Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נֵימָא לֵיהּ: הַב לִי הָהוּא חַמְרָא וַאֲנָא מַיְיתֵינָא סְפִינְתָּא.Qu'il lui dise donc, le propriétaire du bateau au locataire : « Donne-moi ce vin-là, et moi j'apporterai un bateau. » Comme ce vin précis n'existe plus, le locataire ne peut satisfaire à cette demande, et il devrait donc payer toute la location.
- אָמַר רַב פָּפָּא: לָא מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ אֶלָּא בִּסְפִינָה זוֹ וְיַיִן זֶה. אֲבָל בִּסְפִינָה סְתָם וְיַיִן סְתָם – חוֹלְקִין.Rav Pappa a dit : Tu ne trouves l'application de la règle de Rabbi Natan que pour ce bateau-ci et ce vin-ci, lorsque les parties ont stipulé un bateau précis et un vin précis : aucune ne pouvant remplir sa part de l'accord, l'argent reste où il est. Mais pour un bateau non précisé et un vin non précisé, puisque chacune peut encore accomplir l'accord, ils partagent le loyer : le locataire en paie la moitié.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַשּׂוֹכֵר אֶת הַסְּפִינָה וּפְרָקָהּ לָהּ בַּחֲצִי הַדֶּרֶךְ – נוֹתֵן לוֹ שְׂכָרוֹ שֶׁל חֲצִי הַדֶּרֶךְ, וְאֵין לוֹ עָלָיו אֶלָּא תַּרְעוֹמֶת. הֵיכִי דָּמֵי? אִילֵּימָא דְּקָא מַשְׁכַּח לְאֹגוֹרַהּ – אַמַּאי אִית לֵיהּ תַּרְעוֹמֶת? וְאִי דְּלָא קָא מַשְׁכַּח לְאֹגוֹרַהּ – כּוּלֵּיהּ אַגְרַהּ בָּעֵי שַׁלּוֹמֵי!Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui loue le bateau et le décharge à mi-chemin donne au propriétaire son loyer pour la moitié du chemin, et le propriétaire n'a contre lui qu'un grief. La Guemara demande : De quel cas s'agit-il ? Si nous disons que le propriétaire trouve à le louer à quelqu'un d'autre, pourquoi a-t-il un grief ? Et s'il ne trouve pas à le louer, le locataire doit payer tout son loyer, puisqu'il s'est dédit de la location pour tout le trajet !
- לְעוֹלָם דְּקָא מַשְׁכַּח לְאֹגוֹרַהּ, אֶלָּא אַמַּאי אִית לֵיהּ תַּרְעוֹמֶת – מִשּׁוּם רַפְסְתָא דִסְפִינְתָּא. אִי הָכִי, טַעַנְתָּא מְעַלַּיְיתָא הִוא וּמָמוֹנָא אִית לֵיהּ גַּבֵּיהּ.La Guemara répond : En réalité, il s'agit du cas où le propriétaire trouve à le louer. Mais pourquoi a-t-il un grief ? À cause de l'usure du bateau, que fatiguent les déchargements et chargements supplémentaires. La Guemara objecte : S'il en est ainsi, c'est une réclamation en bonne et due forme, et il a droit à de l'argent de sa part, et non à un simple grief !
- אֶלָּא מַאי פְּרָקָהּ – דְּפַרְקֵהּ לְטוּעְנֵיהּ בְּגַוַּיהּ. אֶלָּא מַאי תַּרְעוֹמֶת – מִשּׁוּם שִׁינּוּי דַּעְתָּא. אִי נָמֵי לְאַשְׁלָא יַתִּירָא.Mais alors, que signifie « il le décharge » ? Qu'il a déchargé sa cargaison dans le bateau : à mi-chemin, il y a ajouté des marchandises, et il ne paie ce surcroît que pour la seconde moitié du trajet. La Guemara demande : Mais alors, quel est le grief ? Elle répond : C'est à cause du changement d'idée : le batelier pensait voyager plus vite ; ou encore à cause d'un cordage supplémentaire, rendu nécessaire par le surcroît de charge.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַשּׂוֹכֵר אֶת הַחֲמוֹר לִרְכּוֹב עָלֶיהָ – שׂוֹכֵר מַנִּיחַ עָלֶיהָ כְּסוּתוֹ וּלְגִנוֹתוֹ וּמְזוֹנוֹת שֶׁל אוֹתָהּ הַדֶּרֶךְ, מִכָּאן וְאֵילָךְ – חַמָּר מְעַכֵּב עָלָיו. חַמָּר מַנִּיחַ עָלָיו שְׂעוֹרִים וְתֶבֶן וּמְזוֹנוֹתָיו שֶׁל אוֹתוֹ הַיּוֹם, מִכָּאן וְאֵילָךְ – שׂוֹכֵר מְעַכֵּב עָלָיו.Nos Maîtres ont enseigné : Celui qui loue l'âne pour le monter : le locataire dépose sur lui son vêtement, sa cruche et la nourriture de ce voyage-là ; au-delà, l'ânier, qui accompagne le voyageur, peut l'en empêcher. L'ânier dépose sur lui de l'orge et de la paille pour la bête et sa propre nourriture de ce jour-là ; au-delà, le locataire peut l'en empêcher.
- הֵיכִי דָמֵי? אִי דִּשְׁכִיחַ לְמִזְבַּן – חַמָּר נָמֵי לִיעַכֵּב, וְאִי דְּלָא שְׁכִיחַ לְמִזְבַּן – שׂוֹכֵר נָמֵי לָא לִיעַכֵּב!La Guemara demande : De quel cas s'agit-il ? Si l'on trouve à acheter de la nourriture en chemin, l'ânier aussi devrait pouvoir empêcher le locataire d'emporter plus d'un jour de nourriture ; et si l'on ne trouve pas à acheter, le locataire non plus ne devrait pas pouvoir empêcher l'ânier d'emporter sa nourriture pour tout le voyage !
- אָמַר רַב פָּפָּא: לָא צְרִיכָא דִּשְׁכִיחַ לְמִטְרַח וּלְמִזְבַּן מֵאַוּוֹנָא לְאַוּוֹנָא, חַמָּר דַּרְכֵּיהּ לְמִטְרַח וּלְמִזְבַּן. שׂוֹכֵר לָאו דַּרְכֵּיהּ לְמִטְרַח וּלְמִזְבַּן.Rav Pappa a dit : La baraïta n'est nécessaire que dans le cas où l'on trouve de la nourriture pour qui se donne la peine d'en acheter d'une halte à l'autre : l'ânier a coutume de se donner la peine d'acheter ; il ne charge donc que la nourriture du jour ; le locataire n'a pas coutume de se donner la peine d'acheter, et il peut donc emporter de quoi manger pour tout le voyage.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַשּׂוֹכֵר אֶת הַחֲמוֹר לִרְכּוֹב עָלֶיהָ אִישׁ – לֹא תִּרְכַּב עָלֶיהָ אִשָּׁה. אִשָּׁה – רוֹכֵב עָלֶיהָ אִישׁ. וְאִשָּׁה, בֵּין גְּדוֹלָה וּבֵין קְטַנָּה, אֲפִילּוּ מְעוּבֶּרֶת, וַאֲפִילּוּ מְנִיקָה.Nos Maîtres ont enseigné : Celui qui loue l'âne pour qu'un homme le monte, une femme ne le montera pas. S'il l'a loué pour une femme, un homme le monte. Et s'il l'a loué pour une femme, toute femme peut le monter, qu'elle soit adulte ou petite, même enceinte et même allaitant son enfant qu'elle emmène avec elle.
- הַשְׁתָּא מְנִיקָה אָמְרַתְּ, מְעוּבֶּרֶת מִיבַּעְיָא? אָמַר רַב פָּפָּא: מְעוּבֶּרֶת וְהִיא מְנִיקָה קָאָמַר.La Guemara demande : Maintenant que tu as dit qu'on ne peut empêcher même celle qui allaite, qui porte le poids de deux personnes, est-il besoin de parler de celle qui est enceinte ? Rav Pappa a dit : Le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) parle d'une femme enceinte qui allaite en même temps.
- אָמַר אַבָּיֵי: שְׁמַע מִינַּהּ בִּינִיתָא אַכְּרֵסַהּ תָּקְלָה. לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לְמִקָּח וּמִמְכָּר.Abayé a dit : Déduis-en, puisque la femme enceinte est réputée plus lourde, que le poisson binita, c'est d'après son ventre qu'il pèse. La Guemara demande : Quelle conséquence pratique cela a-t-il ? Elle répond : Pour l'achat et la vente, afin de savoir comment estimer le poids d'un tel poisson.
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