Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְאֵיתוֹיֵי שְׁבָחָא דְּמִמֵּילָא: חֲפוּרָה וַהֲווֹ שׁוּבְלֵי, שַׁלְפּוּפֵי וַהֲווֹ תַּמְרֵי.cette répétition vient pour inclure l'amélioration qui se produit d'elle-même, sans effort des frères : par exemple du fourrage ('hafoura, céréale en herbe) qui est devenu des épis, des fleurs de palmier (chalpoufé) qui sont devenues des dattes ; même là, le premier-né ne prend pas double part dans l'amélioration.
- וְלֹא בָּרָאוּי כְּבַמּוּחְזָק, לְאֵיתוֹיֵי נִכְסֵי דַּאֲבִי אַבָּא.« Ni dans ce qui est dû comme dans ce qui est en possession » est répété pour inclure les biens du père du père, lorsque le père est mort avant son propre père : bien qu'ils soient certainement appelés à revenir au père, ils sont considérés comme « dus » et non comme « en possession ».
- מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ שֶׁאֵין חוֹזְרִין בַּיּוֹבֵל — הַבְּכוֹרָה, וְהַיּוֹרֵשׁ אֶת אִשְׁתּוֹ, וְהַמְיַיבֵּם אֶת אֵשֶׁת אָחִיו.Michna. Et voici les biens qui ne retournent pas à leur propriétaire d'origine au Jubilé : la part d'aînesse, que le premier-né n'a pas à remettre en partage ; celui qui hérite de sa femme, qui n'a pas à rendre ses biens à la famille de celle-ci ; et celui qui épouse la femme de son frère par yiboum (mariage léviratique) et hérite de la part de son frère.
- וְהַמַּתָּנָה — דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: הַמַּתָּנָה כַּמֶּכֶר, רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: כּוּלָּם חוֹזְרִין בַּיּוֹבֵל, רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: אַף הַיּוֹרֵשׁ אֶת אִשְׁתּוֹ יַחְזִיר לִבְנֵי מִשְׁפָּחָה, וִינַכֶּה מֵהֶן אֶת הַדָּמִים.Et le don ne retourne pas non plus au Jubilé : ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Mais les Sages disent : le don est comme la vente, et il retourne. Rabbi Elazar dit : tous retournent au Jubilé. Rabbi Yo'hanan ben Beroka dit : même celui qui hérite de sa femme doit rendre la terre aux membres de la famille de son père à elle, et il déduira d'eux l'argent, comme la Guemara va l'expliquer.
- גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר? מֶכֶר הוּא דְּאָמַר רַחֲמָנָא לֶיהְדַּר בַּיּוֹבֵל, מַתָּנָה וִירוּשָּׁה לָא. וְהָנֵי מִיְּרוּשָּׁה — יְרוּשָּׁה, דְּמַתָּנָה — מַתָּנָה. בְּכוֹר — ״לָתֶת לוֹ פִּי שְׁנַיִם״, מַתָּנָה קַרְיֵיהּ רַחֲמָנָא.Guemara. Quelle est la raison de Rabbi Méïr ? C'est la vente dont la Torah (litt. le Miséricordieux) a dit qu'elle doit retourner au Jubilé (Lévitique 25, 28), mais le don et l'héritage, non. Et parmi ces cas de la Michna, ceux qui relèvent de l'héritage ont le statut d'héritage, ceux qui relèvent du don ont le statut de don. Pour le premier-né, il est écrit : « pour lui donner double part » (Deutéronome 21, 17) : la Torah l'appelle un don.
- וְהַיּוֹרֵשׁ אֶת אִשְׁתּוֹ, יְרוּשַּׁת הַבַּעַל דְּאוֹרָיְיתָא, וְהַמְיַיבֵּם אֶת אֵשֶׁת אָחִיו — ״בְּכוֹר״ קַרְיֵיהּ רַחֲמָנָא.Et celui qui hérite de sa femme : Rabbi Méïr pense que l'héritage du mari est de la Torah, et l'héritage ne retourne pas au Jubilé. Et celui qui épouse la femme de son frère : la Torah l'appelle « premier-né » (Deutéronome 25, 6), et la part du premier-né, selon lui, ne retourne pas.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: מַתָּנָה כְּמֶכֶר. מַאי טַעְמַיְיהוּ דְּרַבָּנַן? ״תָּשׁוּבוּ״ — לְרַבּוֹת אֶת הַמַּתָּנָה.« Mais les Sages disent : le don est comme la vente. » Quelle est la raison des Rabbanan ? Le mot « vous retournerez » (Lévitique 25, 13), superflu, vient pour inclure le don.
- וְהָנֵי כּוּלְּהוּ יְרוּשָּׁה נִינְהוּ.Et ces autres cas de la Michna sont tous considérés comme héritage, et ne retournent donc pas.
- בְּכוֹר אָמַר קְרָא: ״לָתֶת לוֹ פִּי שְׁנַיִם״, מַקִּישׁ חֵלֶק בְּכוֹרָה לְחֵלֶק פָּשׁוּט — מָה חֵלֶק פָּשׁוּט יְרוּשָּׁה, אַף חֵלֶק בְּכוֹרָה יְרוּשָּׁה.Pour le premier-né, le verset dit : « pour lui donner double part » : il rapproche la part d'aînesse de la part ordinaire (de simple frère) : de même que la part ordinaire est un héritage (« le jour où il fera hériter ses fils », Deutéronome 21, 16), de même la part d'aînesse est un héritage.
- רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: כּוּלָּם חוֹזְרִים בַּיּוֹבֵל. סָבַר לַהּ כְּרַבָּנַן דְּאָמְרִי: ״תָּשׁוּבוּ״ לְרַבּוֹת אֶת הַמַּתָּנָה, וְהָנֵי כּוּלְּהוּ מַתָּנָה נִינְהוּ. בְּכוֹר — ״לָתֶת לוֹ פִּי שְׁנַיִם״, מַתָּנָה קַרְיֵיהּ רַחֲמָנָא.« Rabbi Elazar dit : tous retournent au Jubilé. » Il pense comme les Rabbanan, qui disent : « vous retournerez » vient pour inclure le don ; et il pense que tous ces cas sont des dons. Le premier-né : « pour lui donner double part » – la Torah l'appelle un don.
- וְהַיּוֹרֵשׁ אֶת אִשְׁתּוֹ — יְרוּשַּׁת הַבַּעַל דְּרַבָּנַן, וְהַמְיַיבֵּם אֶת אֵשֶׁת אָחִיו — ״בְּכוֹר״ קַרְיֵיהּ רַחֲמָנָא.Et celui qui hérite de sa femme : l'héritage du mari est d'ordre rabbinique, et n'a donc pas le statut d'un héritage de la Torah. Et celui qui épouse la femme de son frère : la Torah l'appelle « premier-né », et la part du premier-né, selon lui, retourne au Jubilé.
- אָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הָאַחִין שֶׁחָלְקוּ לָקוֹחוֹת הֵן, וּמַחְזִירִין זֶה לָזֶה בַּיּוֹבֵל. מוֹתֵיב רַב הוֹשַׁעְיָא: וְאֵלּוּ שֶׁאֵין חוֹזְרִין בַּיּוֹבֵל — הַבְּכוֹרָה!Rabbi Assi a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : des frères qui ont partagé un héritage sont considérés comme des acheteurs l'un de l'autre, et ils se restituent les parts l'un à l'autre au Jubilé, puis partagent de nouveau. Rav Hochaya objecte à partir de la Michna : « Et voici ceux qui ne retournent pas au Jubilé : la part d'aînesse » !
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אֶלְעָזָר: מַאי ״אֵין חוֹזְרִין״ — אֵין חוֹזְרִין לְבַטָּלָה. מַתְקֵיף לַהּ רַב שֵׁשֶׁת: מִכְּלָל דְּמַאן דְּאָמַר ״חוֹזְרִין״ — חוֹזְרִין לְבַטָּלָה קָאָמַר?Rabbi Elazar lui a dit : que signifie « ne retournent pas » ? Ils ne retournent pas en pure perte : le premier-né ne perd pas sa double part, et lors du nouveau partage il la reçoit de nouveau. Rav Chéchèt objecte : il faut en déduire que celui qui dit « ils retournent » veut dire qu'ils retournent en pure perte ? Pourquoi le premier-né perdrait-il sa double part ?
- קָרֵי רַב חָמָא עֲלֵיהּ דְּרַב שֵׁשֶׁת: ״טוֹבָה חׇכְמָה עִם נַחֲלָה״, וְלָא שְׁמִיעַ לְהוּ הָא דְּכִי אָתֵי רָבִין אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, וְאָמְרִי לַהּ רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן שַׁמּוּעַ: מַאי ״חוֹזְרִין״ — חוֹזְרִין לְבַטָּלָה.Rav 'Hama a appliqué à Rav Chéchèt le verset : « La sagesse est bonne avec un héritage » (Ecclésiaste 7, 11) : il ne suffit pas d'hériter de nombreuses baraïtot (enseignements tannaïtiques hors de la Michna), comme Rav Chéchèt ; il faut aussi la sagacité des Amoraïm. N'ont-ils pas entendu ceci : quand Ravin est venu de la terre d'Israël, il a dit au nom de Rabbi Yo'hanan, et certains disent que Rabbi Elazar l'a dit au nom de Rabbi Elazar ben Chamoua (le Rabbi Elazar de la Michna) : que signifie « ils retournent » ? Ils retournent en pure perte.
- רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: אַף הַיּוֹרֵשׁ אֶת אִשְׁתּוֹ יַחְזִיר לִבְנֵי וְכוּ׳. מַאי קָסָבַר? אִי קָסָבַר יְרוּשַּׁת הַבַּעַל דְּאוֹרָיְיתָא — אַמַּאי יַחְזִיר לִבְנֵי מִשְׁפָּחָה? וְאִי קָסָבַר יְרוּשַּׁת הַבַּעַל דְּרַבָּנַן — דָּמִים מַאי עֲבִידְתַּיְיהוּ?« Rabbi Yo'hanan ben Beroka dit : même celui qui hérite de sa femme doit rendre aux membres de la famille, etc. » Que pense-t-il ? S'il pense que l'héritage du mari est de la Torah, pourquoi doit-il rendre aux membres de la famille ? Et s'il pense que l'héritage du mari est d'ordre rabbinique, à quoi sert l'argent qu'il reçoit d'eux ?
- לְעוֹלָם קָסָבַר יְרוּשַּׁת הַבַּעַל דְּאוֹרָיְיתָא, וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? כְּגוֹן שֶׁהוֹרִישַׁתּוּ אִשְׁתּוֹ בֵּית הַקְּבָרוֹת, וּמִשּׁוּם פְּגַם מִשְׁפָּחָה אֲמוּר רַבָּנַן: לִשְׁקוֹל דְּמֵי וְלַיהְדַּר.En réalité, il pense que l'héritage du mari est de la Torah ; et de quoi s'agit-il ici ? Du cas où sa femme lui a légué le cimetière familial ; et à cause de l'atteinte à l'honneur de la famille, les Rabbanan ont dit : qu'il prenne l'argent et qu'il rende le cimetière.
- וְכִדְתַנְיָא: הַמּוֹכֵר קִבְרוֹ, וְדֶרֶךְ קִבְרוֹ, מְקוֹם מַעֲמָדוֹ, וּבֵית הֶסְפֵּדוֹ — בָּאִים בְּנֵי מִשְׁפָּחָה וְקוֹבְרִים אוֹתוֹ בְּעַל כׇּרְחוֹ, מִשּׁוּם פְּגַם מִשְׁפָּחָה. וּמַאי ״יְנַכֶּה לָהֶם מִן הַדָּמִים״? דְּמֵי קֶבֶר אִשְׁתּוֹ.Et c'est comme il a été enseigné dans une baraïta : celui qui vend sa tombe, le chemin de sa tombe, le lieu où l'on se tient pour consoler les endeuillés, ou le lieu de son oraison funèbre : les membres de la famille viennent et l'enterrent dans le caveau familial contre le gré de l'acheteur, à cause de l'atteinte à l'honneur de la famille. Et que signifie « il leur déduira de l'argent » ? Il déduit le prix de la tombe de sa femme, car le mari est tenu de pourvoir à son enterrement.
- הֲדַרַן עֲלָךְ יֵשׁ בְּכוֹר.Nous reviendrons à toi, chapitre « Yech bekhor ».
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