Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִיכָּא לְמֵימַר כּוּלָּהּ לְמָר, וְאִיכָּא לְמֵימַר כּוּלָּהּ לְמָר, אָמַר סוֹמְכוֹס: מָמוֹן הַמּוּטָּל בְּסָפֵק חוֹלְקִין בְּלֹא שְׁבוּעָה, הָכָא, דְּלֵיכָּא דְּרָרָא דְמָמוֹנָא, דְּאִיכָּא לְמֵימַר דְּתַרְוַיְיהוּ הִיא, לֹא כׇּל שֶׁכֵּן!et où l'on peut dire que tout est à l'un, et où l'on peut dire que tout est à l'autre, Soumkhos a dit : « Un bien dont l'appartenance est douteuse, on le partage sans serment », ici, où il n'y a pas de derara demamona (préjudice financier réel, le doute naissant indépendamment des revendications), et où l'on peut dire qu'il est aux deux, à plus forte raison !
- אֲפִילּוּ תֵּימָא סוֹמְכוֹס, שְׁבוּעָה זוֹ מִדְּרַבָּנַן הִיא כִּדְרַבִּי יוֹחָנָן. דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שְׁבוּעָה זוֹ תַּקָּנַת חֲכָמִים הִיא, שֶׁלֹּא יְהֵא כׇּל אֶחָד וְאֶחָד הוֹלֵךְ וְתוֹקֵף בְּטַלִּיתוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ וְאוֹמֵר: שֶׁלִּי הוּא.La Guemara répond : Tu peux même dire que notre Michna (enseignement des Tannaïm) suit Soumkhos : ce serment est d'ordre rabbinique, conformément à Rabbi Yo'hanan. Car Rabbi Yo'hanan a dit : Ce serment est une institution des Sages, afin que nul n'aille s'emparer du vêtement de son prochain en disant : « Il est à moi ».
- לֵימָא מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּאִי כְּרַבִּי יוֹסֵי – הָא אָמַר: אִם כֵּן מָה הִפְסִיד רַמַּאי? אֶלָּא הַכֹּל יְהֵא מוּנָּח עַד שֶׁיָּבֹא אֵלִיָּהוּ.La Guemara propose : Disons que notre Michna n'est pas conforme à Rabbi Yossé, car si elle suivait Rabbi Yossé, n'a-t-il pas dit, à propos de deux personnes ayant déposé l'une cent et l'autre deux cents chez un dépositaire, chacune réclamant les deux cents (plus loin, 37a) : « S'il en est ainsi, qu'a perdu le fraudeur ? Plutôt, tout restera déposé jusqu'à ce que vienne Éliyahou. »
- אֶלָּא מַאי רַבָּנַן – כֵּיוָן דְּאָמְרִי רַבָּנַן: ״הַשְּׁאָר יְהֵא מוּנָּח עַד שֶׁיָּבֹא אֵלִיָּהוּ״, הָא נָמֵי כִּשְׁאָר דָּמֵי, דִּסְפֵיקָא הִיא!La Guemara répond : Mais alors, quoi ? Elle suivrait nos Maîtres ? Puisque nos Maîtres disent : « Le reste sera déposé jusqu'à ce que vienne Éliyahou », ceci aussi est comparable au reste, car c'est un doute !
- הַאי מַאי? אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא רַבָּנַן, הָתָם דְּוַדַּאי הַאי מָנֶה דְּחַד מִינַּיְיהוּ הוּא אָמְרִי רַבָּנַן: יְהֵא מוּנָּח עַד שֶׁיָּבֹא אֵלִיָּהוּ. הָכָא דְּאִיכָּא לְמֵימַר דְּתַרְוַיְיהוּ הוּא, אָמְרִי רַבָּנַן: פָּלְגִי בִּשְׁבוּעָה.La Guemara rétorque : Quelle comparaison ! Certes, si tu dis qu'elle suit nos Maîtres, on comprend : là-bas, où ce mané (somme de cent dinars) est certainement à l'un d'eux, nos Maîtres disent : il sera déposé jusqu'à ce que vienne Éliyahou ; ici, où l'on peut dire qu'il est aux deux, nos Maîtres disent : ils partagent avec un serment.
- אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ רַבִּי יוֹסֵי הִיא, הַשְׁתָּא וּמָה הָתָם דִּבְוַדַּאי אִיכָּא מָנֶה לְמָר וְאִיכָּא מָנֶה לְמָר, אֲמַר רַבִּי יוֹסֵי יְהֵא מוּנָּח עַד שֶׁיָּבֹא אֵלִיָּהוּ, הָכָא דְּאִיכָּא לְמֵימַר דְּחַד מִינַּיְיהוּ הוּא – לֹא כׇּל שֶׁכֵּן!Mais si tu dis que c'est Rabbi Yossé, c'est difficile : si là-bas, où il y a certainement un mané pour l'un et un mané pour l'autre, Rabbi Yossé a dit qu'il sera déposé jusqu'à ce que vienne Éliyahou, ici, où l'on peut dire qu'il est à l'un d'eux, à plus forte raison !
- אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יוֹסֵי, הָתָם – וַדַּאי אִיכָּא רַמַּאי, הָכָא מִי יֵימַר דְּאִיכָּא רַמַּאי? אֵימָא תַּרְוַיְיהוּ בַּהֲדֵי הֲדָדֵי אַגְבְּהוּהָ.La Guemara rejette : Tu peux même dire qu'elle suit Rabbi Yossé : là-bas, il y a certainement un fraudeur ; ici, qui dit qu'il y a un fraudeur ? Dis que tous deux l'ont soulevé ensemble.
- אִי נָמֵי: הָתָם קָנֵיס לֵיהּ רַבִּי יוֹסֵי לְרַמַּאי כִּי הֵיכִי דְּלוֹדֵי, הָכָא מַאי פְּסֵידָא אִית לֵיהּ דְּלוֹדֵי.Ou encore : là-bas, Rabbi Yossé pénalise le fraudeur afin qu'il avoue ; ici, quelle perte aurait-il, pour qu'il avoue ? Si le vêtement reste déposé, il ne perd rien.
- תִּינַח מְצִיאָה, מִקָּח וּמִמְכָּר מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? אֶלָּא מְחַוַּורְתָּא כִּדְשַׁנִּין מֵעִיקָּרָא.La Guemara objecte : Cela convient pour un objet trouvé ; pour un achat et une vente, que peut-on dire ? Là, il a payé et subirait une perte. Il est donc clair qu'il faut s'en tenir à ce que nous avons répondu en premier lieu.
- בֵּין לְרַבָּנַן וּבֵין לְרַבִּי יוֹסֵי, הָתָם גַּבֵּי חֶנְוָנִי עַל פִּנְקָסוֹ דְּקָתָנֵי: זֶה נִשְׁבָּע וְנוֹטֵל, וְזֶה נִשְׁבָּע וְנוֹטֵל.La Guemara demande : Tant selon nos Maîtres que selon Rabbi Yossé, là-bas, à propos du boutiquier sur son registre, où il est enseigné (Chevouot 45a) : celui-ci jure et prend, et celui-là jure et prend,
- מַאי שְׁנָא דְּלָא אָמְרִינַן נַפְּקֵיהּ לְמָמוֹנָא מִבַּעַל הַבַּיִת, וִיהֵא מוּנָּח עַד שֶׁיָּבֹא אֵלִיָּהוּ, דְּהָא בְּוַדַּאי אִיכָּא רַמַּאי!en quoi est-ce différent, pour que nous ne disions pas : Faisons sortir l'argent du maître de maison, et qu'il soit déposé jusqu'à ce que vienne Éliyahou, puisqu'il y a certainement un fraudeur ?
- אָמְרִי הָתָם, הַיְינוּ טַעְמָא דְּאָמַר לֵיהּ חֶנְוָנִי לְבַעַל הַבַּיִת: אֲנָא שְׁלִיחוּתָא דִידָךְ קָא עָבְדִינָא, מַאי אִית לִי גַּבֵּי שָׂכִיר, אַף עַל גַּב דְּקָא מִשְׁתְּבַע לִי, לָא מְהֵימַן לִי בִּשְׁבוּעָה, אַתְּ הֶאֱמַנְתֵּיהּ, דְּלָא אֲמַרְתְּ לִי בְּסָהֲדֵי הַב לֵיהּ.Ils répondent : Là-bas, la raison est que le boutiquier dit au maître de maison : « Moi, j'ai accompli ta mission ; qu'ai-je à voir avec le salarié ? Même s'il me jure, je ne le crois pas sur son serment. C'est toi qui lui as fait confiance, puisque tu ne m'as pas dit : Donne-lui devant des témoins. »
- וְשָׂכִיר נָמֵי אָמַר לֵיהּ לְבַעַל הַבַּיִת: אֲנָא עֲבַדִי עֲבִידְתָּא גַּבָּךְ, מַאי אִית לִי גַּבֵּי חֶנְוָנִי, אַף עַל גַּב דְּמִשְׁתְּבַע לִי לָא מְהֵימָן לִי. הִלְכָּךְ, תַּרְוַיְיהוּ מִשְׁתַּבְעִי וְשָׁקְלִי מִבַּעַל הַבַּיִת.Et le salarié aussi dit au maître de maison : « Moi, j'ai fait le travail chez toi ; qu'ai-je à voir avec le boutiquier ? Même s'il me jure, je ne le crois pas. » Dès lors, tous deux jurent et prennent du maître de maison.
- תָּנֵי רַבִּי חִיָּיא: מָנֶה לִי בְּיָדְךָ, וְהַלָּה אוֹמֵר: אֵין לְךָ בְּיָדִי כְּלוּם, וְהָעֵדִים מְעִידִים אוֹתוֹ שֶׁיֵּשׁ לוֹ חֲמִשִּׁים זוּז – נוֹתֵן לוֹ חֲמִשִּׁים זוּז, וְיִשָּׁבַע עַל הַשְּׁאָר.Rabbi 'Hiya a enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Si l'un dit : « J'ai un mané dans ta main », et que l'autre dit : « Tu n'as rien dans ma main », et que les témoins attestent qu'il lui doit cinquante zouz (dinars), il lui donne cinquante zouz et jurera sur le reste,
- שֶׁלֹּא תְּהֵא הוֹדָאַת פִּיו גְּדוֹלָה מֵהַעֲדָאַת עֵדִים, מִקַּל וָחוֹמֶר.afin que l'aveu de sa bouche ne soit pas plus grave que le témoignage de témoins, par un kal va'homer (raisonnement a fortiori).
- וְתַנָּא תּוּנָא: שְׁנַיִם אוֹחֲזִין בְּטַלִּית זֶה אוֹמֵר אֲנִי מְצָאתִיהָ וְכוּ׳. וְהָא הָכָא כֵּיוָן דְּתָפֵיס, אֲנַן סָהֲדִי דְּמַאי דְּתָפֵיס הַאי דִּידֵיהּ הוּא, וּמַאי דְּתָפֵיס הַאי דִּידֵיהּ הוּא, וְקָתָנֵי: יִשָּׁבַע!Et le Tanna a lui aussi enseigné cela : « Deux personnes tenant un vêtement, celui-ci dit : Moi, je l'ai trouvé », etc. Or ici, puisqu'il tient, nous sommes témoins que ce que celui-ci tient est à lui, et ce que celui-là tient est à lui, et il est enseigné : « il jurera » !
- מַאי ״שֶׁלֹּא תְּהֵא הוֹדָאַת פִּיו גְּדוֹלָה מֵהַעֲדָאַת עֵדִים מִקַּל וָחוֹמֶר״? שֶׁלֹּא תֹּאמַר הוֹדָאַת פִּיו הוּא דְּרַמְיָא רַחֲמָנָא שְׁבוּעָה עֲלֵיהּ כִּדְרַבָּה.La Guemara demande : Que signifie « afin que l'aveu de sa bouche ne soit pas plus grave que le témoignage de témoins, par un kal va'homer » ? La Guemara répond : Afin que tu ne dises pas : C'est à l'aveu de sa bouche que le Miséricordieux a imposé un serment, selon l'explication de Rabba.
- דְּאָמַר רַבָּה: מִפְּנֵי מָה אָמְרָה תּוֹרָה מוֹדֶה מִקְצָת הַטַּעֲנָה יִשָּׁבַע? חֲזָקָה אֵין אָדָם מֵעִיז פָּנָיו בִּפְנֵי בַּעַל חוֹבוֹ, וְהַאי בְּכוּלֵּיהּ בָּעֵי דְּנִכְפְּרֵיהּ, וְהָא דְּלָא כַּפְרֵיהּ – מִשּׁוּם דְּאֵין אָדָם מֵעִיז פָּנָיוCar Rabba a dit : Pourquoi la Torah a-t-elle dit que celui qui avoue une partie de la réclamation doit jurer ? C'est une présomption : un homme n'a pas l'audace de nier en face de son créancier. Celui-ci voudrait nier le tout, et s'il ne nie pas le tout, c'est parce qu'un homme n'a pas l'audace de le faire ;
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