Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חוֹל הַדַּק – לָא חָיְישִׁינַן; חוֹל הַגַּס – חָיְישִׁינַן; אֲבַק דְּרָכִים – חָיְישִׁינַן; תִּיבְנָא וַעֲבִיד בִּזְגָּא – חָיְישִׁינַן; לָא עָבֵיד בִּזְגָּא – לָא חָיְישִׁינַן.S'il est tombé sur du sable fin, nous ne craignons pas l'écrasement de ses membres ; sur du sable grossier, nous craignons, à cause des grosses pierres qu'il contient ; sur la poussière des chemins, nous craignons, car elle se tasse et durcit ; sur de la paille mise en bottes, nous craignons ; sur de la paille qui n'est pas mise en bottes, nous ne craignons pas.
- חִיטֵּי וְכֹל דְּמִינַיְיהוּ – חָיְישִׁינַן; שְׂעָרֵי וְכֹל דְּמִינַיְיהוּ – חָיְישִׁינַן; כׇּל מִינֵי קִטְנִיּוֹת – אֵין בָּהֶם מִשּׁוּם רִיסּוּקֵי אֵבָרִים, לְבַר מִן רוּבְּיָא. חִימְצֵי – אֵין בּוֹ מִשּׁוּם רִיסּוּק אֵבָרִים, חִפְצֵי – יֵשׁ בּוֹ מִשּׁוּם רִיסּוּק אֵבָרִים. כְּלָלָא דְּמִלְּתָא: כֹּל מִידֵּי דְּמַשְׁרֵיק – אֵין בּוֹ מִשּׁוּם רִיסּוּק אֵבָרִים, לָא מַשְׁרֵיק – יֵשׁ בּוֹ מִשּׁוּם רִיסּוּק אֵבָרִים.Sur du blé et tout ce qui est de son espèce, nous craignons ; sur de l'orge et tout ce qui est de son espèce, nous craignons. Toutes les espèces de légumineuses ne comportent pas la crainte d'écrasement des membres, excepté le fenugrec. Les petits pois ne comportent pas la crainte d'écrasement des membres ; les pois chiches comportent la crainte d'écrasement des membres. La règle générale de la chose : tout ce qui glisse ne comporte pas la crainte d'écrasement des membres ; ce qui ne glisse pas comporte la crainte d'écrasement des membres.
- דָּבוֹק – רַב אָשֵׁי שָׁרֵי, אַמֵּימָר אָסַר. בְּחַד גַּפָּא – דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דִּשְׁרֵי, כִּי פְּלִיגִי בִּתְרֵי גַּפֵּי. מַאן דְּאָסַר אָמַר לָךְ: הֵיכִי נֵיקוּם? וּמַאן דְּשָׁרֵי אָמַר לָךְ: אֶפְשָׁר דְּנֵיקוּם אַעִיקְבֵי דְּגַפֵּי.Pour la glu (une planchette enduite de glu où l'oiseau se prend les ailes et s'envole, entraînant la planchette, puis tombe), Rav Achi permet, Amémar interdit. Si elle est prise par une seule aile, tous s'accordent à dire que c'est permis, car l'oiseau vole de l'autre aile. Ils divergent quand il s'agit des deux ailes. Celui qui interdit te dira : Comment se soutiendra-t-il ? Et celui qui permet te dira : Il est possible qu'il se soutienne sur les extrémités de ses ailes.
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: בִּתְרֵי גַּפֵּי כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דַּאֲסִיר, כִּי פְּלִיגִי בְּחַד גַּפָּא. מַאן דְּשָׁרֵי אָמַר לָךְ: אֶפְשָׁר דְּפָרַח בְּחַד גַּפָּא, וּמַאן דְּאָסַר: כֵּיוָן דִּבְהַאי לָא מָצֵי פָּרַח, בְּהַאי נָמֵי לָא מָצֵי פָּרַח. וְהִילְכְתָא: בִּתְרֵי גַּפֵּי אֲסִיר, בְּחַד גַּפָּא שְׁרֵי.Et il y en a qui disent : Pour les deux ailes, tous s'accordent à dire que c'est interdit ; ils divergent quand il s'agit d'une seule aile. Celui qui permet te dira : Il est possible qu'il vole d'une seule aile. Et celui qui interdit dira : Puisqu'il ne peut pas voler de celle-ci, il ne peut pas non plus voler de celle-là. Et la halakha (la règle pratique) est : Pour les deux ailes, c'est interdit ; pour une seule aile, c'est permis.
- נִשְׁתַּבְּרוּ רוֹב צַלְעוֹתֶיהָ. תָּנוּ רַבָּנַן: אֵלּוּ הֵן רוֹב צְלָעוֹת – שֵׁשׁ מִכָּאן וְשֵׁשׁ מִכָּאן, אוֹ אַחַת עֶשְׂרֵה מִכָּאן וְאַחַת מִכָּאן.La Michna énumère : La plupart de ses côtes ont été brisées. La bête est alors tréfa (atteinte d'une lésion mortelle, donc interdite à la consommation). Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Voici ce qu'est la plupart des côtes : six d'ici et six de là, ou onze d'ici et une de là.
- אָמַר זְעֵירִי: וּמֵחֶצְיָין כְּלַפֵּי שִׁדְרָה. אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וּבִצְלָעוֹת גְּדוֹלוֹת שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן מוֹחַ.Zeïri a dit : Et cela vaut si elles sont brisées de leur moitié vers l'épine dorsale, non sur l'autre moitié. Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Et cela vaut pour les grandes côtes, qui contiennent de la moelle.
- אָמַר עוּלָּא, בֶּן זַכַּאי אָמַר: נֶעְקְרוּ – בְּרוֹב צַד אֶחָד, נִשְׁתַּבְּרוּ – בְּרוֹב שְׁנֵי צְדָדִין. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: בֵּין נֶעְקְרוּ בֵּין נִשְׁתַּבְּרוּ – בְּרוֹב שְׁנֵי צְדָדִין.Oula a dit : Ben Zakkaï a dit : Si les côtes ont été arrachées de l'épine, la bête est tréfa dès la plupart d'un seul côté, soit six ; si elles ont été brisées, il faut la plupart des deux côtés. Rabbi Yo'hanan a dit : Qu'elles aient été arrachées ou brisées, il faut la plupart des deux côtés.
- אָמַר רַב: נֶעֶקְרָה צֵלָע וְחוּלְיָא עִמָּהּ – טְרֵפָה. אָמְרִי לֵיהּ רַב כָּהֲנָא וְרַב אַסִּי לְרַב: נֶעֶקְרָה צֵלָע מִכָּאן וְצֵלָע מִכָּאן, וְחוּלְיָא קַיֶּימֶת, מַהוּ? אֲמַר לְהוּ: גִּיסְטְרָא קָאָמְרִיתוּ?!Rav a dit : Si une côte a été arrachée et la vertèbre avec elle, elle est tréfa, même si la moelle épinière est intacte. Rav Kahana et Rav Assi ont dit à Rav : Si une côte a été arrachée d'ici et une côte de là, l'une en face de l'autre, et que la vertèbre subsiste, qu'en est-il ? Il leur a dit : C'est d'une guistera (une bête tranchée en deux) que vous parlez ?! Une telle bête n'est pas seulement tréfa, elle est nevéla (considérée comme une bête morte).
- וְהָא רַב נָמֵי גִּיסְטְרָא קָאָמַר? כִּי קָאָמַר רַב – צֵלָע בְּלֹא חוּלְיָא.La Guemara demande : Mais Rav aussi parle d'une guistera, puisque, la vertèbre étant arrachée avec la côte, la côte opposée se détache forcément ; pourtant il l'a seulement appelée tréfa ! La Guemara répond : Quand Rav a parlé, c'était d'une côte sans la vertèbre.
- וְהָא צֵלָע וְחוּלְיָא קָאָמַר? צֵלָע וַחֲצִי חוּלְיָא.Mais il a bien dit : une côte et la vertèbre ! Il voulait dire : une côte et la moitié de la vertèbre ; la côte opposée reste attachée à l'autre moitié.
- מִכְּלָל דְּרַב כָּהֲנָא וְרַב אַסִּי, צֵלָע בְּלֹא חוּלְיָא אָמְרִי, וַאֲמַר לְהוּ: ״גִּיסְטְרָא קָאָמְרִיתוּ״? וְהָאָמַר עוּלָּא: בֶּן זַכַּאי אָמַר: נֶעְקְרוּ – בְּרוֹב צַד אֶחָד, נִשְׁתַּבְּרוּ – בְּרוֹב שְׁנֵי צְדָדִין.Il s'ensuit que Rav Kahana et Rav Assi parlaient d'une côte sans vertèbre ; et il leur a dit : « C'est d'une guistera que vous parlez ? » Mais voici qu'Oula a dit : Ben Zakkaï a dit : Si elles ont été arrachées, c'est la plupart d'un seul côté ; si elles ont été brisées, c'est la plupart des deux côtés ! Il faut donc une majorité pour que la bête soit tréfa, à plus forte raison pour la rendre nevéla.
- אָמַר לָךְ: הָתָם זֶה שֶׁלֹּא כְּנֶגֶד זֶה, הָכָא זֶה כְּנֶגֶד זֶה.Rav te dira : Là, il s'agit de côtes qui ne sont pas l'une en face de l'autre ; ici, l'une en face de l'autre.
- וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּרוֹב שְׁנֵי צְדָדִין, וּבְרוֹב שְׁנֵי צְדָדִין אִי אֶפְשָׁר דְּלָא קָיְימָא (חד) [חֲדָא] מִינַּיְיהוּ זֶה כְּנֶגֶד זֶה!Mais voici que Rabbi Yo'hanan a dit : la plupart des deux côtés ; or, dans la plupart des deux côtés, il est impossible que l'une d'elles ne se trouve pas l'une en face de l'autre ! Et pourtant il faut une majorité pour qu'elle soit tréfa.
- הָתָם – בּוּכְנָא בְּלָא אֲסִיתָא, הָכָא – בּוּכְנָא וַאֲסִיתָא.La Guemara répond : Là, il s'agit du pilon sans le mortier (l'extrémité de la côte sans le creux de la vertèbre où elle s'emboîte) ; ici, du pilon et du mortier, c'est-à-dire la côte avec une partie de la vertèbre.
- אִי הָכִי, הַיְינוּ דְּרַב? לָא שְׁמִיעַ לְהוּ דְּרַב.La Guemara demande : S'il en est ainsi, c'est déjà l'enseignement de Rav ! Pourquoi interroger Rav ? La Guemara répond : Ils n'avaient pas entendu l'enseignement de Rav.
- וְלִיבְעוֹ מִינֵּיהּ כִּדְרַב? סָבְרִי: לִיבְעֵי מִינֵּיהּ חֲדָא דְּפָרֵישׁ לַן תַּרְתֵּי, דְּאִי בָּעֵינַן מִינֵּיהּ חֲדָא, הָנִיחָא אִי אֲמַר לַן ״טְרֵפָה״ – כׇּל שֶׁכֵּן תַּרְתֵּי, אִי אֲמַר לַן ״כְּשֵׁרָה״ – אַכַּתִּי תַּרְתֵּי קָא מִיבַּעְיָא לַן.Qu'ils l'interrogent alors comme le cas de Rav, sur une seule côte ! La Guemara répond : Ils pensaient : Posons-lui une question qui nous expliquera deux cas. Car si nous l'interrogeons sur un cas, cela va s'il nous dit « tréfa » : à plus forte raison pour deux. S'il nous dit « permise », nous aurons encore à poser la question pour deux.
- אִי הָכִי, הַשְׁתָּא נָמֵי דְּקָא בָּעֵי מִינֵּיהּ תַּרְתֵּי, הָנִיחָא אִי אֲמַר לְהוּ ״כְּשֵׁרָה״ – כׇּל שֶׁכֵּן חֲדָא; וְאִי אֲמַר לְהוּ ״טְרֵפָה״, אַכַּתִּי חֲדָא מִיבַּעְיָא לְהוּ.S'il en est ainsi, maintenant aussi qu'ils l'interrogent sur deux, cela va s'il leur dit « permise » : à plus forte raison pour une. Mais s'il leur dit « tréfa », ils auront encore à poser la question pour une !
- סָבְרִי: אִם כֵּן מִירְתָּח קָא רָתַח. חֲדָא טְרֵפָה, תַּרְתֵּי מִיבַּעְיָא?Ils pensaient : S'il en est ainsi, si même une seule côte rend tréfa, il se mettrait en colère et dirait : Si une seule la rend tréfa, faut-il poser la question pour deux ?
- וְהָא קָא אָמְרִי לֵיהּ וְלָא רָתַח, כֵּיוָן דְּקָאָמַר לְהוּ ״גִּיסְטְרָא קָאָמְרִיתוּ״ – הַיְינוּ רִיתְחֵיהּ.Mais ils lui ont posé la question et il ne s'est pas mis en colère ! La Guemara répond : Puisqu'il leur a dit : « C'est d'une guistera que vous parlez ? », c'est là sa colère.
- אָמַר רַבָּה בַּר רַב שֵׁילָא אָמַר רַב מַתְנָא אָמַר שְׁמוּאֵל: נֶעֶקְרָה צֵלָע מֵעִיקָּרָהּ, וְגוּלְגּוֹלֶת שֶׁנֶּחְבְּסָה בְּרוּבָּה, וּבָשָׂר הַחוֹפֶה אֶת רוֹב הַכָּרֵס בְּרוּבּוֹ – טְרֵפָה.Rabba bar Rav Chéla a dit au nom de Rav Matna, au nom de Chmouel : Une côte arrachée de sa racine, un crâne enfoncé dans sa plus grande partie, et la chair qui recouvre la plus grande partie du rumen atteinte dans sa plus grande partie : elle est tréfa.
- נֶעֶקְרָה צֵלָע מֵעִיקָּרָהּ טְרֵפָה? וּרְמִינְהוּ:La Guemara demande : Une côte arrachée de sa racine la rend tréfa ? Oppose-leur pourtant cette Michna :
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