Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מְקוֹם שֶׁאֵין מַחְשָׁבָה פּוֹסֶלֶת בְּחוּלִּין אֶלָּא בִּשְׁתֵּי עֲבוֹדוֹת – אֵינוֹ דִּין שֶׁלֹּא יְהֵא הַכֹּל הוֹלֵךְ אֶלָּא אַחַר הַשּׁוֹחֵט.là où l'intention n'invalide, pour les animaux profanes, que dans deux services (l'abattage et l'aspersion du sang), n'est-il pas logique que tout ne dépende que de celui qui abat ?
- תַּנְיָא כְּוָותֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: הַשּׁוֹחֵט אֶת הַבְּהֵמָה לִזְרוֹק דָּמָהּ לַעֲבוֹדָה זָרָה וּלְהַקְטִיר חֶלְבָּהּ לַעֲבוֹדָה זָרָה – הֲרֵי אֵלּוּ זִבְחֵי מֵתִים. שְׁחָטָהּ וְאַחַר כָּךְ חִישֵּׁב עָלֶיהָ – זֶה הָיָה מַעֲשֶׂה בְּקֵיסָרִי, וְלֹא אָמְרוּ בָּהּ לֹא אִיסּוּר וְלֹא הֶיתֵּר.Il a été enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) conformément à Rabbi Yo'hanan : celui qui abat l'animal avec l'intention de lancer son sang pour l'idolâtrie et de brûler sa graisse pour l'idolâtrie, ce sont là des « sacrifices des morts » (offrandes idolâtres). S'il l'a abattu et a ensuite formé cette intention à son sujet – ce fut l'incident de Césarée, et les Sages n'ont dit à son sujet ni interdit ni permis.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: לֹא אָמְרוּ בָּהּ אִיסּוּר – מִשּׁוּם כְּבוֹדָן דְּרַבָּנַן. לֹא הֶיתֵּר – מִשּׁוּם כְּבוֹדוֹ דְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר.Rav 'Hisda a dit : ils n'ont pas dit d'interdit, par égard pour l'honneur des Sages de la Michna, pour qui l'intention non précisée d'un non-Juif n'est pas présumée idolâtre ; ni de permis, par égard pour l'honneur de Rabbi Eliézer, pour qui elle l'est.
- מִמַּאי? דִּלְמָא עַד כָּאן לָא קָאָמְרִי רַבָּנַן הָתָם, אֶלָּא דְּלָא שְׁמַעְנֵאּ דְּחַשֵּׁיב, אֲבָל הָכָא דִּשְׁמַעְנֵאּ דְּחַשֵּׁיב – הוֹכִיחַ סוֹפוֹ עַל תְּחִלָּתוֹ!D'où le sais-tu ? Peut-être les Sages ne l'ont-ils dit là que parce que nous ne l'avons pas entendu former cette intention ; mais ici, où nous l'avons entendu former cette intention, sa fin prouve son début !
- אִי נָמֵי, עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הָתָם אֶלָּא גַּבֵּי נׇכְרִי, דִּסְתָם מַחְשֶׁבֶת נׇכְרִי לַעֲבוֹדָה זָרָה, אֲבָל יִשְׂרָאֵל – הוֹכִיחַ סוֹפוֹ עַל תְּחִלָּתוֹ לָא אָמְרִינַן.Ou encore, Rabbi Eliézer ne l'a dit là qu'au sujet d'un non-Juif, car l'intention non précisée d'un non-Juif est dirigée vers l'idolâtrie ; mais pour un Juif, nous ne disons pas que sa fin prouve son début.
- אֶלָּא אָמַר רַב שֵׁיזְבִי: לֹא אָמְרוּ בָּהּ הֶיתֵּר מִשּׁוּם כְּבוֹדוֹ דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, הֵי רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל?Mais Rav Cheizevi a dit : ils n'ont pas dit de permis, par égard pour l'honneur de Rabban Chimon ben Gamliel, selon lequel la fin prouve le début. Quel enseignement de Rabban Chimon ben Gamliel ?
- אִילֵּימָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל דְּגִיטִּין, דִּתְנַן: הַבָּרִיא שֶׁאָמַר ״כִּתְבוּ גֵּט לְאִשְׁתִּי״ – רָצָה לְשַׂחֵק בָּהּ.Si je dis celui de Rabban Chimon ben Gamliel sur les guittin (actes de divorce), comme nous avons appris (dans une Michna, Guittin 65b) : un homme bien portant qui a dit : « Écrivez un get pour ma femme », sans dire de le lui remettre, a voulu se jouer d'elle.
- וּמַעֲשֶׂה בְּבָרִיא שֶׁאָמַר ״כִּתְבוּ גֵּט לְאִשְׁתִּי״, וְעָלָה לַגָּג וְנָפַל וָמֵת. אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: אִם מֵעַצְמוֹ נָפַל, הֲרֵי זֶה גֵּט, וְאִם הָרוּחַ דָּחַתּוּ, אֵינוֹ גֵּט.Et il arriva qu'un homme bien portant dit : « Écrivez un get pour ma femme », puis monta sur le toit, tomba et mourut. Rabban Chimon ben Gamliel a dit : s'il est tombé de lui-même, c'est un get valide, car il pensait à sa mort ; mais si le vent l'a poussé, ce n'est pas un get.
- וְהָוֵינַן בַּהּ: מַעֲשֶׂה לִסְתּוֹר?Et nous en avons discuté : un fait pour contredire ce qui vient d'être enseigné ?
- חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: אִם הוֹכִיחַ סוֹפוֹ עַל תְּחִלָּתוֹ – הֲרֵי זֶה גֵּט, וּמַעֲשֶׂה נָמֵי בְּבָרִיא שֶׁאָמַר ״כִּתְבוּ גֵּט לְאִשְׁתִּי״, וְעָלָה לַגָּג וְנָפַל וָמֵת. אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: אִם מֵעַצְמוֹ נָפַל – הֲרֵי זֶה גֵּט, וְאִם הָרוּחַ דָּחַתּוּ – אֵינוֹ גֵּט.Il manque des mots dans la Michna, et voici ce qu'elle enseigne : il a voulu se jouer d'elle, mais si sa fin prouve son début, c'est un get valide. Et il arriva aussi qu'un homme bien portant dit : « Écrivez un get pour ma femme », puis monta sur le toit, tomba et mourut. Rabban Chimon ben Gamliel a dit : s'il est tombé de lui-même, c'est un get ; mais si le vent l'a poussé, ce n'est pas un get.
- וְדִלְמָא שָׁאנֵי הָתָם, דְּקָאָמַר ״כִּתְבוּ״.Mais peut-être est-ce différent là-bas, car il a dit : « Écrivez », si bien qu'il y a au départ une indication de son intention.
- אֶלָּא אָמַר רָבִינָא: מִשּׁוּם כְּבוֹדוֹ דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל דְּהָכָא, דְּתַנְיָא: הַכּוֹתֵב נְכָסָיו לַאֲחֵרִים, וְהָיוּ בָּהֶן עֲבָדִים, וְאָמַר הַלָּה ״אִי אֶפְשִׁי בָּהֶן״, אִם הָיָה רַבּוֹ שֵׁנִי כֹּהֵן – הֲרֵי אֵלּוּ אוֹכְלִין בִּתְרוּמָה. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כֵּיוָן שֶׁאָמַר הַלָּה ״אִי אֶפְשִׁי בָּהֶן״ – כְּבָר זָכוּ בָּהֶן יוֹרְשִׁין.Mais Ravina a dit : c'est par égard pour l'honneur de Rabban Chimon ben Gamliel d'ici, comme il a été enseigné (dans une baraïta) : celui qui inscrit ses biens au profit d'autres personnes, parmi lesquels se trouvent des esclaves, et que le bénéficiaire dit : « Je n'en veux pas » – si leur second maître est Cohen (prêtre), ils mangent de la terouma (prélèvement réservé aux Cohanim). Rabban Chimon ben Gamliel dit : dès lors que le bénéficiaire a dit : « Je n'en veux pas », les héritiers du premier propriétaire les ont déjà acquis.
- וְהָוֵינַן בַּהּ: לְתַנָּא קַמָּא, אֲפִילּוּ עוֹמֵד וְצוֹוֵחַ?Et nous en avons discuté : selon le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna), le bénéficiaire acquiert-il même s'il se tient là et proteste à grands cris ?
- אֲמַר רַבָּה, וְאִיתֵּימָא רַבִּי יוֹחָנָן: בְּצוֹוֵחַ מֵעִיקָּרָא – דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּלָא קָנָה, בְּשׁוֹתֵק וּבַסּוֹף צוֹוֵחַ – דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דִּקְנָה.Rabba a dit, et d'autres disent Rabbi Yo'hanan : s'il proteste dès le début, tous s'accordent à dire qu'il n'a pas acquis ; s'il se tait et ne proteste qu'à la fin, tous s'accordent à dire qu'il a acquis.
- כִּי פְּלִיגִי – שֶׁזִּיכָּה לוֹ עַל יְדֵי אַחֵר, וְשָׁתַק וּלְבַסּוֹף צָוַוח; תַּנָּא קַמָּא סָבַר: מִדִּשְׁתֵיק – קְנָנְהוּ, וְהַאי דְּקָא צָוַוח – מִיהְדָּר קָא הָדַר בֵּיהּ.Là où ils sont en désaccord, c'est lorsque le propriétaire lui a transmis l'acquisition par l'intermédiaire d'un autre, et qu'il s'est tu sur le moment et a protesté à la fin. Le premier Tanna estime : du fait qu'il s'est tu, il les a acquis, et s'il proteste, c'est qu'il revient sur sa décision, ce qui est sans effet.
- וְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל סָבַר: הוֹכִיחַ סוֹפוֹ עַל תְּחִילָּתוֹ, וְהָא דְּלָא צְוַוח מֵעִיקָּרָא, סָבַר: כִּי לָא אָתֵי לִידִי אַמַּאי אֶצְוַוח.Et Rabban Chimon ben Gamliel estime : sa fin prouve son début ; et s'il n'a pas protesté dès le début, c'est qu'il pensait : tant que cela n'est pas parvenu en ma main, pourquoi protesterais-je ?
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי.Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : la halakha est conforme à Rabbi Yossé : seule compte l'intention de celui qui abat.
- הָנְהוּ טַיָּיעֵי דַּאֲתוֹ לְצִיקוֹנְיָא, יְהוּב דִּיכְרֵי לְטַבָּחֵי יִשְׂרָאֵל, אֲמַרוּ לְהוּ: דְּמָא וְתַרְבָּא לְדִידַן, מַשְׁכָּא וּבִישְׂרָא לְדִידְכוּ. שַׁלְחַהּ רַב טוֹבִי בַּר רַב מַתְנָה לְקַמֵּיהּ דְּרַב יוֹסֵף: כִּי הַאי גַּוְונָא מַאי? שְׁלַח לֵיהּ: הָכִי אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי.Ces Arabes vinrent à Tsikounia et donnèrent des béliers à des bouchers juifs. Ils leur dirent : « Le sang et la graisse pour nous, pour notre culte idolâtre, la peau et la viande pour vous. » Rav Touvi bar Rav Matna envoya la question devant Rav Yossef : dans un cas comme celui-ci, qu'en est-il ? Il lui fit répondre : ainsi a dit Rav Yehouda au nom de Chmouel : la halakha est conforme à Rabbi Yossé.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אַוְיָא לְרַב אָשֵׁי: לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, יְהֵיב לֵיהּ זוּזָא לְטַבָּח יִשְׂרָאֵל, מַאי? אֲמַר לֵיהּ: חָזֵינַן, אִי אִינִישׁ אַלָּמָא הוּא דְּלָא מָצֵי מְדַחֵי לֵיהּ – אָסוּר, וְאִי לָא – אָמַר לֵיהּ: ״רֵישָׁיךָ וְהַר״.Rav A'ha, fils de Rav Avya, dit à Rav Achi : selon Rabbi Eliézer, si le non-Juif donne un zouz à un boucher juif pour obtenir un peu de viande, qu'en est-il ? Il lui répondit : nous examinons la situation : si c'est un homme violent, que l'on ne peut pas éconduire, c'est interdit ; sinon, le boucher peut lui dire : « Ta tête et la montagne ! » (va te cogner la tête contre la montagne), et c'est permis.
- מַתְנִי׳ הַשּׁוֹחֵט לְשֵׁם הָרִים, לְשֵׁם גְּבָעוֹת, לְשֵׁם יַמִּים, לְשֵׁם נְהָרוֹת, לְשֵׁם מִדְבָּרוֹת – שְׁחִיטָתוֹ פְּסוּלָה.MICHNA : Celui qui abat au nom de montagnes, au nom de collines, au nom de mers, au nom de fleuves, au nom de déserts – son abattage est invalide.
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