Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אָמַר רַב אוֹשַׁעְיָא: בְּבָא לִידֵי כֹּהֵן וּמְכָרוֹ לְיִשְׂרָאֵל בְּמוּמוֹ.Rav Ochaya a dit : en règle générale, un Cohen (prêtre) pourrait élever une telle réclamation ; mais la Michna (enseignement des Tannaïm, Sages de l'époque de la Michna) traite du cas où le premier-né est parvenu entre les mains d'un Cohen alors qu'il était sans défaut, puis a contracté un défaut permanent, et que le Cohen l'a vendu à un Israélite avec son défaut. Le Cohen ne peut alors pas exiger la bête entière au titre de premier-né, puisqu'il l'a déjà reçue une fois comme telle.
- הַשּׁוֹחֵט לַכֹּהֵן וְלַגּוֹי, פָּטוּר מִן הַמַּתָּנוֹת. וְלִיתְנֵי: כֹּהֵן וְגוֹי פְּטוּרִין מִן הַמַּתָּנוֹת? אָמַר רָבָא: זֹאת אוֹמֶרֶת, הַדִּין עִם הַטַּבָּח.La Michna enseigne : celui qui abat la bête d'un Cohen pour le Cohen ou celle d'un non-Juif pour le non-Juif est exempt des dons (l'épaule, les mâchoires et la caillette). La Guemara (discussion des Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara) demande : que le Tanna enseigne simplement : un Cohen et un non-Juif sont exempts des dons ! Rava a dit : cela revient à dire que la réclamation du Cohen pour ses dons se fait auprès du boucher, et non auprès du propriétaire de la bête. Même si le boucher est lui-même Cohen, il est tenu de donner s'il abat la bête d'un Israélite.
- דָּרֵשׁ רָבָא: ״מֵאֵת הָעָם״ – וְלֹא מֵאֵת הַכֹּהֲנִים, כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״מֵאֵת זוֹבְחֵי הַזֶּבַח״ – הֱוֵי אוֹמֵר אֲפִילּוּ טַבָּח כֹּהֵן בַּמַּשְׁמָע.Rava a de même expliqué en drasha (interprétation d'un verset) ce verset : « Voici le dû des Cohanim de la part du peuple, de la part de ceux qui offrent un sacrifice, que ce soit un bœuf ou un agneau : on donnera au Cohen l'épaule, les mâchoires et la caillette » (Deutéronome 18, 3). « De la part du peuple » : et non de la part des Cohanim. Mais lorsque le verset dit : « de la part de ceux qui offrent un sacrifice », c'est-à-dire de quiconque abat, il faut dire que même un boucher Cohen est inclus dans l'obligation.
- אוּשְׁפִּיזְכָנֵיהּ דְּרַבִּי טַבְלָא כֹּהֵן הֲוָה, וַהֲוָה דְּחִיק לֵיהּ מִלְּתָא. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי טַבְלָא, אֲמַר לֵיהּ: זִיל אִישְׁתַּתַּף בַּהֲדֵי טַבָּחֵי יִשְׂרָאֵל, דְּמִגּוֹ דְּמִפַּטְרִי מִמַּתְּנָתָא, מִשְׁתַּתְּפִי בַּהֲדָךְ.La Michna enseigne qu'une bête détenue en association avec un Cohen est exempte des dons. On raconte que l'hôte [ouchpizikhnei] de Rabbi Tavla était un Cohen, et il était dans la gêne. Il vint devant Rabbi Tavla demander conseil. Celui-ci lui dit : va t'associer avec les bouchers israélites, car, puisqu'ils seront ainsi exemptés des dons, ils s'associeront avec toi sans contrepartie.
- חַיְּיבֵיהּ רַב נַחְמָן, אֲמַר לֵיהּ: וְהָא רַבִּי טַבְלָא פַּטְרַן! אֲמַר לֵיהּ: זִיל אַפֵּיק, וְאִי לָא – מַפֵּיקְנָא לָךְ רַבִּי טַבְלָא מֵאוּנָּךְ.Le Cohen suivit ce conseil et s'associa à un boucher israélite. Rav Na'hman l'obligea pourtant à donner les dons. Le Cohen lui dit : mais Rabbi Tavla nous a exemptés ! Rav Na'hman lui dit : va sortir les dons qui sont entre tes mains et donne-les à un Cohen, sinon je te ferai sortir Rabbi Tavla de l'oreille [meounakh], c'est-à-dire : je réfuterai tout ce sur quoi il s'appuie pour t'exempter.
- אֲזַל רַבִּי טַבְלָא קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, אֲמַר לֵיהּ: מַאי טַעְמָא עָבֵיד מָר הָכִי? אֲמַר לֵיהּ: דְּכִי אֲתָא רַבִּי אַחָא בַּר חֲנִינָא מִדָּרוֹמָא, אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי, זִקְנֵי דָרוֹם אָמְרוּ: כֹּהֵן טַבָּח – שְׁתַּיִם וְשָׁלֹשׁ שַׁבָּתוֹת פָּטוּר מִן הַמַּתָּנוֹת, מִכָּאן וְאֵילָךְ חַיָּיב בְּמַתָּנוֹת.Rabbi Tavla alla devant Rav Na'hman et lui dit : pour quelle raison le Maître a-t-il agi ainsi ? Rav Na'hman lui dit : parce que, lorsque Rabbi A'ha bar 'Hanina est venu du Sud, il a dit que Rabbi Yehochoua ben Lévi et les Anciens du Sud ont dit : un Cohen boucher est, durant deux ou trois semaines, exempt des dons, car il n'est pas encore établi comme boucher ; à partir de là et au-delà, il est tenu aux dons.
- אֲמַר לֵיהּ: וְלַעֲבֵיד לֵיהּ מָר מִיהַת כְּרַבִּי אַחָא בַּר חֲנִינָא! אֲמַר לֵיהּ: הָנֵי מִילֵּי דְּלָא קְבַע מְסַחְתָּא, אֲבָל הָכָא הָא קְבַע מְסַחְתָּא.Rabbi Tavla lui dit : que le Maître agisse au moins pour lui selon l'avis de Rabbi A'ha bar 'Hanina, en l'exemptant durant les trois premières semaines ! Rav Na'hman lui dit : ces paroles ne s'appliquent que lorsqu'il n'a pas établi d'échoppe de boucher ; mais ici, il a déjà établi une échoppe de boucher, et il est donc tenu aussitôt.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: הַאי כָּהֲנָא דְּלָא מַפְרֵישׁ מַתְּנָתָא – לֶיהֱוֵי בְּשַׁמְתָּא דֶּאֱלָהֵי יִשְׂרָאֵל. אָמַר רַבָּה בַּר רַב שֵׁילָא: הָנֵי טַבָּחֵי דְּהוּצָל קָיְימִי בְּשַׁמְתָּא דְּרַב חִסְדָּא הָא עֶשְׂרִים וְתַרְתֵּי שְׁנִין.Rav 'Hisda a dit : quant à ce Cohen qui abat et ne prélève pas les dons pour un autre Cohen, qu'il soit sous l'excommunication du D.ieu d'Israël ! Rabba bar Rav Chéla a dit : ces bouchers de Houtsal se tiennent sous l'excommunication de Rav 'Hisda depuis vingt-deux ans, car ils refusent toujours de prélever les dons.
- לְמַאי הִלְכְתָא? אִילֵּימָא דְּתוּ לָא מְשַׁמְּתִינַן לְהוּ – וְהָא תַּנְיָא: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? בְּמִצְוַת לֹא תַעֲשֶׂה, אֲבָל בְּמִצְוַת עֲשֵׂה, כְּגוֹן אוֹמְרִים לוֹ ״עֲשֵׂה סוּכָּה״ וְאֵינוֹ עוֹשֶׂה, ״לוּלָב״ וְאֵינוֹ עוֹשֶׂה, ״עֲשֵׂה צִיצִית״ וְאֵינוֹ עוֹשֶׂה – מַכִּין אוֹתוֹ עַד שֶׁתֵּצֵא נַפְשׁוֹ!La Guemara demande : pour quelle halakha (règle pratique) Rabba bar Rav Chéla a-t-il mentionné ces vingt-deux ans ? Si l'on dit que c'est pour enseigner que nous ne les excommunions plus au-delà, mais il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : de quoi cela a-t-il été dit ? D'un commandement négatif, passible d'une peine plus grave ; mais pour un commandement positif, par exemple si le tribunal lui dit : « fais une souka » (cabane de la fête de Souccot) et qu'il ne la fait pas, « un loulav » (bouquet de palme de la fête) et qu'il ne le fait pas, « fais des tsitsit » (franges rituelles) et qu'il ne les fait pas, on le frappe jusqu'à ce que son âme s'en aille ! Les bouchers de Houtsal devraient donc rester sous l'excommunication sans limite, jusqu'à ce qu'ils prélèvent les dons.
- אֶלָּא, דְּקָנְסִינַן לְהוּ בְּלָא אַתְרַיְיתָא, כִּי הָא דְּרָבָא קָנֵיס אַטְמָא, רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק קָנֵיס גְּלִימָא.Plutôt, Rabba bar Rav Chéla veut dire qu'en raison de ce long refus, nous leur infligeons une amende même sans avertissement préalable, comme dans le cas où Rava infligea pour amende de prendre toute la cuisse de la bête, et où Rav Na'hman bar Yits'hak infligea pour amende de prendre le manteau de celui qui refusait de donner, au profit d'un Cohen.
- וְאָמַר רַב חִסְדָּא: זְרוֹעַ לְאֶחָד, וְקֵבָה לְאֶחָד, לְחָיַיִם לִשְׁנַיִים. אִינִי? וְהָא כִּי אֲתָא רַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף אָמַר: בְּמַעְרְבָא פָּלְגִינַן לְהוּ גַּרְמָא גַּרְמָא!Et Rav 'Hisda a dit : l'épaule est donnée à un Cohen, et la caillette à un autre Cohen, tandis que les mâchoires sont données à deux Cohanim. La Guemara demande : est-ce vrai ? Mais voici que, lorsque Rav Yits'hak bar Yossef est venu d'Erets Israël, il a dit : en Occident (en Erets Israël), nous les partageons os par os entre deux Cohanim !
- הָתָם בִּדְתוֹרָא.Là, il s'agit d'un grand bœuf, dont chaque membre, même partagé en deux, constitue encore un don respectable, conformément au verset : « on donnera au Cohen » (Deutéronome 18, 3), ce qui suppose un don digne de ce nom. Il n'en va pas ainsi pour les petites bêtes.
- אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אָסוּר לֶאֱכוֹל מִבְּהֵמָה שֶׁלֹּא הוּרְמָה מַתְּנוֹתֶיהָ. אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הָאוֹכֵל מִבְּהֵמָה שֶׁלֹּא הוּרְמָה מַתְּנוֹתֶיהָ – כְּאִילּוּ אוֹכֵל טְבָלִים, וְלֵית הִלְכְתָא כְּוָותֵיהּ.Rabba bar bar 'Hana a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : il est interdit de manger d'une bête dont les dons n'ont pas été prélevés. Rabba bar bar 'Hana a dit encore que Rabbi Yo'hanan a dit : quiconque mange d'une bête dont les dons n'ont pas été prélevés est comme s'il mangeait du tével (produit non prélevé). Mais la halakha n'est pas conforme à son avis.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: מַתְּנוֹת כְּהוּנָּה אֵין נֶאֱכָלוֹת אֶלָּא צָלִי, וְאֵין נֶאֱכָלוֹת אֶלָּא בְּחַרְדָּל. מַאי טַעְמָא? אָמַר קְרָא: ״לְמׇשְׁחָה״ – לִגְדוּלָּה, כְּדֶרֶךְ שֶׁהַמְּלָכִים אוֹכְלִים.Rav 'Hisda a dit : les dons de la prêtrise ne se mangent que rôtis, et ils ne se mangent qu'avec de la moutarde. Pour quelle raison ? Le verset dit : « Et Hachem parla à Aharon : Moi, voici que Je t'ai donné la garde de Mes prélèvements ; de toutes les choses saintes des Bnei Israël, Je te les ai données pour la grandeur [lemoch'ha], à toi et à tes fils, comme part éternelle » (Nombres 18, 8) : cela signifie pour la grandeur, c'est-à-dire qu'ils les mangent à la manière dont mangent les rois.
- וְאָמַר רַב חִסְדָּא: עֶשְׂרִים וְאַרְבַּע מַתְּנוֹת כְּהוּנָּה, כׇּל כֹּהֵן שֶׁאֵינוֹ בָּקִי בָּהֶן – אֵין נוֹתְנִין לוֹ מַתָּנָה. וְלָאו מִילְּתָא הִיא, דְּתַנְיָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: כׇּל כֹּהֵן שֶׁאֵינוֹ מוֹדֶה בָּעֲבוֹדָה – אֵין לוֹ חֵלֶק בַּכְּהוּנָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הַמַּקְרִיב אֶת דַּם הַשְּׁלָמִים וְאֶת הַחֵלֶב מִבְּנֵי אַהֲרֹן לוֹ תִהְיֶה שׁוֹק הַיָּמִין לְמָנָה״.Et Rav 'Hisda a dit : les dons de la prêtrise sont vingt-quatre ; à tout Cohen qui n'y est pas expert, on ne donne pas de don. La Guemara remarque : mais cela n'est pas exact, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon dit : tout Cohen qui ne reconnaît pas la validité du service du Temple n'a pas de part dans la prêtrise, comme il est dit : « Celui des fils d'Aharon qui offre [hamakriv] le sang des sacrifices de paix et la graisse aura la cuisse droite pour part » (Lévitique 7, 33). Le mot hamakriv (« qui approche ») indique que seul celui qui reconnaît le transport du sang vers l'autel a droit à cette part.
- אֵין לִי אֶלָּא זֶה בִּלְבַד, מִנַּיִן לְרַבּוֹת חֲמֵשׁ עֶשְׂרֵה עֲבוֹדוֹת, כְּגוֹן: הַיְּצִיקוֹת, וְהַבְּלִילוֹת, וְהַפְּתִיתוֹת, וְהַמְּלִיחוֹת, תְּנוּפוֹת, וְהַגָּשׁוֹת, [וְהַקְּמִיצוֹת], הַקְטָרוֹת, (וְהַמְּצִיּוֹת), [וְהַמְּלִיקוֹת],La baraïta poursuit : je n'ai ainsi appris que ce service seul. D'où inclut-on quinze services, par exemple : les versements d'huile, les mélanges de l'huile à la farine, les émiettements des offrandes cuites, les salages des offrandes, les balancements, les présentations des offrandes à l'angle sud-ouest de l'autel, [les prélèvements de la poignée], les combustions sur l'autel, (les pressions de l'oiseau pour en extraire le sang), [les pincements de la nuque de l'oiseau],
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