Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָא דְּתָנֵי יִקְרְיבוּ — רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּאָמַר: מְבִיאִין קָדָשִׁים לְבֵית הַפְּסוּל.Et celle qui enseigne « elles seront offertes » est selon Rabbi Chimon, qui dit : on amène des offrandes sacrées au risque de disqualification.
- וְהָא דְּתָנֵי יָמוּתוּ — רַבִּי יְהוּדָה הִיא, דְּאָמַר: טָעוּת מַעֲשֵׂר, תְּמוּרָה הָוְיָא, קָסָבַר רַבִּי יְהוּדָה: תְּמוּרַת מַעֲשֵׂר מֵתָה.Et celle qui enseigne « elles mourront » est selon Rabbi Yehouda, qui dit : l'erreur de la dîme est une temoura (substitut) ; or Rabbi Yehouda est d'avis que le substitut de la dîme est laissé à mourir. Comme on ignore lequel est le onzième, tous deux meurent.
- וְקָסָבַר רַבִּי יְהוּדָה תְּמוּרַת מַעֲשֵׂר מֵתָה? וְהָתְנַן, אָמְרוּ מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: אִילּוּ הָיָה תְּמוּרָה לֹא הָיָה קָרֵב, מִכְּלָל דְּרַבִּי יְהוּדָה סָבַר קָרֵב!La Guemara demande : Et Rabbi Yehouda est-il d'avis que le substitut de la dîme meurt ? Mais nous avons appris dans la Michna : « Ils ont dit au nom de Rabbi Méïr : s'il était une temoura, il ne serait pas offert » ; on en déduit que Rabbi Yehouda est d'avis qu'il est offert !
- וְכִי תֵּימָא: רַבִּי מֵאִיר לְמַאי דִּסְבִירָא לֵיהּ קָאָמַר, וְהָתַנְיָא: אֵין בֵּין אַחַד עָשָׂר לִשְׁלָמִים, אֶלָּא שֶׁזֶּה עוֹשֶׂה קְדוּשָּׁה לִיקְרַב, וְזֶה אֵין עוֹשֶׂה קְדוּשָּׁה לִיקְרַב, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. קָדוֹשׁ לִיקְרַב הוּא דְּלָא הוּא עָבֵיד, הָא אִיהוּ גּוּפֵיהּ קָרֵיב!Et si tu dis : Rabbi Méïr parle selon ce que lui-même pense, et l'on ne peut rien en déduire sur Rabbi Yehouda – mais n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Il n'y a de différence entre le onzième appelé « dixième » et les chelamim (sacrifices de paix) que ceci : celui-ci, les chelamim, rend son substitut consacré pour être offert, et celui-là, le onzième, ne rend pas son substitut consacré pour être offert ; ce sont les paroles de Rabbi Yehouda ». C'est le substitut consacré pour être offert qu'il ne produit pas ; mais lui-même est offert !
- וְעוֹד, דְּתַנְיָא: ״אִם מִן הַבָּקָר״ — לְרַבּוֹת אַחַד עָשָׂר לִשְׁלָמִים.De plus, il a été enseigné dans une baraïta (du Sifra) : « Et si son offrande est un sacrifice de chelamim, s'il l'offre du gros bétail » (Lévitique 3, 1) : cela vient inclure le onzième comme chelamim.
- יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה אַף הַתְּשִׁיעִי? אָמַרְתָּ: וְכִי הֶקְדֵּשׁ לְפָנָיו מְקַדֵּשׁ אוֹ לְאַחֲרָיו מְקַדֵּשׁ? הֱוֵי אוֹמֵר — לְאַחֲרָיו מְקַדֵּשׁ.On pourrait penser que j'inclus même le neuvième ? Tu dois dire : la consécration consacre-t-elle ce qui vient avant elle, ou consacre-t-elle ce qui vient après elle ? Dis donc : elle consacre ce qui vient après elle. Seul le onzième, venu après le dixième, est donc offert en chelamim, et non le neuvième.
- סְתָם סִיפְרָא מַנִּי? רַבִּי יְהוּדָה, וְקָתָנֵי: ״מִן הַבָּקָר״ — לְרַבּוֹת אַחַד עָשָׂר לִשְׁלָמִים.Un Sifra (midrach halakhique sur le Lévitique) anonyme, de qui est-il ? De Rabbi Yehouda ; et il enseigne : « du gros bétail » vient inclure le onzième comme chelamim. Rabbi Yehouda ne pense donc pas que le onzième meurt.
- אֶלָּא תַּרְגְּמַהּ רַבִּי שִׁמְעוֹן בְּרַבִּי אַבָּא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: בְּמַעֲשֵׂר בִּזְמַן הַזֶּה עָסְקִינַן, וּמִשּׁוּם תַּקָּלָה.Mais plutôt, Rabbi Chimon, fils de Rabbi Abba, l'a interprétée (la baraïta « elles mourront ») devant Rabbi Yo'hanan : nous traitons de la dîme à notre époque, où il n'y a plus de Temple, et elles meurent à cause du risque d'incident : on pourrait les tondre, les faire travailler ou les abattre sans défaut.
- אִי הָכִי, מַאי אִירְיָא תְּרֵי? אֲפִילּוּ חַד נָמֵי! לָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר: לָא מִיבַּעְיָא חַד דְּלֵית לֵיהּ פְּסֵידָא, אֲבָל תְּרֵי, כֵּיוָן דִּנְפִישִׁי פְּסֵידָא — לִישַׁהִינְהוּ עַד דְּנִיפּוֹל בְּהוּ מוּמָא וְלֵיכְלִינְהוּ, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara demande : S'il en est ainsi, pourquoi précisément deux ? Il en irait de même même pour une seule ! La Guemara répond : le tanna parle selon le mode « il n'est pas nécessaire » : il n'est pas nécessaire de dire qu'une seule meurt, car il n'y a pas grande perte ; mais pour deux, puisque la perte est importante, on pourrait penser qu'il les garde jusqu'à ce qu'un défaut survienne et qu'il les mange ; il nous apprend donc que même alors elles meurent.
- אִיתְּמַר: הָאוֹמֵר לִשְׁלוּחוֹ ״צֵא וְעַשֵּׂר עָלַי״, רַב פַּפִּי מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא אָמַר: קָרָא לַתְּשִׁיעִי ״עֲשִׂירִי״ — קָדוֹשׁ, וְלָאַחַד עָשָׂר ״עֲשִׂירִי״ — אֵינוֹ קָדוֹשׁ. וְרַב פָּפָּא אָמַר: אֲפִילּוּ קָרָא לַתְּשִׁיעִי ״עֲשִׂירִי״ — אֵינוֹ קָדוֹשׁ, דְּאָמַר לֵיהּ: לְתַקּוֹנֵי שַׁדַּרְתָּיךָ וְלָא לְעַוּוֹתֵי.Il a été dit (par les Amoraïm) : celui qui dit à son mandataire : « Va et prélève la dîme pour moi » – Rav Pappi a dit au nom de Rava : s'il a appelé le neuvième « dixième », il est consacré, car le propriétaire n'y perd guère, la bête se mangeant avec son défaut ; et s'il a appelé le onzième « dixième », il n'est pas consacré, car le propriétaire perdrait la poitrine et la cuisse, données aux Cohanim. Et Rav Pappa a dit : même s'il a appelé le neuvième « dixième », il n'est pas consacré, car le propriétaire peut lui dire : « Je t'ai envoyé pour arranger mes affaires, et non pour les gâter. »
- וּמַאי שְׁנָא מֵהָא דִּתְנַן: הָאוֹמֵר לִשְׁלוּחוֹ ״צֵא וּתְרוֹם״ — תּוֹרֵם כְּדַעַת בַּעַל הַבַּיִת.La Guemara demande : Et en quoi est-ce différent de ce que nous avons appris (Teroumot 4, 4) : celui qui dit à son mandataire : « Va et prélève la terouma » (prélèvement donné au Cohen) – il prélève selon l'intention du maître de maison, car il n'y a pas de mesure fixe : le généreux donne un quarantième, l'avare un soixantième.
- אִם אֵינוֹ יוֹדֵעַ דַּעְתּוֹ שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת — תּוֹרֵם בְּבֵינוֹנִית, אֶחָד מֵחֲמִשִּׁים. פִּיחֵת עֲשָׂרָה אוֹ הוֹסִיף עֲשָׂרָה — תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה?S'il ne connaît pas l'intention du maître de maison, il prélève selon une mesure moyenne : un cinquantième. S'il a diminué de dix ou ajouté dix, prélevant un quarantième ou un soixantième, sa terouma est une terouma. Là aussi, le propriétaire pourrait dire : je t'ai envoyé pour arranger et non pour gâter !
- אָמְרִי: הָתָם, כֵּיוָן דְּאִיכָּא דְּתָרֵים בְּעַיִן יָפָה, וְאִיכָּא דְּתָרֵים בְּעַיִן רָעָה, אָמַר: לְהָכִי אֲמַדְתִּיךְ. הָכָא טָעוּתָא הִיא, אָמַר: לָא אִיבְּעִי לָךְ לְמִיטְעֵי.Ils répondent : Là, puisqu'il y a des gens qui prélèvent d'un œil généreux et d'autres qui prélèvent d'un œil avare, le mandataire peut dire : « C'est ainsi que je t'ai estimé. » Ici, c'est une erreur, et le propriétaire peut dire : « Tu n'aurais pas dû te tromper. »
- הֲדַרַן עֲלָךְ מַעְשַׂר בְּהֵמָה, וּסְלִיקָא לַהּ מַסֶּכֶת בְּכוֹרוֹת.Nous reviendrons vers toi, chapitre « Ma'asser behéma » (la dîme du bétail), et le traité Bekhorot est achevé.
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