Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַחֲזִיר לוֹ?! אָמַר לוֹ: לָאו. וְאִם הָיִיתָ מַחֲזִיר לוֹ, מָה הָיוּ עוֹשִׂים לְךָ? אָמַר לוֹ: הָיוּ חוֹתְכִים אֶת רֹאשִׁי בְּסַיִיף. אָמַר לוֹ: וַהֲלֹא דְּבָרִים קַל וָחוֹמֶר, וּמָה אַתָּה שֶׁהָיִיתָ עוֹמֵד לִפְנֵי מֶלֶךְ בָּשָׂר וָדָם, שֶׁהַיּוֹם כָּאן וּמָחָר בַּקֶּבֶר — כָּךְ אֲנִי שֶׁהָיִיתִי עוֹמֵד לִפְנֵי מֶלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, שֶׁהוּא חַי וְקַיָּים לָעַד וּלְעוֹלְמֵי עוֹלָמִים — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.« … lui aurais-tu rendu son salut ? » L'officier lui dit : Non. Le pieux reprit : « Et si tu lui avais rendu son salut, que t'auraient-ils fait ? » L'officier lui dit : « Ils m'auraient tranché la tête avec l'épée. » Le pieux lui dit : « Les choses ne sont-elles pas un kal va'homer (raisonnement a fortiori) ? Si toi, qui te tenais devant un roi de chair et de sang, qui aujourd'hui est ici et demain dans la tombe, tu aurais agi ainsi, moi, qui me tenais en prière devant le Roi des rois des rois, le Saint, béni soit-Il, qui est vivant et subsiste à jamais et pour l'éternité des éternités, à plus forte raison ne pouvais-je m'interrompre pour rendre un salut ! »
- מִיָּד נִתְפַּיֵּיס אוֹתוֹ הֶגְמוֹן, וְנִפְטַר אוֹתוֹ חָסִיד לְבֵיתוֹ לְשָׁלוֹם.Ayant entendu cela, aussitôt cet officier fut apaisé, et ce pieux s'en retourna chez lui en paix.
- אֲפִילּוּ נָחָשׁ כָּרוּךְ עַל עֲקֵבוֹ, לֹא יַפְסִיק. אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא נָחָשׁ. אֲבָל עַקְרָב — פּוֹסֵק.Nous avons appris dans la Michna : « Même si un serpent est enroulé autour de son talon, il ne s'interrompt pas. » Rav Chéchet a dit : Ils n'ont enseigné cela que pour un serpent, qui ne mord pas si on ne l'attaque pas ; mais pour un scorpion, il s'interrompt, car le scorpion risque de piquer même sans avoir été dérangé.
- מֵיתִיבִי: נָפַל לְגוֹב אֲרָיוֹת — אֵין מְעִידִין עָלָיו שֶׁמֵּת. נָפַל לַחֲפִירָה מְלֵאָה נְחָשִׁים וְעַקְרַבִּים — מְעִידִין עָלָיו שֶׁמֵּת!La Guemara objecte à partir d'une Tossefta : Si des témoins ont vu quelqu'un tomber dans une fosse aux lions sans voir la suite, on ne témoigne pas à son sujet qu'il est mort, car il se peut que les lions ne l'aient pas dévoré. Mais s'il est tombé dans une fosse pleine de serpents et de scorpions, on témoigne à son sujet qu'il est mort ! Il en ressort que le serpent mord même sans être attaqué.
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּאַגַּב אִיצְצָא מַזְּקִי.La Guemara répond : Là-bas, c'est différent, car à cause de la pression de sa chute sur eux, les serpents lui nuisent ; mais un serpent qu'on ne touche pas ne mord pas.
- אָמַר רַבִּי יִצְחָק: רָאָה שְׁוָורִים — פּוֹסֵק. דְּתָנֵי רַב הוֹשַׁעְיָה: מַרְחִיקִין מִשּׁוֹר תָּם חֲמִשִּׁים אַמָּה, וּמִשּׁוֹר מוּעָד — כִּמְלוֹא עֵינָיו.Rabbi Yits'hak a dit : S'il a vu des bœufs venir vers lui, il s'interrompt. Car Rav Hochaya a enseigné : On s'éloigne d'un bœuf tam (« innocent », sans antécédent de dommage) de cinquante coudées, et d'un bœuf mouad (« averti », dont le propriétaire a été averti parce qu'il a déjà encorné trois fois) autant que porte le regard.
- תָּנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר: רֵישׁ תּוֹרָא בְּדִקּוּלָא — סְלֵיק לְאַגְרָא וּשְׁדִי דַּרְגָּא מִתּוּתָךְ. אָמַר שְׁמוּאֵל: הָנֵי מִילֵּי בְּשׁוֹר שָׁחוֹר וּבְיוֹמֵי נִיסָן, מִפְּנֵי שֶׁהַשָּׂטָן מְרַקֵּד לוֹ בֵּין קַרְנָיו.Il a été enseigné au nom de Rabbi Méïr : Tant que la tête du bœuf est dans le panier et qu'il est occupé à manger, monte sur le toit et jette l'échelle sous toi. Chmouel a dit : Ces paroles s'appliquent à un bœuf noir et aux jours de Nissan, car le Satan danse entre ses cornes.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּמָקוֹם אֶחָד שֶׁהָיָה עַרְוָד, וְהָיָה מַזִּיק אֶת הַבְּרִיּוֹת. בָּאוּ וְהוֹדִיעוּ לוֹ לְרַבִּי חֲנִינָא בֶּן דּוֹסָא. אָמַר לָהֶם: הַרְאוּ לִי אֶת חוֹרוֹ! הֶרְאוּהוּ אֶת חוֹרוֹ. נָתַן עֲקֵבוֹ עַל פִּי הַחוֹר, יָצָא וּנְשָׁכוֹ — וּמֵת אוֹתוֹ עַרְוָד.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : Il arriva qu'en un certain endroit, il y avait un arvad (sorte de reptile venimeux) qui nuisait aux gens. On vint le faire savoir à Rabbi 'Hanina ben Dossa. Il leur dit : Montrez-moi son trou ! Ils lui montrèrent son trou. Il posa son talon sur l'ouverture du trou ; l'arvad sortit et le mordit, et cet arvad mourut.
- נְטָלוֹ עַל כְּתֵפוֹ וֶהֱבִיאוֹ לְבֵית הַמִּדְרָשׁ. אָמַר לָהֶם: רְאוּ בָּנַי, אֵין עַרְוָד מֵמִית, אֶלָּא הַחֵטְא מֵמִית.Rabbi 'Hanina ben Dossa le prit sur son épaule et l'apporta à la maison d'étude. Il leur dit : Voyez, mes fils, ce n'est pas l'arvad qui tue, c'est plutôt la faute qui tue. L'arvad n'a aucun pouvoir sur celui qui est exempt de faute.
- בְּאוֹתָהּ שָׁעָה אָמְרוּ: אוֹי לוֹ לָאָדָם שֶׁפָּגַע בּוֹ עַרְוָד, וְאוֹי לוֹ לָעַרְוָד שֶׁפָּגַע בּוֹ רַבִּי חֲנִינָא בֶּן דּוֹסָא.À ce moment-là, les Sages dirent : Malheur à l'homme que rencontre un arvad, et malheur à l'arvad que rencontre Rabbi 'Hanina ben Dossa !
- מַתְנִי׳ מַזְכִּירִין גְּבוּרוֹת גְּשָׁמִים בִּתְחִיַּית הַמֵּתִים, וּשְׁאֵלָה בְּבִרְכַּת הַשָּׁנִים, וְהַבְדָּלָה בְּחוֹנֵן הַדָּעַת. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אוֹמְרָהּ בְּרָכָה רְבִיעִית בִּפְנֵי עַצְמָהּ. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: בַּהוֹדָאָה.MICHNA : On mentionne la puissance des pluies (« Il fait souffler le vent et tomber la pluie ») dans la deuxième bénédiction de l'Amida, celle de la résurrection des morts ; et la demande de pluie (« Et donne la rosée et la pluie ») dans la neuvième, la bénédiction des années ; et la havdala (séparation entre le sacré et le profane, à la sortie du Chabbat et des fêtes) dans la quatrième, « Qui gratifie de la connaissance ». Rabbi Akiva dit : On la dit comme une quatrième bénédiction à part. Rabbi Eliézer dit : On la dit dans la dix-septième, la bénédiction de la reconnaissance.
- גְּמָ׳ מַזְכִּירִין גְּבוּרוֹת גְּשָׁמִים: מַאי טַעְמָא?GUEMARA : Nous avons appris : « On mentionne la puissance des pluies » dans la bénédiction de la résurrection des morts. Pour quelle raison ?
- אָמַר רַב יוֹסֵף: מִתּוֹךְ שֶׁשְּׁקוּלָה כִּתְחִיַּית הַמֵּתִים לְפִיכָךְ קְבָעוּהָ בִּתְחִיַּית הַמֵּתִים.Rav Yossef a dit : Parce qu'elle (la puissance des pluies) équivaut à la résurrection des morts, la pluie redonnant vie au monde végétal, c'est pourquoi ils l'ont fixée dans la bénédiction de la résurrection des morts.
- וּשְׁאֵלָה בְּבִרְכַּת הַשָּׁנִים: מַאי טַעְמָא?« Et la demande de pluie dans la bénédiction des années » : pour quelle raison ?
- אָמַר רַב יוֹסֵף: מִתּוֹךְ שֶׁהִיא פַּרְנָסָה, לְפִיכָךְ קְבָעוּהָ בְּבִרְכַּת פַּרְנָסָה.Rav Yossef a dit : Parce qu'elle est un élément de la subsistance, c'est pourquoi ils l'ont fixée dans la bénédiction de la subsistance.
- הַבְדָּלָה בְּ״חוֹנֵן הַדָּעַת״: מַאי טַעְמָא?Nous avons appris encore : « La havdala dans 'Qui gratifie de la connaissance' » : pour quelle raison ?
- אָמַר רַב יוֹסֵף: מִתּוֹךְ שֶׁהִיא חָכְמָה, קְבָעוּהָ בְּבִרְכַּת חָכְמָה. וְרַבָּנַן אָמְרִי: מִתּוֹךְ שֶׁהִיא חוֹל, לְפִיכָךְ קְבָעוּהָ בְּבִרְכַּת חוֹל.Rav Yossef a dit : Parce qu'elle est affaire de sagesse (il faut de la sagesse pour distinguer entre deux choses), ils l'ont fixée dans la bénédiction de la sagesse. Et nos Maîtres disent : Parce qu'elle est la séparation vers le profane, c'est pourquoi ils l'ont fixée dans la bénédiction des jours profanes : les trois premières bénédictions de l'Amida sont dites aussi le Chabbat et les fêtes, et « Qui gratifie de la connaissance » est la première des bénédictions propres aux jours de semaine.
- אָמַר רַב אַמֵּי: גְּדוֹלָה דֵּעָה, שֶׁנִּתְּנָה בִּתְחִלַּת בְּרָכָה שֶׁל חוֹל.À propos de la bénédiction de la sagesse, Rav Ami a dit : Grande est la connaissance, car elle a été placée au début des bénédictions des jours profanes.
- וְאָמַר רַב אַמֵּי: גְּדוֹלָה דֵּעָה, שֶׁנִּתְּנָה בֵּין שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר ״כִּי אֵל דֵּעוֹת ה׳״. וְכׇל מִי שֶׁאֵין בּוֹ דֵּעָה — אָסוּר לְרַחֵם עָלָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי לֹא עַם בִּינוֹת הוּא עַל כֵּן לֹא יְרַחֲמֶנּוּ עוֹשֵׂהוּ״.Et Rav Ami a dit : Grande est la connaissance, car elle a été placée entre deux lettres, c'est-à-dire entre deux Noms divins, comme il est dit : « Car un D.ieu de connaissances est Hachem » (I Samuel 2, 3). Et quiconque n'a pas de connaissance, il est interdit d'avoir pitié de lui, comme il est dit : « Car ce n'est pas un peuple d'intelligence ; c'est pourquoi Celui qui l'a fait n'aura pas pitié de lui » (Isaïe 27, 11).
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: גָּדוֹל מִקְדָּשׁ שֶׁנִּתַּן בֵּין שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״פָּעַלְתָּ ה׳ מִקְּדָשׁ ה׳״.De même, Rabbi Elazar a dit : Grand est le Sanctuaire, car il a été placé entre deux lettres, comme il est dit : « Le lieu de Ta résidence que Tu as fait, Hachem ; le Sanctuaire, Hachem, que Tes mains ont établi » (Exode 15, 17).
- וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כׇּל אָדָם שֶׁיֵּשׁ בּוֹ דֵּעָה כְּאִילּוּ נִבְנָה בֵּית הַמִּקְדָּשׁ בְּיָמָיו. דֵּעָה נִתְּנָה בֵּין שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת, מִקְדָּשׁ נִתַּן בֵּין שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת.Et Rabbi Elazar a dit : Tout homme qui a en lui de la connaissance, c'est comme si le Temple avait été bâti de son vivant : la connaissance a été placée entre deux lettres, et le Sanctuaire a été placé entre deux lettres.
- מַתְקִיף לַהּ רַב אַחָא קַרְחִינָאָה: אֶלָּא מֵעַתָּה, גְּדוֹלָה נְקָמָה שֶׁנִּתְּנָה בֵּין שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר ״אֵל נְקָמוֹת ה׳״!Rav A'ha Kar'hinaa objecta avec force : Mais alors, on devrait dire aussi : grande est la vengeance, car elle a été placée entre deux lettres, comme il est dit : « D.ieu des vengeances, Hachem » (Psaumes 94, 1) !
- אֲמַר לֵיהּ: אִין, בְּמִילְּתַהּ מִיהָא גְּדוֹלָה הִיא. וְהַיְינוּ דְּאָמַר עוּלָּא שְׁתֵּי נְקָמוֹת הַלָּלוּ לָמָּה? אַחַת לְטוֹבָה, וְאַחַת לְרָעָה. לְטוֹבָה — דִּכְתִיב: ״הוֹפִיעַ מֵהַר פָּארָן״. לְרָעָה — דִּכְתִיב: ״אֵל נְקָמוֹת ה׳ אֵל נְקָמוֹת הוֹפִיעַ״.Rabbi Elazar lui dit : Oui, à sa place du moins, elle est grande : là où elle est nécessaire, c'est une grande chose. Et c'est ce qu'a dit Oula : Ces deux vengeances mentionnées dans un même verset, pourquoi ? L'une pour le bien et l'une pour le mal. Pour le bien, comme il est écrit : « Il a resplendi du mont Paran » (Deutéronome 33, 2) ; pour le mal, comme il est écrit : « D.ieu des vengeances, Hachem, D.ieu des vengeances, resplendis ! » (Psaumes 94, 1).
- רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אוֹמְרָהּ בְּרָכָה רְבִיעִית כּוּ׳.Nous avons appris dans la Michna : « Rabbi Akiva dit : On la dit comme une quatrième bénédiction à part, etc. » ; Rabbi Eliézer dit : dans la bénédiction de la reconnaissance ; et le premier Tanna (Sage de la Michna) : dans « Qui gratifie de la connaissance ».
- אֲמַר לֵיהּ רַב שֶׁמֶן בַּר אַבָּא לְרַבִּי יוֹחָנָן: מִכְּדִי אַנְשֵׁי כְּנֶסֶת הַגְּדוֹלָה תִּקְּנוּ לָהֶם לְיִשְׂרָאֵל בְּרָכוֹת וּתְפִלּוֹת, קְדוּשּׁוֹת וְהַבְדָּלוֹת. נֶחְזֵי הֵיכָן תַּקּוּן.À ce sujet, Rav Chémen bar Abba dit à Rabbi Yo'hanan : Puisque ce sont les hommes de la Grande Assemblée qui ont institué pour Israël les bénédictions et les prières, les sanctifications et les havdalot, voyons où ils ont institué la havdala dans l'Amida ! Pourquoi y a-t-il divergence ?
- אֲמַר לֵיהּ: בַּתְּחִילָּה קְבָעוּהָ בַּתְּפִלָּה. הֶעֱשִׁירוּ — קְבָעוּהָ עַל הַכּוֹס. הֶעֱנוּ — חָזְרוּ וּקְבָעוּהָ בַּתְּפִלָּה. וְהֵם אָמְרוּ: הַמַּבְדִּיל בַּתְּפִלָּה צָרִיךְ שֶׁיַּבְדִּיל עַל הַכּוֹס.Rabbi Yo'hanan lui dit : La pratique a connu plusieurs étapes. Au début, ils l'ont fixée dans la prière de l'Amida. Quand ils se sont enrichis, ils l'ont fixée sur la coupe de vin. Quand ils se sont appauvris, ils l'ont de nouveau fixée dans la prière. Et ils ont dit : Celui qui fait la havdala dans la prière doit aussi faire la havdala sur la coupe. À cause de ces changements, sa place exacte dans l'Amida s'est perdue.
- אִיתְּמַר נָמֵי: אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אַנְשֵׁי כְּנֶסֶת הַגְּדוֹלָה תִּקְּנוּ לָהֶם לְיִשְׂרָאֵל בְּרָכוֹת וּתְפִלּוֹת, קְדוּשּׁוֹת וְהַבְדָּלוֹת. בַּתְּחִלָּה קְבָעוּהָ בַּתְּפִלָּה. הֶעֱשִׁירוּ — קְבָעוּהָ עַל הַכּוֹס. חָזְרוּ וְהֶעֱנוּ — קְבָעוּהָ בַּתְּפִלָּה. וְהֵם אָמְרוּ: הַמַּבְדִּיל בַּתְּפִלָּה — צָרִיךְ שֶׁיַּבְדִּיל עַל הַכּוֹס.Il a été dit aussi : Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Les hommes de la Grande Assemblée ont institué pour Israël les bénédictions et les prières, les sanctifications et les havdalot. Au début, ils l'ont fixée dans la prière ; quand ils se sont enrichis, ils l'ont fixée sur la coupe ; quand ils se sont de nouveau appauvris, ils l'ont fixée dans la prière. Et ils ont dit : Celui qui fait la havdala dans la prière doit faire la havdala sur la coupe.
- אִיתְּמַר נָמֵי: רַבָּה וְרַב יוֹסֵף דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: הַמַּבְדִּיל בַּתְּפִלָּה — צָרִיךְ שֶׁיַּבְדִּיל עַל הַכּוֹס.Il a été dit aussi : Rabba et Rav Yossef ont dit tous deux : Celui qui fait la havdala dans la prière doit faire la havdala sur la coupe.
- אָמַר רָבָא, וּמוֹתְבִינַן אַשְּׁמַעְתִּין: טָעָה וְלֹא הִזְכִּיר גְּבוּרוֹת גְּשָׁמִים בִּתְחִיַּית הַמֵּתִים וּשְׁאֵלָה בְּבִרְכַּת הַשָּׁנִים — מַחֲזִירִין אוֹתוֹ, וְהַבְדָּלָה בְּ״חוֹנֵן הַדָּעַת״ — אֵין מַחֲזִירִין אוֹתוֹ, מִפְּנֵי שֶׁיָּכוֹל לְאוֹמְרָהּ עַל הַכּוֹס.Rava a dit : Et nous objectons à notre enseignement (à partir d'une baraïta) : S'il s'est trompé et n'a pas mentionné la puissance des pluies dans la bénédiction de la résurrection des morts, ou la demande de pluie dans la bénédiction des années, on le fait recommencer ; mais s'il a omis la havdala dans « Qui gratifie de la connaissance », on ne le fait pas recommencer, parce qu'il peut la dire sur la coupe. L'expression « il peut » laisse entendre que la havdala sur la coupe est facultative pour celui qui l'a dite dans la prière.
- לָא תֵּימָא: ״מִפְּנֵי שֶׁיָּכוֹל לְאוֹמְרָהּ עַל הַכּוֹס״, אֶלָּא אֵימָא: ״מִפְּנֵי שֶׁאוֹמְרָהּ עַל הַכּוֹס״.La Guemara répond : Ne dis pas : « parce qu'il peut la dire sur la coupe », mais dis plutôt : « parce qu'il la dit sur la coupe ».
- אִיתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַבִּי בִּנְיָמִין בַּר יֶפֶת: שָׁאַל רַבִּי יוֹסֵי אֶת רַבִּי יוֹחָנָן בְּצַיְדָּן, וְאָמְרִי לַהּ רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יַעֲקֹב דְּמִן צוֹר אֶת רַבִּי יוֹחָנָן, וַאֲנָא שְׁמַעִית: הַמַּבְדִּיל בַּתְּפִלָּה, צָרִיךְ שֶׁיַּבְדִּיל עַל הַכּוֹס, אוֹ לֹא? וַאֲמַר לֵיהּ: צָרִיךְ שֶׁיַּבְדִּיל עַל הַכּוֹס.Il a été dit aussi : Rabbi Binyamin bar Yéfet a dit : Rabbi Yossé a interrogé Rabbi Yo'hanan à Tsaydan (Sidon) – et certains disent : Rabbi Chimon ben Yaakov de Tsour (Tyr) a interrogé Rabbi Yo'hanan – et moi, j'ai entendu : Celui qui fait la havdala dans la prière doit-il faire la havdala sur la coupe, ou non ? Et il lui dit : Il doit faire la havdala sur la coupe.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: הַמַּבְדִּיל עַל הַכּוֹס, מַהוּ שֶׁיַּבְדִּיל בַּתְּפִלָּה?Ils ont posé la question : Celui qui a déjà fait la havdala sur la coupe, qu'en est-il : doit-il faire la havdala dans la prière ?
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: קַל וָחוֹמֶר מִתְּפִלָּה. וּמָה תְפִלָּה דְּעִיקַּר תַּקַּנְתָּא הִיא, אָמְרִי: הַמַּבְדִּיל בַּתְּפִלָּה — צָרִיךְ שֶׁיַּבְדִּיל עַל הַכּוֹס. הַמַּבְדִּיל עַל הַכּוֹס, דְּלָאו עִיקַּר תַּקַּנְתָּא הִיא — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן!Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : On le déduit par un kal va'homer à partir de la prière : si, pour la prière, qui est l'institution principale, ils ont dit : « Celui qui fait la havdala dans la prière doit faire la havdala sur la coupe », celui qui fait la havdala sur la coupe, qui n'est pas l'institution principale, à plus forte raison doit-il la faire aussi dans la prière !
- תָּנֵי רַב אַחָא אֲרִיכָא קַמֵּיהּ דְּרַב חִינָּנָא: הַמַּבְדִּיל בַּתְּפִלָּה מְשׁוּבָּח יוֹתֵר מִמִּי שֶׁיַּבְדִּיל עַל הַכּוֹס. וְאִם הִבְדִּיל בְּזוֹ וּבָזוֹ — יָנוּחוּ לוֹ בְּרָכוֹת עַל רֹאשׁוֹ.Rav A'ha Arikha (« le grand ») a enseigné devant Rav 'Hinana une baraïta : Celui qui fait la havdala dans la prière est plus digne d'éloge que celui qui fait la havdala sur la coupe ; et s'il a fait la havdala dans l'une et dans l'autre, que des bénédictions reposent sur sa tête !
- הָא גוּפָא קַשְׁיָא: אָמְרַתְּ הַמַּבְדִּיל בַּתְּפִלָּה מְשׁוּבָּח יוֹתֵר מִמִּי שֶׁיַּבְדִּיל עַל הַכּוֹס, אַלְמָא תְּפִלָּה לְחוּדַהּ סַגִּי. וַהֲדַר תָּנֵי אִם הִבְדִּיל בְּזוֹ וּבָזוֹ — יָנוּחוּ לוֹ בְּרָכוֹת עַל רֹאשׁוֹ. וְכֵיוָן דְּנָפֵיק לֵיהּ בַּחֲדָא — אִפְּטַר, וְהָוְיָא בְּרָכָה שֶׁאֵינָהּ צְרִיכָה, וְאָמַר רַב וְאִיתֵּימָא רֵישׁ לָקִישׁ, וְאָמְרִי לַהּ רַבִּי יוֹחָנָן וְרֵישׁ לָקִישׁ דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: כׇּל הַמְבָרֵךְ בְּרָכָה שֶׁאֵינָהּ צְרִיכָה — עוֹבֵר מִשּׁוּם ״לֹא תִשָּׂא״!Cet enseignement lui-même est difficile : tu as dit : « Celui qui fait la havdala dans la prière est plus digne d'éloge que celui qui fait la havdala sur la coupe » ; il en ressort que la prière seule suffit. Et ensuite il enseigne : « S'il a fait la havdala dans l'une et dans l'autre, que des bénédictions reposent sur sa tête » ! Or, puisqu'il s'est acquitté par l'une, il est exempté, et la seconde est une bénédiction inutile ; et Rav a dit – et certains disent : Rech Lakich ; et d'autres disent : Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich ont dit tous deux – : Quiconque récite une bénédiction inutile transgresse l'interdit « Tu ne prononceras pas le Nom de Hachem ton D.ieu en vain » (Exode 20, 7) !
- אֶלָּא, אֵימָא הָכִי: אִם הִבְדִּיל בְּזוֹ וְלֹא הִבְדִּיל בָּזוֹ — יָנוּחוּ לוֹ בְּרָכוֹת עַל רֹאשׁוֹ.Plutôt, dis ainsi : S'il a fait la havdala dans l'une et ne l'a pas faite dans l'autre, que des bénédictions reposent sur sa tête.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַב חִסְדָּא מֵרַב שֵׁשֶׁת: טָעָה בְּזוֹ וּבָזוֹ, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: טָעָה בְּזוֹ וּבָזוֹ — חוֹזֵר לָרֹאשׁ.Rav 'Hisda demanda à Rav Chéchet : S'il s'est trompé (en omettant la havdala) dans l'une et dans l'autre, qu'en est-il ? Il lui dit : S'il s'est trompé dans l'une et dans l'autre, il revient au début : il reprend la prière et la havdala sur la coupe.
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