Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא אַקְדִּימוּ הָנָךְ וְאַזְמוּן עֲלַיְיהוּ בְּדוּכְתַּיְיהוּ, אֲבָל אַזְמוּן עֲלַיְיהוּ בְּדוּכְתַּיְיהוּ — פְּרַח זִימּוּן מִינַּיְיהוּ.Et nous n'avons dit cette règle que lorsque ceux-là, les membres des groupes d'origine, n'ont pas devancé et ne les ont pas inclus dans le zimoun à leur place d'origine ; mais s'ils les ont inclus dans le zimoun à leur place, le zimoun s'est envolé d'eux : l'obligation de ces trois personnes venait de leur obligation envers leurs groupes d'origine ; si ceux-ci les ont déjà inclus dans un zimoun, l'obligation s'est éteinte et ils ne peuvent plus en former un autre.
- אָמַר רָבָא: מְנָא אָמֵינָא לַהּ — דִּתְנַן: מִטָּה שֶׁנִּגְנְבָה חֶצְיָהּ, אוֹ שֶׁאָבְדָה חֶצְיָהּ, אוֹ שֶׁחֲלָקוּהָ אַחִין אוֹ שׁוּתָּפִין — טְהוֹרָה. הֶחֱזִירוּהָ — מְקַבֶּלֶת טוּמְאָה מִכָּאן וּלְהַבָּא.Pour expliquer le principe de cette règle, Rava a dit : D'où est-ce que je le dis ? Car nous avons appris (dans une Michna) : un lit rituellement impur dont la moitié a été volée, ou dont la moitié a été perdue, ou que des frères (après l'avoir hérité) ou des associés se sont partagé, est pur, car ce n'est plus un ustensile. Si on l'a reconstitué, il est susceptible de recevoir l'impureté à partir de maintenant.
- מִכָּאן וּלְהַבָּא — אִין, לְמַפְרֵעַ — לָא. אַלְמָא, כֵּיוָן דְּפַלְגוּהָ — פְּרַח לַהּ טוּמְאָה מִינַּהּ. הָכָא נָמֵי כֵּיוָן דְּאַזְמוּן עֲלַיְיהוּ, פְּרַח זִימּוּן מִינַּיְיהוּ.Rava en déduit : à partir de maintenant, oui, il est susceptible d'impureté ; rétroactivement, non, il ne reprend pas son impureté antérieure. Il en ressort que, dès qu'on l'a partagé, l'impureté s'est envolée de lui, et même reconstitué, il ne la reprend pas. Ici aussi, dès qu'ils les ont inclus dans le zimoun, le zimoun s'est envolé d'eux, et leur obligation antérieure ne revient pas.
- שְׁתֵּי חֲבוּרוֹת וְכוּ׳. תָּנָא: אִם יֵשׁ שַׁמָּשׁ בֵּינֵיהֶם — שַׁמָּשׁ מְצָרְפָן.La Michna a expliqué dans quels cas deux groupes, etc. mangeant dans une même maison se joignent pour le zimoun. Il a été enseigné : s'il y a un serviteur commun entre eux, qui sert les deux groupes, le serviteur les joint en un seul groupe, même s'ils ne se voient pas.
- אֵין מְבָרְכִין עַל הַיַּיִן. תָּנוּ רַבָּנַן: יַיִן עַד שֶׁלֹּא נָתַן לְתוֹכוֹ מַיִם — אֵין מְבָרְכִין עָלָיו ״בּוֹרֵא פְּרִי הַגֶּפֶן״ אֶלָּא ״בּוֹרֵא פְּרִי הָעֵץ״. וְנוֹטְלִין מִמֶּנּוּ לַיָּדַיִם. מִשֶּׁנָּתַן לְתוֹכוֹ מַיִם — מְבָרְכִין עָלָיו ״בּוֹרֵא פְּרִי הַגֶּפֶן״, וְאֵין נוֹטְלִין מִמֶּנּוּ לַיָּדַיִם, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ, מְבָרְכִין עָלָיו ״בּוֹרֵא פְּרִי הַגֶּפֶן״ וְאֵין נוֹטְלִין הֵימֶנּוּ לַיָּדַיִם.Nous avons appris dans la Michna : On ne bénit pas sur le vin avant d'y avoir mis de l'eau, selon Rabbi Eliézer ; et les Sages disent qu'on bénit. À ce sujet, nos Maîtres ont enseigné (dans la Tossefta) : sur le vin, tant qu'on n'y a pas mis d'eau, on ne bénit pas « Créateur du fruit de la vigne », mais « Créateur du fruit de l'arbre », car ce n'est qu'un jus de fruit ; et on peut s'en servir pour l'ablution des mains, puisqu'il n'a pas statut de vin. Dès qu'on y a mis de l'eau, on bénit dessus « Créateur du fruit de la vigne », et on ne s'en sert pas pour l'ablution des mains. Ce sont les paroles de Rabbi Eliézer. Et les Sages disent : dans un cas comme dans l'autre, on bénit dessus « Créateur du fruit de la vigne », et on ne s'en sert pas pour l'ablution des mains.
- כְּמַאן אָזְלָא הָא דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: עוֹשֶׂה אָדָם כׇּל צְרָכָיו בְּפַת, כְּמַאן? כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר.Selon qui va ce qu'a dit Chmouel : un homme peut faire tous ses besoins avec du pain, c'est-à-dire l'utiliser à d'autres fins que la consommation, sans craindre de le mépriser ? Selon qui parmi les Tannaïm ? Réponse : selon Rabbi Eliézer, qui permet de se laver les mains avec du vin pur.
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: מוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּכוֹס שֶׁל בְּרָכָה שֶׁאֵין מְבָרְכִין עָלָיו עַד שֶׁיִּתֵּן לְתוֹכוֹ מַיִם. מַאי טַעְמָא? אָמַר רַב אוֹשַׁעְיָא: בָּעֵינַן מִצְוָה מִן הַמּוּבְחָר.Rabbi Yossé bar Rabbi 'Hanina a dit : Les Sages reconnaissent à Rabbi Eliézer, pour la coupe de bénédiction (sur laquelle on dit la bénédiction après le repas), qu'on ne bénit pas dessus avant d'y avoir mis de l'eau. Quelle en est la raison ? Rav Ochaya a dit : nous exigeons que la mitsva soit accomplie de la meilleure manière.
- וְרַבָּנַן, לְמַאי חֲזֵי? אָמַר רַבִּי זֵירָא חֲזֵי לְקוּרְיָיטֵי.À propos du vin lui-même, la Guemara demande : Et selon les Sages, à quoi le vin pur, presque imbuvable, est-il bon ? Rabbi Zeira a dit : il est bon pour le kouryaté, une boisson médicinale à base de vin et d'huile.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אַרְבָּעָה דְּבָרִים נֶאֶמְרוּ בְּפַת: אֵין מַנִּיחִין בָּשָׂר חַי עַל הַפַּת. וְאֵין מַעֲבִירִין כּוֹס מָלֵא עַל הַפַּת. וְאֵין זוֹרְקִין אֶת הַפַּת. וְאֵין סוֹמְכִין אֶת הַקְּעָרָה בְּפַת.La Guemara poursuit sur l'usage des aliments. Nos Maîtres ont enseigné : Quatre choses ont été dites au sujet du pain : on ne pose pas de viande crue sur le pain, de peur que le sang ne le rende immangeable ; on ne fait pas passer une coupe pleine au-dessus du pain, de peur que le vin ne coule dessus ; on ne jette pas le pain ; et on ne cale pas un plat avec du pain. Tout cela par respect pour le pain.
- אַמֵּימָר וּמָר זוּטְרָא וְרַב אָשֵׁי כְּרַכוּ רִיפְתָּא בַּהֲדֵי הֲדָדֵי, אַיְּיתִי לְקַמַּיְיהוּ תַּמְרֵי וְרִמּוֹנֵי. שְׁקַל מָר זוּטְרָא פְּתַק לְקַמֵּיהּ דְּרַב אָשֵׁי דַּסְתָּנָא. אֲמַר לֵיהּ: לָא סָבַר לַהּ מָר לְהָא דְּתַנְיָא אֵין זוֹרְקִין אֶת הָאוֹכָלִין? הַהִיא בְּפַת תַּנְיָא. וְהָתַנְיָא: כְּשֵׁם שֶׁאֵין זוֹרְקִין אֶת הַפַּת, כָּךְ אֵין זוֹרְקִין אֶת הָאוֹכָלִין! אֲמַר לֵיהּ: וְהָתַנְיָא: אַף עַל פִּי שֶׁאֵין זוֹרְקִין אֶת הַפַּת, אֲבָל זוֹרְקִין אֶת הָאוֹכָלִין!La Guemara raconte : Amémar, Mar Zoutra et Rav Achi mangeaient du pain ensemble ; on apporta devant eux des dattes et des grenades. Mar Zoutra prit des fruits et lança une portion devant Rav Achi. Étonné, Rav Achi lui dit : Le Maître ne tient-il pas compte de ce qui a été enseigné (dans une baraïta) : on ne jette pas les aliments ? Il répondit : celle-là a été enseignée à propos du pain, non des autres aliments. Rav Achi objecta : mais n'a-t-il pas été enseigné : de même qu'on ne jette pas le pain, ainsi on ne jette pas les aliments ? Mar Zoutra lui dit : mais n'a-t-il pas été enseigné l'inverse dans une autre baraïta : bien qu'on ne jette pas le pain, on jette cependant les aliments ?
- אֶלָּא לָא קַשְׁיָא, הָא — בְּמִידֵּי דְּמִמְּאִיס, הָא — בְּמִידֵּי דְּלָא מִמְּאִיס.Mais en réalité ce n'est pas difficile, car les deux baraïtot traitent de cas différents : celle-ci, qui interdit de jeter les aliments, parle d'un aliment qui devient répugnant quand on le jette ; celle-là, qui le permet, parle d'un aliment qui ne devient pas répugnant.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מַמְשִׁיכִין יַיִן בְּצִנּוֹרוֹת לִפְנֵי חָתָן וְלִפְנֵי כַּלָּה, וְזוֹרְקִין לִפְנֵיהֶם קְלָיוֹת וֶאֱגוֹזִים בִּימוֹת הַחַמָּה, אֲבָל לֹא בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים. אֲבָל לֹא גְּלוּסְקָאוֹת לֹא בִּימוֹת הַחַמָּה וְלָא בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים.De même, nos Maîtres ont enseigné : on fait couler du vin dans des tuyaux devant le marié et devant la mariée, en signe de bon augure, et on jette devant eux du grain grillé et des noix pendant la saison chaude, mais pas pendant la saison des pluies, car en été on peut les ramasser et les manger, ce qui n'est pas le cas en hiver. Mais pas de gâteaux, ni pendant la saison chaude, ni pendant la saison des pluies.
- אָמַר רַב יְהוּדָה: שָׁכַח וְהִכְנִיס אוֹכָלִין לְתוֹךְ פִּיו בְּלֹא בְּרָכָה — מְסַלְּקָן לְצַד אֶחָד וּמְבָרֵךְ.Rav Yehouda a dit : Si on a oublié et qu'on a mis des aliments dans sa bouche sans bénédiction, on les repousse d'un côté de la bouche et on bénit.
- תַּנְיָא חֲדָא: בּוֹלְעָן, וְתַנְיָא אִידַּךְ: פּוֹלְטָן, וְתַנְיָא אִידַּךְ: מְסַלְּקָן.La Guemara relève trois baraïtot sur ce sujet : il a été enseigné dans l'une : on les avale ; il a été enseigné dans une autre : on les recrache ; et il a été enseigné dans une autre : on les repousse sur le côté.
- לָא קַשְׁיָא. הָא דְּתַנְיָא בּוֹלְעָן בְּמַשְׁקִין. וְהָא דְּתַנְיָא פּוֹלְטָן בְּמִידֵּי דְּלָא מִמְּאִיס. וְהָא דְּתַנְיָא מְסַלְּקָן בְּמִידֵּי דְּמִמְּאִיס.Ce n'est pas difficile : chaque baraïta traite d'un cas différent. Celle qui enseigne « on les avale » parle des boissons, car il n'y a pas d'autre solution ; celle qui enseigne « on les recrache » parle d'un aliment qui ne devient pas répugnant, qu'on pourra manger ensuite ; et celle qui enseigne « on les repousse » parle d'un aliment qui devient répugnant, et il suffit alors de le repousser sur le côté.
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