Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- צוֹוֵחַ. מַאן דְּאָמַר הַלָּה צוֹוֵחַ, אֲבָל שְׁתִיקָה – כְּהוֹדָאָה. וּמַאן דְּאָמַר הַלָּה שׁוֹתֵק, שְׁתִיקָה דְּהָכָא לָאו כְּהוֹדָאָה הוּא, מָצֵי אֲמַר לֵיהּ: הַאי דִּשְׁתִיקִי לְכֹל חַד וְחַד, דְּאָמֵינָא דִּלְמָא הַאי הוּא.et que l'autre crie (proteste) en disant à chacun des réclamants : Je ne te connais pas et je ne te dois rien. Celui qui dit « l'autre crie » estime que le voleur n'est dispensé que s'il proteste, mais que le silence vaut comme un aveu de ce qu'il leur doit à tous. Et celui qui dit « l'autre se tait » estime que le silence d'ici n'a pas valeur d'aveu, car le voleur peut lui dire : Si je me suis tu devant chacun des réclamants, c'est que je me disais : Peut-être est-ce celui-ci que j'ai volé, mais je n'admets pas devoir à plus d'un.
- אָמַר מָר: מַנִּיחַ גְּזֵילָה בֵּינֵיהֶם וּמִסְתַּלֵּק. וְשָׁקְלִי לַהּ כּוּלְּהוּ וְאָזְלִי? וְהָאָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר זַבְדָּא אָמַר רַב: כֹּל סְפֵק הִינּוּחַ לְכַתְּחִילָּה לֹא יִטּוֹל, וְאִם נָטַל – לֹא יַחֲזִיר. אָמַר רַב סָפְרָא: וְיַנִּיחַ.Le Maître a dit dans la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Le voleur dépose l'objet volé entre eux et se retire. La Guemara s'étonne : Et tous le prendront et s'en iront, de sorte que le volé risque de perdre son bien ? Mais Rabbi Abba bar Zavda n'a-t-il pas dit au nom de Rav : Dans tout cas de doute s'il s'agit d'un objet déposé volontairement, le trouveur, a priori, ne le prendra pas, et s'il l'a pris, il ne le rendra pas à celui qui le réclame sans preuve ? Rav Safra a dit : Il faut comprendre la baraïta ainsi : et il le déposera, c'est-à-dire qu'il présentera l'objet volé devant le tribunal, puis le gardera jusqu'à ce que la chose soit éclaircie.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרָבָא: מִי אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא לֹא זוֹ הַדֶּרֶךְ מוֹצִיאָתוֹ מִידֵי עֲבֵירָה עַד שֶׁיְּשַׁלֵּם גְּזֵילָה לְכֹל חַד וְחַד? אַלְמָא מִסְּפֵיקָא מַפְּקִינַן מָמוֹנָא, וְלָא אָמְרִינַן ״אוֹקֵים מָמוֹנָא בְּחֶזְקַת מָרֵיהּ״.Abayé a dit à Rava : Contre Rabbi Tarfon, dans le cas de celui qui a volé l'un de cinq hommes, Rabbi Akiva a-t-il vraiment dit : Ce n'est pas la voie qui le délivre de la faute, tant qu'il n'a pas payé le prix du vol à chacun des cinq ? Il en ressort qu'en cas de doute, nous retirons de l'argent à son détenteur et nous ne disons pas : « Laisse l'argent dans la présomption de possession de son propriétaire. »
- וּרְמִינְהִי: נָפַל הַבַּיִת עָלָיו וְעַל אִמּוֹ, יוֹרְשֵׁי הַבֵּן אוֹמְרִים: הָאֵם מֵתָה רִאשׁוֹנָה. וְיוֹרְשֵׁי הָאֵם אוֹמְרִים: הַבֵּן מֵת רִאשׁוֹן. אֵלּוּ וָאֵלּוּ מוֹדִים שֶׁיַּחְלוֹקוּ. וְאָמַר רַבִּי עֲקִיבָא: מוֹדֶה אֲנִי בָּזוֹ שֶׁהַנְּכָסִים בְּחֶזְקָתָן!Or on oppose à cela la Michna (Bava Batra 158b) : La maison s'est effondrée sur lui et sur sa mère, et l'on ignore qui est mort le premier. Les héritiers du fils disent : La mère est morte la première, le fils a hérité d'elle et nous héritons de lui. Et les héritiers de la mère disent : Le fils est mort le premier, et nous héritons d'elle. Les uns et les autres, Beit Chamaï et Beit Hillel, admettent qu'ils partageront. Et Rabbi Akiva a dit : J'admets ici que les biens restent dans leur présomption de propriété. Rabbi Akiva lui-même ne retire donc pas d'argent sur la base d'un doute !
- אֲמַר לֵיהּ, הָתָם – שֶׁמָּא וְשֶׁמָּא, גָּזַל אֶחָד מֵחֲמִשָּׁה – בָּרִי וְשֶׁמָּא. וְהָא מַתְנִיתִין דְּהָכָא אָמַר לִשְׁנַיִם: גָּזַלְתִּי לְאֶחָד מִכֶּם מָנֶה, דְּשֶׁמָּא וְשֶׁמָּא הוּא, וְקָתָנֵי: נוֹתֵן לָזֶה מָנֶה וְלָזֶה מָנֶה.Rava lui a dit : Là, dans le cas de la maison effondrée, il s'agit d'un « peut-être » contre un « peut-être », car aucune des parties ne sait ce qui s'est passé. Mais celui qui a volé l'un de cinq hommes, c'est un « certain » contre un « peut-être » : chacun affirme avoir été volé, et le voleur n'en sait rien. La Guemara objecte : Mais la Michna d'ici, où il a dit à deux hommes : J'ai volé un mané (cent zouz) à l'un de vous, c'est bien un « peut-être » contre un « peut-être », et il est pourtant enseigné : Il donne un mané à celui-ci et un mané à celui-là !
- וּמִמַּאי דְּרַבִּי עֲקִיבָא הִיא? דְּקָתָנֵי עֲלַהּ דְּהַהִיא: מוֹדֶה רַבִּי טַרְפוֹן בְּאוֹמֵר לִשְׁנַיִם ״גָּזַלְתִּי לְאֶחָד מִכֶּם מָנֶה וְאֵינִי יוֹדֵעַ אֵיזֶה מִכֶּם כּוּ׳״, לְמַאן מוֹדֶה? לָאו לְרַבִּי עֲקִיבָא בַּר פְּלוּגְתֵּיהּ?Et d'où sait-on que cette Michna est de Rabbi Akiva ? De ce qu'on enseigne à son sujet, dans une baraïta : Rabbi Tarfon admet, pour celui qui dit à deux hommes : « J'ai volé un mané à l'un de vous et je ne sais pas lequel de vous, etc. » qu'il paie à chacun. À qui l'admet-il ? N'est-ce pas à Rabbi Akiva, son contradicteur habituel ?
- וּמִמַּאי דְּשֶׁמָּא וְשֶׁמָּא הוּא? חֲדָא דְּלָא קָתָנֵי תּוֹבְעִין אוֹתוֹ. וְעוֹד, הָא תָּנֵי רַבִּי חִיָּיא: זֶה אוֹמֵר ״אֵינִי יוֹדֵעַ״ וְזֶה אוֹמֵר ״אֵינִי יוֹדֵעַ״.Et d'où sait-on qu'il s'agit dans la Michna d'un « peut-être » contre un « peut-être » ? Peut-être les volés sont-ils certains. D'abord, parce qu'il n'est pas enseigné qu'ils le réclament. De plus, Rabbi 'Hiya n'a-t-il pas enseigné : Dans ce cas, celui-ci dit « Je ne sais pas » et celui-là dit « Je ne sais pas » ?
- הָא אוֹקֵימְנָא לַהּ בְּבָא לָצֵאת יְדֵי שָׁמַיִם.La Guemara résout la contradiction : N'avons-nous pas établi cette Michna pour celui qui vient s'acquitter envers le Ciel ? Il paie à chacun sans y être légalement tenu.
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: וּמִי אָמַר רָבָא כֹּל בִּשְׁתֵּי כְּרִיכוֹת הֲוָה לֵיהּ לְמֵידַק? וְהָאָמַר רָבָא, וְאִי תֵּימָא רַב פָּפָּא: הַכֹּל מוֹדִים בִּשְׁנַיִם שֶׁהִפְקִידוּ אֵצֶל רוֹעֶה, שֶׁמַּנִּיחַ רוֹעֶה בֵּינֵיהֶן וּמִסְתַּלֵּק! אֲמַר לֵיהּ: הָתָם כְּשֶׁהִפְקִידוּ בְּעֶדְרוֹ שֶׁל רוֹעֶה שֶׁלֹּא מִדַּעְתּוֹ.Ravina a dit à Rav Achi : Rava a-t-il vraiment dit que, dans tous les cas où le dépôt a été fait en deux liasses séparées, le dépositaire aurait dû faire attention à ce qui appartenait à chacun ? Mais Rava n'a-t-il pas dit, et certains disent que c'est Rav Pappa : Tous admettent que, dans le cas de deux hommes qui ont déposé des bêtes chez un berger, le berger les dépose entre eux et se retire ! Rav Achi lui a répondu : Là, il s'agit du cas où ils ont déposé leurs bêtes dans le troupeau du berger à son insu, de sorte qu'on ne pouvait attendre de lui aucune attention.
- וְכֵן שְׁנֵי כֵלִים אֶחָד יָפֶה מָנֶה וְאֶחָד יָפֶה אֶלֶף זוּז כּוּ׳. וּצְרִיכָא.La Michna enseigne : Et de même, deux objets, l'un valant un mané et l'autre valant mille zouz, etc. La Guemara commente : Et les deux cas, celui de l'argent et celui des objets, sont nécessaires.
- דְּאִי אַשְׁמְועִינַן הָךְ קַמַּיְיתָא: בְּהַהִיא קָאָמְרִי רַבָּנַן מִשּׁוּם דְּלֵיכָּא פְּסֵידָא. אֲבָל בְּהָא, דְּאִיכָּא פְּסֵידָא דְגָדוֹל אֵימָא מוֹדוּ לֵיהּ לְרַבִּי יוֹסֵי. וְאִי אִתְּמַר בְּהָא, בְּהָא קָאָמַר רַבִּי יוֹסֵי. אֲבָל בְּהָךְ אֵימָא מוֹדֵי לְהוּ לְרַבָּנַן. צְרִיכָא.Car si le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) nous avait enseigné seulement le premier cas, celui de l'argent, on aurait dit : C'est là que les Rabbanan parlent ainsi (chacun reçoit un mané et le reste est mis de côté), parce qu'il n'y a pas de perte. Mais ici, dans le cas des objets, où il y a perte du grand objet, qu'il faut briser ou vendre pour payer le petit, on aurait pu dire qu'ils donnent raison à Rabbi Yossé. Et si cela avait été dit seulement ici, pour les objets, on aurait dit : C'est ici que Rabbi Yossé parle ainsi. Mais là, pour l'argent, on aurait pu dire qu'il donne raison aux Rabbanan. C'est pourquoi les deux sont nécessaires.
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