Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְזֶה הוּא תַּנּוּר שֶׁל עַכְנַאי. מַאי עַכְנַאי? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: שֶׁהִקִּיפוּ[הוּ] דְּבָרִים כְּעַכְנָא זוֹ, וְטִמְּאוּהוּ. תָּנָא: בְּאוֹתוֹ הַיּוֹם הֵשִׁיב רַבִּי אֱלִיעֶזֶר כׇּל תְּשׁוּבוֹת שֶׁבָּעוֹלָם, וְלֹא קִיבְּלוּ הֵימֶנּוּ.Et c'est là le four d'Akhnaï. Que signifie Akhnaï (nom qui évoque le serpent) ? Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : C'est parce qu'ils l'ont entouré de paroles comme ce serpent, qui s'enroule sur lui-même, et l'ont déclaré tamé (rituellement impur). Il a été enseigné : Ce jour-là, Rabbi Eliézer a répondu toutes les réponses du monde pour appuyer son opinion, mais les Sages ne les ont pas acceptées de lui.
- אָמַר לָהֶם: אִם הֲלָכָה כְּמוֹתִי – חָרוּב זֶה יוֹכִיחַ. נֶעֱקַר חָרוּב מִמְּקוֹמוֹ מֵאָה אַמָּה, וְאָמְרִי לַהּ: אַרְבַּע מֵאוֹת אַמָּה. אָמְרוּ לוֹ: אֵין מְבִיאִין רְאָיָה מִן הֶחָרוּב. חָזַר וְאָמַר לָהֶם: אִם הֲלָכָה כְּמוֹתִי – אַמַּת הַמַּיִם יוֹכִיחוּ. חָזְרוּ אַמַּת הַמַּיִם לַאֲחוֹרֵיהֶם. אָמְרוּ לוֹ: אֵין מְבִיאִין רְאָיָה מֵאַמַּת הַמַּיִם.Ne parvenant pas à les convaincre par le raisonnement, Rabbi Eliézer leur dit : Si la halakha (la loi) est conforme à mon opinion, que ce caroubier le prouve. Le caroubier fut arraché de sa place sur cent coudées, et certains disent : quatre cents coudées. Ils lui dirent : On n'apporte pas de preuve du caroubier. Il reprit et leur dit : Si la halakha est conforme à mon opinion, que le cours d'eau le prouve. Le cours d'eau revint en arrière et se mit à couler dans le sens contraire. Ils lui dirent : On n'apporte pas de preuve du cours d'eau.
- חָזַר וְאָמַר לָהֶם: אִם הֲלָכָה כְּמוֹתִי – כּוֹתְלֵי בֵּית הַמִּדְרָשׁ יוֹכִיחוּ. הִטּוּ כּוֹתְלֵי בֵּית הַמִּדְרָשׁ לִיפּוֹל. גָּעַר בָּהֶם רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, אָמַר לָהֶם: אִם תַּלְמִידֵי חֲכָמִים מְנַצְּחִים זֶה אֶת זֶה בַּהֲלָכָה, אַתֶּם מָה טִיבְכֶם? לֹא נָפְלוּ מִפְּנֵי כְבוֹדוֹ שֶׁל רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, וְלֹא זָקְפוּ מִפְּנֵי כְבוֹדוֹ שֶׁל רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, וַעֲדַיִן מַטִּין וְעוֹמְדִין.Il reprit et leur dit : Si la halakha est conforme à mon opinion, que les murs de la maison d'étude le prouvent. Les murs de la maison d'étude s'inclinèrent pour tomber. Rabbi Yehochoua les réprimanda et leur dit : Si des érudits en Torah se mesurent l'un à l'autre dans la halakha, vous, de quoi vous mêlez-vous ? Ils ne tombèrent pas, par égard pour l'honneur de Rabbi Yehochoua, et ne se redressèrent pas, par égard pour l'honneur de Rabbi Eliézer, et ils demeurent encore inclinés.
- חָזַר וְאָמַר לָהֶם: אִם הֲלָכָה כְּמוֹתִי – מִן הַשָּׁמַיִם יוֹכִיחוּ. יָצָאתָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה: מָה לָכֶם אֵצֶל רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, שֶׁהֲלָכָה כְּמוֹתוֹ בְּכׇל מָקוֹם.Il reprit et leur dit : Si la halakha est conforme à mon opinion, que le Ciel le prouve. Une bat kol (voix céleste) sortit et dit : Qu'avez-vous contre Rabbi Eliézer, puisque la halakha est conforme à son opinion en tout lieu où il s'exprime ?
- עָמַד רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ עַל רַגְלָיו וְאָמַר: ״לֹא בַשָּׁמַיִם הִיא!״ מַאי ״לֹא בַּשָּׁמַיִם הִיא״? אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: שֶׁכְּבָר נִתְּנָה תּוֹרָה מֵהַר סִינַי, אֵין אָנוּ מַשְׁגִּיחִין בְּבַת קוֹל, שֶׁכְּבָר כָּתַבְתָּ בְּהַר סִינַי בַּתּוֹרָה ״אַחֲרֵי רַבִּים לְהַטֹּת״. אַשְׁכְּחֵיהּ רַבִּי נָתָן לְאֵלִיָּהוּ, אֲמַר לֵיהּ: מַאי עָבֵיד קוּדְשָׁא בְּרִיךְ הוּא בְּהַהִיא שַׁעְתָּא? אֲמַר לֵיהּ: קָא חָיֵיךְ וְאָמַר, ״נִצְּחוּנִי בָּנַי! נִצְּחוּנִי בָּנַי!״Rabbi Yehochoua se leva sur ses pieds et dit : Il est écrit : « Elle n'est pas dans le ciel » (Deutéronome 30, 12). Que signifie « Elle n'est pas dans le ciel » ? Rabbi Yirmeya a dit : Puisque la Torah a déjà été donnée au mont Sinaï, nous ne prêtons pas attention à une bat kol, car Tu as déjà écrit au mont Sinaï, dans la Torah : « Se ranger derrière la majorité » (Exode 23, 2). Or la majorité s'opposait à Rabbi Eliézer. Rabbi Natan rencontra Éliyahou le prophète et lui dit : Qu'a fait le Saint, béni soit-Il, à cette heure-là ? Il lui dit : Il souriait et disait : « Mes enfants M'ont vaincu ! Mes enfants M'ont vaincu ! »
- אָמְרוּ: אוֹתוֹ הַיּוֹם הֵבִיאוּ כׇּל טְהָרוֹת שֶׁטִּיהֵר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר וּשְׂרָפוּם בָּאֵשׁ. וְנִמְנוּ עָלָיו וּבֵרְכוּהוּ, וְאָמְרוּ: מִי יֵלֵךְ וְיוֹדִיעוֹ? אֲמַר לָהֶם רַבִּי עֲקִיבָא: אֲנִי אֵלֵךְ, שֶׁמָּא יֵלֵךְ אָדָם שֶׁאֵינוֹ הָגוּן וְיוֹדִיעוֹ, וְנִמְצָא מַחְרִיב אֶת כָּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ.Ils ont dit : Ce jour-là, ils apportèrent tous les objets purs que Rabbi Eliézer avait déclarés tahor (rituellement purs) à propos de ce four, et les brûlèrent au feu. Ils votèrent à son sujet et le « bénirent » (euphémisme : ils l'excommunièrent), et ils dirent : Qui ira le lui faire savoir ? Rabbi Akiva leur dit : J'irai, moi, de peur qu'un homme qui n'est pas digne n'aille le lui faire savoir sans ménagement, et ainsi il détruirait le monde entier.
- מָה עָשָׂה רַבִּי עֲקִיבָא? לָבַשׁ שְׁחוֹרִים וְנִתְעַטֵּף שְׁחוֹרִים, וְיָשַׁב לְפָנָיו בְּרִיחוּק אַרְבַּע אַמּוֹת. אָמַר לוֹ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: עֲקִיבָא, מָה יוֹם מִיָּמִים? אָמַר לוֹ: רַבִּי, כִּמְדוּמֶּה לִי שֶׁחֲבֵירִים בְּדֵילִים מִמֶּךָ. אַף הוּא קָרַע בְּגָדָיו וְחָלַץ מִנְעָלָיו, וְנִשְׁמַט וְיָשַׁב עַל גַּבֵּי קַרְקַע.Que fit Rabbi Akiva ? Il se vêtit de noir et s'enveloppa de noir, en signe de peine et de deuil, et s'assit devant lui à une distance de quatre coudées, distance que l'on doit garder envers un excommunié. Rabbi Eliézer lui dit : Akiva, en quoi ce jour diffère-t-il des autres jours ? Il lui dit : Mon maître, il me semble que les collègues se séparent de toi. Lui aussi déchira ses vêtements, ôta ses chaussures, se laissa glisser de son siège et s'assit à même le sol.
- זָלְגוּ עֵינָיו דְּמָעוֹת, לָקָה הָעוֹלָם: שְׁלִישׁ בְּזֵיתִים, וּשְׁלִישׁ בְּחִטִּים, וּשְׁלִישׁ בִּשְׂעוֹרִים. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: אַף בָּצֵק שֶׁבִּידֵי אִשָּׁה טָפַח. תָּנָא: אַף גָּדוֹל הָיָה בְּאוֹתוֹ הַיּוֹם, שֶׁבְּכָל מָקוֹם שֶׁנָּתַן בּוֹ עֵינָיו רַבִּי אֱלִיעֶזֶר – נִשְׂרַף.Ses yeux versèrent des larmes, et le monde fut frappé : un tiers des olives, un tiers du blé et un tiers de l'orge. Et certains disent : même la pâte entre les mains d'une femme se gâta. Il a été enseigné : Grand fut le coup (certains comprennent : la colère) ce jour-là, car tout endroit sur lequel Rabbi Eliézer posait les yeux était brûlé.
- וְאַף רַבָּן גַּמְלִיאֵל הָיָה בָּא בִּסְפִינָה. עָמַד עָלָיו נַחְשׁוֹל לְטַבְּעוֹ. אָמַר: כִּמְדוּמֶּה לִי שֶׁאֵין זֶה אֶלָּא בִּשְׁבִיל רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן הוּרְקָנוֹס. עָמַד עַל רַגְלָיו וְאָמַר: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, גָּלוּי וְיָדוּעַ לְפָנֶיךָ שֶׁלֹּא לִכְבוֹדִי עָשִׂיתִי, וְלֹא לִכְבוֹד בֵּית אַבָּא עָשִׂיתִי, אֶלָּא לִכְבוֹדְךָ, שֶׁלֹּא יִרְבּוּ מַחְלוֹקוֹת בְּיִשְׂרָאֵל. נָח הַיָּם מִזַּעְפּוֹ.Et Rabban Gamliel aussi, le Nassi (chef du Sanhédrin), à l'origine de cette décision, voyageait en bateau. Une vague se dressa contre lui pour le noyer. Il dit : Il me semble que ce n'est là qu'à cause de Rabbi Eliézer ben Hourkenos. Il se leva sur ses pieds et dit : Maître du monde, il est révélé et connu devant Toi que ce n'est pas pour mon honneur que j'ai agi, ni pour l'honneur de la maison de mon père que j'ai agi, mais pour Ton honneur, afin que les disputes ne se multiplient pas en Israël. La mer s'apaisa de sa fureur.
- אִימָּא שָׁלוֹם, דְּבֵיתְהוּ דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, אֲחָתֵיהּ דְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל הֲוַאי. מֵהָהוּא מַעֲשֶׂה וְאֵילָךְ, לָא הֲוָה שָׁבְקָה לֵיהּ לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר לְמִיפַּל עַל אַפֵּיהּ. הָהוּא יוֹמָא רֵישׁ יַרְחָא הֲוָה, וְאִיחַלַּף לַהּ בֵּין מָלֵא לְחָסֵר. אִיכָּא דְּאָמְרִי: אֲתָא עַנְיָא וְקָאֵי אַבָּבָא, אַפִּיקָא לֵיהּ רִיפְתָּא.Imma Chalom, l'épouse de Rabbi Eliézer, était la sœur de Rabban Gamliel. À partir de cet événement, elle ne laissait pas Rabbi Eliézer se prosterner sur sa face pour la prière de supplication, craignant que sa douleur ne frappe son frère. Un certain jour était une néoménie, et elle se trompa entre un mois plein et un mois incomplet : elle crut que c'était la néoménie, jour où l'on ne se prosterne pas, alors que ce n'était pas le cas. Certains disent : un pauvre vint et se tint à la porte, et elle lui apporta du pain. Elle laissa ainsi un instant son mari sans surveillance.
- אַשְׁכַּחְתֵּיהּ דְּנָפֵל עַל אַנְפֵּיהּ. אֲמַרָה לֵיהּ: קוּם, (קטלית לאחי) [קְטַלְיתֵּהּ לְאָח]. אַדְּהָכִי נְפַק שִׁיפּוּרָא מִבֵּית רַבָּן גַּמְלִיאֵל דִּשְׁכֵיב. אֲמַר לַהּ: מְנָא יְדַעְתְּ? אֲמַרָה לֵיהּ: כָּךְ מְקוּבְּלַנִי מִבֵּית אֲבִי אַבָּא: כׇּל הַשְּׁעָרִים נִנְעָלִים חוּץ מִשַּׁעֲרֵי אוֹנָאָה.Elle le trouva prosterné sur sa face. Elle lui dit : Lève-toi, tu as tué mon frère. Sur ces entrefaites, le chofar (corne de bélier) retentit depuis la maison de Rabban Gamliel, annonçant qu'il était mort. Il lui dit : D'où le savais-tu ? Elle lui dit : Telle est la tradition que j'ai reçue de la maison du père de mon père : toutes les portes du Ciel sont verrouillées, sauf les portes de la blessure causée par la parole.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַמְאַנֶּה אֶת הַגֵּר, עוֹבֵר בִּשְׁלֹשָׁה לָאוִין. וְהַלּוֹחֲצוֹ, עוֹבֵר בִּשְׁנַיִם.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui blesse en paroles le guer (le converti) transgresse trois interdits ; et celui qui l'opprime transgresse deux interdits.
- מַאי שְׁנָא מְאַנֶּה, דִּכְתִיבִי שְׁלֹשָׁה לָאוִין: ״וְגֵר לֹא תוֹנֶה״, ״וְכִי יָגוּר אִתְּךָ גֵּר בְּאַרְצְכֶם לֹא תוֹנוּ אֹתוֹ״, ״וְלֹא תוֹנוּ אִישׁ אֶת עֲמִיתוֹ״, וְגֵר בִּכְלַל עֲמִיתוֹ הוּא. לוֹחֲצוֹ נָמֵי שְׁלֹשָׁה כְּתִיבִי: ״וְלֹא תִלְחָצֶנּוּ״, ״וְגֵר לֹא תִלְחָץ״, ״וְלֹא תִהְיֶה לוֹ כְּנֹשֶׁה״, וְגֵר בַּכְּלָל הוּא! אֶלָּא, אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה בִּשְׁלֹשָׁה.En quoi est-ce différent pour celui qui blesse, pour que trois interdits soient écrits : « Le guer, tu ne le blesseras pas » (Exode 22, 20), « Lorsqu'un guer résidera avec toi dans votre pays, vous ne le blesserez pas » (Lévitique 19, 33), « Vous ne blesserez pas chacun son prochain » (Lévitique 25, 17), et le guer est inclus dans « son prochain » ? Pour celui qui l'opprime aussi, trois interdits sont écrits : « Et tu ne l'opprimeras pas » (Exode 22, 20), « Le guer, tu ne l'opprimeras pas » (Exode 23, 9), « Tu ne seras pas envers lui comme un créancier » (Exode 22, 24), et le guer est inclus dans cette règle générale ! Mais plutôt : l'un comme l'autre transgressent trois interdits.
- תַּנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הַגָּדוֹל אוֹמֵר: מִפְּנֵי מָה הִזְהִירָה תּוֹרָה בִּשְׁלֹשִׁים וְשִׁשָּׁה מְקוֹמוֹת, וְאָמְרִי לַהּ: בְּאַרְבָּעִים וְשִׁשָּׁה מְקוֹמוֹת, בְּגֵר? מִפְּנֵי שֶׁסּוֹרוֹ רַע.Il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Eliézer le Grand dit : Pourquoi la Torah a-t-elle mis en garde en trente-six endroits, et certains disent : en quarante-six endroits, au sujet du guer ? Parce que son penchant est mauvais : il risque de revenir à son ancien mode de vie.
- מַאי דִּכְתִיב ״וְגֵר לֹא תוֹנֶה וְלֹא תִלְחָצֶנּוּ כִּי גֵרִים הֱיִיתֶם בְּאֶרֶץ מִצְרָיִם״? תְּנֵינָא, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: מוּם שֶׁבְּךָ אַל תֹּאמַר לַחֲבֵרֶךָ. וְהַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: דִּזְקִיף לֵיהּ זְקִיפָא בִּדְיוּתְקֵיהּ, לָא נֵימָא לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ זְקֵיף בִּינִיתָא.Que signifie ce qui est écrit : « Le guer, tu ne le blesseras pas et tu ne l'opprimeras pas, car vous avez été des étrangers au pays d'Égypte » (Exode 22, 20) ? Nous avons appris : Rabbi Natan dit : Un défaut qui est en toi, ne le dis pas à ton prochain. Et c'est ce que disent les gens : Celui dont un proche a été pendu dans sa famille ne dit pas à son compagnon : Suspends-moi ce poisson.
- מַתְנִי׳ אֵין מְעָרְבִין פֵּירוֹת בְּפֵירוֹת, אֲפִילּוּ חֲדָשִׁים בַּחֲדָשִׁים.Michna : On ne mélange pas des produits avec d'autres produits, provenant d'une autre origine, même des nouveaux avec des nouveaux, bien que l'acheteur ne semble y perdre rien,
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