Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ דְּלָא יָדְעִי, כִּי אָמַר לְהוּ מַאי הָוֵי? אֶלָּא מַאי — דְּיָדְעִי? לְמָה לֵיהּ לְמֵימַר לְהוּ?! לְאַחְזוֹקֵי לֵיהּ טֵיבוּתָא לְמֹשֶׁה.Et s'il te venait à l'esprit qu'ils ne savent pas, quand il le leur dit, qu'en serait-il (à quoi cela servirait-il) ? La Guemara rétorque : Mais alors quoi, qu'ils savent ? Pourquoi a-t-il besoin de le leur dire ? Réponse : Pour qu'ils en sachent gré à Moché (afin qu'ils lui reconnaissent ce mérite).
- אָמַר רַבִּי יִצְחָק: כׇּל הַמְסַפֵּר אַחֲרֵי הַמֵּת, כְּאִלּוּ מְסַפֵּר אַחֲרֵי הָאֶבֶן. אִיכָּא דְאָמְרִי דְּלָא יָדְעִי, וְאִיכָּא דְאָמְרִי דְּיָדְעִי וְלָא אִיכְפַּת לְהוּ.Rabbi Its'hak a dit : Quiconque parle en mal d'un mort (après sa mort), c'est comme s'il parlait d'une pierre. Certains disent que c'est parce qu'ils ne savent pas (les morts), et certains disent qu'ils savent, mais que cela ne leur importe pas.
- אִינִי?! וְהָא אָמַר רַב פָּפָּא: חַד אִישְׁתַּעִי מִילְּתָא בָּתְרֵיהּ דְּמָר שְׁמוּאֵל וּנְפַל קַנְיָא מִטְּלָלָא וּבְזַעָא לְאַרְנְקָא דְמוֹחֵיהּ!Est-ce vrai ? Mais voici que Rav Pappa a dit : Quelqu'un tint des propos après la mort de Mar Chmouel, et un roseau tomba du toit et lui fendit la boîte crânienne ! Les morts y sont donc sensibles.
- שָׁאנֵי צוֹרְבָא מֵרַבָּנָן, דְּקוּדְשָׁא בְּרִיךְ הוּא תָּבַע בִּיקָרֵיהּ.La Guemara répond : Un jeune érudit (tsourba mérabanan) est différent, car le Saint, béni soit-Il, réclame Lui-même son honneur.
- אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כׇּל הַמְסַפֵּר אַחַר מִטָּתָן שֶׁל תַּלְמִידֵי חֲכָמִים נוֹפֵל בְּגֵיהִנָּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהַמַּטִּים עֲקַלְקַלּוֹתָם יוֹלִיכֵם ה׳ אֶת פּוֹעֲלֵי הָאָוֶן שָׁלוֹם עַל יִשְׂרָאֵל״. אֲפִילּוּ בְּשָׁעָה שֶׁשָּׁלוֹם עַל יִשְׂרָאֵל, ״יוֹלִיכֵם ה׳ אֶת פּוֹעֲלֵי הָאָוֶן״.Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Quiconque parle en mal après le lit funèbre (mita) des érudits (talmidei 'hakhamim) tombe dans le Guéhinam, comme il est dit : « Et ceux qui détournent (hamatim, évoquant mita) leurs voies tortueuses, Hachem les emmènera avec les ouvriers d'iniquité. Paix sur Israël ! » (Psaumes 125, 5). Même au moment où il y a la paix sur Israël (après la mort des Sages, quand ils ne peuvent plus se défendre), « Hachem les emmènera avec les ouvriers d'iniquité » (au Guéhinam).
- תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: אִם רָאִיתָ תַּלְמִיד חָכָם שֶׁעָבַר עֲבֵירָה בַּלַּיְלָה — אַל תְּהַרְהֵר אַחֲרָיו בַּיּוֹם, שֶׁמָּא עָשָׂה תְּשׁוּבָה. ״שֶׁמָּא״ סָלְקָא דַעְתָּךְ? אֶלָּא וַדַּאי עָשָׂה תְּשׁוּבָה. וְהָנֵי מִילֵּי — בִּדְבָרִים שֶׁבְּגוּפוֹ. אֲבָל בְּמָמוֹנָא — עַד דְּמַהְדַּר לְמָרֵיהּ.Il a été enseigné à l'école de Rabbi Ichmaël : Si tu as vu un érudit commettre une faute la nuit, ne pense pas du mal de lui le jour : peut-être a-t-il fait techouva (s'est-il repenti). « Peut-être », te vient-il à l'esprit ? Plutôt : il a certainement fait techouva. Et cela ne vaut que pour les choses qui concernent sa propre personne ; mais pour une faute touchant à l'argent d'autrui, on ne le présume pas repenti tant qu'il ne l'a pas rendu à son propriétaire.
- וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: בְּעֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה מְקוֹמוֹת בֵּית דִּין מְנַדִּין עַל כְּבוֹד הָרַב, וְכוּלָּן שָׁנִינוּ בְּמִשְׁנָתֵנוּ. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אֶלְעָזָר: הֵיכָא? אֲמַר לֵיהּ: לְכִי תַּשְׁכַּח.Et Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : En vingt-quatre endroits, le tribunal prononce l'excommunication (nidouï) pour l'honneur du maître, et nous les avons tous appris dans notre Michna. Rabbi Elazar lui dit : Où sont-ils ? Il lui dit : Quand tu chercheras, tu trouveras.
- נְפַק דָּק, וְאַשְׁכַּח תְּלָת: הַמְזַלְזֵל בִּנְטִילַת יָדַיִם, וְהַמְסַפֵּר אַחַר מִטָּתָן שֶׁל תַּלְמִידֵי חֲכָמִים, וְהַמֵּגִיס דַּעְתּוֹ כְּלַפֵּי מַעְלָה.Rabbi Elazar sortit, examina, et en trouva trois : celui qui méprise l'ablution des mains (netilat yadayim), celui qui parle en mal après le lit funèbre des érudits, et celui qui fait preuve d'arrogance envers le Ciel.
- ״הַמְסַפֵּר אַחַר מִטָּתָן שֶׁל תַּלְמִידֵי חֲכָמִים״ מַאי הִיא? — דִּתְנַן: הוּא הָיָה אוֹמֵר: אֵין מַשְׁקִין לֹא אֶת הַגִּיּוֹרֶת, וְלֹא אֶת הַמְשׁוּחְרֶרֶת. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: מַשְׁקִין. וְאָמְרוּ לוֹ: מַעֲשֶׂה בְּכַרְכְּמִית, שִׁפְחָה מְשׁוּחְרֶרֶת בִּירוּשָׁלַיִם וְהִשְׁקוּהָ שְׁמַעְיָה וְאַבְטַלְיוֹן! וְאָמַר לָהֶם: דּוּגְמָא הִשְׁקוּהָ — וְנִדּוּהוּ וּמֵת בְּנִדּוּיוֹ, וְסָקְלוּ בֵּית דִּין אֶת אֲרוֹנוֹ.« Celui qui parle en mal après le lit funèbre des érudits » : qu'est-ce ? Comme nous l'avons appris dans la Michna (Edouyot 5, 6) : Il (Akavia ben Mahalalel) disait : On ne fait pas boire l'eau amère (de la sota, la femme soupçonnée d'adultère) ni à la convertie, ni à l'affranchie. Et les Sages disent : On la leur fait boire. Et ils lui dirent : Il arriva qu'à Karkemit, une servante affranchie à Jérusalem, Chemaya et Avtalyon la firent boire ! Et il leur dit : Ils la firent boire parce qu'elle leur ressemblait (dougma : elle était d'origine étrangère comme eux). Et ils l'excommunièrent, et il mourut dans son excommunication, et le tribunal lapida son cercueil.
- ״וְהַמְזַלְזֵל בִּנְטִילַת יָדַיִם״ מַאי הִיא? — דִּתְנַן, אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: חַס וְשָׁלוֹם שֶׁעֲקַבְיָא בֶּן מַהֲלַלְאֵל נִתְנַדָּה, שֶׁאֵין עֲזָרָה נִנְעֶלֶת עַל כׇּל אָדָם בְּיִשְׂרָאֵל בְּחׇכְמָה וּבְטׇהֳרָה וּבְיִרְאַת חֵטְא כַּעֲקַבְיָא בֶּן מַהֲלַלְאֵל. אֶלָּא אֶת מִי נִדּוּ? — אֶת אֶלְעָזָר בֶּן חֲנוֹךְ שֶׁפִּקְפֵּק בִּנְטִילַת יָדַיִם. וּכְשֶׁמֵּת, שָׁלְחוּ בֵּית דִּין וְהִנִּיחוּ אֶבֶן גְּדוֹלָה עַל אֲרוֹנוֹ, לְלַמֶּדְךָ שֶׁכָּל הַמִּתְנַדֶּה וּמֵת בְּנִדּוּיוֹ — בֵּית דִּין סוֹקְלִין אֶת אֲרוֹנוֹ.« Et celui qui méprise l'ablution des mains » : qu'est-ce ? Comme nous l'avons appris dans la même Michna : Rabbi Yehouda a dit : À D.ieu ne plaise qu'Akavia ben Mahalalel ait été excommunié ! Car la cour du Temple ne se fermait sur aucun homme d'Israël qui fût en sagesse, en pureté et en crainte de la faute comme Akavia ben Mahalalel. Mais alors, qui ont-ils excommunié ? Elazar ben 'Hanokh, qui mettait en doute l'ablution des mains. Et quand il mourut, le tribunal envoya des émissaires qui placèrent une grosse pierre sur son cercueil, pour t'enseigner que quiconque est excommunié et meurt dans son excommunication, le tribunal lapide son cercueil.
- ״הַמֵּגִיס דַּעְתּוֹ כְּלַפֵּי מַעְלָה״ מַאי הִיא? — דִּתְנַן, שָׁלַח לוֹ שִׁמְעוֹן בֶּן שֶׁטַח לְחוֹנִי הַמְעַגֵּל: צָרִיךְ אַתָּה לְהִתְנַדּוֹת, וְאִלְמָלֵא חוֹנִי אַתָּה גּוֹזְרַנִי עָלֶיךָ נִדּוּי, אֲבָל מָה אֶעֱשֶׂה שֶׁאַתָּה מִתְחַטֵּא לִפְנֵי הַמָּקוֹם וְעוֹשֶׂה לְךָ רְצוֹנְךָ, כְּבֵן שֶׁמִּתְחַטֵּא לִפְנֵי אָבִיו וְעוֹשֶׂה לוֹ רְצוֹנוֹ. וְעָלֶיךָ הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״יִשְׂמַח אָבִיךָ וְאִמֶּךָ וְתָגֵל יוֹלַדְתֶּךָ״.« Celui qui fait preuve d'arrogance envers le Ciel » : qu'est-ce ? Comme nous l'avons appris dans la Michna (Taanit 3, 8) : Chimon ben Chéta'h fit dire à 'Honi Hamé'aguel (le traceur de cercle, qui avait exigé la pluie en des termes précis) : Tu mérites d'être excommunié ; et si tu n'étais pas 'Honi, je décréterais contre toi l'excommunication. Mais que puis-je faire, puisque tu te montres capricieux devant le Tout-Présent et qu'Il fait ta volonté, comme un fils qui se montre capricieux devant son père et qui lui fait sa volonté ? Et c'est à ton sujet que le verset dit : « Ton père et ta mère se réjouiront, et celle qui t'a enfanté sera dans l'allégresse » (Proverbes 23, 25).
- וְתוּ לֵיכָּא? וְהָא אִיכָּא דְּתָנֵי רַב יוֹסֵף: תּוֹדוֹס אִישׁ רוֹמִי הִנְהִיג אֶת בְּנֵי רוֹמִי לְהַאֲכִילָן גְּדָיִים מְקוּלָּסִין בְּלֵילֵי פְּסָחִים. שְׁלַח לֵיהּ שִׁמְעוֹן בֶּן שָׁטַח: אִלְמָלֵא תּוֹדוֹס אַתָּה, גּוֹזְרַנִי עָלֶיךָ נִדּוּי, שֶׁאַתָּה מַאֲכִיל אֶת יִשְׂרָאֵל קׇדָשִׁים בַּחוּץ.Et il n'y en a pas d'autres ? Mais voici qu'il y a ce qu'a enseigné Rav Yossef : Todos (Théodose) de Rome instaura chez les Juifs de Rome la coutume de leur faire manger des chevreaux rôtis entiers (mekoulassin, comme l'agneau pascal) les nuits de Pessa'h. Chimon ben Chéta'h lui fit dire : Si tu n'étais pas Todos, je décréterais contre toi l'excommunication, car tu fais manger à Israël ce qui ressemble à des saintetés (des sacrifices) hors du Temple.
- ״בְּמִשְׁנָתֵנוּ״ קָאָמְרִינַן. וְהָא, בָּרַיְיתָא הִיא.La Guemara répond : Nous avons parlé de « dans notre Michna », et ceci est une baraïta.
- וּבְמַתְנִיתִין לֵיכָּא? וְהָא אִיכָּא הָא דִתְנַן: חֲתָכוֹ חוּלְיוֹת וְנָתַן חוֹל בֵּין חוּלְיָא לְחוּלְיָא — רַבִּי אֱלִיעֶזֶר מְטַהֵר, וַחֲכָמִים מְטַמְּאִים. וְזֶהוּ תַּנּוּרוֹ שֶׁל עַכְנַאי.Et dans la Michna, il n'y en a pas d'autres ? Mais voici qu'il y a ce que nous avons appris (Kélim 5, 10) : Si on l'a découpé (un four de terre cuite) en anneaux et qu'on a mis du sable entre un anneau et l'autre, Rabbi Eliézer le déclare pur (insusceptible d'impureté, car ce n'est plus un récipient entier), et les Sages le déclarent impur (car il fonctionne toujours comme un four). Et c'est le four d'Akhnaï (« du serpent »).
- מַאי ״עַכְנַאי״? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מְלַמֵּד שֶׁהִקִּיפוּהוּ הֲלָכוֹת כְּעַכְנַאי זֶה, וְטִמְּאוּהוּ.Que signifie « Akhnaï » ? Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : Cela enseigne qu'ils l'entourèrent de halakhot (d'arguments) comme ce serpent (qui s'enroule autour de sa proie), et le déclarèrent impur.
- וְתַנְיָא: אוֹתוֹ הַיּוֹם הֵבִיאוּ כׇּל טְהָרוֹת שֶׁטִּיהֵר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר וּשְׂרָפוּם לְפָנָיו, וּלְבַסּוֹף בֵּרְכוּהוּ.Et il a été enseigné dans une baraïta : Ce jour-là, on apporta tous les aliments purs que Rabbi Eliézer avait déclarés purs et on les brûla devant lui ; et à la fin, on le « bénit » (euphémisme pour : on l'excommunia).
- אֲפִילּוּ הָכִי, נִדּוּי בְּמַתְנִיתִין לָא תְּנַן. אֶלָּא ״בְּעֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה מְקוֹמוֹת״ הֵיכָא מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי מְדַמֵּה מִילְּתָא לְמִילְּתָא, וְרַבִּי אֶלְעָזָר לָא מְדַמֵּה מִילְּתָא לְמִילְּתָא.La Guemara répond : Malgré cela, l'excommunication, nous ne l'avons pas apprise dans la Michna (mais dans une baraïta). Mais alors, « en vingt-quatre endroits », où les trouves-tu ? Réponse : Rabbi Yehochoua ben Lévi compare une chose à une autre (partout où un Sage s'est exprimé de manière irrespectueuse envers un plus grand, il estime que l'excommunication aurait été méritée), et Rabbi Elazar ne compare pas une chose à une autre (et n'a donc trouvé que trois cas explicites).
- נוֹשְׂאֵי הַמִּטָּה וְחִלּוּפֵיהֶן. תָּנוּ רַבָּנַן אֵין מוֹצִיאִין אֶת הַמֵּת סָמוּךְ לִקְרִיאַת שְׁמַע. וְאִם הִתְחִילוּ — אֵין מַפְסִיקִין. אִינִי?! וְהָא רַב יוֹסֵף אַפְּקוּהוּ סָמוּךְ לִקְרִיאַת שְׁמַע! אָדָם חָשׁוּב שָׁאנֵי.Nous avons appris dans la Michna : Ceux qui portent le lit funèbre et ceux qui les relaient sont exempts du Chema. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : On ne sort pas le mort pour l'enterrer peu avant l'heure de la lecture du Chema. Et s'ils ont commencé, ils ne s'interrompent pas. Est-ce vrai ? Mais voici que Rav Yossef, on l'a sorti peu avant l'heure de la lecture du Chema ! Réponse : Un homme important est différent (on agit ainsi pour l'honorer).
- שֶׁלִּפְנֵי הַמִּטָּה וְשֶׁלְּאַחַר הַמִּטָּה. תָּנוּ רַבָּנַן: הָעוֹסְקִים בְּהֶסְפֵּד, בִּזְמַן שֶׁהַמֵּת מוּטָל לִפְנֵיהֶם נִשְׁמָטִין אֶחָד אֶחָד וְקוֹרִין. אֵין הַמֵּת מוּטָל לִפְנֵיהֶם, הֵן יוֹשְׁבִין וְקוֹרִין, וְהוּא יוֹשֵׁב וְדוֹמֵם. הֵם עוֹמְדִים וּמִתְפַּלְּלִין, וְהוּא עוֹמֵד וּמַצְדִּיק עָלָיו אֶת הַדִּין, וְאוֹמֵר: ״רִבּוֹן הָעוֹלָמִים, הַרְבֵּה חָטָאתִי לְפָנֶיךָ, וְלֹא נִפְרַעְתָּ מִמֶּנִּי אֶחָד מִנִּי אֶלֶף, יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהֵינוּ, שֶׁתִּגְדּוֹר פִּרְצוֹתֵינוּ וּפִרְצוֹת כׇּל עַמְּךָ בֵּית יִשְׂרָאֵל בְּרַחֲמִים״.Nous avons appris dans la Michna : ceux qui sont devant le lit funèbre et ceux qui sont derrière le lit funèbre. Nos Maîtres ont enseigné : Ceux qui s'occupent de l'oraison funèbre (hesped), lorsque le mort est étendu devant eux, s'esquivent un par un et lisent le Chema. Si le mort n'est pas étendu devant eux, ils s'assoient et lisent, et lui (l'endeuillé) reste assis en silence. Ils se lèvent et prient l'Amida, et lui se lève et accepte sur lui le jugement divin, en disant : « Maître des mondes, j'ai beaucoup fauté devant Toi, et Tu ne m'as pas fait payer un millième de ma dette. Qu'il soit agréé devant Toi, Hachem notre D.ieu, de réparer nos brèches et les brèches de tout Ton peuple, la maison d'Israël, avec miséricorde. »
- אָמַר אַבָּיֵי: לָא מִבְּעֵי לֵיהּ לְאִינָשׁ לְמֵימַר הָכִי, דְּאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ, וְכֵן תָּנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹסֵי: לְעוֹלָם אַל יִפְתַּח אָדָם פִּיו לַשָּׂטָן.Abayé a dit : Un homme ne doit pas dire ainsi (« Tu ne m'as pas fait payer »), car Rabbi Chimon ben Lakich a dit, et il a été enseigné de même au nom de Rabbi Yossé : Qu'un homme n'ouvre jamais sa bouche au Satan (qu'il n'évoque pas lui-même un malheur, de peur de le provoquer).
- וְאָמַר רַב יוֹסֵף: מַאי קְרָאָה — שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּמְעַט כִּסְדוֹם הָיִינוּ״, מַאי אַהֲדַר לְהוּ נָבִיא — ״שִׁמְעוּ דְבַר ה׳ קְצִינֵי סְדוֹם״.Et Rav Yossef a dit : Quel est le verset qui l'enseigne ? Comme il est dit : « Peu s'en fallut que nous fussions comme Sedom », nous aurions ressemblé à Amora (Isaïe 1, 9). Que leur répondit le prophète ? « Écoutez la parole d'Hachem, chefs de Sedom » (Isaïe 1, 10).
- קָבְרוּ אֶת הַמֵּת וְחָזְרוּ וְכוּ׳. אִם יְכוֹלִים לְהַתְחִיל וְלִגְמוֹר אֶת כּוּלָּהּ אִין, אֲבָל פֶּרֶק אֶחָד אוֹ פָּסוּק אֶחָד — לָא. וּרְמִינְהוּ: קָבְרוּ אֶת הַמֵּת וְחָזְרוּ, אִם יְכוֹלִין לְהַתְחִיל וְלִגְמוֹר אֲפִילּוּ פֶּרֶק אֶחָד אוֹ פָּסוּק אֶחָד!Nous avons appris dans la Michna : S'ils ont enterré le mort et sont revenus, etc., s'ils peuvent commencer et terminer le Chema avant d'arriver à la rangée des consolateurs, qu'ils commencent. On en déduit : S'ils peuvent commencer et terminer tout le Chema, oui ; mais s'ils ne peuvent en dire qu'un paragraphe ou un verset, non. Et on oppose une baraïta : S'ils ont enterré le mort et sont revenus, s'ils peuvent commencer et terminer même un paragraphe ou un verset, qu'ils commencent !
- הָכִי נָמֵי קָאָמַר: אִם יְכוֹלִין לְהַתְחִיל וְלִגְמוֹר אֲפִילּוּ פֶּרֶק אֶחָד אוֹ אֲפִילּוּ פָּסוּק אֶחָד עַד שֶׁלֹּא יַגִּיעוּ לַשּׁוּרָה — יַתְחִילוּ, וְאִם לָאו — לֹא יַתְחִילוּ.Réponse : C'est aussi ce qu'il (le Tanna de la Michna) veut dire : S'ils peuvent commencer et terminer même un paragraphe ou même un verset avant d'arriver à la rangée des consolateurs, qu'ils commencent ; et sinon, qu'ils ne commencent pas.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.