Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דִּילְמָא רַבִּי יְהוּדָה הִיא, וּלְכַתְּחִלָּה הוּא דְּלָא, הָא דִיעֲבַד — שַׁפִּיר דָּמֵי.Peut-être est-ce Rabbi Yehouda, et c'est a priori que le sourd ne peut pas lire, mais a posteriori, c'est valable ?
- לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דְּקָתָנֵי, חֵרֵשׁ דּוּמְיָא דְּשׁוֹטֶה וְקָטָן. מָה שׁוֹטֶה וְקָטָן דִּיעֲבַד נָמֵי לָא — אַף חֵרֵשׁ דִּיעֲבַד נָמֵי לָא.La Guemara répond : Cela ne peut te venir à l'esprit, car la Michna enseigne ensemble « un sourd, un fou et un mineur », pour indiquer que le sourd est semblable au fou et au mineur : de même que pour le fou et le mineur, même a posteriori la lecture n'est pas valable, de même pour le sourd, même a posteriori elle n'est pas valable.
- וְדִילְמָא הָא כִּדְאִיתָא וְהָא כִּדְאִיתָא.La Guemara rejette : Mais peut-être que ceci est selon ce qu'il est, et cela selon ce qu'il est : bien qu'énumérés ensemble, chaque cas a sa propre règle, et on ne peut rien prouver de leur juxtaposition.
- וּמִי מָצֵית לְאוֹקְמַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה? וְהָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: רַבִּי יְהוּדָה מַכְשִׁיר בְּקָטָן, מִכְּלָל דְּרֵישָׁא לָאו רַבִּי יְהוּדָה הִיא?!La Guemara objecte autrement : Et peux-tu vraiment l'établir selon Rabbi Yehouda ? Mais puisque la Michna enseigne dans la dernière partie : « Rabbi Yehouda déclare le mineur apte », on en déduit que la première partie n'est pas de Rabbi Yehouda !
- וְדִילְמָא כּוּלַּהּ רַבִּי יְהוּדָה הִיא וּתְרֵי גַוְונֵי קָטָן, וְחַסּוֹרֵי מְחַסְּרָא, וְהָכִי קָתָנֵי: הַכֹּל כְּשֵׁרִין לִקְרוֹת אֶת הַמְּגִילָּה, חוּץ מֵחֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּקָטָן שֶׁלֹּא הִגִּיעַ לְחִנּוּךְ, אֲבָל קָטָן שֶׁהִגִּיעַ לְחִנּוּךְ — אֲפִילּוּ לְכַתְּחִלָּה כָּשֵׁר, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה, שֶׁרַבִּי יְהוּדָה מַכְשִׁיר בְּקָטָן.La Guemara rejette : Mais peut-être que toute la Michna est de Rabbi Yehouda, et il y a deux sortes de mineurs ; et il manque des mots dans la Michna, et voici ce qu'elle enseigne : Tous sont aptes à lire la Méguila, sauf un sourd, un fou et un mineur. De quoi parle-t-on ? D'un mineur qui n'a pas atteint l'âge de l'éducation aux mitsvot ; mais un mineur qui a atteint l'âge de l'éducation est apte même a priori. Ce sont les paroles de Rabbi Yehouda, car Rabbi Yehouda déclare le mineur apte : sa phrase vient expliquer, non contredire.
- בְּמַאי אוֹקִימְתָּא, כְּרַבִּי יְהוּדָה — וְדִיעֲבַד אִין, לְכַתְּחִלָּה לָא? אֶלָּא הָא דְתָנֵי רַבִּי יְהוּדָה בְּרֵיהּ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי, חֵרֵשׁ הַמְדַבֵּר וְאֵינוֹ שׁוֹמֵעַ — תּוֹרֵם לְכַתְּחִלָּה,La Guemara demande : Selon quoi as-tu établi la Michna de la Méguila ? Selon Rabbi Yehouda, et qu'il dit : a posteriori, oui ; a priori, non. Mais alors, ce qu'a enseigné Rabbi Yehouda, fils de Rabbi Chimon ben Pazi : Un sourd qui parle mais n'entend pas prélève la terouma même a priori –
- מַנִּי? לָא רַבִּי יְהוּדָה וְלָא רַבִּי יוֹסֵי. אִי רַבִּי יְהוּדָה, דִּיעֲבַד אִין לְכַתְּחִילָּה לָא. אִי רַבִּי יוֹסֵי, דִּיעֲבַד נָמֵי לָא!– selon qui est-ce ? Ce n'est ni Rabbi Yehouda ni Rabbi Yossé. Si c'est Rabbi Yehouda, il a dit : a posteriori, oui ; a priori, non. Si c'est Rabbi Yossé, il a dit : même a posteriori, non !
- אֶלָּא מַאי, רַבִּי יְהוּדָה — וַאֲפִילּוּ לְכַתְּחִלָּה נָמֵי? אֶלָּא הָא דְּתַנְיָא: לֹא יְבָרֵךְ אָדָם בִּרְכַּת הַמָּזוֹן בְּלִבּוֹ, וְאִם בֵּירֵךְ — יָצָא, מַנִּי?La Guemara rejette : Mais alors, que veux-tu dire ? Que c'est Rabbi Yehouda, et que le sourd est apte même a priori ? Mais alors, ce qui a été enseigné dans une baraïta : On ne doit pas réciter le Birkat hamazone dans son cœur, mais s'il l'a récité ainsi, il est quitte – selon qui est-ce ?
- לָא רַבִּי יְהוּדָה וְלָא רַבִּי יוֹסֵי. אִי רַבִּי יְהוּדָה, הָא אָמַר אֲפִילּוּ לְכַתְּחִלָּה נָמֵי, וְאִי רַבִּי יוֹסֵי, הָא אָמַר אֲפִילּוּ דִּיעֲבַד נָמֵי לָא!Ce n'est ni Rabbi Yehouda ni Rabbi Yossé. Si c'est Rabbi Yehouda, n'a-t-il pas dit que même a priori c'est permis ? Et si c'est Rabbi Yossé, n'a-t-il pas dit que même a posteriori on n'est pas quitte ?
- לְעוֹלָם רַבִּי יְהוּדָה הִיא, וַאֲפִילּוּ לְכַתְּחִלָּה נָמֵי. וְלָא קַשְׁיָא הָא — דִידֵיהּ, הָא — דְרַבֵּיהּ. דְּתַנְיָא, אָמַר רַבִּי יְהוּדָה מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה: הַקּוֹרֵא אֶת שְׁמַע צָרִיךְ שֶׁיַּשְׁמִיעַ לְאׇזְנוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שְׁמַע יִשְׂרָאֵל״. אָמַר לוֹ רַבִּי מֵאִיר: הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם עַל לְבָבֶךָ״, אַחַר כַּוָּנַת הַלֵּב הֵן הֵן הַדְּבָרִים.La Guemara répond : En réalité, c'est Rabbi Yehouda, et il permet même a priori. Et ce n'est pas difficile qu'il exige ailleurs de se faire entendre : ceci est son opinion personnelle, cela est l'opinion de son maître. Comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda a dit au nom de Rabbi Elazar ben Azaria : Celui qui lit le Chema doit le faire entendre à son oreille, comme il est dit : « Écoute, Israël » (Deutéronome 6, 4). Rabbi Méïr lui dit : Voici qu'il dit : « Que Je t'ordonne aujourd'hui, sur ton cœur » (Deutéronome 6, 6) : c'est d'après l'intention du cœur que sont les paroles.
- הַשְׁתָּא דְּאָתֵית לְהָכִי, אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יְהוּדָה כְּרַבֵּיהּ סְבִירָא לֵיהּ, וְלָא קַשְׁיָא, הָא — רַבִּי יְהוּדָה, הָא — רַבִּי מֵאִיר.La Guemara ajoute : Maintenant que tu en es arrivé là, tu peux même dire que Rabbi Yehouda pense comme son maître, et ce n'est pourtant pas difficile : ceci (la baraïta du Birkat hamazone) est selon Rabbi Yehouda ; cela (la baraïta permettant au sourd de prélever a priori) est selon Rabbi Méïr.
- אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רַב שֵׁילָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה, וַהֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה.Rav 'Hisda a dit au nom de Rav Chéila : La halakha (règle pratique) est conforme à Rabbi Yehouda qui a parlé au nom de Rabbi Elazar ben Azaria, et la halakha est conforme à Rabbi Yehouda tel qu'il est cité dans notre Michna.
- וּצְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה, הֲוָה אָמֵינָא אֲפִילּוּ לְכַתְּחִלָּה, קָמַשְׁמַע לַן הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה.La Guemara explique : Et les deux affirmations sont nécessaires. Car s'il nous avait seulement enseigné : « La halakha est conforme à Rabbi Yehouda », j'aurais dit que c'est permis même a priori. Il nous enseigne donc : la halakha est conforme à Rabbi Yehouda qui a parlé au nom de Rabbi Elazar ben Azaria (il faut a priori se faire entendre).
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה, הֲוָה אָמֵינָא צָרִיךְ וְאֵין לוֹ תַּקָּנָה. קָמַשְׁמַע לַן הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה.Et s'il nous avait seulement enseigné : « La halakha est conforme à Rabbi Yehouda qui a parlé au nom de Rabbi Elazar ben Azaria », j'aurais dit : il doit se faire entendre, et s'il ne l'a pas fait, il n'a pas de remède, même a posteriori. Il nous enseigne donc : la halakha est conforme à Rabbi Yehouda (a posteriori, on est quitte).
- אָמַר רַב יוֹסֵף: מַחֲלוֹקֶת בִּקְרִיאַת שְׁמַע, אֲבָל בִּשְׁאָר מִצְוֹת — דִּבְרֵי הַכֹּל לֹא יָצָא, דִּכְתִיב: ״הַסְכֵּת וּשְׁמַע יִשְׂרָאֵל״.Rav Yossef a dit : La divergence ne porte que sur la lecture du Chema ; mais pour les autres mitsvot, tous s'accordent que celui qui ne fait pas entendre ses paroles n'est pas quitte, comme il est écrit : « Fais silence et écoute, Israël » (Deutéronome 27, 9).
- מֵיתִיבִי: לֹא יְבָרֵךְ אָדָם בִּרְכַּת הַמָּזוֹן בְּלִבּוֹ, וְאִם בֵּירֵךְ — יָצָא. אֶלָּא אִי אִתְּמַר — הָכִי אִתְּמַר: אָמַר רַב יוֹסֵף מַחֲלוֹקֶת בִּקְרִיאַת שְׁמַע, דִּכְתִיב ״שְׁמַע יִשְׂרָאֵל״, אֲבָל בִּשְׁאָר מִצְוֹת — דִּבְרֵי הַכֹּל יָצָא.On objecte d'une baraïta : On ne doit pas réciter le Birkat hamazone dans son cœur, mais s'il l'a récité ainsi, il est quitte ! Plutôt, si cela a été dit, voici comment cela a été dit : Rav Yossef a dit : La divergence porte sur la lecture du Chema, comme il est écrit : « Écoute, Israël » ; mais pour les autres mitsvot, tous s'accordent qu'il est quitte.
- וְהָכְתִיב ״הַסְכֵּת וּשְׁמַע יִשְׂרָאֵל״!La Guemara demande : Mais n'est-il pas écrit : « Fais silence et écoute, Israël » ?!
- הַהוּא בְּדִבְרֵי תוֹרָה כְּתִיב.La Guemara répond : Ce verset est écrit au sujet des paroles de Torah, auxquelles on doit prêter une attention particulière.
- ״קָרָא וְלֹא דִּקְדֵּק בְּאוֹתִיּוֹתֶיהָ״.Nous avons appris dans la Michna : « S'il a lu sans être précis dans la prononciation de ses lettres », Rabbi Yossé dit qu'il est quitte et Rabbi Yehouda dit qu'il ne l'est pas.
- אָמַר רַבִּי טָבִי אָמַר רַבִּי יֹאשִׁיָּה: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי שְׁנֵיהֶם לְהָקֵל.Rabbi Tavi a dit au nom de Rabbi Yochiya : La halakha est conforme aux paroles de l'un et de l'autre dans le sens de l'indulgence : comme Rabbi Yehouda, il n'est pas nécessaire de se faire entendre ; comme Rabbi Yossé, il n'est pas nécessaire d'être précis.
- וְאָמַר רַבִּי טָבִי אָמַר רַבִּי יֹאשִׁיָּה: מַאי דִּכְתִיב ״שָׁלוֹשׁ הֵנָּה לֹא תִשְׂבַּעְנָה. שְׁאוֹל וְעֹצֶר רָחַם״. וְכִי מָה עִנְיַן שְׁאוֹל אֵצֶל רֶחֶם? אֶלָּא לוֹמַר לָךְ: מָה רֶחֶם מַכְנִיס וּמוֹצִיא, אַף שְׁאוֹל מַכְנִיס וּמוֹצִיא.Et Rabbi Tavi a dit encore au nom de Rabbi Yochiya : Que signifie ce qui est écrit : « Il y a trois choses qui ne se rassasient pas… le Chéol (la tombe) et la matrice stérile » (Proverbes 30, 15-16) ? Quel rapport y a-t-il entre la tombe et la matrice ? C'est pour te dire : de même que la matrice reçoit et fait sortir, de même la tombe reçoit et fait sortir, lors de la résurrection des morts.
- וַהֲלֹא דְבָרִים קַל וָחוֹמֶר: וּמָה רֶחֶם שֶׁמַּכְנִיסִין בּוֹ בַּחֲשַׁאי, מוֹצִיאִין מִמֶּנּוּ בְּקוֹלֵי קוֹלוֹת. שְׁאוֹל שֶׁמַּכְנִיסִין בּוֹ בְּקוֹלֵי קוֹלוֹת, אֵינוֹ דִין שֶׁמּוֹצִיאִין מִמֶּנּוּ בְּקוֹלֵי קוֹלוֹת? מִכָּאן תְּשׁוּבָה לָאוֹמְרִים אֵין תְּחִיַּית הַמֵּתִים מִן הַתּוֹרָה.Et n'est-ce pas un kal va'homer (raisonnement a fortiori) ? Si la matrice, dans laquelle on fait entrer la semence en secret, on en fait sortir l'enfant à grands cris, la tombe, dans laquelle on fait entrer le mort à grands cris de deuil, n'est-il pas logique qu'on l'en fasse sortir à grands cris ? De là, une réfutation de ceux qui disent que la résurrection des morts n'est pas enseignée par la Torah.
- תָּנֵי רַבִּי אוֹשַׁעְיָא קַמֵּיהּ דְּרָבָא: ״וּכְתַבְתָּם״ — הַכֹּל בִּכְתָב, אֲפִילּוּ צַוָּאוֹת.Rabbi Ochaya a enseigné devant Rava : « Et vous les écrirez » (oukhtavtam, Deutéronome 6, 9), à lire comme oukhtav tam, « écriture complète » : tout doit être par écrit dans la mezouza et les tefilin, même les ordres (les injonctions que contient la section).
- אָמַר לֵיהּ: דַּאֲמַר לָךְ מַנִּי — רַבִּי יְהוּדָה הִיא, דְּאָמַר גַּבֵּי סוֹטָה — אָלוֹת כּוֹתֵב, צַוָּאוֹת אֵינוֹ כּוֹתֵב. וְהָתָם הוּא דִכְתִיב: ״וְכָתַב אֶת הָאָלוֹת הָאֵלֶּה״, אֲבָל הָכָא דִּכְתִיב: ״וּכְתַבְתָּם״ — אֲפִילּוּ צַוָּאוֹת נָמֵי.Rava lui dit : Celui qui t'a dit cela, qui est-ce ? C'est Rabbi Yehouda, qui dit au sujet de la sota (femme soupçonnée d'adultère) : on écrit dans le rouleau les malédictions, mais on n'écrit pas les ordres (les instructions données au Cohen). Et c'est là qu'il est écrit : « Et il écrira ces malédictions » (Nombres 5, 23) ; mais ici, où il est écrit : « Et vous les écrirez », même les ordres doivent être écrits aussi.
- אַטּוּ טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי יְהוּדָה מִשּׁוּם דִּכְתִיב ״וְכָתַב״? טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי יְהוּדָה מִשּׁוּם דִּכְתִיב ״אָלוֹת״. אָלוֹת אִין, צַוָּאוֹת — לָא.La Guemara objecte : Est-ce donc que la raison de Rabbi Yehouda est parce qu'il est écrit : « Et il écrira » ? La raison de Rabbi Yehouda est parce qu'il est écrit : « les malédictions » : les malédictions, oui ; les ordres, non. Pourquoi donc faut-il « et vous les écrirez » pour inclure les ordres dans la mezouza ?
- אִצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא נֵילַף ״כְּתִיבָה״ ״כְּתִיבָה״ מֵהָתָם: מָה הָתָם — אָלוֹת אִין, צַוָּאוֹת לָא. אַף הָכָא נָמֵי — צַוָּאוֹת לָא. כְּתַב רַחֲמָנָא ״וּכְתַבְתָּם״ — אֲפִילּוּ צַוָּאוֹת.La Guemara répond : Ce verset était nécessaire. Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : Déduisons par guezéra chava (analogie textuelle) « écriture » ici d'« écriture » de là-bas : de même que là-bas, les malédictions, oui, les ordres, non, de même ici aussi, les ordres, non. Le Miséricordieux a donc écrit : « Et vous les écrirez » : même les ordres.
- תָּנֵי רַב עוֹבַדְיָה קַמֵּיהּ דְּרָבָא: ״וְלִמַּדְתֶּם״ שֶׁיְּהֵא לִמּוּדְךָ תָּם — שֶׁיִּתֵּן רֶיוַח בֵּין הַדְּבָקִים.Rav Ovadia a enseigné devant Rava : « Et vous les enseignerez » (velimadtem, Deutéronome 11, 19) : que ton enseignement soit complet (tam), c'est-à-dire qu'on laisse un espace entre les mots collés (lorsqu'un mot se termine par la lettre qui commence le suivant).
- עָנֵי רָבָא בָּתְרֵיהּ: כְּגוֹן ״עַל לְבָבֶךָ״, ״עַל לְבַבְכֶם״, ״בְּכָל לְבָבְךָ״, ״בְּכָל לְבַבְכֶם״, ״עֵשֶׂב בְּשָׂדְךָ״, ״וַאֲבַדְתֶּם מְהֵרָה״, ״הַכָּנָף פְּתִיל״, ״אֶתְכֶם מֵאֶרֶץ״.Rava lui répondit après lui, en guise d'explication : Par exemple : « al levavekha », « al levavkhem », « bekhol levavekha », « bekhol levavkhem », « éssev bessadekha », « vaavadtem mehéra », « hakanaf petil », « etkhem méérets ».
- אָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: כָּל הַקּוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע וּמְדַקְדֵּק בְּאוֹתִיּוֹתֶיהָ מְצַנְּנִין לוֹ גֵּיהִנָּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בְּפָרֵשׂ שַׁדַּי מְלָכִים בָּהּ תַּשְׁלֵג בְּצַלְמוֹן״ — אַל תִּקְרֵי ״בְּפָרֵשׂ״ אֶלָּא ״בְּפָרֵשׁ״, אַל תִּקְרֵי ״בְּצַלְמוֹן״ אֶלָּא ״בְּצַלְמָוֶת״.Sur le même sujet, Rabbi 'Hama, fils de Rabbi 'Hanina, a dit : Quiconque lit le Chema et est précis dans la prononciation de ses lettres, on refroidit pour lui le Guéhinam, comme il est dit : « Quand le Tout-Puissant disperse (befaress) des rois sur elle, il neige sur le Tsalmon » (Psaumes 68, 15). Ne lis pas « befaress » mais « beferech » (quand il prononce distinctement) ; ne lis pas « betsalmon » mais « betsalmavèt » (dans l'ombre de la mort, le Guéhinam).
- וְאָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: לָמָּה נִסְמְכוּEt Rabbi 'Hama, fils de Rabbi 'Hanina, a dit encore : Pourquoi ont été juxtaposés
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