Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הִיא, דְּאָמַר: אֵין מַשְׁגִּיחִין בְּבַת קוֹל.et c'est l'avis de Rabbi Yehochoua, qui a dit, à propos du four de Akhnaï (Bava Metsia 59b) : on ne tient pas compte d'une bat kol (voix céleste).
- וְסָבְרִי בֵּית שַׁמַּאי דְּבִרְכַּת הַיּוֹם עֲדִיפָא? וְהָתַנְיָא: הַנִּכְנָס לְבֵיתוֹ בְּמוֹצָאֵי שַׁבָּת, מְבָרֵךְ עַל הַיַּיִן וְעַל הַמָּאוֹר וְעַל הַבְּשָׂמִים, וְאַחַר כָּךְ אוֹמֵר הַבְדָּלָה. וְאִם אֵין לוֹ אֶלָּא כּוֹס אֶחָד, מַנִּיחוֹ לְאַחַר הַמָּזוֹן וּמְשַׁלְשְׁלָן כּוּלָּן לְאַחֲרָיו.Sur le fond, la Guemara demande : Et Beit Chammaï pensent-ils que la bénédiction du jour a la priorité ? Mais voici qu'il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui entre chez lui à la sortie du Chabbat récite la bénédiction sur le vin, sur la lumière et sur les aromates, et ensuite il dit la havdala (bénédiction de séparation). Et s'il n'a qu'une seule coupe, il la laisse pour après le repas et les enchaîne toutes à sa suite. Le vin précède donc la bénédiction du jour.
- וְהָא, מִמַּאי דְּבֵית שַׁמַּאי הִיא? דִּלְמָא בֵּית הִלֵּל הִיא?!Et celle-ci (cette baraïta), d'où sait-on qu'elle est de Beit Chammaï ? Peut-être est-elle de Beit Hillel !
- לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דְּקָתָנֵי מָאוֹר וְאַחַר כָּךְ בְּשָׂמִים, וּמַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאִית לֵיהּ הַאי סְבָרָא — בֵּית שַׁמַּאי, דְּתַנְיָא אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: לֹא נֶחְלְקוּ בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל עַל הַמָּזוֹן שֶׁבִּתְחִלָּה וְעַל הַבְדָּלָה שֶׁהִיא בַּסּוֹף, עַל מָה נֶחְלְקוּ — עַל הַמָּאוֹר וְעַל הַבְּשָׂמִים. בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מָאוֹר וְאַחַר כָּךְ בְּשָׂמִים, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: בְּשָׂמִים וְאַחַר כָּךְ מָאוֹר.Cela ne peut te venir à l'esprit, puisqu'il y est enseigné : la lumière, et ensuite les aromates ; or qui as-tu entendu soutenir ce raisonnement ? Beit Chammaï, comme il a été enseigné (dans une Tossefta) : Rabbi Yehouda a dit : Beit Chammaï et Beit Hillel n'ont pas divergé sur le repas (le Birkat hamazon) qui est au début, ni sur la havdala qui est à la fin. Sur quoi ont-ils divergé ? Sur la lumière et sur les aromates. Beit Chammaï disent : la lumière, et ensuite les aromates ; et Beit Hillel disent : les aromates, et ensuite la lumière.
- וּמִמַּאי דְּבֵית שַׁמַּאי הִיא וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה, דִּילְמָא בֵּית הִלֵּל הִיא וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי מֵאִיר?!Et d'où sait-on qu'elle est de Beit Chammaï selon Rabbi Yehouda ? Peut-être est-elle de Beit Hillel selon Rabbi Méïr, qui rapporte que, pour Beit Hillel aussi, la lumière précède les aromates !
- לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דְּקָתָנֵי הָכָא בְּמַתְנִיתִין, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: נֵר וּמָזוֹן בְּשָׂמִים וְהַבְדָּלָה, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: נֵר וּבְשָׂמִים מָזוֹן וְהַבְדָּלָה, וְהָתָם בְּבָרַיְיתָא קָתָנֵי אִם אֵין לוֹ אֶלָּא כּוֹס אֶחָד, מַנִּיחוֹ לְאַחַר הַמָּזוֹן, וּמְשַׁלְשְׁלָן כּוּלָּן לְאַחֲרָיו. שְׁמַע מִינַּהּ דְּבֵית שַׁמַּאי הִיא וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה.Cela ne peut te venir à l'esprit, puisqu'il est enseigné ici, dans notre Michna (qui est de Rabbi Méïr) : Beit Chammaï disent : lumière et repas, aromates et havdala ; et Beit Hillel disent : lumière et aromates, repas et havdala ; selon lui, le repas est donc au milieu. Or là-bas, dans la baraïta, il est enseigné : s'il n'a qu'une seule coupe, il la laisse pour après le repas et les enchaîne toutes à sa suite. Déduis-en qu'elle est de Beit Chammaï selon Rabbi Yehouda.
- וּמִכׇּל מָקוֹם קַשְׁיָא. קָא סָבְרִי בֵּית שַׁמַּאי שָׁאנֵי עַיּוֹלֵי יוֹמָא מֵאַפּוֹקֵי יוֹמָא. עַיּוֹלֵי יוֹמָא, כַּמָּה דְּמַקְדְּמִינַן לֵיהּ עֲדִיף. אַפּוֹקֵי יוֹמָא, כַּמָּה דִּמְאַחֲרִינַן לֵיהּ עֲדִיף, כִּי הֵיכִי דְּלָא לֶהֱוֵי עֲלַן כְּמַשּׂוֹי.Et quoi qu'il en soit, c'est difficile : Beit Chammaï font passer le vin avant la havdala, mais la bénédiction du jour avant le vin au Kiddouch ! Beit Chammaï pensent que l'entrée du jour est différente de la sortie du jour. L'entrée du jour, plus nous l'avançons, mieux c'est ; la sortie du jour, plus nous la retardons, mieux c'est, afin qu'il (le Chabbat) ne soit pas pour nous comme un fardeau.
- וְסָבְרִי בֵּית שַׁמַּאי בִּרְכַּת הַמָּזוֹן טְעוּנָה כּוֹס? וְהָא תְּנַן: בָּא לָהֶם יַיִן לְאַחַר הַמָּזוֹן, אִם אֵין שָׁם אֶלָּא אוֹתוֹ כּוֹס, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מְבָרֵךְ עַל הַיַּיִן וְאַחַר כָּךְ מְבָרֵךְ עַל הַמָּזוֹן, מַאי לָאו דִּמְבָרֵךְ עִילָּוֵיהּ וְשָׁתֵי לֵיהּ? לָא, דִּמְבָרֵךְ עִילָּוֵיהּ וּמַנַּח לֵיהּ.Et Beit Chammaï pensent-ils que le Birkat hamazon (bénédiction après le repas) requiert une coupe de vin ? Mais voici que nous avons appris (dans la Michna) : Si du vin leur est apporté après le repas, et qu'il n'y a là que cette seule coupe, Beit Chammaï disent : On récite la bénédiction sur le vin, et ensuite on récite la bénédiction sur le repas. N'est-ce pas qu'il récite la bénédiction dessus et le boit, sans garder de vin pour le Birkat hamazon ? Non : il récite la bénédiction dessus et le pose pour après le Birkat hamazon.
- וְהָאָמַר מָר הַמְבָרֵךְ צָרִיךְ שֶׁיִּטְעוֹם! — דְּטָעֵים לֵיהּ. וְהָאָמַר מָר טְעָמוֹ פְּגָמוֹ! — דְּטָעֵים לֵיהּ בִּידֵיהּ.Mais le Maître n'a-t-il pas dit : Celui qui récite la bénédiction doit goûter ? Il s'agit d'un cas où il l'a goûté. Mais le Maître n'a-t-il pas dit : Si on l'a goûté, on l'a altéré (il n'est plus apte à servir de coupe de bénédiction) ? Il s'agit d'un cas où il l'a goûté avec sa main (en versant un peu dans le creux de la main, sans boire à la coupe).
- וְהָאָמַר מָר כּוֹס שֶׁל בְּרָכָה צָרִיךְ שִׁעוּר, וְהָא קָא פָּחֵית לֵיהּ מִשִּׁיעוּרֵיהּ! — דִּנְפִישׁ לֵיהּ טְפֵי מִשִּׁיעוּרֵיהּ.Mais le Maître n'a-t-il pas dit : La coupe de bénédiction requiert une mesure minimale, or voici qu'il la diminue en dessous de sa mesure ! Il s'agit d'un cas où elle contenait plus que sa mesure.
- וְהָא אִם אֵין שָׁם אֶלָּא אוֹתוֹ כּוֹס קָתָנֵי! — תְּרֵי לָא הָוֵי וּמֵחַד נְפִישׁ.Mais il est enseigné : « S'il n'y a là que cette seule coupe » ! Il n'y avait pas deux coupes, mais plus qu'une.
- וְהָא תָּנֵי רַבִּי חִיָּיא: בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים מְבָרֵךְ עַל הַיַּיִן וְשׁוֹתֵהוּ וְאַחַר כָּךְ מְבָרֵךְ בִּרְכַּת הַמָּזוֹן! אֶלָּא תְּרֵי תַּנָּאֵי, וְאַלִּיבָּא דְּבֵית שַׁמַּאי.Mais Rabbi 'Hiyya n'a-t-il pas enseigné : Beit Chammaï disent : On récite la bénédiction sur le vin et on le boit, et ensuite on récite le Birkat hamazon ! Plutôt, ce sont deux Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) qui divergent sur l'avis de Beit Chammaï.
- בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים וְכוּ׳.Beit Chammaï disent, etc. : on se lave les mains, et ensuite on verse la coupe.
- תָּנוּ רַבָּנַן, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: נוֹטְלִין לַיָּדַיִם וְאַחַר כָּךְ מוֹזְגִין אֶת הַכּוֹס, שֶׁאִם אַתָּה אוֹמֵר מוֹזְגִין אֶת הַכּוֹס תְּחִלָּה, גְּזֵרָה שֶׁמָּא יִטָּמְאוּ מַשְׁקִין שֶׁאֲחוֹרֵי הַכּוֹס מֵחֲמַת יָדָיו, וְיַחְזְרוּ וִיטַמְּאוּ אֶת הַכּוֹס.Nos Maîtres ont enseigné : Beit Chammaï disent : On se lave les mains, et ensuite on verse la coupe, car si tu dis qu'on verse la coupe d'abord, il y a une guezéra (mesure préventive des Sages) : de peur que les liquides qui sont sur l'extérieur de la coupe ne deviennent temeïm (rituellement impurs) à cause de ses mains (qui, non lavées, ont une impureté du second degré), et qu'ils ne rendent à leur tour la coupe impure.
- וְלִיטַּמּוּ יָדַיִם לְכוֹס!Que les mains rendent donc directement la coupe impure ! Pourquoi parler des liquides ?
- יָדַיִם שְׁנִיּוֹת הֵן, וְאֵין שֵׁנִי עוֹשֶׂה שְׁלִישִׁי בְּחוּלִּין אֶלָּא עַל יְדֵי מַשְׁקִין.Les mains sont impures au second degré, et un objet impur au second degré ne produit pas de l'impureté au troisième degré pour les aliments profanes ('houllin), si ce n'est par l'intermédiaire de liquides, que les Sages ont rendus impurs au premier degré.
- וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מוֹזְגִין אֶת הַכּוֹס וְאַחַר כָּךְ נוֹטְלִין לַיָּדַיִם. שֶׁאִם אַתָּה אוֹמֵר נוֹטְלִין לַיָּדַיִם תְּחִלָּה, גְּזֵרָה שֶׁמָּא יִטָּמְאוּ מַשְׁקִין שֶׁבַּיָּדַיִם מֵחֲמַת הַכּוֹס, וְיַחְזְרוּ וִיטַמְּאוּ אֶת הַיָּדַיִם.Et Beit Hillel disent : On verse la coupe, et ensuite on se lave les mains, car si tu dis qu'on se lave les mains d'abord, il y a une guezéra : de peur que les liquides qui sont sur les mains ne deviennent impurs à cause de la coupe (dont l'extérieur est peut-être impur), et qu'ils ne rendent à leur tour les mains impures.
- וְנִיטַּמֵּי כּוֹס לְיָדַיִם! — אֵין כְּלִי מְטַמֵּא אָדָם.Que la coupe rende donc directement les mains impures ! – Un ustensile ne rend pas un homme impur.
- וְנִיטַּמֵּי לְמַשְׁקִין שֶׁבְּתוֹכוֹ! — הָכָא בִּכְלִי שֶׁנִּטְמְאוּ אֲחוֹרָיו בְּמַשְׁקִין עָסְקִינַן, דְּתוֹכוֹ טָהוֹר וְגַבּוֹ טָמֵא. דִּתְנַן: כְּלִי שֶׁנִּטְמְאוּ אֲחוֹרָיו בְּמַשְׁקִין אֲחוֹרָיו טְמֵאִיםQu'elle rende alors impurs les liquides qui sont à l'intérieur ! – Ici, nous traitons d'un ustensile dont l'extérieur a été rendu impur par des liquides (impureté rabbinique), dont l'intérieur est pur et l'extérieur impur. Comme nous avons appris (dans une Michna) : Un ustensile dont l'extérieur a été rendu impur par des liquides, son extérieur est impur,
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