Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֹהָלִים לִנְחָלִים, דִּכְתִיב: ״כִּנְחָלִים נִטָּיוּ כְּגַנּוֹת עֲלֵי נָהָר כַּאֲהָלִים נָטַע וְגוֹ׳״ — לוֹמַר לְךָ: מָה נְחָלִים מַעֲלִין אֶת הָאָדָם מִטּוּמְאָה לְטׇהֳרָה — אַף אֹהָלִים מַעֲלִין אֶת הָאָדָם מִכַּף חוֹבָה לְכַף זְכוּת.les tentes aux torrents, comme il est écrit : « Comme des torrents qui s'étendent, comme des jardins au bord du fleuve, comme des aloès (ahalim, que la Guemara lit ohalim, « tentes ») plantés par Hachem… » (Nombres 24, 6) ? C'est pour te dire : de même que les torrents élèvent l'homme de l'impureté à la pureté lorsqu'il s'y immerge, de même les tentes de l'étude de la Torah élèvent l'homme du plateau de la culpabilité au plateau du mérite.
- ״הַקּוֹרֵא לְמַפְרֵעַ לֹא יָצָא וְכוּ׳״.Nous avons appris dans la Michna : « Celui qui lit le Chema dans le désordre n'est pas quitte, etc. »
- רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי הֲווֹ קָא קָטְרִין לֵיהּ גְּנָנָא לְרַבִּי אֶלְעָזָר. אֲמַר לְהוּ: אַדְּהָכִי וְהָכִי אֵיזִיל וְאֶשְׁמַע מִלְּתָא דְבֵי מִדְרְשָׁא, וְאֵיתֵי וְאֵימָא לְכוּ. אֲזַל אַשְׁכְּחֵיהּ לְתַנָּא דְּקָתָנֵי קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן:À propos de l'erreur dans la lecture du Chema, la Guemara raconte : Rabbi Ami et Rabbi Assi étaient en train de nouer le dais nuptial (la 'houpa) pour le mariage de Rabbi Elazar. Il leur dit : En attendant, j'irai entendre une parole à la maison d'étude, puis je reviendrai vous la dire. Il alla et trouva le Tanna (le récitant des enseignements) qui enseignait devant Rabbi Yo'hanan :
- קָרָא וְטָעָה וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ לְהֵיכָן טָעָה, בְּאֶמְצַע הַפֶּרֶק — יַחְזוֹר לָרֹאשׁ. בֵּין פֶּרֶק לְפֶרֶק — יַחְזוֹר לְפֶרֶק רִאשׁוֹן. בֵּין כְּתִיבָה לִכְתִיבָה — יַחְזוֹר לִכְתִיבָה רִאשׁוֹנָה.S'il a lu le Chema et s'est trompé, sans savoir où il s'est trompé : s'il était au milieu d'une section, il revient au début de la section ; s'il était entre deux sections sans savoir lesquelles, il revient à la première section (à la première coupure) ; s'il hésite entre une mention de « écriture » et l'autre (le verset « Et tu les écriras sur les montants de ta maison », présent dans la première et dans la deuxième section), il revient à la première « écriture ».
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁלֹּא פָּתַח בִּ״לְמַעַן יִרְבּוּ יְמֵיכֶם״, אֲבָל פָּתַח בִּ״לְמַעַן יִרְבּוּ יְמֵיכֶם״ — סִרְכֵיהּ נָקֵט וְאָתֵי.Rabbi Yo'hanan lui dit : On n'a enseigné cela que s'il n'a pas encore commencé « Afin que se multiplient vos jours » (Deutéronome 11, 21) ; mais s'il a commencé « Afin que se multiplient vos jours », il a suivi son habitude et a continué correctement.
- אֲתָא וַאֲמַר לְהוּ. אֲמַרוּ לֵיהּ: אִלּוּ לֹא בָּאנוּ אֶלָּא לִשְׁמוֹעַ דָּבָר זֶה — דַּיֵּינוּ.Rabbi Elazar revint et le leur dit. Ils lui dirent : Si nous n'étions venus que pour entendre cette chose, cela nous aurait suffi.
- מַתְנִי׳ הָאוּמָּנִין — קוֹרִין בְּרֹאשׁ הָאִילָן וּבְרֹאשׁ הַנִּדְבָּךְ. מַה שֶּׁאֵינָן רַשָּׁאִין לַעֲשׂוֹת כֵּן בַּתְּפִלָּה.MICHNA : Les artisans occupés à leur travail lisent le Chema au sommet de l'arbre ou au sommet de l'assise de pierres d'un mur en construction, ce qu'ils n'ont pas le droit de faire pour la prière (la Amida), qui exige l'intention du cœur.
- חָתָן פָּטוּר מִקְּרִיאַת שְׁמַע לַיְלָה הָרִאשׁוֹנָה וְעַד מוֹצָאֵי שַׁבָּת אִם לֹא עָשָׂה מַעֲשֶׂה. וּמַעֲשֶׂה בְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל שֶׁנָּשָׂא אִשָּׁה וְקָרָא לַיְלָה הָרִאשׁוֹנָה. אָמְרוּ לוֹ תַּלְמִידָיו: לִמַּדְתָּנוּ רַבֵּינוּ שֶׁחָתָן פָּטוּר מִקְּרִיאַת שְׁמַע? אָמַר לָהֶם אֵינִי שׁוֹמֵעַ לָכֶם לְבַטֵּל הֵימֶנִי מַלְכוּת שָׁמַיִם אֲפִילּוּ שָׁעָה אַחַת.Le marié est exempt de la lecture du Chema à partir de la première nuit de son mariage et jusqu'à la sortie du Chabbat, s'il n'a pas accompli l'acte (consommé le mariage), car il est préoccupé. Il arriva que Rabban Gamliel épousa une femme et lut le Chema dès la première nuit. Ses disciples lui dirent : Notre maître ne nous a-t-il pas enseigné que le marié est exempt de la lecture du Chema ? Il leur dit : Je ne vous écouterai pas au point d'écarter de moi le joug de la Royauté des Cieux, fût-ce un seul instant.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: הָאוּמָּנִין — קוֹרִין בְּרֹאשׁ הָאִילָן וּבְרֹאשׁ הַנִּדְבָּךְ. וּמִתְפַּלְּלִין בְּרֹאשׁ הַזַּיִת וּבְרֹאשׁ הַתְּאֵנָה. וּשְׁאָר כָּל הָאִילָנוֹת — יוֹרְדִים לְמַטָּה וּמִתְפַּלְּלִין. וּבַעַל הַבַּיִת, בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ יוֹרֵד לְמַטָּה וּמִתְפַּלֵּל, לְפִי שֶׁאֵין דַּעְתּוֹ מְיוּשֶּׁבֶת עָלָיו.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : Les artisans lisent le Chema au sommet de l'arbre ou au sommet de l'assise de pierres, et prient au sommet de l'olivier ou au sommet du figuier, dont les branches nombreuses permettent de se tenir sans crainte ; mais pour tous les autres arbres, ils descendent en bas et prient. Et le propriétaire, dans un cas comme dans l'autre, descend en bas et prie, car son esprit n'est pas tranquille là-haut.
- רָמֵי לֵיהּ רַב מָרִי בְּרַהּ דְּבַת שְׁמוּאֵל לְרָבָא, תְּנַן: הָאוּמָּנִין קוֹרִין בְּרֹאשׁ הָאִילָן וּבְרֹאשׁ הַנִּדְבָּךְ, אַלְמָא לָא בָּעֵי כַּוָּנָה. וּרְמִינְהִי: הַקּוֹרֵא אֶת שְׁמַע צָרִיךְ שֶׁיְּכַוֵּין אֶת לִבּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שְׁמַע יִשְׂרָאֵל״, וּלְהַלָּן הוּא אוֹמֵר: ״הַסְכֵּת וּשְׁמַע יִשְׂרָאֵל״. מַה לְּהַלָּן בְּ״הַסְכֵּת״ אַף כָּאן בְּ״הַסְכֵּת״.Rav Mari, fils de la fille de Chmouel, opposa à Rava une contradiction : Nous avons appris : « Les artisans lisent le Chema au sommet de l'arbre ou au sommet de l'assise » ; on voit donc qu'il n'exige pas d'intention (kavana). Or on oppose une baraïta : Celui qui lit le Chema doit diriger son cœur, comme il est dit : « Écoute, Israël » ; et plus loin, il dit : « Fais silence et écoute, Israël » (Deutéronome 27, 9). De même que là-bas il faut « faire silence » (porter attention), de même ici il faut « faire silence ».
- אִשְׁתִּיק. אֲמַר לֵיהּ: מִידֵּי שְׁמִיעַ לָךְ בְּהָא? אֲמַר לֵיהּ: הָכִי אָמַר רַב שֵׁשֶׁת — וְהוּא שֶׁבְּטֵלִין מִמְּלַאכְתָּן וְקוֹרִין.Rava se tut, puis lui dit : As-tu entendu quelque chose à ce sujet ? Il lui dit : Voici ce qu'a dit Rav Chéchèt : Et cela ne vaut que s'ils s'interrompent de leur travail et lisent, afin de pouvoir se concentrer.
- וְהָתַנְיָא: בֵּית הִלֵּל אוֹמְרִים עוֹסְקִים בִּמְלַאכְתָּן וְקוֹרִין!La Guemara objecte : Mais n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : Beit Hillel disent : Ils restent occupés à leur travail et lisent !
- לָא קַשְׁיָא: הָא בְּפֶרֶק רִאשׁוֹן, הָא בְּפֶרֶק שֵׁנִי.La Guemara répond : Ce n'est pas difficile : ceci (s'interrompre) concerne la première section du Chema, qui exige l'intention ; cela (continuer à travailler) concerne la deuxième section.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַפּוֹעֲלִים שֶׁהָיוּ עוֹשִׂין מְלָאכָה אֵצֶל בַּעַל הַבַּיִת, קוֹרִין קְרִיאַת שְׁמַע וּמְבָרְכִין לְפָנֶיהָ וּלְאַחֲרֶיהָ. וְאוֹכְלִין פִּתָּן וּמְבָרְכִין לְפָנֶיהָ וּלְאַחֲרֶיהָ, וּמִתְפַּלְּלִין תְּפִלָּה שֶׁל שְׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה. אֲבָל אֵין יוֹרְדִין לִפְנֵי הַתֵּיבָה, וְאֵין נוֹשְׂאִין כַּפֵּיהֶם.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : Les ouvriers qui travaillaient chez un propriétaire lisent le Chema et récitent les bénédictions qui le précèdent et le suivent ; ils mangent leur pain et récitent les bénédictions avant et après ; et ils récitent la prière des dix-huit bénédictions (la Amida). Mais ils ne descendent pas devant l'arche (pour officier comme chantre de la communauté), et les Cohanim parmi eux ne lèvent pas les mains (pour la bénédiction sacerdotale), afin de ne pas négliger le travail pour lequel ils sont engagés.
- וְהָתַנְיָא מֵעֵין שְׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה! אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: לָא קַשְׁיָא, הָא — רַבָּן גַּמְלִיאֵל, הָא — רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ.La Guemara objecte : Mais n'a-t-il pas été enseigné qu'ils prient une prière abrégée des dix-huit bénédictions ? Rav Chéchèt a dit : Ce n'est pas difficile : ceci est selon Rabban Gamliel (qui exige chaque jour les dix-huit bénédictions complètes), cela est selon Rabbi Yehochoua (qui permet une prière abrégée).
- אִי רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, מַאי אִירְיָא פּוֹעֲלִים? אֲפִילּוּ כָּל אָדָם נָמֵי!La Guemara objecte : Si c'est Rabbi Yehochoua, pourquoi parler spécialement des ouvriers ? Même toute personne peut prier ainsi !
- אֶלָּא אִידֵּי וְאִידֵּי רַבָּן גַּמְלִיאֵל, וְלָא קַשְׁיָא: כָּאן, בְּעוֹשִׂין בִּשְׂכָרָן. כָּאן, בְּעוֹשִׂין בִּסְעוּדָתָן.Plutôt, l'une et l'autre baraïta sont selon Rabban Gamliel, et ce n'est pas difficile : ici (la prière abrégée), il s'agit d'ouvriers qui travaillent pour leur salaire en plus du repas ; là (la prière complète), d'ouvriers qui travaillent pour leur repas seulement.
- וְהָתַנְיָא: הַפּוֹעֲלִים שֶׁהָיוּ עוֹשִׂים מְלָאכָה אֵצֶל בַּעַל הַבַּיִת — קוֹרִין קְרִיאַת שְׁמַע וּמִתְפַּלְּלִין. וְאוֹכְלִין פִּתָּן — וְאֵין מְבָרְכִים לְפָנֶיהָ, אֲבָל מְבָרְכִין לְאַחֲרֶיהָ שְׁתַּיִם. כֵּיצַד? בְּרָכָה רִאשׁוֹנָה כְּתִקּוּנָהּ, שְׁנִיָּה פּוֹתֵחַ בְּבִרְכַּת הָאָרֶץ וְכוֹלְלִין ״בּוֹנֵה יְרוּשָׁלָיִם״ בְּבִרְכַּת הָאָרֶץ.Et en effet, il a été enseigné (dans une baraïta) : Les ouvriers qui travaillaient chez un propriétaire lisent le Chema et prient ; ils mangent leur pain sans réciter de bénédiction avant (car elle est d'ordre rabbinique), mais ils récitent après le repas deux bénédictions du Birkat hamazone (qui est de la Torah). Comment ? La première bénédiction est dite selon sa formule complète ; pour la deuxième, il commence par la bénédiction de la terre, et l'on inclut la bénédiction « qui reconstruit Jérusalem » dans la bénédiction de la terre.
- בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּעוֹשִׂין בִּשְׂכָרָן, אֲבָל עוֹשִׂין בִּסְעוּדָתָן אוֹ שֶׁהָיָה בַּעַל הַבַּיִת מֵיסֵב עִמָּהֶן — מְבָרְכִין כְּתִיקּוּנָהּ.De quoi parle-t-on ? D'ouvriers qui travaillent pour leur salaire ; mais s'ils travaillent pour leur repas, ou si le propriétaire était attablé avec eux, ils récitent les bénédictions selon leur formule complète.
- חָתָן פָּטוּר מִקְּרִיאַת שְׁמַע. תָּנוּ רַבָּנַן: ״בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ״ — פְּרָט לְעוֹסֵק בְּמִצְוָה. ״וּבְלֶכְתְּךָ בַּדֶּרֶךְ״ — פְּרָט לְחָתָן. מִכָּאן אָמְרוּ: הַכּוֹנֵס אֶת הַבְּתוּלָה — פָּטוּר, וְאֶת הָאַלְמָנָה — חַיָּיב.Nous avons appris dans la Michna : « Le marié est exempt de la lecture du Chema ». Nos Maîtres ont enseigné : « Quand tu es assis dans ta maison » (Deutéronome 6, 7) : à l'exclusion de celui qui est occupé à une mitsva ; « et quand tu marches sur la route » : à l'exclusion du marié. De là, ils ont dit : Celui qui épouse une vierge est exempt de la lecture du Chema la nuit de ses noces, et celui qui épouse une veuve est obligé.
- מַאי מַשְׁמַע? אָמַר רַב פָּפָּא: כִּי דֶרֶךְ. מָה דֶּרֶךְ רְשׁוּת, אַף הָכָא נָמֵי רְשׁוּת.La Guemara demande : D'où cela s'entend-il ? Rav Pappa a dit : On le comprend comme « la route » : de même que la route (le voyage) est facultative, de même ici aussi, l'obligation ne concerne que les activités facultatives ; celui qui est occupé à une mitsva en est exempt.
- מִי לָא עָסְקִינַן דְּקָאָזֵיל לִדְבַר מִצְוָה, וַאֲפִילּוּ הָכִי אָמַר רַחֲמָנָא: לִיקְרֵי.La Guemara objecte : Ne parle-t-on pas aussi du cas où il va accomplir une mitsva, et néanmoins le Miséricordieux a dit qu'il doit lire le Chema ?
- אִם כֵּן, לֵימָא קְרָא ״בְּלֶכֶת״, מַאי ״בְּלֶכְתְּךָ״ — שְׁמַע מִינַּהּ: בְּלֶכֶת דִּידָךְ הוּא דִּמְחַיְּיבַתְּ, הָא דְמִצְוָה — פְּטִירַתְּ.La Guemara répond : Si c'est ainsi, que le verset dise « en marchant » ; pourquoi « quand tu marches » ? Déduis-en : c'est lorsque la marche est la tienne (pour tes propres affaires) que tu es obligé ; mais si elle est pour une mitsva, tu es exempt.
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