִּי מֵאִיר, וְאִם מֵת – טָהוֹר מִלְּטַמֵּא בְּמַשָּׂא, כְּרַבָּנַן.Rav 'Hisda répond : et selon ton raisonnement, ce qu'a enseigné Rabbi 'Hiya : « Celui qui abat une tereifa (animal atteint d'une lésion mortelle) et trouve en elle un fœtus de neuf mois vivant, il nécessite un abattage, et il est soumis à l'obligation de l'épaule, des mâchoires et de la caillette ; et s'il meurt, il est pur quant à transmettre l'impureté par le port » : il nécessite un abattage, selon qui ? Selon Rabbi Méïr ; et s'il meurt, il est pur quant à transmettre l'impureté par le port, selon les Sages !
- הָא לָא קַשְׁיָא, רַבִּי חִיָּיא אִם כְּבָר מְצָאוֹ מֵת קָאָמַר, אֶלָּא לְדִידָךְ קַשְׁיָא!Rava répond : cela n'est pas difficile, Rabbi 'Hiya parle du cas où on l'a déjà trouvé mort dans le ventre de sa mère, et Rabbi Méïr reconnaît alors qu'il est pur ; mais selon toi, c'est difficile !
- אֲמַר לֵיהּ: לְדִידִי נָמֵי לָא קַשְׁיָא, אַרְבָּעָה סִימָנִים אַכְשַׁר בֵּיהּ רַחֲמָנָא.Rav 'Hisda lui a dit : selon moi aussi, ce n'est pas difficile, car tout est selon les Sages : le Miséricordieux a validé pour lui quatre simanim (organes de l'abattage), ceux de la mère et les siens.
- כִּי סָלֵיק רַבִּי זֵירָא, אַשְׁכְּחֵיהּ לְרַב אַסִּי דְּיָתֵיב וְקָאָמַר לֵיהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא. אֲמַר לֵיהּ: יִישַׁר, וְכֵן אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן. מִכְּלָל דִּפְלִיג עֲלֵיהּ רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ?Quand Rabbi Zeira est monté en terre d'Israël, Rav Assi l'a trouvé assis, en train de dire cet enseignement. Il lui a dit : c'est juste, et ainsi a dit Rabbi Yo'hanan. Rabbi Zeira a demandé : faut-il en conclure que Rabbi Chimon ben Lakich s'opposait à lui ?
- מִשְׁהָא הֲוָה שָׁהֵי לֵיהּ וְשָׁתֵיק לֵיהּ, וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: מִשְׁתָּא הֲוָה שָׁתֵי וְשָׁתֵיק לֵיהּ.Rav Assi a répondu : il attendait, il l'attendait et se taisait devant lui, espérant qu'il se rétracterait ; je ne sais donc pas s'il s'est opposé à lui. Et certains disent : il était en train de boire, il buvait et se taisait devant lui.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי אוֹמֵר: אֲפִילּוּ וְכוּ׳. הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא! אָמַר רַב כָּהֲנָא: הִפְרִיס עַל גַּבֵּי קַרְקַע אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.« Rabbi Chimon Chezouri dit : même, etc. » C'est l'opinion du premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) ! Rav Kahana a dit : il y a entre eux le cas où le ben pekoua (fœtus vivant trouvé dans une bête abattue) a posé ses sabots sur le sol : selon le premier Tanna, il nécessite alors un abattage par décret des Sages.
- אָמַר רַב מְשַׁרְשְׁיָא: לְדִבְרֵי הָאוֹמֵר חוֹשְׁשִׁין לְזֶרַע הָאָב, בֶּן פְּקוּעָה הַבָּא עַל בְּהֵמָה מְעַלַּיְיתָא – הַוָּלָד אֵין לוֹ תַּקָּנָה.Rav Mecharchiya a dit : selon les paroles de celui qui dit que l'on se préoccupe de la semence du père, si un ben pekoua s'accouple avec une bête ordinaire, le petit n'a pas de remède : aucun abattage ne peut le rendre permis.
- אָמַר אַבָּיֵי: הַכֹּל מוֹדִים בְּקָלוּט בֶּן פְּקוּעָה שֶׁמּוּתָּר, מַאי טַעְמָא? כֹּל מִלְּתָא דִּתְמִיהָא מִידְכָּר דְּכִירִי לַהּ אִינָשֵׁי. אִיכָּא דְּאָמְרִי: אָמַר אַבָּיֵי: הַכֹּל מוֹדִים בְּקָלוּט בֶּן קְלוּטָה בֶּן פְּקוּעָה שֶׁמּוּתָּר, מַאי טַעְמָא? תְּרֵי תְּמִיהֵי מִידְכָּר דְּכִירִי אִינָשֵׁי.Abayé a dit : tous reconnaissent, pour le ben pekoua au sabot non fendu, qu'il est permis sans abattage. Quelle est la raison ? Toute chose étonnante, les gens s'en souviennent bien, et l'on ne risque pas de confondre. Certains disent : Abayé a dit : tous reconnaissent, pour le fœtus au sabot non fendu, fils d'une mère au sabot non fendu, qui est elle-même un ben pekoua, qu'il est permis. Quelle est la raison ? Deux choses étonnantes, les gens s'en souviennent bien.
- אָמַר זְעֵירִי אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי, וְכֵן הָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי מַתִּיר בִּבְנוֹ וּבֶן בְּנוֹ עַד סוֹף כׇּל הַדּוֹרוֹת. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: הוּא מוּתָּר, וּבְנוֹ אָסוּר.Zeïri a dit que Rabbi 'Hanina a dit : la halakha est conforme à Rabbi Chimon Chezouri, et ainsi Rabbi Chimon Chezouri permettait son fils et le fils de son fils jusqu'à la fin de toutes les générations. Rabbi Yo'hanan a dit : lui est permis, et son fils est interdit sans abattage.
- אַדָּא בַּר חָבוּ הֲוָה לֵיהּ בֶּן פְּקוּעָה דִּנְפַל דֵּיבָא עֲלֵיהּ, אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב אָשֵׁי. אֲמַר לֵיהּ: זִיל שַׁחְטֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: הָאָמַר זְעֵירִי אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי, וְכֵן הָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי מַתִּיר בִּבְנוֹ וּבֶן בְּנוֹ עַד סוֹף כׇּל הַדּוֹרוֹת, וַאֲפִילּוּ רַבִּי יוֹחָנָן לָא קָאָמַר אֶלָּא בְּנוֹ, אֲבָל אִיהוּ לָא!Adda bar 'Havou avait un ben pekoua sur lequel un ours s'était jeté. Il est venu devant Rav Achi. Il lui a dit : va l'abattre. Il lui a dit : mais Zeïri n'a-t-il pas dit que Rabbi 'Hanina a dit : la halakha est conforme à Rabbi Chimon Chezouri, et ainsi Rabbi Chimon Chezouri permettait son fils et le fils de son fils jusqu'à la fin de toutes les générations ? Et même Rabbi Yo'hanan n'a parlé que de son fils, mais pas de lui-même !
- אֲמַר לֵיהּ: רַבִּי יוֹחָנָן לְדִבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי קָאָמַר.Il lui a dit : Rabbi Yo'hanan a parlé selon les paroles de Rabbi Chimon Chezouri, mais lui-même ne suit pas cette opinion.
- וְהָאָמַר רָבִין בַּר חֲנִינָא אָמַר עוּלָּא אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי, וְלֹא עוֹד, אֶלָּא כׇּל מָקוֹם שֶׁשָּׁנָה רַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי בְּמִשְׁנָתֵנוּ – הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ!Adda bar 'Havou a insisté : mais Ravin bar 'Hanina n'a-t-il pas dit que Oulla a dit que Rabbi 'Hanina a dit : la halakha est conforme à Rabbi Chimon Chezouri, et non seulement cela, mais partout où Rabbi Chimon Chezouri a enseigné dans notre Michna, la halakha est comme lui ?
- אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא כִּי הָא סְבִירָא לִי, דְּאָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי בִּמְסוּכָּן, וּבִתְרוּמַת מַעֲשֵׂר שֶׁל דְּמַאי.Il lui a dit : moi, je pense comme ceci, car Rabbi Yonatan a dit : la halakha est conforme à Rabbi Chimon Chezouri pour le malade en danger et pour la terouma de la dîme du demaï (produit dont le prélèvement est douteux), mais pas ailleurs.
- מְסוּכָּן, דִּתְנַן: בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ אוֹמְרִים, הַיּוֹצֵא בְּקוֹלָר וְאָמַר: ״כִּתְבוּ גֵּט לְאִשְׁתִּי״, הֲרֵי אֵלּוּ יִכְתְּבוּ וְיִתְּנוּ. חָזְרוּ לוֹמַר: אַף הַמְפָרֵשׁ וְהַיּוֹצֵא בִּשְׁיָירָא. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן שֵׁזוּרִי אוֹמֵר: אַף הַמְסוּכָּן.Le malade en danger, comme nous avons appris (Guitin 65b) : autrefois, ils disaient : celui qui sort avec le carcan pour être exécuté et qui dit : « Écrivez un get (acte de divorce) pour ma femme », ceux-là doivent écrire et donner, même s'il n'a pas dit de le donner. Ils ont ensuite dit : même celui qui prend la mer et celui qui part en caravane. Rabbi Chimon ben Chezouri dit : même le malade en danger.
- תְּרוּמַת מַעֲשֵׂר שֶׁל דְּמַאי, דִּתְנַן: תְּרוּמַת מַעֲשֵׂר שֶׁל דְּמַאי שֶׁחָזְרָה לִמְקוֹמָהּ, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן שֵׁזוּרִי אוֹמֵר: אַף בַּחוֹל שׁוֹאֲלוֹ וְאוֹכְלוֹ עַל פִּיו.La terouma de la dîme du demaï, comme nous avons appris (Demaï 4, 1) : la terouma de la dîme du demaï qui est retombée à sa place, se mêlant aux produits dont on l'avait prélevée : Rabbi Chimon ben Chezouri dit : même en semaine, on interroge le vendeur, un am haarets (homme peu scrupuleux sur les dîmes), et l'on mange sur sa parole.
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