Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״מִכֹּל מַעְשְׂרֹתֵיכֶם תָּרִימוּ״. וּמָה רָאִיתָ? הַאי אִידְּגַן וְהַאי לָא אִידְּגַן.« De toutes vos dîmes, vous prélèverez » (Nombres 18, 29) le prélèvement d'Hachem : la grande terouma doit donc être prélevée de tous les dons du Lévi. La Guemara demande : Et qu'as-tu vu pour exiger la grande terouma du premier maasser prélevé sur le grain en tas, et non de celui prélevé dans les épis ? Abayé répond : Celui-ci, une fois battu et mis en tas, est devenu du grain (dagan), et celui-là, resté dans l'épi, n'est pas encore devenu du grain. Or il est écrit au sujet de la grande terouma : « Les prémices de ton grain » (Deutéronome 18, 4) ; dès qu'il est appelé grain, le droit du Cohen s'y applique.
- מַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְהֶקְדֵּשׁ שֶׁנִּפְדּוּ: פְּשִׁיטָא! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁנָּתַן אֶת הַקֶּרֶן, וְלֹא נָתַן אֶת הַחוֹמֶשׁ. וְהָא קָא מַשְׁמַע לַן דְּאֵין חוֹמֶשׁ מְעַכֵּב.Nous avons appris dans la Michna : si l'un des convives a mangé du deuxième maasser (dîme consommée à Jérusalem) ou des aliments consacrés (hekdech) qui ont été rachetés, on fait le zimoun avec lui. La Guemara s'étonne : C'est évident ! Elle répond : De quoi s'agit-il ici ? Du cas où il a donné le principal (la valeur de l'objet), mais n'a pas donné le cinquième ('homech) qu'il doit ajouter lors du rachat ; et la Michna nous enseigne que l'absence du cinquième n'empêche pas la validité du rachat.
- הַשַּׁמָּשׁ שֶׁאָכַל כְּזַיִת: פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְתֵימָא: שַׁמָּשׁ לָא קָבַע — קָא מַשְׁמַע לַן.La Michna enseigne : Le serviteur qui a mangé au moins la quantité d'une olive (kazayit) est compté dans le zimoun. La Guemara s'étonne : C'est évident ! Elle répond : Tu aurais pu dire que le serviteur, qui se tient debout pour servir les convives, ne s'est pas fixé au repas et ne peut donc être compté ; la Michna nous enseigne qu'il l'est.
- וְהַכּוּתִי מְזַמְּנִין עָלָיו: אַמַּאי? לֹא יְהֵא אֶלָּא עַם הָאָרֶץ! וְתַנְיָא אֵין מְזַמְּנִין עַל עַם הָאָרֶץ!La Michna enseigne : Et le Kouti (Samaritain), on fait le zimoun avec lui. La Guemara demande : Pourquoi ? Même si on le considère comme Juif, qu'il ne soit au mieux qu'un am haarets (ignorant, peu scrupuleux en matière de pureté et de dîmes) ; or il a été enseigné dans une baraïta : On ne fait pas le zimoun avec un am haarets !
- אַבָּיֵי אָמַר בְּכוּתִי חָבֵר. רָבָא אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא בְּכוּתִי עַם הָאָרֶץ, וְהָכָא בְּעַם הָאָרֶץ דְּרַבָּנַן דִּפְלִיגִי עֲלֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר עָסְקִינַן, דְּתַנְיָא: אֵיזֶהוּ עַם הָאָרֶץ? — כֹּל שֶׁאֵינוֹ אוֹכֵל חוּלָּיו בְּטָהֳרָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: כֹּל שֶׁאֵינוֹ מְעַשֵּׂר פֵּירוֹתָיו כָּרָאוּי. וְהָנֵי כּוּתָאֵי עַשּׂוֹרֵי מְעַשְּׂרִי כְּדַחֲזֵי, דִּבְמַאי דִּכְתִיב בְּאוֹרָיְיתָא מִזְהָר זְהִירִי. דְּאָמַר מָר כׇּל מִצְוָה שֶׁהֶחֱזִיקוּ בָּהּ כּוּתִים — הַרְבֵּה מְדַקְדְּקִין בָּהּ, יוֹתֵר מִיִּשְׂרָאֵל.Abayé a dit : Il s'agit d'un Kouti 'haver (scrupuleux en matière de pureté et de dîmes). Rava a dit : Tu peux même dire qu'il s'agit d'un Kouti am haarets ; et ici, dans la baraïta qui interdit le zimoun, nous traitons de l'am haarets selon la définition des Sages qui divergent d'avec Rabbi Méïr, comme il a été enseigné dans une baraïta : Qui est un am haarets ? Quiconque ne mange pas ses aliments profanes ('houlin) en état de pureté ; ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : Quiconque ne prélève pas la dîme de ses fruits comme il convient. Or ces Koutim prélèvent les dîmes comme il convient, car dans ce qui est écrit dans la Torah, ils sont très scrupuleux, comme le Maître a dit : Toute mitsva que les Koutim ont adoptée, ils y sont beaucoup plus pointilleux qu'Israël.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵיזֶהוּ עַם הָאָרֶץ? — כֹּל שֶׁאֵינוֹ קוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע עַרְבִית וְשַׁחֲרִית, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: כֹּל שֶׁאֵינוֹ מַנִּיחַ תְּפִילִּין. בֶּן עַזַּאי אוֹמֵר: כֹּל שֶׁאֵין לוֹ צִיצִית בְּבִגְדוֹ. רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: כֹּל שֶׁאֵין מְזוּזָה עַל פִּתְחוֹ. רַבִּי נָתָן בַּר יוֹסֵף אוֹמֵר: כֹּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ בָּנִים וְאֵינוֹ מְגַדְּלָם לְתַלְמוּד תּוֹרָה. אֲחֵרִים אוֹמְרִים: אֲפִילּוּ קָרָא וְשָׁנָה וְלֹא שִׁמֵּשׁ תַּלְמִידֵי חֲכָמִים הֲרֵי זֶה עַם הָאָרֶץ. אָמַר רַב הוּנָא: הֲלָכָה כַּאֲחֵרִים.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Qui est un am haarets ? Quiconque ne lit pas le Chema soir et matin ; ce sont les paroles de Rabbi Eliézer. Rabbi Yehochoua dit : Quiconque ne met pas les tefilin. Ben Azaï dit : Quiconque n'a pas de tsitsit à son vêtement. Rabbi Nathan dit : Quiconque n'a pas de mezouza à sa porte. Rabbi Nathan bar Yossef dit : Quiconque a des fils et ne les élève pas dans l'étude de la Torah. D'autres (A'hérim) disent : Même s'il a lu la Bible et étudié la Michna, mais n'a pas servi les érudits (talmidei 'hakhamim) pour apprendre d'eux le sens de son étude, voici que c'est un am haarets. Rav Houna a dit : La halakha est conforme aux A'hérim.
- רָמֵי בַּר חָמָא לָא אַזְמֵין עֲלֵיהּ דְּרַב מְנַשְּׁיָא בַּר תַּחְלִיפָא דְּתָנֵי סִיפְרָא וְסִפְרֵי וְהִלְכְתָא. כִּי נָח נַפְשֵׁיהּ דְּרָמֵי בַּר חָמָא, אָמַר רָבָא: לָא נָח נַפְשֵׁיהּ דְּרָמֵי בַּר חָמָא אֶלָּא דְּלָא אַזְמֵין אַרַב מְנַשְּׁיָא בַּר תַּחְלִיפָא. וְהָתַנְיָא — אֲחֵרִים אוֹמְרִים אֲפִילּוּ קָרָא וְשָׁנָה וְלֹא שִׁמֵּשׁ תַּלְמִידֵי חֲכָמִים הֲרֵי זֶה עַם הָאָרֶץ? שָׁאנֵי רַב מְנַשְּׁיָא בַּר תַּחְלִיפָא דִּמְשַׁמַּע לְהוּ לְרַבָּנַן, וְרָמֵי בַּר חָמָא הוּא דְּלָא דָּק אַבָּתְרֵיהּ. לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא: דְּשָׁמַע שְׁמַעְתָּתָא מִפּוּמַּיְיהוּ דְרַבָּנַן וְגָרֵיס לְהוּ — כְּצוֹרְבָא מֵרַבָּנָן דָּמֵי.Rami bar 'Hama ne fit pas le zimoun avec Rav Menachia bar Ta'hlifa, qui avait étudié le Sifra, le Sifré et les halakhot, parce qu'il pensait que celui-ci n'avait pas servi les érudits. Quand Rami bar 'Hama mourut, Rava dit : Rami bar 'Hama n'est mort que parce qu'il n'avait pas fait le zimoun avec Rav Menachia bar Ta'hlifa. La Guemara demande : Mais n'a-t-il pas été enseigné : D'autres disent : Même s'il a lu et étudié mais n'a pas servi les érudits, voici que c'est un am haarets ? Pourquoi donc Rami bar 'Hama a-t-il été puni ? Elle répond : Rav Menachia bar Ta'hlifa est différent, car il servait les Sages, et c'est Rami bar 'Hama qui ne s'était pas renseigné à son sujet. Autre version de la réponse : Celui qui entend les enseignements de la bouche des Sages et les étudie est considéré comme un jeune érudit (tsourba mérabbanan).
- אָכַל טֶבֶל וּמַעֲשֵׂר וְכוּ׳: טֶבֶל פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא בְּטֶבֶל טָבוּל מִדְּרַבָּנַן. הֵיכִי דָּמֵי — בְּעָצִיץ שֶׁאֵינוֹ נָקוּב.La Michna enseigne : S'il a mangé du tevel (produit dont les prélèvements n'ont pas été faits) ou du premier maasser dont la terouma n'a pas été prélevée, etc., on ne fait pas le zimoun avec lui. La Guemara s'étonne : Le tevel, c'est évident ! puisqu'il est interdit de le manger. Elle répond : Ce n'est nécessaire que pour un tevel qui n'est tevel que d'ordre rabbinique, alors qu'il est permis selon la Torah. Quel est le cas ? Celui d'un produit qui a poussé dans un pot non percé : ce qui pousse détaché du sol est exempt de dîmes selon la Torah, et n'est tevel que d'ordre rabbinique.
- מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן כּוּ׳: פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא כְּגוֹן שֶׁהִקְדִּימוֹ בִּכְרִי. מַהוּ דְתֵימָא כְּדַאֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי — קָא מַשְׁמַע לַן כִּדְשַׁנִּי לֵיהּ.La Michna enseigne : Le premier maasser, etc. dont la terouma n'a pas été prélevée. La Guemara s'étonne : C'est évident ! Elle répond : Ce n'est nécessaire que dans le cas où le Lévi l'a devancé (le Cohen) alors que le grain était déjà en tas. Tu aurais pu dire comme Rav Pappa a dit à Abayé, que dans ce cas aussi il serait exempt de la grande terouma ; la Michna nous enseigne qu'il n'en est rien, comme Abayé lui a répondu.
- מַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְכוּ׳: פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, שֶׁנִּפְדּוּ וְלֹא נִפְדּוּ כְּהִלְכָתָן. מַעֲשֵׂר שֵׁנִי — כְּגוֹן שֶׁפְּדָאוֹ עַל גַּבֵּי אֲסִימוֹן, וְרַחֲמָנָא אָמַר: ״וְצַרְתָּ הַכֶּסֶף בְּיָדְךָ״ — כֶּסֶף שֶׁיֵּשׁ לוֹ עָלָיו צוּרָה. הֶקְדֵּשׁ — שֶׁחִלְּלוֹ עַל גַּבֵּי קַרְקַע, וְלֹא פְּדָאוֹ בְּכֶסֶף, וְרַחֲמָנָא אָמַר: ״וְנָתַן הַכֶּסֶף וְקָם לוֹ״.La Michna enseigne : Le deuxième maasser, etc. et les biens consacrés qui n'ont pas été rachetés, on ne fait pas le zimoun avec celui qui en a mangé. La Guemara s'étonne : C'est évident ! Elle répond : Ce n'est nécessaire que dans le cas où ils ont été rachetés, mais pas rachetés selon la règle. Le deuxième maasser : par exemple, s'il l'a racheté avec un assimon (pièce d'argent non frappée), alors que le Miséricordieux a dit : « Et tu serreras l'argent dans ta main » (Deutéronome 14, 25) : « vetsarta » enseigne qu'il faut de l'argent qui porte une effigie (tsoura). Les biens consacrés : s'il les a rachetés contre un terrain, et ne les a pas rachetés avec de l'argent, alors que le Miséricordieux a dit : « Il donnera l'argent et cela lui sera acquis » (cf. Lévitique 27, 19).
- וְהַשַּׁמָּשׁ שֶׁאָכַל פָּחוֹת מִכְּזַיִת: פְּשִׁיטָא! אַיְּידִי דִּתְנָא רֵישָׁא ״כְּזַיִת״, תְּנָא סֵיפָא ״פָּחוֹת מִכְּזַיִת״.La Michna enseigne : Et le serviteur qui a mangé moins que la quantité d'une olive n'est pas compté. La Guemara s'étonne : C'est évident ! Elle répond : Puisque la Michna a enseigné dans la première partie « la quantité d'une olive », elle a enseigné dans la dernière partie « moins que la quantité d'une olive ».
- וְהַנׇּכְרִי אֵין מְזַמְּנִין עָלָיו: פְּשִׁיטָא! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, בְּגֵר שֶׁמָּל וְלֹא טָבַל. דְּאָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לְעוֹלָם אֵינוֹ גֵּר עַד שֶׁיִּמּוֹל וְיִטְבּוֹל, וְכַמָּה דְּלָא טְבַל גּוֹי הוּא.La Michna enseigne : Et le non-Juif, on ne fait pas le zimoun avec lui. La Guemara s'étonne : C'est évident ! Elle répond : De quoi s'agit-il ici ? D'un converti qui s'est circoncis mais ne s'est pas encore immergé au mikvé, car Rabbi Zeira a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : On n'est jamais converti tant qu'on ne s'est pas circoncis et immergé ; et tant qu'il ne s'est pas immergé, il est non-Juif.
- נָשִׁים וַעֲבָדִים וּקְטַנִּים אֵין מְזַמְּנִין עֲלֵיהֶן. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: קָטָן הַמּוּטָּל בַּעֲרִיסָה מְזַמְּנִין עָלָיו.Il a été enseigné : Les femmes, les esclaves et les mineurs, on ne fait pas le zimoun avec eux. Rabbi Yossé a dit : Un enfant couché dans son berceau, on fait le zimoun avec lui.
- וְהָא תְּנַן: נָשִׁים וַעֲבָדִים וּקְטַנִּים אֵין מְזַמְּנִין עֲלֵיהֶם!La Guemara objecte : Mais n'avons-nous pas appris dans la Michna : Les femmes, les esclaves et les mineurs, on ne fait pas le zimoun avec eux !
- הוּא דְּאָמַר כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי. דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ קָטָן הַמּוּטָּל בַּעֲרִיסָה אֵין מְזַמְּנִין עָלָיו, אֲבָל עוֹשִׂין אוֹתוֹ סְנִיף לַעֲשָׂרָה.La Guemara répond : Rabbi Yossé a parlé selon Rabbi Yehochoua ben Lévi, car Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Bien qu'on ait dit qu'un enfant couché dans son berceau, on ne fait pas le zimoun avec lui, on en fait cependant un appoint (senif) pour compléter dix, afin de mentionner le Nom de D.ieu dans le zimoun.
- וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: תִּשְׁעָה וְעֶבֶד — מִצְטָרְפִין. מֵיתִיבִי: מַעֲשֶׂה בְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר שֶׁנִּכְנַס לְבֵית הַכְּנֶסֶת וְלֹא מָצָא עֲשָׂרָה, וְשִׁחְרֵר עַבְדּוֹ וְהִשְׁלִימוֹ לַעֲשָׂרָה. שִׁחְרֵר — אִין, לֹא שִׁחְרֵר — לָא. תְּרֵי אִיצְטְרִיכוּ, שַׁחְרֵר חַד וְנָפֵיק בְּחַד.Et Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Neuf hommes libres et un esclave se joignent pour former dix. La Guemara objecte : Il arriva que Rabbi Eliézer entra à la synagogue et n'y trouva pas dix hommes ; il affranchit son esclave et compléta avec lui les dix. On en déduit : s'il l'a affranchi, oui, il compte ; s'il ne l'a pas affranchi, non ! La Guemara répond : Il en fallait deux ; Rabbi Eliézer en affranchit un et s'acquitta avec l'autre, qui compléta les dix sans avoir été affranchi.
- וְהֵיכִי עָבֵיד הָכִי? וְהָאָמַר רַב יְהוּדָה כׇּל הַמְשַׁחְרֵר עַבְדּוֹ עוֹבֵר בַּעֲשֵׂה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לְעֹלָם בָּהֶם תַּעֲבֹדוּ״? לִדְבַר מִצְוָה שָׁאנֵי: מִצְוָה הַבָּאָה בַּעֲבֵרָה הִיא! — מִצְוָה דְרַבִּים שָׁאנֵי.La Guemara demande : Et comment a-t-il fait cela ? Rav Yehouda n'a-t-il pas dit : Quiconque affranchit son esclave cananéen transgresse un commandement positif, comme il est dit : « Vous les ferez travailler à jamais » (Lévitique 25, 46) ? Elle répond : Pour une chose relevant d'une mitsva, c'est différent. La Guemara objecte : C'est une mitsva qui vient par une transgression ! Elle répond : Une mitsva qui profite au public est différente.
- וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: לְעוֹלָם יַשְׁכִּים אָדָם לְבֵית הַכְּנֶסֶת כְּדֵי שֶׁיִּזְכֶּה וְיִמָּנֶה עִם עֲשָׂרָה הָרִאשׁוֹנִים, שֶׁאֲפִילּוּ מֵאָה בָּאִים אַחֲרָיו — קִבֵּל עָלָיו שְׂכַר כּוּלָּם. ״שְׂכַר כּוּלָּם״ סָלְקָא דַּעְתָּךְ?! אֶלָּא אֵימָא: נוֹתְנִין לוֹ שָׂכָר כְּנֶגֶד כּוּלָּם.Et Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Que l'homme se lève toujours tôt pour aller à la synagogue, afin d'avoir le mérite d'être compté parmi les dix premiers, car même si cent viennent après lui, il reçoit la récompense de tous. La Guemara s'étonne : « La récompense de tous », cela te vient-il à l'esprit ?! Pourquoi leur prendrait-il leur récompense ? Dis plutôt : On lui donne une récompense équivalente à celle de tous.
- אָמַר רַב הוּנָא: תִּשְׁעָה וְאָרוֹן — מִצְטָרְפִין. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן: וְאָרוֹן גַּבְרָא הוּא? אֶלָּא אָמַר רַב הוּנָא: תִּשְׁעָה נִרְאִין כַּעֲשָׂרָה — מִצְטָרְפִין. אָמְרִי לַהּ: כִּי מְכַנְּפִי. וְאָמְרִי לַהּ: כִּי מְבַדְּרִי.Rav Houna a dit : Neuf et l'arche sainte, où sont conservés les rouleaux de la Torah, se joignent pour faire dix. Rav Na'hman lui dit : L'arche est-elle un homme ? Plutôt, Rav Houna a dit : Neuf qui paraissent dix se joignent. Certains disent : ils paraissent dix quand ils sont rassemblés ; et certains disent : quand ils sont dispersés.
- אָמַר רַב אַמֵּי: שְׁנַיִם וְשַׁבָּת מִצְטָרְפִין. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן: וְשַׁבָּת גַּבְרָא הוּא?! אֶלָּא אָמַר רַבִּי אַמֵּי: שְׁנֵי תַּלְמִידֵי חֲכָמִים הַמְחַדְּדִין זֶה אֶת זֶה בַּהֲלָכָה מִצְטָרְפִין. מַחְוֵי רַב חִסְדָּא: כְּגוֹן אֲנָא וְרַב שֵׁשֶׁת. מַחְוֵי רַב שֵׁשֶׁת: כְּגוֹן אֲנָא וְרַב חִסְדָּא.Rav Ami a dit : Deux et le Chabbat se joignent pour le zimoun. Rav Na'hman lui dit : Le Chabbat est-il un homme ?! Plutôt, Rabbi Ami a dit : Deux érudits qui s'aiguisent l'un l'autre dans la halakha se joignent et comptent pour trois. Rav 'Hisda montra un exemple : Comme moi et Rav Chéchet. Rav Chéchet montra : Comme moi et Rav 'Hisda.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: קָטָן פּוֹרֵחַ — מְזַמְּנִין עָלָיו. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: קָטָן שֶׁהֵבִיא שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת — מְזַמְּנִין עָלָיו, וְשֶׁלֹּא הֵבִיא שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת — אֵין מְזַמְּנִין עָלָיו, וְאֵין מְדַקְדְּקִין בְּקָטָן. הָא גוּפָא קַשְׁיָא, אָמְרַתְּ: הֵבִיא שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת — אִין, לָא הֵבִיא — לָא. וַהֲדַר תָּנֵי אֵין מְדַקְדְּקִין בְּקָטָן. לְאֵתוּיֵי מַאי? לָאוRabbi Yo'hanan a dit : Un mineur « florissant » (poréa'h, qui présente des signes de puberté avant l'âge), on fait le zimoun avec lui. Il a aussi été enseigné ainsi dans une baraïta : Un mineur qui a produit deux poils (signe de puberté), on fait le zimoun avec lui ; et celui qui n'a pas produit deux poils, on ne fait pas le zimoun avec lui ; et on n'est pas pointilleux pour un mineur. La Guemara remarque : Cette baraïta elle-même est difficile : tu as dit : s'il a produit deux poils, oui ; s'il n'en a pas produit, non. Et ensuite elle enseigne : on n'est pas pointilleux pour un mineur. Pour inclure quoi ? N'est-ce pas
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