Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לִגְמָרֵיהּ — לָא אָמְרִינַן יוֹלֶדֶת לִמְקוּטָּעִין, לִסְבָרֵיהּ — אָמְרִינַן יוֹלֶדֶת לִמְקוּטָּעִין.Selon l’enseignement qu’il avait reçu, nous ne disons pas qu’une bête met bas au terme de mois incomplets ; selon son raisonnement personnel, nous disons qu’elle met bas au terme de mois incomplets.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: לָא אָמְרִינַן יוֹלֶדֶת, וְהָכָא בְּמִקְצָת הַיּוֹם כְּכוּלּוֹ קָמִיפַּלְגִי. לִסְבָרֵיהּ — אָמְרִינַן מִקְצָת הַיּוֹם כְּכוּלּוֹ, לִגְמָרֵיהּ — לָא אָמְרִינַן מִקְצָת הַיּוֹם כְּכוּלּוֹ.Et si tu veux, dis : nous ne disons pas qu’elle met bas au terme de mois incomplets ; ici, leur divergence porte sur le principe selon lequel une partie du jour équivaut au jour entier. Selon son raisonnement personnel, nous disons qu’une partie du jour équivaut au jour entier ; selon l’enseignement qu’il avait reçu, nous ne disons pas qu’une partie du jour équivaut au jour entier.
- אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא: אֲנִי לֹא בָּאתִי לִידֵי מִדָּה זוֹ, אֶלָּא כֹּל שֶׁיָּדוּעַ כּוּ׳. מַאי אִיכָּא בֵּין רַבִּי עֲקִיבָא לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ?Rabbi Akiva a dit : je n’en suis pas venu à cette méthode pour déterminer le statut de premier-né, mais toute bête dont on sait qu’elle a déjà mis bas est dispensée, etc. La Guemara demande : quelle différence y a-t-il entre Rabbi Akiva et Rabbi Yehochoua ?
- אָמַר רַבִּי חֲנִינָא מִסּוּרָא: חָלָב פּוֹטֵר אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, רַבִּי עֲקִיבָא סָבַר: חָלָב פּוֹטֵר, הַלֵּךְ אַחַר רוֹב בְּהֵמוֹת, וְרוֹב בְּהֵמוֹת אֵין חוֹלְבוֹת אֶלָּא אִם כֵּן יוֹלְדוֹת, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ סָבַר: הָא אִיכָּא מִיעוּטָא דְּחוֹלְבוֹת אַף עַל פִּי שֶׁאֵין יוֹלְדוֹת.Rabbi 'Hanina de Soura a dit : leur divergence porte sur la question de savoir si le lait dispense la prochaine portée du statut de premier-né. Rabbi Akiva estime : le lait dispense ; suis la majorité des bêtes, et la majorité des bêtes ne donnent du lait que si elles ont mis bas. Rabbi Yehochoua estime : il existe pourtant une minorité de bêtes qui donnent du lait bien qu’elles n’aient pas mis bas.
- וּמִי חָיֵישׁ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ לְמִיעוּט? וְהָתְנַן: הָיְתָה לָהּ חֲמוֹת — אֵינָהּ חוֹשֶׁשֶׁת, יָצְאָה מְלֵיאָה — חוֹשֶׁשֶׁת. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: אֵינָהּ חוֹשֶׁשֶׁת.Mais Rabbi Yehochoua tient-il compte d’une minorité ? Pourtant, nous avons appris dans une Michna, enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi : une femme dont le mari est mort sans enfant ni frère connu, si elle avait une belle-mère restée au pays lorsque le couple était parti à l’étranger, elle ne craint pas que celle-ci ait eu un fils qui la soumettrait au lévirat. Si, lorsqu’elle est partie, sa belle-mère était enceinte, elle doit le craindre. Rabbi Yehochoua dit : elle ne le craint pas.
- וְאָמְרִינַן: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ? קָסָבַר: רוֹב מְעוּבָּרוֹת יוֹלְדוֹת, וּמִיעוּט מַפִּילוֹת, וְכׇל הַיּוֹלְדוֹת — מֶחֱצָה זְכָרִים וּמֶחֱצָה נְקֵבוֹת. סְמוֹךְ מִיעוּטָא דְּמַפִּילוֹת לְמֶחֱצָה דִּנְקֵבוֹת, וְהָווּ לְהוּ זְכָרִים מִיעוּטָא, וּלְמִיעוּטָא לָא חָיְישִׁינַן!Et nous disons : quelle est la raison de Rabbi Yehochoua ? Il estime : la majorité des femmes enceintes accouchent, et une minorité font une fausse couche. Parmi toutes celles qui accouchent, la moitié donnent naissance à des garçons et la moitié à des filles. Joins la minorité de celles qui font une fausse couche à la moitié de celles qui donnent naissance à des filles : les garçons constituent alors une minorité, et nous ne tenons pas compte d’une minorité !
- אֶלָּא אֵיפוֹךְ, וְהָתַנְיָא: חָלָב פּוֹטֵר, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: חָלָב אֵינוֹ פּוֹטֵר.Il faut donc inverser l’attribution des opinions sur le lait. Et c’est bien ce qui a été enseigné dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna : le lait dispense ; tels sont les propos de Rabbi Yehochoua. Rabbi Akiva dit : le lait ne dispense pas.
- תָּנוּ רַבָּנַן: גְּדִיָּיה שֶׁיָּלְדָה שָׁלֹשׁ בָּנוֹת, וְכׇל בְּנוֹתֶיהָ יָלְדוּ שָׁלֹשׁ שָׁלֹשׁ — כּוּלָּן נִכְנָסוֹת לַדִּיר לְהִתְעַשֵּׂר. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: אֲנִי רָאִיתִי שֶׁעִישְּׂרָה בְּתוֹךְ שְׁנָתָהּ. לְמָה לִי לְמִיתְנֵי שָׁלֹשׁ שָׁלֹשׁ? תּוֹלֵיד חַד מִינַּיְיהוּ תְּלָת, וְאִינָךְ תַּרְתֵּי תַּרְתֵּי!Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : une chevrette qui a mis bas trois filles, et dont toutes les filles ont mis bas chacune trois filles, toutes entrent dans l’enclos pour être soumises à la dîme. La dîme du bétail exige au moins dix bêtes nées dans la même année et qui ne soient pas des mâles premiers-nés. Rabbi Chimon a dit : j’en ai vu une qui avait fourni assez de descendants pour la dîme au cours de sa première année. Pourquoi faut-il enseigner que les filles en ont eu trois chacune ? Que l’une d’elles en mette bas trois, et les autres deux chacune ! Avec les trois mères, cela fait dix.
- אַיְּידֵי דְּאִיכָּא חֲדָא דְּלָא סַגִּיא בְּלָא שָׁלֹשׁ, תְּנָא כּוּלְּהוּ דְּיָלְדוּ שָׁלֹשׁ שָׁלֹשׁ. וּלְמָה לִי לְמִיתְנֵי שָׁלֹשׁ כְּלָל? לֵילְדוּ כּוּלְּהוּ תַּרְתֵּי, וְתִיהְדַּר אִיהִי וְתוֹלֵיד בַּהֲדַיְהִי!Puisqu’il y en a une pour laquelle il ne suffit pas d’en avoir moins de trois, l’enseignant a enseigné qu’elles en avaient toutes mis bas trois chacune. Mais pourquoi faut-il enseigner trois petits tout court ? Qu’elles en mettent toutes bas deux, et qu’elle-même, la première mère, mette de nouveau bas avec elles !
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.