Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁבִּשְּׁלָהּ בַּחֲלָבָהּ – אֲסוּרָה, דַּאֲפִילּוּ דִּיעֲבַד נָמֵי לָא, תְּנָא נָמֵי רֵישָׁא שֶׁבִּשְּׁלָהּ.que l'on a cuite dans son lait est interdite », où même a posteriori, non, on ne peut pas la manger, il a enseigné aussi dans la première partie : « que l'on a cuit ».
- כִּי סְלֵיק רַבִּי אֶלְעָזָר, אַשְׁכְּחֵיהּ לִזְעֵירִי, אֲמַר לֵיהּ: אִיכָּא תַּנָּא דְּאַתְנְיֵיהּ לְרַב כְּחָל? אַחְוְיֵיהּ לְרַב יִצְחָק בַּר אֲבוּדִימִי. אֲמַר לֵיהּ: אֲנִי לֹא שָׁנִיתִי לוֹ כְּחָל כׇּל עִיקָּר, וְרַב – בִּקְעָה מָצָא וְגָדַר בָּהּ גָּדֵר.La Guemara rapporte : Lorsque Rabbi Elazar monta de Babylonie en terre d'Israël, il trouva Zeïri et lui dit : Y a-t-il un Tanna (Sage de l'époque de la Michna) qui ait enseigné à Rav l'interdit du pis ? Zeïri lui montra Rav Yits'hak bar Avoudimi. Celui-ci lui dit : Je ne lui ai pas du tout enseigné d'interdit du pis ; mais Rav a trouvé une vallée sans clôture et y a élevé une clôture : voyant qu'à cet endroit on prenait à la légère l'interdit de la viande dans le lait, il s'est montré plus strict.
- דְּרַב אִיקְּלַע לְטַטְלְפוּשׁ, שַׁמְעַהּ לְהַהִיא אִיתְּתָא דְּקָאָמְרָה לַחֲבִירְתַּהּ: רִיבְעָא דְּבִשְׂרָא כַּמָּה חֲלָבָא בָּעֵי לְבַשּׁוֹלֵי? אָמַר: לָא גְּמִירִי דְּבָשָׂר בְּחָלָב אָסוּר, אִיעַכַּב (וְקָאָסַר) [וַאֲסַר] לְהוּ כַּחְלֵי.Car Rav arriva à Tatlefouch et entendit une femme qui disait à sa compagne : Un quart (une livre) de viande, combien de lait faut-il pour le cuire ? Il dit : Ils ne savent pas que la viande dans le lait est interdite ! Il s'y attarda et leur interdit même les pis.
- רַב כָּהֲנָא מַתְנֵי הָכִי. רַבִּי יוֹסֵי בַּר אַבָּא מַתְנֵי: אֲנָא, כְּחָל שֶׁל מְנִיקָה שָׁנִיתִי לוֹ, וּמִפִּלְפּוּלוֹ שֶׁל רַב חִיָּיא שְׁנָה לֵיהּ כְּחָל סְתָם.Rav Kahana enseigne ainsi la réponse de Rav Yits'hak bar Avoudimi. Rabbi Yossé bar Abba enseigne qu'il a répondu : Moi, je lui ai enseigné le pis d'une bête qui allaite, et il contient beaucoup de lait ; et à cause de l'acuité de Rabbi 'Hiya, le maître de Rav, qui pensait que ses disciples comprendraient d'eux-mêmes, on lui a enseigné un pis sans précision, et Rav a cru que l'interdit valait pour tout pis.
- רָבִין וְרַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף אִיקְּלַעוּ לְבֵי רַב פַּפֵּי, אַיְיתוֹ לְקַמַּיְיהוּ תַּבְשִׁילָא דִּכְחָל. רַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף אֲכַל, רָבִין לָא אֲכַל. אָמַר אַבָּיֵי: רָבִין תַּכָּלָא, אַמַּאי לָא אֲכַל? מִכְּדֵי, דְּבֵיתְהוּ דְּרַב פַּפֵּי בְּרַתֵּיה דְּרַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא הֲוַאי, וְרַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא מָרֵיהּ דְּעוֹבָדָא הֲוָה, אִי לָאו דִּשְׁמִיעַ לַהּ מִבֵּי נָשָׁא לָא הֲוָה עָבְדָא.Ravin et Rav Yits'hak bar Yossef arrivèrent chez Rav Pappi. On apporta devant eux un plat de pis. Rav Yits'hak bar Yossef en mangea, Ravin n'en mangea pas. Abayé a dit : Ravin, ô endeuillé (takla), pourquoi n'en as-tu pas mangé ? Après tout, la femme de Rav Pappi était la fille de Rabbi Yits'hak Nappa'ha, et Rabbi Yits'hak Nappa'ha était un maître d'actions vertueuses, scrupuleux dans les mitsvot. Si elle ne l'avait pas entendu dans la maison de son père, elle ne l'aurait pas fait.
- בְּסוּרָא לָא אָכְלִי כַּחְלֵי, בְּפוּמְבְּדִיתָא אָכְלִי כַּחְלֵי. רָמֵי בַּר תַּמְרֵי, דְּהוּא רָמֵי בַּר דִּיקּוּלֵי, מִפּוּמְבְּדִיתָא אִיקְּלַע לְסוּרָא בְּמַעֲלֵי יוֹמָא דְכִפּוּרֵי. אַפְּקִינְהוּ כּוּלֵּי עָלְמָא לְכַחְלִינְהוּ שְׁדִינְהוּ, אֲזַל אִיהוּ נַקְטִינְהוּ אַכְלִינְהוּ.À Soura, on ne mangeait pas de pis ; à Poumbedita, on mangeait des pis. Rami bar Tamré, qui est Rami bar Dikoulé, de Poumbedita, arriva à Soura la veille de Yom Kippour. Tout le monde sortit ses pis et les jeta. Lui alla les ramasser et les mangea.
- אַיְיתוּהּ לְקַמֵּיהּ דְּרַב חִסְדָּא, אֲמַר לֵיהּ: אַמַּאי תַּעֲבֵיד הָכִי? אֲמַר לֵיהּ: מֵאַתְרָא דְּרַב יְהוּדָה אֲנָא, דְּאָכֵיל. אֲמַר לֵיהּ: וְלֵית לָךְ נוֹתְנִין עָלָיו חוּמְרֵי הַמָּקוֹם שֶׁיָּצָא מִשָּׁם וְחוּמְרֵי הַמָּקוֹם שֶׁהָלַךְ לְשָׁם? אֲמַר לֵיהּ: חוּץ לַתְּחוּם אֲכַלְתִּינְהוּ.On l'amena devant Rav 'Hisda, qui lui dit : Pourquoi as-tu fait cela ? Il lui répondit : Je suis de l'endroit de Rav Yehouda, qui en mange. Il lui dit : Et n'admets-tu pas que l'on impose à un voyageur les rigueurs du lieu d'où il est parti et les rigueurs du lieu où il se rend ? Il lui répondit : Je les ai mangés en dehors de la limite de la ville.
- וּבְמָה טְוִיתִינְהוּ? אֲמַר לֵיהּ: בְּפוּרְצָנֵי. וְדִלְמָא מִיֵּין נֶסֶךְ (הָוְיָא) [הֲווֹ]? אֲמַר לֵיהּ: לְאַחַר שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ הֲווֹ.Et avec quoi les as-tu rôtis ? Il lui répondit : Avec des pépins de raisin (pourtsané, le marc laissé près des pressoirs). Mais peut-être provenaient-ils de vin de libation, voué à l'idolâtrie, dont tout profit est interdit ? Il lui répondit : C'était après douze mois, délai au terme duquel l'interdit disparaît.
- וְדִלְמָא דְּגָזֵל הֲוָה? אֲמַר לֵיהּ: יֵאוּשׁ בְּעָלִים הֲוָה, דִּקְדַחוּ בְּהוּ חִילְפֵי.Mais peut-être était-ce du vol ? Il lui répondit : Il y avait eu renoncement des propriétaires, car des herbes y avaient poussé : puisqu'ils les avaient laissés ainsi pourrir, ils y avaient manifestement renoncé.
- חַזְיֵיהּ דְּלָא הֲוָה מַנַּח תְּפִילִּין, אֲמַר לֵיהּ: מַאי טַעְמָא לָא מַנְּחַתְּ תְּפִילִּין? אֲמַר לֵיהּ: חוֹלֵי מֵעַיִין הוּא, וְאָמַר רַב יְהוּדָה: חוֹלֵי מֵעַיִין פָּטוּר מִן הַתְּפִילִּין.Il vit qu'il ne portait pas de tefilin (phylactères) et lui dit : Pour quelle raison ne portes-tu pas de tefilin ? Il lui répondit : C'est un malade des intestins – il parle de lui-même – et Rav Yehouda a dit : Un malade des intestins est exempté des tefilin, car il devrait les ôter constamment.
- חַזְיֵיהּ דְּלָא הֲוָה קָא רָמֵי חוּטֵי, אֲמַר לֵיהּ: מַאי טַעְמָא לֵית לָךְ חוּטֵי? אֲמַר לֵיהּ: טַלִּית שְׁאוּלָה הִיא, וְאָמַר רַב יְהוּדָה:Il vit qu'il n'avait pas mis de fils de tsitsit (franges rituelles) à son vêtement et lui dit : Pour quelle raison n'as-tu pas de fils ? Il lui répondit : C'est un châle emprunté, et Rav Yehouda a dit :
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