Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לָאו כִּכְתוּבָה בִּשְׁטָר דָּמְיָא, וּדְכוּלֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ דְּרַב פָּפָּא, דְּאָמַר רַב פָּפָּא: מִלְוָה עַל פֶּה גּוֹבֶה מִן הַיּוֹרְשִׁין וְאֵינוֹ גּוֹבֶה מִן הַלָּקוֹחוֹת.n'est pas considéré comme un prêt écrit dans un acte, mais comme un prêt verbal. Et tout le monde admet l'avis de Rav Pappa, car Rav Pappa a dit : un prêt verbal se perçoit des héritiers du débiteur, mais ne se perçoit pas des acheteurs de ses biens. Le Cohen ne peut donc percevoir que sur la moitié des biens pour laquelle les fils sont des héritiers, soit deux selaïm et demi.
- וְהָכָא בְּחָמֵשׁ וְלֹא בַּחֲצִי חָמֵשׁ קָמִיפַּלְגִי, דְּרַבִּי מֵאִיר סָבַר: חָמֵשׁ וְלֹא חֲצִי חָמֵשׁ, וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: חָמֵשׁ וַאֲפִילּוּ חֲצִי חָמֵשׁ.Et ici, c'est sur la question « cinq, et non la moitié de cinq » qu'ils divergent : Rabbi Méïr pense : la Torah exige cinq selaïm, et non la moitié de cinq, si bien que les frères sont exempts ; et Rabbi Yehouda pense : cinq, et même la moitié de cinq, si bien que le Cohen prend les deux selaïm et demi.
- אִי הָכִי, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר נִתְחַיְּיבוּ נְכָסִים, נִתְחַיֵּיב גַּבְרָא מִיבְּעֵי לֵיהּ! וְעוֹד, תַּנְיָא: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הָאַחִין שֶׁחָלְקוּ, אִם יֵשׁ עֲשָׂרָה זוּז לָזֶה וַעֲשָׂרָה זוּז לָזֶה — חַיָּיבִין, וְאִם לָאו — פְּטוּרִין.S'il en est ainsi, pourquoi Rabbi Yehouda dit-il : « Les biens ont été rendus redevables » ? Il aurait dû dire : « L'homme a été rendu redevable », puisque, selon lui aussi, le Cohen perd la moitié qui pèse sur les biens ! Et de plus, il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yehouda dit : des frères qui ont partagé, alors qu'on ignore lequel est le premier-né : s'il y a dix zouz (dinars) pour celui-ci et dix zouz pour celui-là, ils sont obligés de payer le Cohen ; sinon, ils sont exempts.
- מַאי עֲשָׂרָה זוּז לָזֶה וַעֲשָׂרָה זוּז לָזֶה? אִילֵּימָא בֵּין דִּירוּשָּׁה בֵּין דְּלָקוֹחוֹת, וְחָמֵשׁ וַאֲפִילּוּ חֲצִי חָמֵשׁ — אִי הָכִי, מַאי אִירְיָא עֲשָׂרָה? אֲפִילּוּ בְּצִיר מֵעֲשָׂרָה נָמֵי!Que signifie « dix zouz pour celui-ci et dix zouz pour celui-là » ? Si l'on dit qu'il s'agit de dix zouz en tout, tant de la part d'héritage que de celle d'acheteurs, soit deux selaïm et demi d'héritage, et que Rabbi Yehouda pense « cinq, et même la moitié de cinq », s'il en est ainsi, pourquoi mentionner spécialement dix ? Même moins que dix devrait suffire, puisque le Cohen prend ce qu'il y a !
- אֶלָּא פְּשִׁיטָא, עֲשָׂרָה זוּז דִּירוּשָּׁה לָזֶה, וַעֲשָׂרָה זוּז דִּירוּשָּׁה לָזֶה, אַלְמָא: חָמֵשׁ וְלֹא חֲצִי חָמֵשׁ סְבִירָא לֵיהּ!Mais plutôt, il est évident qu'il s'agit de dix zouz d'héritage pour celui-ci et dix zouz d'héritage pour celui-là, soit cinq selaïm d'héritage en tout. On voit donc que Rabbi Yehouda pense : « cinq, et non la moitié de cinq » !
- אֶלָּא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא חָמֵשׁ וְלֹא חֲצִי חָמֵשׁ, וְהָכָא בִּדְרַב אַסִּי וְרַב פָּפָּא קָמִיפַּלְגִי.Mais plutôt, tout le monde admet : « cinq, et non la moitié de cinq », et ici, c'est sur les avis de Rav Assi et de Rav Pappa qu'ils divergent : Rabbi Méïr les admet, et le Cohen ne peut prendre que deux selaïm et demi, donc rien ; Rabbi Yehouda les rejette, et les cinq selaïm sont disponibles pour le rachat.
- וְאִיכָּא דְּמַתְנֵי לֵיהּ אַסֵּיפָא, נִתְחַיְּיבוּ הַנְּכָסִים, דְּמִית הָאָב אֵימַת? אִילֵּימָא דְּמִית לְאַחַר שְׁלֹשִׁים, מִכְּלָל דְּרַבִּי מֵאִיר סָבַר כִּי חָלְקוּ פְּטוּרִין? הָא אִישְׁתַּעְבַּדוּ לְהוּ נִכְסֵי!Et certains enseignent cette discussion sur la fin de la Michna : Rabbi Yehouda dit : « Les biens ont été rendus redevables. » Le père est mort quand ? Si l'on dit qu'il est mort après trente jours, faut-il en déduire que Rabbi Méïr pense que, s'ils ont partagé, ils sont exempts ? Mais voici que les biens leur ont été hypothéqués !
- אֶלָּא בְּתוֹךְ שְׁלֹשִׁים, כִּי חָלְקוּ, אַמַּאי מְחַיֵּיב רַבִּי יְהוּדָה? לֵיזִיל לְגַבֵּי הַאי לִידַחֲיֵיהּ, וְגַבֵּי הַאי וְלִידְחֲיֵיהּ!Mais plutôt, il est mort dans les trente jours ; alors, quand ils ont partagé, pourquoi Rabbi Yehouda les oblige-t-il ? Que le Cohen aille chez celui-ci, et qu'il le repousse, et chez celui-là, et qu'il le repousse !
- אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: זֹאת אוֹמֶרֶת, שְׁנֵי יוֹסֵף בֶּן שִׁמְעוֹן שֶׁהָיוּ בְּעִיר אַחַת, וְלָקַח אֶחָד מֵהֶם שָׂדֶה מֵחֲבֵירוֹ — בַּעַל חוֹב גּוֹבֶה מִמֶּנּוּ, דַּאֲמַר לֵיהּ: אִי בְּדִידָךְ מַסֵּיקְנָא — מְנָתָא דִּידָךְ קָא שָׁקֵילְנָא, וְאִי בְּחַבְרָךְ מַסֵּיקְנָא — מִשְׁתַּעְבְּדָא לִי מִקַּמֵּי דִּידָךְ.Rabbi Yirmeya a dit : cela veut dire que, dans le cas de deux hommes nommés Yossef ben Chimon qui habitaient une même ville, et dont l'un a acheté un champ à l'autre, un créancier antérieur perçoit sa créance sur lui (sur ce champ), car il lui dit : « Si c'est envers toi que j'ai une créance, c'est ta part que je prends ; et si c'est envers ton compagnon que j'ai une créance, ce champ m'était hypothéqué avant de devenir tien. »
- אָמַר רָבָא: מִכְּדֵי נִכְסוֹהִי דְּבַר אִינִישׁ אִינּוּן עָרְבִין בֵּיהּ, וְכוּלַּהּ כְּלִישָּׁנָא קַמָּא.Rava a dit : Or, les biens d'un homme sont sa caution ; comment pourrait-on réclamer à la caution ce qu'on ne peut réclamer au débiteur lui-même ? Et toute la suite est comme dans la première version.
- מַתְנִי׳ שְׁתֵּי נָשִׁים שֶׁלֹּא בִּכֵּרוּ וְיָלְדוּ שְׁנֵי זְכָרִים — נוֹתֵן עֲשָׂרָה סְלָעִים לַכֹּהֵן. מֵת אֶחָד מֵהֶן בְּתוֹךְ שְׁלֹשִׁים יוֹם, אִם לְכֹהֵן אֶחָד נָתַן — יַחֲזִיר לוֹ חָמֵשׁ סְלָעִים, וְאִם לִשְׁנֵי כֹּהֲנִים נָתַן — אֵינוֹ יָכוֹל לְהוֹצִיא מִיָּדָם.MICHNA : Deux femmes d'un même homme, qui n'avaient pas encore enfanté, ont mis au monde deux garçons, qui ont été mélangés : le père donne dix selaïm au Cohen, car chacun est certainement premier-né de sa mère. Si l'un d'eux meurt dans les trente jours, s'il a donné à un seul Cohen, celui-ci doit lui rendre cinq selaïm ; et s'il a donné à deux Cohanim, il ne peut rien leur retirer, car chacun peut prétendre avoir reçu l'argent pour l'enfant vivant.
- זָכָר וּנְקֵבָה, אוֹ שְׁנֵי זְכָרִים וּנְקֵבָה — נוֹתֵן חָמֵשׁ סְלָעִים לַכֹּהֵן; שְׁתֵּי נְקֵבוֹת וְזָכָר, אוֹ שְׁנֵי זְכָרִים וּשְׁתֵּי נְקֵבוֹת — אֵין כָּאן לַכֹּהֵן כְּלוּם.Si elles ont mis au monde un garçon et une fille, ou deux garçons et une fille, mélangés, il donne cinq selaïm au Cohen. Si elles ont mis au monde deux filles et un garçon, ou deux garçons et deux filles, il n'y a ici rien pour le Cohen, car chaque mère a peut-être enfanté une fille en premier.
- אַחַת בִּכֵּרָה וְאַחַת שֶׁלֹּא בִּכֵּרָה, וְיָלְדוּ שְׁנֵי זְכָרִים — נוֹתֵן חָמֵשׁ סְלָעִים לַכֹּהֵן, מֵת אֶחָד מֵהֶן בְּתוֹךְ שְׁלֹשִׁים יוֹם — הָאָב פָּטוּר.Si l'une de ses femmes avait déjà enfanté et l'autre n'avait pas enfanté, et qu'elles ont mis au monde deux garçons, mélangés, il donne cinq selaïm au Cohen. Si l'un d'eux meurt dans les trente jours, le père est exempt, car c'est peut-être le fils de celle qui n'avait pas enfanté qui est mort.
- מֵת הָאָב וְהַבָּנִים קַיָּימִים, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אִם נָתְנוּ עַד שֶׁלֹּא חָלְקוּ נָתְנוּ, וְאִם לָאו פְּטוּרִין. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: נִתְחַיְּיבוּ נְכָסִים, זָכָר וּנְקֵבָה אֵין לַכֹּהֵן כְּלוּם.Si le père est mort et que les fils sont vivants, Rabbi Méïr dit : s'ils ont donné avant d'avoir partagé, ils ont donné ; sinon, ils sont exempts. Rabbi Yehouda dit : les biens ont été rendus redevables. Si elles ont mis au monde un garçon et une fille, il n'y a rien pour le Cohen, car la fille est peut-être née de celle qui n'avait pas enfanté.
- שְׁתֵּי נָשִׁים שֶׁל שְׁנֵי אֲנָשִׁים שֶׁלֹּא בִּכֵּרוּ, וְיָלְדוּ שְׁנֵי זְכָרִים — זֶה נוֹתֵן חָמֵשׁ סְלָעִים לַכֹּהֵן וְזֶה נוֹתֵן חָמֵשׁ סְלָעִים. מֵת אֶחָד מֵהֶם בְּתוֹךְ שְׁלֹשִׁים — אִם לַכֹּהֵן אֶחָד נָתָנוּ, יַחֲזִיר לָהֶם חָמֵשׁ סְלָעִים. אִם לִשְׁנֵי כֹּהֲנִים נָתָנוּ — אֵינָן יְכוֹלִין לְהוֹצִיא מִיָּדָם.Deux femmes de deux hommes, qui n'avaient pas encore enfanté, ont mis au monde deux garçons, mélangés : celui-ci donne cinq selaïm au Cohen, et celui-là donne cinq selaïm. Si l'un d'eux meurt dans les trente jours : s'ils ont donné à un seul Cohen, il doit leur rendre cinq selaïm ; s'ils ont donné à deux Cohanim, ils ne peuvent rien leur retirer.
- זָכָר וּנְקֵבָה — הָאָבוֹת פְּטוּרִין, וְהַבֵּן חַיָּיב לִפְדּוֹת אֶת עַצְמוֹ; שְׁתֵּי נְקֵבוֹת וְזָכָר, אוֹ שְׁתֵּי נְקֵבוֹת וּשְׁנֵי זְכָרִים — אֵין כָּאן לַכֹּהֵן כְּלוּם.Si elles ont mis au monde un garçon et une fille, les pères sont exempts, car chacun peut dire que la fille est la sienne, et le fils est obligé de se racheter lui-même, car il est certainement premier-né. Deux filles et un garçon, ou deux filles et deux garçons : il n'y a ici rien pour le Cohen.
- אַחַת בִּכֵּרָה וְאַחַת שֶׁלֹּא בִּכֵּרָה, שֶׁל שְׁנֵי אֲנָשִׁים, וְיָלְדוּ שְׁנֵי זְכָרִים — זֶה שֶׁלֹּא בִּכְּרָה אִשְׁתּוֹ נוֹתֵן חָמֵשׁ סְלָעִים לַכֹּהֵן; זָכָר וּנְקֵבָה — אֵין כָּאן לַכֹּהֵן כְּלוּם.L'une avait déjà enfanté et l'autre n'avait pas enfanté, femmes de deux hommes, et elles ont mis au monde deux garçons, mélangés : celui dont la femme n'avait pas enfanté donne cinq selaïm au Cohen. Si elles ont mis au monde un garçon et une fille, il n'y a ici rien pour le Cohen.
- גְּמָ׳ מַאי שְׁנָא שְׁנֵי כֹּהֲנִים, דְּאָזֵיל לְגַבֵּי הַאי וּמְדַחֵי לֵיהּ, וְאָזֵיל לְגַבֵּי הַאי וּמְדַחֵי לֵיהּ?GUEMARA : En quoi est-ce différent quand ils ont donné à deux Cohanim, de sorte qu'ils ne peuvent rien leur retirer ? C'est parce que le père va chez celui-ci, qui le repousse en disant qu'il a reçu l'argent pour l'enfant vivant, et va chez celui-là, qui le repousse de même.
- כֹּהֵן אֶחָד נָמֵי לֵיזִיל לְגַבֵּי הַאי וְלִידַחֲיֵיהּ, וְלֵיזִיל לְגַבֵּי הַאי וְלִידַחֲיֵיהּ! אָמַר שְׁמוּאֵל:Mais avec un seul Cohen aussi : que ce père aille chez lui et que le Cohen le repousse, en disant que c'est le fils de l'autre qui est mort, et que l'autre père aille chez lui et qu'il le repousse ! Chmouel a dit :
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