Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לִשְׁיָרֵי מִנְחָה. דְּאוֹרָיְיתָא, צָרִיךְ לִכְלִי — הַכְּלִי מְצָרְפוֹ, שֶׁאֵין צָרִיךְ לִכְלִי — אֵין כְּלִי מְצָרְפוֹ.Le témoignage de Rabbi Akiva n'est nécessaire que pour les restes de l'offrande de farine, qui sont mangés par les Cohanim (prêtres) une fois la poignée brûlée sur l'autel. Car de par la Torah, ce qui a besoin d'un récipient, le récipient le réunit à l'égard de l'impureté ; mais ce qui n'a pas besoin d'un récipient, le récipient ne le réunit pas.
- וַאֲתוֹ רַבָּנַן וּגְזַרוּ דְּאַף עַל גַּב דְּאֵינוֹ צָרִיךְ לִכְלִי — כְּלִי מְצָרְפוֹ.Et les Sages sont venus et ont décrété que même si une chose n'a pas besoin d'un récipient, comme les restes de l'offrande, le récipient la réunit.
- תִּינַח סֹלֶת, קְטוֹרֶת וּלְבוֹנָה מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: כְּגוֹן שֶׁצְּבָרָן עַל גַּבֵּי קַרְטְבֻלָא. דְּאוֹרָיְיתָא, יֵשׁ לוֹ תּוֹךְ — מְצָרֵף, אֵין לוֹ תּוֹךְ — אֵינוֹ מְצָרֵף, וַאֲתוֹ רַבָּנַן וְתַקִּינוּ דְּאַף עַל גַּב דְּאֵין לוֹ תּוֹךְ — מְצָרֵף.La Guemara (discussion des Amoraïm) soulève une difficulté : Cela se comprend pour la fleur de farine, qui peut désigner les restes d'offrande ; mais pour l'encens composé et l'oliban, que peut-on dire ? Ils ont bien besoin d'un récipient ! Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh : Il s'agit par exemple du cas où on les a entassés sur un kartevla (planche de cuir bouilli), et non dans un récipient creux. De par la Torah, ce qui a un intérieur réunit son contenu, et ce qui n'a pas d'intérieur ne réunit pas. Et les Sages sont venus et ont institué que même ce qui n'a pas d'intérieur réunit ce qu'on y a posé.
- וּפְלִיגָא דְּרַבִּי חָנִין אַדְּרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא. דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מֵעֵדוּתוֹ שֶׁל רַבִּי עֲקִיבָא נִשְׁנֵית מִשְׁנָה זוֹ.Et cet enseignement de Rabbi 'Hanin, selon lequel la réunion par le récipient vient de la Torah, diverge de celui de Rabbi 'Hiya bar Abba. Car Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : C'est d'après le témoignage de Rabbi Akiva que cette Michna a été enseignée. La réunion par le récipient y est donc d'ordre rabbinique.
- הָרְבִיעִי בַּקֹּדֶשׁ פָּסוּל. תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: מִנַּיִן לָרְבִיעִי בַּקֹּדֶשׁ שֶׁהוּא פָּסוּל — וְדִין הוּא: וּמָה מְחוּסַּר כִּפּוּרִים שֶׁמּוּתָּר בַּתְּרוּמָה — פָּסוּל בַּקֹּדֶשׁ, שְׁלִישִׁי שֶׁפָּסוּל בַּתְּרוּמָה — אֵינוֹ דִּין שֶׁיַּעֲשֶׂה רְבִיעִי לַקֹּדֶשׁ? וְלָמַדְנוּ שְׁלִישִׁי לַקֹּדֶשׁ מִן הַתּוֹרָה, וּרְבִיעִי בְּקַל וָחוֹמֶר.Il a été enseigné dans la Michna : Le quatrième degré d'impureté est disqualifié pour les aliments sacrés. Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yossé a dit : D'où savons-nous que le quatrième degré est disqualifié pour les aliments sacrés ? C'est un raisonnement logique : Si celui à qui manque l'expiation, l'impur qui doit encore apporter son sacrifice pour achever sa purification, et à qui la terouma (prélèvement donné au Cohen) est permise, est disqualifié pour les aliments sacrés, alors le troisième degré, qui est disqualifié pour la terouma, n'est-il pas logique qu'il engendre un quatrième degré pour les aliments sacrés ? Ainsi, nous avons appris le troisième degré pour les aliments sacrés de la Torah, et le quatrième par un kal va'homer (raisonnement a fortiori).
- שְׁלִישִׁי לַקֹּדֶשׁ מִן הַתּוֹרָה מִנַּיִן? דִּכְתִיב: ״וְהַבָּשָׂר אֲשֶׁר יִגַּע בְּכׇל טָמֵא לֹא יֵאָכֵל״, מִי לָא עָסְקִינַן דִּנְגַע בְּשֵׁנִי, וְקָאָמַר רַחֲמָנָא ״לֹא יֵאָכֵל״. רְבִיעִי מִקַּל וָחוֹמֶר — הָא דַּאֲמַרַן.Le troisième degré pour les aliments sacrés, d'où le savons-nous de la Torah ? Comme il est écrit : « Et la viande qui touchera toute chose impure ne sera pas mangée » (Lévitique 7, 19). Ne s'agit-il pas aussi du cas où elle a touché un objet du second degré, lui aussi appelé « impur » ? Et le Miséricordieux dit : « Elle ne sera pas mangée. » Or cette viande est au troisième degré. Le quatrième, quant à lui, se déduit par le kal va'homer : c'est ce que nous avons dit ci-dessus.
- וּבַתְּרוּמָה אִם נִטְמֵאת כּוּ׳. אָמַר רַב שֵׁיזְבִי: בְּחִיבּוּרִין שָׁנוּ, אֲבָל שֶׁלֹּא בְּחִיבּוּרִין — לֹא.Il a été enseigné dans la Michna : Et pour la terouma, si une main est devenue impure, etc., l'autre reste pure ; mais pour les aliments sacrés, on doit immerger les deux. Rav Cheizvi a dit : C'est dans le cas de mains en contact avec l'aliment sacré qu'ils ont enseigné cela, mais lorsqu'elles ne sont pas en contact, non. Les Sages ont décrété cette règle de crainte que la main impure n'ait touché l'aliment sacré à l'insu de celui qui le tient.
- אֵיתִיבֵיהּ אַבָּיֵי: יָד נְגוּבָה מְטַמָּא חֲבֶירְתָּהּ לְטַמֵּא לַקֹּדֶשׁ, אֲבָל לֹא לַתְּרוּמָה, דִּבְרֵי רַבִּי. רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לִפְסוֹל, אֲבָל לֹא לְטַמֵּא.Abayé lui a objecté : Une main sèche et impure rend impure sa compagne pour qu'elle rende impur l'aliment sacré, mais non pour la terouma. Telles sont les paroles de Rabbi (Yehouda HaNassi). Rabbi Yossé beRabbi Yehouda dit : Elle ne la rend impure que pour disqualifier l'aliment sacré, mais non pour le rendre impur.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא שֶׁלֹּא בְּחִיבּוּרִין — הַיְינוּ רְבוּתַיהּ דִּנְגוּבָה. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ בְּחִיבּוּרִין — אִין, שֶׁלֹּא בְּחִיבּוּרִין — לָא, מַאי רְבוּתָה דִּנְגוּבָה?On comprend si tu dis que la seconde main devient impure même sans contact avec l'aliment sacré : c'est là la nouveauté de la main sèche, à savoir que, même sèche, elle rend impure sa compagne. Mais si tu dis qu'en cas de contact, oui, par crainte que la main impure ne touche directement l'aliment sacré, mais que sans contact, non, quelle est la nouveauté de la main sèche ?
- אִיתְּמַר נָמֵי, אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא יָדוֹ,Il a aussi été dit par les Amoraïm : Rech Lakich a dit : Ils n'ont enseigné cela qu'au sujet de sa propre main,
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