Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַף ״בָּרְכוּ״, וּמִכׇּל מָקוֹם ״נְבָרֵךְ״ עֲדִיף, דְּאָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה, אָמְרִי בֵּי רַב, תְּנֵינָא: שִׁשָּׁה נֶחְלָקִין עַד עֲשָׂרָה.Il peut dire même « Bénissez » (barkhou) ; mais en tout cas « Bénissons » (nevarekh) est préférable, car Rav Adda bar Ahava a dit : on a dit dans l'école de Rav : nous avons appris (dans la Michna) : six convives se divisent en deux groupes, chacun formant son propre zimoun (invitation collective à la bénédiction après le repas), jusqu'à dix. Mais dix, qui mentionnent le Nom divin dans le zimoun, ne se divisent pas, car on perdrait la mention du Nom.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא ״נְבָרֵךְ״ עֲדִיף — מִשּׁוּם הָכִי נֶחְלָקִין, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ ״בָּרְכוּ״ עֲדִיף — אַמַּאי נֶחְלָקִין! אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ ״נְבָרֵךְ״ עֲדִיף. שְׁמַע מִינַּהּ.Certes, si tu dis que « Bénissons » est préférable, c'est pour cela que six convives se divisent ; mais si tu dis que « Bénissez » est préférable, pourquoi se divisent-ils ? Aucun des deux groupes ne pourrait plus dire « Bénissez » ! N'est-ce donc pas qu'il faut en déduire que « Bénissons » est préférable, puisque celui qui bénit ne s'exclut pas du groupe ? Conclusion : déduis-en, c'est bien le cas.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: בֵּין שֶׁאָמַר ״בָּרְכוּ״ בֵּין שֶׁאָמַר ״נְבָרֵךְ״ — אֵין תּוֹפְסִין אוֹתוֹ עַל כָּךְ, וְהַנַּקְדָּנִין תּוֹפְסִין אוֹתוֹ עַל כָּךְ. וּמִבִּרְכוֹתָיו שֶׁל אָדָם נִיכָּר אִם תַּלְמִיד חָכָם הוּא אִם לָאו. כֵּיצַד? רַבִּי אוֹמֵר: ״וּבְטוּבוֹ״ — הֲרֵי זֶה תַּלְמִיד חָכָם, ״וּמִטּוּבוֹ״ — הֲרֵי זֶה בּוּר.Il a été enseigné de même (dans la Tossefta) : qu'il ait dit « Bénissez » ou qu'il ait dit « Bénissons », on ne le reprend pas pour cela ; mais les gens pointilleux le reprennent pour cela. Et en règle générale, c'est aux bénédictions d'un homme qu'on reconnaît s'il est un érudit (talmid 'hakham) ou non. Comment ? Rabbi (Yehouda HaNassi) dit : celui qui dit dans le zimoun « Béni soit Celui dont nous avons mangé et par Sa bonté nous vivons », c'est un érudit ; mais celui qui dit « et de Sa bonté nous vivons », c'est un ignorant, car cette expression laisse entendre qu'il n'a reçu qu'une part de la bonté divine.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב דִּימִי: וְהָכְתִיב: ״וּמִבִּרְכָתְךָ יְבֹרַךְ (אֶת) בֵּית עַבְדְּךָ לְעוֹלָם״! — בִּשְׁאֵלָה שָׁאנֵי. בִּשְׁאֵלָה נָמֵי, הָכְתִיב: ״הַרְחֶב פִּיךָ וַאֲמַלְּאֵהוּ״! — הַהוּא, בְּדִבְרֵי תוֹרָה כְּתִיב.Abayé dit à Rav Dimi : Mais n'est-il pas écrit que le roi David a formulé ainsi sa prière : « Et de Ta bénédiction, la maison de Ton serviteur sera bénie à jamais » (II Samuel 7, 29) ? David a bien dit « de Ta bénédiction ». Réponse : dans une requête, c'est différent, car il ne convient pas d'exiger toute la plénitude de la bénédiction divine. Objection : dans une requête aussi, n'est-il pas écrit : « Ouvre grand ta bouche et Je la remplirai » (Psaumes 81, 11) ? Réponse : celui-là est écrit à propos des paroles de Torah, où il convient de demander sans mesure.
- תַּנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: ״בְּטוּבוֹ חָיִינוּ״ — הֲרֵי זֶה תַּלְמִיד חָכָם, ״חַיִּים״ — הֲרֵי זֶה בּוּר. נְהַרְבְּלָאֵי מַתְנִי אִיפְּכָא, וְלֵית הִילְכָתָא כִּנְהַרְבְּלָאֵי.À propos de la formule du zimoun, il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi dit : celui qui dit « et par Sa bonté nous vivons », c'est un érudit ; mais celui qui dit « par Sa bonté ils vivent », c'est un ignorant, car il s'exclut de la collectivité. Les Sages de Neharbel enseignaient l'inverse : selon eux, « ils vivent » est préférable car plus englobant. Mais la halakha n'est pas conforme aux Sages de Neharbel.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״נְבָרֵךְ שֶׁאָכַלְנוּ מִשֶּׁלּוֹ״ — הֲרֵי זֶה תַּלְמִיד חָכָם, ״לְמִי שֶׁאָכַלְנוּ מִשֶּׁלּוֹ״ — הֲרֵי זֶה בּוּר.Rabbi Yo'hanan a dit : celui qui dit dans le zimoun « Bénissons Celui dont nous avons mangé », c'est un érudit ; mais celui qui dit « Bénissons celui à qui appartient ce que nous avons mangé » (avec lemi, « à qui »), c'est un ignorant, car on croirait que la bénédiction s'adresse au maître de maison.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: וְהָא אָמְרִינַן ״לְמִי שֶׁעָשָׂה לַאֲבוֹתֵינוּ וְלָנוּ אֶת כׇּל הַנִּסִּים הָאֵלּוּ״. אֲמַר לֵיהּ: הָתָם מוֹכְחָא מִילְּתָא, מַאן עָבֵיד נִיסֵּי — קוּדְשָׁא בְּרִיךְ הוּא.Rav A'ha fils de Rava dit à Rav Achi : Mais ne disons-nous pas (dans la Haggada de Pessa'h) : « À Celui qui a fait pour nos pères et pour nous tous ces miracles », avec la même tournure « à Celui qui » ? Il lui dit : Là, la chose est évidente : qui fait des miracles ? Le Saint, béni soit-Il. Pour la nourriture en revanche, ce n'est pas évident, puisque le maître de maison l'a aussi fournie.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״בָּרוּךְ שֶׁאָכַלְנוּ מִשֶּׁלּוֹ״ — הֲרֵי זֶה תַּלְמִיד חָכָם, ״עַל הַמָּזוֹן שֶׁאָכַלְנוּ״ — הֲרֵי זֶה בּוּר.Rabbi Yo'hanan a dit : celui qui dit dans le zimoun « Béni soit Celui dont nous avons mangé », c'est un érudit ; mais celui qui dit « pour la nourriture que nous avons mangée », c'est un ignorant, car on croirait qu'il bénit le maître de maison : s'il bénissait D.ieu, pourquoi limiterait-il la bénédiction à la nourriture (Tossefot) ?
- אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: לָא אֲמַרַן אֶלָּא בִּשְׁלֹשָׁה, דְּלֵיכָּא שֵׁם שָׁמַיִם, אֲבָל בַּעֲשָׂרָה, דְּאִיכָּא שֵׁם שָׁמַיִם — מוֹכְחָא מִילְּתָא, כְּדִתְנַן: כָּעִנְיָן שֶׁהוּא מְבָרֵךְ, כָּךְ עוֹנִין אַחֲרָיו: ״בָּרוּךְ ה׳ אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל אֱלֹהֵי הַצְּבָאוֹת יוֹשֵׁב הַכְּרוּבִים עַל הַמָּזוֹן שֶׁאָכַלְנוּ״.Rav Houna fils de Rav Yehochoua a dit : Nous n'avons dit cette règle que pour un zimoun de trois, où il n'y a pas de mention du Nom du Ciel ; mais à dix, où il y a mention du Nom du Ciel, la chose est évidente : on sait à qui s'adresse la bénédiction, comme nous avons appris (dans notre Michna) : de la manière dont il bénit, ainsi on lui répond : « Béni soit Hachem, notre D.ieu, D.ieu d'Israël, D.ieu des armées, qui siège sur les chérubins, pour la nourriture que nous avons mangée ».
- אֶחָד עֲשָׂרָה, וְאֶחָד עֲשָׂרָה רִבּוֹא. הָא גוּפָא קַשְׁיָא, אָמְרַתְּ אֶחָד עֲשָׂרָה וְאֶחָד עֲשָׂרָה רִבּוֹא, אַלְמָא כִּי הֲדָדֵי נִינְהוּ, וַהֲדַר קָתָנֵי בְּמֵאָה אוֹמֵר, בְּאֶלֶף אוֹמֵר, בְּרִבּוֹא אוֹמֵר!Nous avons appris dans notre Michna à propos de la formule du zimoun : on dit la même chose que ce soit à dix ou à cent mille. La Guemara objecte : cela même est difficile ! Tu as dit : « que ce soit à dix ou à cent mille » ; donc les deux cas sont semblables ; et ensuite la Michna enseigne : à cent, celui qui bénit dit ceci ; à mille, il dit cela ; à dix mille, il dit autre chose ! La formule dépend donc du nombre.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: לָא קַשְׁיָא, הָא רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, הָא רַבִּי עֲקִיבָא. דִּתְנַן, רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר: לְפִי רוֹב הַקָּהָל הֵם מְבָרְכִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בְּמַקְהֵלוֹת בָּרְכוּ אֱלֹהִים״.Rav Yossef a dit : Ce n'est pas difficile : ce sont deux opinions différentes. Ceci est l'opinion de Rabbi Yossé HaGuelili, et cela celle de Rabbi Akiva. Comme nous avons appris (dans notre Michna) : Rabbi Yossé HaGuelili dit : c'est selon la taille de l'assemblée qu'ils bénissent, comme il est dit : « Dans les assemblées, bénissez D.ieu » (Psaumes 68, 27).
- אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא: מַה מָּצִינוּ בְּבֵית הַכְּנֶסֶת וְכוּ׳. וְרַבִּי עֲקִיבָא, הַאי קְרָא דְּרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא, הָיָה רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מִנַּיִן שֶׁאֲפִילּוּ עוּבָּרִין שֶׁבִּמְעֵי אִמָּן אָמְרוּ שִׁירָה עַל הַיָּם — שֶׁנֶּאֱמַר: ״בְּמַקְהֵלוֹת בָּרְכוּ אֱלֹהִים ה׳ מִמְּקוֹר יִשְׂרָאֵל״. וְאִידַּךְ? מִ״מְּקוֹר״ נָפְקָא.Nous avons aussi appris dans notre Michna : Rabbi Akiva a dit : Que trouvons-nous à la synagogue ? etc. Qu'ils soient nombreux ou peu nombreux, dès lors qu'ils sont dix, l'officiant dit « Bénissez Hachem » ; de même pour le zimoun, la formule ne change pas. La Guemara demande : Et Rabbi Akiva, ce verset de Rabbi Yossé HaGuelili, qu'en fait-il ? Réponse : il en a besoin pour ce qui a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Méïr disait : D'où savons-nous que même les fœtus dans le ventre de leur mère ont dit le cantique sur la mer des Joncs ? Comme il est dit : « Dans les assemblées, bénissez D.ieu, Hachem, depuis la source d'Israël » (Psaumes 68, 27), et les fœtus font partie de ces assemblées. Et l'autre, Rabbi Yossé HaGuelili, d'où tire-t-il le cantique des fœtus ? Il le déduit de « source », qu'il interprète comme une allusion au ventre maternel.
- אָמַר רָבָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי עֲקִיבָא. רָבִינָא וְרַב חָמָא בַּר בּוּזִי אִקְּלַעוּ לְבֵי רֵישׁ גָּלוּתָא. קָם רַב חָמָא וְקָא מְהַדַּר אַבֵּי מְאָה. אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא: לָא צְרִיכַתְּ, הָכִי אָמַר רָבָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי עֲקִיבָא.Rava a dit : La halakha est conforme à Rabbi Akiva. La Guemara raconte : Ravina et Rav 'Hama bar Bouzi se rendirent à un repas chez l'Exilarque (Rech Galouta, chef de la diaspora). À la fin du repas, Rav 'Hama se leva et cherchait à réunir cent convives, pour dire la formule du zimoun de cent. Ravina lui dit : Tu n'en as pas besoin ; ainsi a dit Rava : la halakha est conforme à Rabbi Akiva, et la formule reste la même dès lors qu'ils sont au moins dix.
- אָמַר רָבָא: כִּי אָכְלִינַן רִפְתָּא בֵּי רֵישׁ גָּלוּתָא, מְבָרְכִינַן שְׁלֹשָׁה שְׁלֹשָׁה. וְלִיבָרְכוּ עֲשָׂרָה עֲשָׂרָה! — שְׁמַע רֵישׁ גָּלוּתָא וְאִיקְּפַד. וְנִיפְּקוּ בְּבִרְכְּתָא דְּרֵישׁ גָּלוּתָא! — אַיְּידֵי דְּאָוְושׁוּ כּוּלֵּי עָלְמָא, לָא שָׁמְעִי.La Guemara rapporte la conduite de Rava aux repas de l'Exilarque. Rava a dit : Quand nous mangions du pain chez l'Exilarque, nous bénissions (faisions le zimoun) par groupes de trois. La Guemara demande : qu'ils bénissent par groupes de dix ! Réponse : l'Exilarque l'entendrait et se fâcherait de voir un groupe de Sages bénir avant qu'il ait fini son repas. Question : qu'ils s'acquittent alors par la bénédiction de l'Exilarque ! Réponse : comme tout le monde fait du bruit, ils n'entendent pas, et ne s'acquitteraient pas.
- אָמַר רַבָּה תּוֹסְפָאָה: הָנֵי שְׁלֹשָׁה דְּכָרְכִי רִפְתָּא בַּהֲדֵי הֲדָדֵי, וּקְדֵים חַד מִינַּיְיהוּ וּבָרֵיךְ לְדַעְתֵּיהּ — אִינּוּן נָפְקִין בְּזִמּוּן דִּידֵיהּ, אִיהוּ לָא נָפֵיק בְּזִמּוּן דִּידְהוּ — לְפִי שֶׁאֵין זִמּוּן לְמַפְרֵעַ.Rabba Tossefaa a dit : Ces trois personnes qui ont rompu le pain ensemble, et l'une d'elles a devancé les autres et a béni pour elle-même, sans zimoun : eux, les deux autres, s'acquittent par son zimoun, c'est-à-dire grâce à sa participation au zimoun ; mais lui ne s'acquitte pas par leur zimoun, parce qu'il n'y a pas de zimoun rétroactif : une fois qu'il a béni, sa participation au zimoun ne lui sert plus à rien.
- רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר. רַפְרָם בַּר פָּפָּא אִקְּלַע לְבֵי כְּנִישְׁתָּא דַּאֲבִי גִיבָּר, קָם קְרָא בְּסִפְרָא וַאֲמַר ״בָּרְכוּ אֶת ה׳״, וְאִשְׁתִּיק, וְלָא אֲמַר ״הַמְבוֹרָךְ״. אֲוַושׁוּ כּוּלֵּי עָלְמָא: ״בָּרְכוּ אֶת ה׳ הַמְבוֹרָךְ״. אֲמַר רָבָא: פַּתְיָא אוּכָּמָא, בַּהֲדֵי פְּלוּגְתָּא לְמָה לְךָ? וְעוֹד, הָא נְהוּג עָלְמָא כְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל.La Michna enseigne que selon Rabbi Akiva on dit à la synagogue « Bénissez Hachem », tandis que Rabbi Ichmaël dit : « Bénissez Hachem, le Béni ». Rafram bar Pappa se rendit à la synagogue d'Abei Guivar ; il se leva pour lire dans le rouleau de la Torah et dit : « Bénissez Hachem », puis se tut, et ne dit pas « le Béni ». Comme l'assemblée n'avait pas cet usage, tout le monde s'écria : « Bénissez Hachem, le Béni ! » Rava lui dit : Marmite noire (surnom affectueux d'un érudit qui se consume dans l'étude), pourquoi te mêler d'une machlokèt (divergence d'opinions) ? La formule de Rabbi Ichmaël, qui inclut celle de Rabbi Akiva, convient aux deux. Et de plus, l'usage général suit Rabbi Ichmaël.
- מַתְנִי׳ שְׁלֹשָׁה שֶׁאָכְלוּ כְּאַחַת — אֵינָן רַשָּׁאִין לֵיחָלֵק. וְכֵן אַרְבָּעָה, וְכֵן חֲמִשָּׁה. שִׁשָּׁה — נֶחְלָקִין, עַד עֲשָׂרָה. וַעֲשָׂרָה — אֵין נֶחֱלָקִין, עַד עֶשְׂרִים.MICHNA : Trois personnes qui ont mangé ensemble n'ont pas le droit de se séparer pour bénir chacune seule : elles font ensemble le zimoun. Et de même quatre, et de même cinq. Mais six se divisent en deux groupes, chacun faisant son zimoun, jusqu'à dix non inclus. Et dix ne se divisent pas, jusqu'à ce qu'ils soient vingt. Le principe : un groupe ne se divise que si chaque sous-groupe peut dire la même formule que le groupe entier.
- שְׁתֵּי חֲבוּרוֹת שֶׁהָיוּ אוֹכְלוֹת בְּבַיִת אֶחָד, בִּזְמַן שֶׁמִּקְצָתָן רוֹאִין אֵלּוּ אֶת אֵלּוּ — הֲרֵי אֵלּוּ מִצְטָרְפִין לְזִמּוּן, וְאִם לָאו — אֵלּוּ מְזַמְּנִין לְעַצְמָן וְאִלּוּ מְזַמְּנִין לְעַצְמָן.La Michna enseigne une règle sur la jonction de deux groupes : Deux groupes qui mangeaient dans une même maison : lorsqu'une partie d'entre eux se voient les uns les autres, ils se joignent pour le zimoun ; sinon, ceux-ci font le zimoun pour eux-mêmes et ceux-là font le zimoun pour eux-mêmes.
- אֵין מְבָרְכִין עַל הַיַּיִן עַד שֶׁיִּתֵּן לְתוֹכוֹ מַיִם, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: מְבָרְכִין.La Michna traite aussi de la bénédiction sur le vin : On ne bénit pas sur le vin avant d'y avoir mis de l'eau – ce sont les paroles de Rabbi Eliézer : le vin pur, trop fort, n'est pas digne de bénédiction. Et les Sages disent : on bénit dessus, puisqu'il est possible de le boire pur.
- גְּמָ׳ מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? תְּנֵינָא חֲדָא זִימְנָא, שְׁלֹשָׁה שֶׁאָכְלוּ כְּאַחַת חַיָּיבִין לְזַמֵּן!GUEMARA : Au début de la Michna, on a appris que trois convives ne se séparent pas. Que nous apprend-elle ? Nous l'avons déjà appris une fois : trois qui ont mangé ensemble sont tenus de faire le zimoun !
- הָא קָא מַשְׁמַע לַן, כִּי הָא דְּאָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר שְׁמוּאֵל: שְׁלֹשָׁה שֶׁיָּשְׁבוּ לֶאֱכוֹל כְּאַחַת, וַעֲדַיִן לֹא אָכְלוּ — אֵינָן רַשָּׁאִין לֵיחָלֵק.Réponse : elle nous apprend ceci, comme ce qu'a dit Rabbi Abba au nom de Chmouel : trois personnes qui se sont assises pour manger ensemble, et qui n'ont pas encore mangé, néanmoins n'ont pas le droit de se séparer.
- לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא: אָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר שְׁמוּאֵל, הָכִי קָתָנֵי: שְׁלֹשָׁה שֶׁיָּשְׁבוּ לֶאֱכוֹל כְּאַחַת, אַף עַל פִּי שֶׁכָּל אֶחָד וְאֶחָד אוֹכֵל מִכִּכָּרוֹ, אֵינָן רַשָּׁאִין לֵיחָלֵק. אִי נָמֵי כִּי הָא דְּרַב הוּנָא, דְּאָמַר רַב הוּנָא: שְׁלֹשָׁה שֶׁבָּאוּ מִשָּׁלֹשׁ חֲבוּרוֹת, אֵינָן רַשָּׁאִין לֵיחָלֵק.Autre version : Rabbi Abba a dit au nom de Chmouel : voici ce qu'enseigne la Michna : trois personnes qui se sont assises pour manger ensemble, bien que chacune ne partage pas le repas des autres et mange de sa propre miche, forment un groupe pour le zimoun et n'ont pas le droit de se séparer. Ou bien la Michna vient enseigner ce qu'a dit Rav Houna, car Rav Houna a dit : trois personnes venues de trois groupes différents, qui se sont assises ensemble, n'ont pas le droit de se séparer.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: וְהוּא שֶׁבָּאוּ מִשָּׁלֹשׁ חֲבוּרוֹת שֶׁל שְׁלֹשָׁה בְּנֵי אָדָם.Rav 'Hisda a dit : Et cela ne vaut que s'ils sont venus de trois groupes de trois personnes chacun : chaque groupe d'origine était astreint au zimoun, et cette obligation ne s'est pas éteinte.
- אָמַר רָבָא:Rava a apporté une restriction et a dit :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.