Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִיתָא לִדְרַב הוּנָא כֵּיוָן דְּמִשְׁתְּבַע מִלְוֶה שֶׁאֵינָהּ בִּרְשׁוּתוֹ, הֵיכִי מָצֵי מַפֵּיק לַהּ? אָמַר רָבָא: שֶׁיֵּשׁ עֵדִים שֶׁנִּשְׂרְפָה.l'enseignement de Rav Houna est fondé, puisque le prêteur jure qu'elle n'est pas en sa possession, comment peut-il la produire ? Rava a dit : Il s'agit du cas où il y a des témoins qu'elle a brûlé ; le prêteur n'a donc pas à jurer.
- אִי הָכִי, מֵהֵיכָא מַיְיתֵי לַהּ? אֶלָּא אָמַר רַב יוֹסֵף: שֶׁיֵּשׁ עֵדִים שֶׁנִּגְנְבָה. סוֹף סוֹף מֵהֵיכָא מַיְיתֵי לַהּ? דְּטָרַח וּמַיְיתֵי לַהּ.Si c'est ainsi, d'où l'apporterait-il ? La crainte de la Michna (enseignement des Tannaïm) n'aurait plus d'objet. Mais Rav Yossef a dit : Il s'agit du cas où il y a des témoins qu'elle a été volée. En fin de compte, d'où l'apporterait-il ? On répond : Il se donne de la peine et l'apporte, en recherchant le voleur.
- אִי הָכִי, כִּי מִשְׁתְּבַע מַלְוֶה נָמֵי, לִטְרַח לֹוֶה וְלַיְתֵי! בִּשְׁלָמָא מַלְוֶה יָדַע מַאן קָא עָיֵיל וְנָפֵק בְּבֵיתֵיהּ, וְאָזֵיל וְטָרַח וּמַיְיתֵי לַהּ. אֶלָּא לֹוֶה, מִי יָדַע מַאן עָיֵיל וְנָפֵיק בְּבֵיתֵיהּ דְּמַלְוֶה?Si c'est ainsi, quand le prêteur jure lui aussi, que l'emprunteur se donne de la peine et l'apporte ! On répond : Certes, le prêteur sait qui entre et sort de sa maison, et il va, se donne de la peine et l'apporte. Mais l'emprunteur, sait-il qui entre et sort de la maison du prêteur ?
- אַבָּיֵי אוֹמֵר: גְּזֵירָה שֶׁמָּא יִטְעוֹן וְיֹאמַר לוֹ: אַחַר שְׁבוּעָה מְצָאתִיהָ. רַב אָשֵׁי אָמַר: זֶה נִשְׁבָּע וְזֶה נִשְׁבָּע, זֶה נִשְׁבָּע שֶׁאֵינָהּ בִּרְשׁוּתוֹ, וְזֶה נִשְׁבָּע כַּמָּה הָיָה שָׁוֶה. וְהָכִי קָאָמַר: מִי נִשְׁבָּע תְּחִילָּה? מַלְוֶה נִשְׁבָּע תְּחִילָּה, שֶׁמָּא יִשָּׁבַע זֶה וְיוֹצִיא הַלָּה אֶת הַפִּקָּדוֹן.Abayé dit : C'est un décret, de peur qu'il ne prétende et ne lui dise : « Je l'ai trouvée après le serment ». Rav Achi a dit : Celui-ci jure et celui-là jure : celui-ci, le prêteur, jure qu'elle n'est pas en sa possession, et celui-là, l'emprunteur, jure combien elle valait. Et voici ce qu'il veut dire : Qui jure en premier ? Le prêteur jure en premier, de peur que celui-ci ne jure et que l'autre ne produise le dépôt.
- רַב הוּנָא בַּר תַּחְלִיפָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא אָמַר: רֵישָׁא דְסֵיפָא תְּיוּבְתָּא לְרַב הוּנָא, סֶלַע הִלְוִיתַנִי עָלָיו, שְׁתַּיִם הָיָה שָׁוֶה. וְהַלָּה אוֹמֵר: לֹא כִי, אֶלָּא סֶלַע הִלְוִיתִיךָ עָלָיו, סֶלַע הָיָה שָׁוֶה – פָּטוּר. וְאִם אִיתָא לִדְרַב הוּנָא מִגּוֹ דְּמִשְׁתְּבַע מַלְוֶה שֶׁאֵינָהּ בִּרְשׁוּתוֹ, לִישְׁתְּבַע נָמֵי אַגִּילְגּוּל שְׁבוּעָה כַּמָּה הָיָה שָׁוֶה!Rav Houna bar Ta'hlifa a dit au nom de Rava : Le début de la fin de la Michna est une teyouvta (réfutation définitive) contre Rav Houna : « Tu m'as prêté un séla dessus, et il en valait deux », et l'autre dit : « Non ; je t'ai prêté un séla dessus, et il valait un séla » : il est exempt. Or si l'enseignement de Rav Houna est fondé, puisque le prêteur jure qu'elle n'est pas en sa possession, qu'il jure aussi, par extension du serment (guilgoul chevoua), combien elle valait !
- אָמַר רַב אָשֵׁי: אַמְרִיתַהּ לִשְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַב כָּהֲנָא וְאָמַר לִי: תְּהֵא בְּמַאֲמִינוֹ. וּנְהֵמְנֵיהּ לֹוֶה לְמַלְוֶה נָמֵי בְּהָא כַּמָּה הֲוָה שָׁוֶה? לָא קִים לֵיהּ בְּגַוֵּיהּ. וּנְהֵמְנֵיהּ מַלְוֶה לְלֹוֶה, דְּקִים לֵיהּ בְּגַוֵּיהּ? לָא מְהֵימַן לֵיהּ.Rav Achi a dit : J'ai dit cet enseignement devant Rav Kahana, et il m'a dit : Qu'il s'agisse du cas où il lui fait confiance : l'emprunteur croit le prêteur quand il dit que le gage n'est plus en sa possession. On objecte : Que l'emprunteur fasse confiance au prêteur aussi sur ceci, combien elle valait ! On répond : Le prêteur n'en est pas certain. On objecte : Que le prêteur fasse confiance à l'emprunteur, qui en est certain ! On répond : Il n'a pas confiance en lui.
- וּמַאי שְׁנָא לֹוֶה דִּמְהֵימַן לֵיהּ לְמַלְוֶה, וּמַאי שְׁנָא מַלְוֶה דְּלָא מְהֵימַן לֵיהּ לְלֹוֶה? לֹוֶה מְקַיֵּים בֵּיהּ בְּמַלְוֶה ״תֻּמַּת יְשָׁרִים תַּנְחֵם״, מַלְוֶה מְקַיֵּים בֵּיהּ בְּלֹוֶה ״וְסֶלֶף בּוֹגְדִים יְשָׁדֵּם״.Et quelle différence y a-t-il pour que l'emprunteur fasse confiance au prêteur, et quelle différence pour que le prêteur ne fasse pas confiance à l'emprunteur ? L'emprunteur voit s'accomplir dans le prêteur : « L'intégrité des hommes droits les guide » ; le prêteur voit s'accomplir dans l'emprunteur : « Et la perversité des traîtres les ruine » (Proverbes 11, 3).
- הָהוּא גַּבְרָא דְּאַפְקֵיד כִּיפֵּי גַּבֵּי חַבְרֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: הַב לִי כִּיפַּי, אֲמַר לֵיהּ: לָא יָדַעְנָא הֵיכָא אוֹתְבִי[תִי]נְהוּ. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן. אֲמַר לֵיהּ: כֹּל לָא יָדַעְנָא פְּשִׁיעוּתָא הִיא, זִיל שַׁלֵּים! לָא שַׁילֵּם. אֲזַל רַב נַחְמָן אַגַּבְּיֵהּ לְאַפַּדְנֵיהּ מִינֵּיהּ, לְסוֹף אִישְׁתְּכֻח כִּיפֵּי וְאִיַּקּוּר. אָמַר רַב נַחְמָן: הָדְרִי כִּיפֵּי לְמָרַיְיהוּ. וְהָדְרָא אַפַּדְנָא לְמָרַהּ.Un certain homme a déposé des bijoux (kifei ; selon Rachi, des anneaux) chez son prochain. Il lui a dit : « Donne-moi mes bijoux ». Il lui a dit : « Je ne sais pas où je les ai posés ». Il est venu devant Rav Na'hman. Il lui a dit : Tout « je ne sais pas » est une négligence ; va payer ! Il n'a pas payé. Rav Na'hman est allé saisir son palais (apadna) par décision du tribunal, pour le lui prendre. À la fin, les bijoux ont été retrouvés et ils avaient pris de la valeur. Rav Na'hman a dit : Les bijoux retournent à leur propriétaire, et le palais retourne à son propriétaire.
- אָמַר רָבָא: הֲוָה יָתֵיבְנָא קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, וּפִרְקִין ״הַמַּפְקִיד״ הֲוָה, וַאֲמַרִי לֵיהּ: שִׁילֵּם וְלֹא רָצָה לִישָּׁבַע. וְלָא אַהְדַּר לִי.Rava a dit : J'étais assis devant Rav Na'hman, et notre chapitre était « HaMafkid » (Celui qui dépose), et je lui ai dit : N'est-ce pas le cas de la Michna : « Il a payé et n'a pas voulu prêter serment », où le profit revient au gardien ? Et il ne m'a pas répondu.
- וְשַׁפִּיר עֲבַד דְּלָא אַהְדַּר לִי. מַאי טַעְמָא? הָתָם לָא אַטְרְחֵיהּ לְבֵי דִינָא, הָכָא אַטְרְחֵיהּ לְבֵי דִינָא.Et il a bien fait de ne pas me répondre. Quelle en est la raison ? Là, le gardien n'a pas importuné le tribunal ; ici, il a importuné le tribunal, et le propriétaire ne lui cède donc rien.
- לְמֵימְרָא דְּסָבַר רַב נַחְמָן דְּשׁוּמָא הָדַר? שָׁאנֵי הָתָם, דְּשׁוּמָא בְּטָעוּת הֲוָה, (דְּקָא) [דְּהָא] הֲוָה כִּיפֵּי מֵעִיקָּרָא.Faut-il en déduire que Rav Na'hman pense que l'estimation (chouma, saisie de biens estimés par le tribunal au profit du créancier) revient au débiteur s'il paie ? C'est différent là-bas, car l'estimation était une erreur, puisque les bijoux existaient dès le départ.
- אָמְרִי נְהַרְדָּעֵי: שׁוּמָא הָדַר עַד תְּרֵיסַר יַרְחֵי שַׁתָּא. וְאָמַר אַמֵּימָר: אֲנָא מִנְּהַרְדְּעָא אֲנָא, וּסְבִירָא לִי שׁוּמָא הָדַר לְעוֹלָם. וְהִלְכְתָא: שׁוּמָא הָדַר לְעוֹלָם, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר ״וְעָשִׂיתָ הַיָּשָׁר וְהַטּוֹב״.Les Sages de Neharde'a disent : L'estimation revient jusqu'à douze mois de l'année. Et Amémar a dit : Moi, je suis de Neharde'a, et je pense que l'estimation revient toujours. Et la halakha (règle) est : l'estimation revient toujours, parce qu'il est dit : « Et tu feras ce qui est droit et bon » (Deutéronome 6, 18).
- פְּשִׁיטָא: שָׁמוּ לֵיהּ לְבַעַל חוֹב, וַאֲזַל אִיהוּ וְשָׁמַהּ לְבַעַל חוֹב דִּידֵיהּ, אָמְרִינַן לֵיהּ: לָא עֲדִיף אַתְּ מִגַּבְרָא דַּאֲתֵית מִינֵּיהּ. זַבְּנַהּ, אוֹרְתַאּ, וְיַהֲבַהּ בְּמַתָּנָה, וַדַּאי הָנֵי מֵעִיקָּרָא אַדַּעְתָּא דְּאַרְעָא נְחוּת וְלָאו אַדַּעְתָּא דְּזוּזֵי נְחוּת.Il est évident que si on a estimé un bien pour le créancier, et qu'il est allé l'estimer pour son propre créancier, nous lui disons : Tu ne vaux pas mieux que l'homme par qui tu es venu ; le premier débiteur peut donc le reprendre. S'il l'a vendu, l'a légué ou l'a donné en cadeau, certainement ceux-là, dès le départ, y sont descendus en vue de la terre, et non en vue de l'argent ; on ne le leur reprend pas.
- שָׁמוּ לַהּ לְאִשָּׁה וְאִינְּסִיבָא, אוֹ שָׁמוּ מִינַּהּ דְּאִשָּׁה וְאִינְּסִיבָא וּמֵתָה בַּעַל בְּנִכְסֵי אִשְׁתּוֹ לוֹקֵחַ הָוֵי – לָא מַיהְדַּר וְלָא מַהְדְּרִינַן לֵיהּ.Si on a estimé pour une femme et qu'elle s'est mariée, ou si on a estimé d'une femme et qu'elle s'est mariée et est morte : le mari est, pour les biens de sa femme, un acheteur ; il ne rend pas et on ne lui rend pas.
- דְּאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא: בְּאוּשָׁא הִתְקִינוּ – הָאִשָּׁה שֶׁמָּכְרָה בְּנִכְסֵי מְלוֹג בְּחַיֵּי בַּעְלָהּ וָמֵתָה – הַבַּעַל מוֹצִיא מִיַּד הַלָּקוֹחוֹת.Car Rabbi Yossé bar 'Hanina a dit : À Oucha, ils ont institué : la femme qui a vendu de ses biens de melog (biens dont le principal reste à la femme et dont le mari mange les fruits) du vivant de son mari, et qui est morte : le mari reprend le bien des mains des acheteurs.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.