Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵיכוּ הַשְׁתָּא, אִשְׁתְּלַאי וַאֲמַרִי לְךָ: רַב וְרַבִּי יוֹחָנָן — הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹחָנָן. הָא אָמַר רָבָא: הִלְכְתָא כְּוָתֵיהּ דְּרַב בְּהָנֵי תְּלָת, בֵּין לְקוּלָּא בֵּין לְחוּמְרָא.Si je t'avais répondu à ce moment-là, je me serais trompé et je t'aurais dit : dans une divergence entre Rav et Rabbi Yo'hanan, la halakha est conforme à Rabbi Yo'hanan, et ces œufs sont permis. Or Rava a dit : la halakha est conforme à Rav pour ces trois questions concernant la sainteté des jours, que ce soit dans le sens de la souplesse ou de la rigueur.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: עֵצִים שֶׁנָּשְׁרוּ מִן הַדֶּקֶל בְּשַׁבָּת — אָסוּר לְהַסִּיקָן בְּיוֹם טוֹב. וְאַל תְּשִׁיבֵנִי בֵּיצָה, מַאי טַעְמָא? בֵּיצָה מִשּׁוּם דִּבְיוֹמָא נָמֵי חַזְיָא לְגוֹמְעָהּ וְלָא קָא שָׁרֵי לַהּ עַד לִמְחַר — מִידָּע יְדִיעַ דְּבַת יוֹמָא אַסְרוּהָ. עֵצִים דְּלָא חָזוּ לְיוֹמַיְיהוּ, אִי שָׁרֵי לְהוּ לִמְחַר — אָתֵי לְמֵימַר: בְּיוֹמַיְיהוּ נָמֵי שְׁרוּ, וְאֶתְמוֹל מִשּׁוּם שַׁבָּת הוּא דְּלָא חָזוּ לְהַסָּקָה.Rabbi Yo'hanan a dit : des branches tombées d'un palmier le Chabbat, il est interdit de les brûler le Yom Tov (jour de fête) qui suit. Et ne m'objecte pas l'œuf, que je permets le lendemain. Quelle est la raison de la différence ? L'œuf, puisque le jour même il est aussi propre à être gobé cru et qu'on ne le permet pourtant que le lendemain, chacun sait que, le jour même, on l'a interdit. Mais des branches, qui ne sont pas utilisables le jour même (car on n'allume pas de feu le Chabbat), si on les permet le lendemain, on en viendra à dire : le jour même aussi, elles sont permises, et c'est hier, à cause du Chabbat, qu'elles n'étaient pas utilisables pour brûler.
- אָמַר רַב מַתְנָה: עֵצִים שֶׁנָּשְׁרוּ מִן הַדֶּקֶל לְתוֹךְ הַתַּנּוּר בְּיוֹם טוֹב — מַרְבֶּה עֲלֵיהֶם עֵצִים מוּכָנִים, וּמַסִּיקָן: וְהָא קָא מְהַפֵּךְ בְּאִיסּוּרָא! כֵּיוָן דְּרוּבָּא דְּהֶיתֵּרָא נִינְהוּ, כִּי קָא מְהַפֵּךְ — בְּהֶיתֵּרָא קָא מְהַפֵּךְ.Rav Matna a dit : des branches tombées d'un palmier dans le four un Yom Tov : on ajoute sur elles du bois préparé dès la veille, et on les brûle. Mais on remue ainsi l'interdit ! Puisque la majorité est permise, quand on remue, c'est du permis qu'on remue, l'interdit étant annulé dans la majorité.
- וְהָא קָא מְבַטֵּל אִיסּוּרָא לְכַתְּחִלָּה, וּתְנַן: אֵין מְבַטְּלִין אָסוּר לְכַתְּחִלָּה! הָנֵי מִילֵּי בִּדְאוֹרָיְיתָא, אֲבָל בִּדְרַבָּנַן מְבַטְּלִין.Mais il annule ainsi l'interdit dès le départ, et nous avons appris (Terouma 5, 9) : on n'annule pas un interdit dès le départ ! Cela ne vaut que pour les interdits de la Torah ; mais pour les interdits rabbiniques, tel le mouktsé (ce qui a été écarté de tout usage), on annule.
- וּלְרַב אָשֵׁי דְּאָמַר: כׇּל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ לוֹ מַתִּירִין אֲפִילּוּ בִּדְרַבָּנַן לֹא בָּטֵיל, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּאִיתֵיהּ לְאִיסּוּרָא בְּעֵינֵיהּ, הָכָא — מִקְלָא קָלִי אִיסּוּרָא.Et selon Rav Achi, qui a dit : toute chose qui deviendra permise d'elle-même n'est pas annulée, même pour un interdit rabbinique, que peut-on dire ? Ces branches ne seront-elles pas permises après la fête ? Cela ne vaut que lorsque l'interdit reste intact ; ici, l'interdit se consume, et il n'en reste rien.
- אִתְּמַר: שְׁנֵי יָמִים טוֹבִים שֶׁל גָּלִיּוֹת, רַב אָמַר: נוֹלְדָה בָּזֶה — מוּתֶּרֶת בָּזֶה, וְרַב אַסִּי אָמַר: נוֹלְדָה בָּזֶה — אֲסוּרָה בָּזֶה.Il a été dit par les Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) : Pour les deux jours de Yom Tov de la diaspora, Rav a dit : l'œuf pondu en l'un est permis en l'autre, et Rav Assi a dit : pondu en l'un, il est interdit en l'autre.
- לֵימָא קָא סָבַר רַב אַסִּי קְדוּשָּׁה אַחַת הִיא? וְהָא רַב אַסִּי מַבְדֵּיל מִיּוֹמָא טָבָא לְחַבְרֵיהּ!Dirons-nous que Rav Assi estime que c'est une seule sainteté ? Mais Rav Assi ne récitait-il pas la havdala (bénédiction de séparation) d'un jour de fête à l'autre ? Il considérait donc que le second jour est profane en soi.
- רַב אַסִּי סַפּוֹקֵי מְסַפְּקָא לֵיהּ, וְעָבֵיד הָכָא לְחוּמְרָא וְהָכָא לְחוּמְרָא.Rav Assi était dans le doute : le second jour est-il une institution fixe, ou un simple effet de l'incertitude sur le calendrier ? Et il agissait ici dans le sens de la rigueur, et là dans le sens de la rigueur : il interdisait l'œuf et récitait la havdala.
- אָמַר רַבִּי זֵירָא: כְּוָתֵיהּ דְּרַב אַסִּי מִסְתַּבְּרָא, דְּהָאִידָּנָא יָדְעִינַן בִּקְבִיעָא דְיַרְחָא, וְקָא עָבְדִינַן תְּרֵי יוֹמֵי.Rabbi Zeira a dit : il est logique de suivre Rav Assi : car aujourd'hui, nous connaissons la fixation du mois, et nous observons pourtant deux jours : c'est donc une institution, et non un doute.
- אָמַר אַבָּיֵי: כְּוָתֵיהּ דְּרַב מִסְתַּבְּרָא, דִּתְנַן: בָּרִאשׁוֹנָה, הָיוּ מַשִּׂיאִין מַשּׂוּאוֹת. מִשֶּׁקִּלְקְלוּ הַכּוּתִים, הִתְקִינוּ שֶׁיְּהוּ שְׁלוּחִין יוֹצְאִין.Abayé a dit : il est logique de suivre Rav, car les deux jours proviennent bien du doute : car nous avons appris : au début, on allumait des feux sur les sommets pour annoncer la nouvelle lune. Depuis que les Koutim (Samaritains) ont causé du désordre en allumant des feux aux mauvaises dates, on a institué que des messagers sortiraient.
- וְאִילּוּ בָּטְלוּ כּוּתִים — עָבְדִינַן חַד יוֹמָא, וְהֵיכָא דְּמָטוּ שְׁלוּחִין — עָבְדִינַן חַד יוֹמָא.Et si les Koutim avaient cessé, nous observerions un seul jour ; et là où les messagers arrivent, on observe un seul jour.
- וְהַשְׁתָּא דְּיָדְעִינַן בִּקְבִיעָא דְיַרְחָא, מַאי טַעְמָא עָבְדִינַן תְּרֵי יוֹמֵי? מִשּׁוּם דִּשְׁלַחוּ מִתָּם: הִזָּהֲרוּ בְּמִנְהַג אֲבוֹתֵיכֶם בִּידֵיכֶם, זִמְנִין דְּגָזְרוּ הַמַּלְכוּת גְּזֵרָה וְאָתֵי לְאִקַּלְקוּלֵי.Et maintenant que nous connaissons la fixation du mois, pourquoi observons-nous deux jours ? Parce qu'on a envoyé de là-bas (d'Erets Israël) : Soyez vigilants à garder la coutume de vos pères, qui est entre vos mains : il arrivera que le pouvoir édicte un décret contre l'étude, et l'on en viendra à se tromper dans le calendrier.
- אִתְּמַר, שְׁנֵי יָמִים טוֹבִים שֶׁל רֹאשׁ הַשָּׁנָה. רַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: נוֹלְדָה בָּזֶה — אֲסוּרָה בָּזֶה, דִּתְנַן: בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ מְקַבְּלִין עֵדוּת הַחֹדֶשׁ כׇּל הַיּוֹם (כּוּלּוֹ). פַּעַם אַחַת נִשְׁתַּהוּ הָעֵדִים לָבֹא,Il a été dit : pour les deux jours de Yom Tov de Roch Hachana, Rav et Chmouel ont dit tous les deux : l'œuf pondu en l'un est interdit en l'autre, car nous avons appris : au début, on recevait le témoignage du nouveau mois toute la journée. Une fois, les témoins tardèrent à venir,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.