Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּכוּלְּהוּ שִׁלְקֵי.… l'eau dans laquelle tous les légumes bouillis ont cuit ; on ajoute un peu d'huile à l'aniguéron (bouillon de légumes).
- אִם כֵּן, הָוֵה לֵיהּ אֲנִיגְרוֹן עִיקָּר וְשֶׁמֶן טָפֵל, וּתְנַן, זֶה הַכְּלָל: כֹּל שֶׁהוּא עִיקָּר וְעִמּוֹ טְפֵלָה, מְבָרֵךְ עַל הָעִיקָּר וּפוֹטֵר אֶת הַטְּפֵלָה!Mais s'il en est ainsi, ici aussi l'aniguéron est l'essentiel et l'huile est secondaire ; or nous avons appris dans la Michna : Voici la règle : tout aliment qui est l'essentiel et que l'on mange avec un aliment secondaire, on récite la bénédiction sur l'essentiel et elle exempte le secondaire ! Il faudrait donc réciter la bénédiction seulement sur l'aniguéron.
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — בְּחוֹשֵׁשׁ בִּגְרוֹנוֹ. דְּתַנְיָא: הַחוֹשֵׁשׁ בִּגְרוֹנוֹ לֹא יְעָרְעֶנּוּ בְּשֶׁמֶן תְּחִלָּה בְּשַׁבָּת, אֲבָל נוֹתֵן שֶׁמֶן הַרְבֵּה לְתוֹךְ אֲנִיגְרוֹן וּבוֹלֵעַ.La Guemara répond : De quoi traitons-nous ici ? De celui qui souffre de la gorge et la soigne avec de l'huile. Comme il a été enseigné dans une baraïta : Celui qui souffre de la gorge ne doit pas, au départ (lekhate'hila), se gargariser d'huile le Chabbat à des fins thérapeutiques, à cause du décret interdisant les remèdes le Chabbat ; mais il peut mettre beaucoup d'huile dans l'aniguéron et avaler. L'huile y est alors l'essentiel, et l'on récite « Qui crée le fruit de l'arbre ».
- פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְתֵימָא: כֵּיוָן דְּלִרְפוּאָה קָא מְכַוֵּין לָא לְבָרֵיךְ עֲלֵיהּ כְּלָל, קָא מַשְׁמַע לַן כֵּיוָן דְּאִית לֵיהּ הֲנָאָה מִינֵּיהּ, בָּעֵי בָּרוֹכֵי.La Guemara objecte : C'est évident ! La Guemara répond : On aurait pu dire : puisqu'il vise à se soigner, par remède, qu'il ne récite aucune bénédiction dessus ; elle nous enseigne donc que, puisqu'il en tire du plaisir, il doit réciter la bénédiction.
- קִמְחָא דְחִיטֵּי, רַב יְהוּדָה אָמַר: ״בּוֹרֵא פְּרִי הָאֲדָמָה״, וְרַב נַחְמָן אָמַר: ״שֶׁהַכֹּל נִהְיֶה בִּדְבָרוֹ״.La farine de blé : si on la mange telle quelle, quelle bénédiction récite-t-on ? Rav Yehouda a dit : on récite « Qui crée le fruit de la terre » ; et Rav Na'hman a dit : « Par la parole de Qui tout a été créé ».
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: לָא תִּפְלוֹג עֲלֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה, דְּרַבִּי יוֹחָנָן וּשְׁמוּאֵל קָיְימִי כְּווֹתֵיהּ. דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל, וְכֵן אָמַר רַבִּי יִצְחָק אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שֶׁמֶן זַיִת מְבָרְכִין עָלָיו ״בּוֹרֵא פְּרִי הָעֵץ״. אַלְמָא: אַף עַל גַּב דְּאִשְׁתַּנִּי — בְּמִלְּתֵיהּ קָאֵי. הָא נָמֵי, אַף עַל גַּב דְּאִשְׁתַּנִּי — בְּמִלְּתֵיהּ קָאֵי.Rava dit à Rav Na'hman : Ne sois pas en désaccord avec Rav Yehouda, car Rabbi Yo'hanan et Chmouel sont de son avis, bien qu'ils aient traité d'un autre sujet. Car Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel, et de même Rabbi Yits'hak a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Sur l'huile d'olive, on récite « Qui crée le fruit de l'arbre ». Il en ressort que, bien qu'elle ait été transformée (de l'olive en huile), elle conserve son statut premier. Ici aussi, bien qu'il ait été transformé (du blé en farine), il conserve son statut, et l'on récite « Qui crée le fruit de la terre ».
- מִי דָּמֵי? הָתָם — לֵית לֵיהּ עִלּוּיָא אַחֲרִינָא, הָכָא — אִית לֵיהּ עִלּוּיָא אַחֲרִינָא בְּפַת.La Guemara répond : Est-ce comparable ? Là, l'huile n'a pas d'autre amélioration possible ; ici, la farine a une autre amélioration possible, en pain. La farine n'est donc qu'une matière première, pour laquelle ne convient que « Par la parole de Qui tout a été créé ».
- וְכִי אִית לֵיהּ עִלּוּיָא אַחֲרִינָא לָא מְבָרְכִינַן עֲלֵיהּ ״בּוֹרֵא פְּרִי הָאֲדָמָה״ אֶלָּא ״שֶׁהַכֹּל״? וְהָא אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב מַתְנָא אָמַר שְׁמוּאֵל: אַקָּרָא חַיָּיא וְקִמְחָא דִשְׂעָרֵי מְבָרְכִינַן עֲלַיְיהוּ ״שֶׁהַכֹּל נִהְיָה בִּדְבָרוֹ״. מַאי לָאו דְּחִיטֵּי בּוֹרֵא פְּרִי הָאֲדָמָה!La Guemara demande : Et lorsqu'un aliment a une autre amélioration possible, on ne récite pas sur lui « Qui crée le fruit de la terre », mais « Par la parole de Qui tout a été créé » ? Mais voici que Rabbi Zeira a dit au nom de Rav Matna, au nom de Chmouel : Sur une courge crue et sur la farine d'orge, on récite « Par la parole de Qui tout a été créé ». N'est-ce pas pour dire que sur la farine de blé, on récite « Qui crée le fruit de la terre » ?!
- לָא, דְּחִיטֵּי נָמֵי ״שֶׁהַכֹּל נִהְיָה בִּדְבָרוֹ״.La Guemara répond : Non, sur la farine de blé aussi, on récite « Par la parole de Qui tout a été créé ».
- וְלַשְׁמְעִינַן דְּחִיטֵּי וְכׇל שֶׁכֵּן דִּשְׂעָרֵי!La Guemara demande : Alors qu'il nous enseigne la règle du blé, et à plus forte raison celle de l'orge !
- אִי אַשְׁמְעִינַן דְּחִיטֵּי הֲוָה אָמֵינָא הָנֵי מִילֵּי דְּחִיטֵּי, אֲבָל דִּשְׂעָרֵי לָא לְבָרֵיךְ עֲלֵיהּ כְּלָל, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara répond : S'il nous avait enseigné la règle du blé, j'aurais dit : cela ne vaut que pour la farine de blé, mais sur celle d'orge, qu'on ne récite aucune bénédiction ; il nous enseigne donc qu'on la récite aussi sur la farine d'orge.
- וּמִי גָּרַע מִמֶּלַח וְזָמִית, דִּתְנַן עַל הַמֶּלַח וְעַל הַזָּמִית אוֹמֵר ״שֶׁהַכֹּל נִהְיֶה בִּדְבָרוֹ״. אִצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַעְתָּךְ אָמֵינָא מֶלַח וְזָמִית עָבֵיד אִינָשׁ דְּשָׁדֵי לְפוּמֵּיהּ, אֲבָל קִמְחָא דִשְׂעָרֵי הוֹאִיל וְקָשֶׁה לְקוּקְיָאנֵי, לָא לְבָרֵיךְ עֲלֵיהּ כְּלָל, קָא מַשְׁמַע לַן כֵּיוָן דְּאִית לֵיהּ הֲנָאָה מִינֵּיהּ בָּעֵי בָּרוֹכֵי.La Guemara objecte : Est-elle donc inférieure au sel et à la saumure (zamit) ? Car nous avons appris dans la Michna : Sur le sel et sur la saumure, on dit « Par la parole de Qui tout a été créé » ! La Guemara répond : C'était nécessaire. Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : le sel et la saumure, il arrive que l'homme en mette dans sa bouche ; mais la farine d'orge, puisqu'elle est nocive et provoque les vers intestinaux, qu'on ne récite sur elle aucune bénédiction. Il nous enseigne donc que, puisqu'on en tire du plaisir, il faut réciter la bénédiction.
- קוֹרָא, רַב יְהוּדָה אָמַר: ״בּוֹרֵא פְּרִי הָאֲדָמָה״, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: ״שֶׁהַכֹּל נִהְיֶה בִּדְבָרוֹ״.Le cœur de palmier (kora, la partie tendre des jeunes branches du palmier) : Rav Yehouda a dit : on récite « Qui crée le fruit de la terre » ; et Chmouel a dit : « Par la parole de Qui tout a été créé ».
- רַב יְהוּדָה אָמַר ״בּוֹרֵא פְּרִי הָאֲדָמָה״, פֵּירָא הוּא. וּשְׁמוּאֵל אָמַר ״שֶׁהַכֹּל נִהְיָה בִּדְבָרוֹ״, הוֹאִיל וְסוֹפוֹ לְהַקְשׁוֹת.Rav Yehouda a dit « Qui crée le fruit de la terre » : car c'est un fruit. Et Chmouel a dit « Par la parole de Qui tout a été créé » : puisqu'il finit par durcir et devenir du bois, ce n'est pas un fruit.
- אֲמַר לֵיהּ שְׁמוּאֵל לְרַב יְהוּדָה: שִׁינָּנָא, כְּווֹתָךְ מִסְתַּבְּרָא, דְּהָא צְנוֹן סוֹפוֹ לְהַקְשׁוֹת וּמְבָרְכִינַן עֲלֵיהּ ״בּוֹרֵא פְּרִי הָאֲדָמָה״. וְלָא הִיא: צְנוֹן נָטְעִי אִינָשֵׁי אַדַּעְתָּא דְפוּגְלָא, דִּקְלָא לָא נָטְעִי אִינָשֵׁי אַדַּעְתָּא דְקוֹרָא.Chmouel dit à Rav Yehouda : Chinana (homme à l'esprit aiguisé) ! C'est ton avis qui est le plus logique, car le radis finit lui aussi par durcir, et pourtant on récite sur lui « Qui crée le fruit de la terre ». La Guemara rejette : Mais il n'en est rien : le radis, les gens le plantent en vue de le manger tendre, comme radis (pougla) ; le palmier, les gens ne le plantent pas en vue du cœur de palmier.
- וְכׇל הֵיכָא דְּלָא נָטְעִי אִינָשֵׁי אַדַּעְתָּא דְּהָכִי לָא מְבָרְכִינַן עֲלֵיהּ? וַהֲרֵי צָלָף, דְּנָטְעִי אִינָשֵׁי אַדַּעְתָּא דְפִרְחָא, וּתְנַן: עַל מִינֵי נִצְפָּה, עַל הֶעָלִין וְעַל הַתְּמָרוֹת אוֹמֵר ״בּוֹרֵא פְּרִי הָאֲדָמָה״, וְעַל הָאֲבִיּוֹנוֹת וְעַל הַקַּפְרֵיסִין אוֹמֵר ״בּוֹרֵא פְּרִי הָעֵץ״.La Guemara demande : Et partout où les gens ne plantent pas en vue de cela, on ne récite pas la bénédiction de « fruit » sur lui ? Or voici le câprier, que les gens plantent en vue de ses fruits (pir'ha), et nous avons appris dans la Michna : Sur les différentes parties du câprier (nitspa) : sur les feuilles et sur les jeunes pousses, on dit « Qui crée le fruit de la terre » ; et sur les baies et sur les boutons (kafrissin), on dit « Qui crée le fruit de l'arbre » ! Bien qu'on ne plante pas le câprier pour ses feuilles, on récite sur elles « fruit de la terre ».
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: צָלָף נָטְעִי אִינָשֵׁי אַדַּעְתָּא דְשׁוּתָא, דִּקְלָא לָא נָטְעִי אִינָשֵׁי אַדַּעְתָּא דְקוֹרָא. וְאַף עַל גַּב דְּקַלְּסֵיהּ שְׁמוּאֵל לְרַב יְהוּדָה, הִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל.Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Le câprier, les gens le plantent aussi en vue des feuilles (chouta) ; le palmier, les gens ne le plantent pas en vue du cœur de palmier. La Guemara conclut : Et bien que Chmouel ait fait l'éloge de Rav Yehouda, la halakha est conforme à Chmouel.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: צָלָף שֶׁל עׇרְלָה בְּחוּצָה לָאָרֶץ זוֹרֵק אֶת הָאֲבִיּוֹנוֹת וְאוֹכֵל אֶת הַקַּפְרֵיסִין. לְמֵימְרָא דַּאֲבִיּוֹנוֹת פֵּירֵי וְקַפְרֵיסִין לָאו פֵּירֵי? וּרְמִינְהוּ: עַל מִינֵי נִצְפָּה, עַל הֶעָלִים וְעַל הַתְּמָרוֹת אוֹמֵר ״בּוֹרֵא פְּרִי הָאֲדָמָה״, וְעַל הָאֲבִיּוֹנוֹת וְעַל הַקַּפְרֵיסִין אוֹמֵר ״בּוֹרֵא פְּרִי הָעֵץ״!Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Un câprier dans ses trois premières années, de orla (fruits interdits des trois premières années d'un arbre), en dehors de la terre d'Israël, où l'interdit n'est que rabbinique : on jette les baies et on mange les boutons. La Guemara demande : Est-ce à dire que les baies sont des fruits et que les boutons ne sont pas des fruits ? Or on peut opposer la Michna : Sur les différentes parties du câprier, sur les feuilles et sur les jeunes pousses, on dit « Qui crée le fruit de la terre » ; et sur les baies et sur les boutons, on dit « Qui crée le fruit de l'arbre » ! Les boutons sont donc des fruits.
- הוּא דְּאָמַר כְּרַבִּי עֲקִיבָא. דִּתְנַן, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: צָלָף מִתְעַשֵּׂר תְּמָרוֹת וַאֲבִיּוֹנוֹת וְקַפְרֵיסִין. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אֵין מִתְעַשֵּׂר אֶלָּא אֲבִיּוֹנוֹת בִּלְבַד, מִפְּנֵי שֶׁהוּא פֶּרִי.La Guemara répond : Lui (Rav) a parlé selon Rabbi Akiva. Car nous avons appris dans la Michna : Rabbi Eliézer dit : Le câprier est soumis à la dîme pour les jeunes pousses, les baies et les boutons. Rabbi Akiva dit : Seules les baies sont soumises à la dîme, parce que c'est le fruit.
- וְנֵימָא: ״הֲלָכָה כְּרַבִּי עֲקִיבָא״! אִי אָמַר הֲלָכָה כְּרַבִּי עֲקִיבָא, הֲוָה אָמֵינָא אֲפִילּוּ בָּאָרֶץ, קָא מַשְׁמַע לַן: כׇּל הַמֵּיקֵל בָּאָרֶץ — הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ בְּחוּצָה לָאָרֶץ, אֲבָל בָּאָרֶץ — לָא.La Guemara demande : Qu'il dise alors simplement : « La halakha est conforme à Rabbi Akiva » ! La Guemara répond : S'il avait dit « la halakha est conforme à Rabbi Akiva », j'aurais dit : c'est le cas même en terre d'Israël ; il nous enseigne donc : quiconque est indulgent en terre d'Israël au sujet de la orla, la halakha est conforme à lui en dehors de la terre d'Israël, mais en terre d'Israël, non.
- וְנֵימָא: ״הֲלָכָה כְּרַבִּי עֲקִיבָא בְּחוּצָה לָאָרֶץ״, דְּכׇל הַמֵּיקֵל בָּאָרֶץ — הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ בְּחוּצָה לָאָרֶץ. אִי אָמַר הָכִי, הֲוָה אָמֵינָא הָנֵי מִילֵּי גַּבֵּי מַעְשַׂר אִילָן, דְּבָאָרֶץ גּוּפָא מִדְּרַבָּנַן, אֲבָל גַּבֵּי עׇרְלָה, דְּבָאָרֶץ מִדְּאוֹרָיְיתָא, אֵימָא בְּחוּצָה לָאָרֶץ נָמֵי נִגְזוֹר, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara demande : Qu'il dise alors : « La halakha est conforme à Rabbi Akiva en dehors de la terre d'Israël », car quiconque est indulgent en terre d'Israël, la halakha est conforme à lui en dehors de la terre d'Israël ! La Guemara répond : S'il avait dit cela, j'aurais dit : cela ne vaut que pour la dîme des arbres, qui, en terre d'Israël même, est d'ordre rabbinique ; mais pour la orla, qui, en terre d'Israël, est d'ordre toranique, dis que nous devons décréter l'interdit en dehors de la terre d'Israël aussi ; il nous enseigne donc que même pour la orla, la halakha suit Rabbi Akiva.
- רָבִינָא אַשְׁכְּחֵיהּ לְמָר בַּר רַב אָשֵׁי דְּקָא זָרֵיק אֲבִיּוֹנוֹת וְקָאָכֵיל קַפְרֵיסִין. אֲמַר לֵיהּ: מַאי דַעְתָּךְ, כְּרַבִּי עֲקִיבָא דְּמֵיקֵל? וְלֶעֱבֵיד מָר כְּבֵית שַׁמַּאי דִּמְקִילִּי טְפֵי! דִּתְנַן: צָלָף, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: כִּלְאַיִם בַּכֶּרֶם. וּבֵית הַלֵּל אוֹמְרִים: אֵין כִּלְאַיִם בַּכֶּרֶם. אֵלּוּ וְאֵלּוּ מוֹדִים שֶׁחַיָּיב בְּעׇרְלָה.Ravina trouva Mar bar Rav Achi en train de jeter les baies et de manger les boutons d'un câprier de orla. Il lui dit : Quel est ton raisonnement ? Selon Rabbi Akiva, qui est indulgent ? Que le Maître agisse alors selon Beit Chammaï, qui sont plus indulgents encore ! Car nous avons appris dans la Michna : Le câprier : Beit Chammaï disent : il constitue kilayim (mélange interdit) dans la vigne, comme un légume ; et Beit Hillel disent : il ne constitue pas de kilayim dans la vigne. Les uns et les autres reconnaissent qu'il est soumis à la orla.
- הָא גוּפָא קַשְׁיָא: אָמְרַתְּ צָלָף בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים כִּלְאַיִם בַּכֶּרֶם, אַלְמָא מִין יָרָק הוּא, וַהֲדַר תָּנֵי: אֵלּוּ וְאֵלּוּ מוֹדִים שֶׁחַיָּיב בְּעׇרְלָה, אַלְמָא מִין אִילָן הוּא!La Guemara remarque : Cela même est difficile : tu as dit : le câprier, Beit Chammaï disent qu'il constitue kilayim dans la vigne ; il en ressort que c'est une espèce de légume ; puis tu enseignes : les uns et les autres reconnaissent qu'il est soumis à la orla ; il en ressort que c'est une espèce d'arbre !
- הָא לָא קַשְׁיָא: בֵּית שַׁמַּאי סַפּוֹקֵי מְסַפְּקָא לְהוּ, וְעָבְדִי הָכָא לְחוּמְרָא וְהָכָא לְחוּמְרָא. מִכׇּל מָקוֹם, לְבֵית שַׁמַּאי הָוֵה לֵיהּ סָפֵק עׇרְלָה, וּתְנַן: סָפֵק עׇרְלָה — בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל אָסוּר, וּבְסוּרְיָא מוּתָּר. וּבְחוּצָה לָאָרֶץ יוֹרֵדLa Guemara répond : Ce n'est pas difficile : Beit Chammaï sont dans le doute (légume ou arbre), et ils agissent ici avec rigueur et là avec rigueur. Quoi qu'il en soit, selon Beit Chammaï, c'est un cas de orla douteuse ; or nous avons appris dans la Michna : La orla douteuse est interdite en terre d'Israël et permise en Syrie ; et en dehors de la terre d'Israël, on descend…
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