Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִי יֵימַר דְּמִגַּנְבָא, וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר דְּמִגַּנְבָא – מִי יֵימַר דְּמִשְׁתְּכַח גַּנָּב, וְאִי מִשְׁתְּכַח גַּנָּב – מִי יֵימַר דִּמְשַׁלֵּם, דִּלְמָא מוֹדֵי וּמִפְּטַר? אָמַר רָבָא: נַעֲשָׂה כְּאוֹמֵר לוֹ, לִכְשֶׁתִּגָּנֵב וְתִרְצֶה וּתְשַׁלְּמֵנִי הֲרֵי פָּרָתִי קְנוּיָה לְךָ מֵעַכְשָׁיו.qui peut dire qu'elle sera volée ? Et même si tu dis qu'elle sera volée, qui peut dire que le voleur sera retrouvé ? Et si le voleur est retrouvé, qui peut dire qu'il paiera ? Peut-être avouera-t-il et sera-t-il exempté de cette amende ? Rava a dit : C'est devenu comme s'il lui disait, au moment du dépôt : « Lorsqu'elle sera volée, que tu voudras renoncer au serment et que tu me paieras, voici que ma vache t'est acquise dès maintenant ». La vache, elle, existe déjà ; elle est donc rétroactivement au gardien, et la double indemnité lui revient.
- מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי זֵירָא: אִי הָכִי, אֲפִילּוּ גִּיזּוֹתֶיהָ וּוַלְדוֹתֶיהָ נָמֵי! אַלְּמָה תַּנְיָא חוּץ מִגִּיזּוֹתֶיהָ וּוַלְדוֹתֶיהָ? אֶלָּא אָמַר רַבִּי זֵירָא: נַעֲשָׂה כְּאוֹמֵר לוֹ, חוּץ מִגִּיזּוֹתֶיהָ וּוַלְדוֹתֶיהָ.Rabbi Zeira objecte : Si c'est ainsi, même sa toison et ses petits devraient appartenir au gardien ! Pourquoi donc a-t-il été enseigné dans une baraïta (enseignement des Tannaïm resté hors de la Michna) : tout est à lui, sauf sa toison et ses petits ? Mais Rabbi Zeira a dit : C'est devenu comme s'il lui disait : ma vache t'est acquise, sauf sa toison et ses petits.
- וּמַאי פְּסָקַאּ? סְתָמָא דְּמִלְּתָא שְׁבָחָא דְּאָתֵא מֵעָלְמָא, עֲבִיד אִינִישׁ דְּמַקְנֵי. שְׁבָחָא דְּמִגּוּפַהּ, לָא עֲבִיד אִינִישׁ דְּמַקְנֵי.Et pourquoi cela est-il tranché sans distinction, alors que tout propriétaire n'a pas forcément cela en tête ? Dans l'ordinaire des choses, le profit qui vient de l'extérieur, un homme est enclin à le céder ; le profit qui vient d'elle-même, un homme n'est pas enclin à le céder.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רָבָא: נַעֲשָׂה כְּאוֹמֵר לוֹ, לִכְשֶׁתִּגָּנֵב וְתִרְצֶה וּתְשַׁלְּמֵנִי, סָמוּךְ לִגְנֵיבָתָהּ קְנוּיָה לָךְ. מַאי בֵּינַיְיהוּ?Certains disent : Rava a dit : C'est devenu comme s'il lui disait : « Lorsqu'elle sera volée, que tu voudras et que tu me paieras, elle t'est acquise juste avant son vol. » Quelle est la différence entre eux ?
- אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ קוּשְׁיָא דְּרַבִּי זֵירָא. אִי נָמֵי דְּקָיְימָא בַּאֲגַם.La différence entre eux est l'objection de Rabbi Zeira (la toison et les petits : selon la seconde version, la question ne se pose pas). Ou encore le cas où elle se trouve dans un marais (agam) au moment du vol : n'étant pas alors dans le domaine du gardien, elle ne peut lui être acquise juste avant le vol.
- שִׁילֵּם וְלֹא רָצָה לִישָּׁבַע [וְכוּ׳]. אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא ״שִׁילֵּם״ – שִׁילֵּם מַמָּשׁ, אֶלָּא כֵּיוָן שֶׁאָמַר ״הֲרֵינִי מְשַׁלֵּם״, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא שִׁילֵּם.La Michna a enseigné : « Il a payé et n'a pas voulu prêter serment, [etc.] ». Rabbi 'Hiyya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : « Il a payé » ne signifie pas qu'il a payé réellement ; mais dès qu'il a dit « Je paierai », même s'il n'a pas encore payé, il acquiert ces droits.
- תְּנַן: שִׁילֵּם וְלֹא רָצָה לִישָּׁבַע. שִׁילֵּם – אִין, לֹא שִׁילֵּם – לָא. אֵימָא סֵיפָא: נִשְׁבַּע וְלֹא רָצָה לְשַׁלֵּם. טַעְמָא דְּלֹא רָצָה, הָא רָצָה אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא שִׁילֵּם. אֶלָּא מֵהָא לֵיכָּא לְמִשְׁמַע מִינַּהּ.On objecte : Nous avons appris : « Il a payé et n'a pas voulu prêter serment ». « A payé » : oui ; « n'a pas payé » : non ! On répond : Dis la fin : « Il a prêté serment et n'a pas voulu payer ». La raison est qu'il n'a pas voulu ; mais s'il a voulu, même s'il n'a pas payé, il acquiert ! Mais de là il n'y a rien à déduire, car les deux déductions se contredisent.
- תַּנְיָא כְּוָתֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: הַשּׂוֹכֵר פָּרָה מֵחֲבֵירוֹ, וְנִגְנְבָה, וְאָמַר הַלָּה: ״הֲרֵינִי מְשַׁלֵּם וְאֵינִי נִשְׁבָּע״, וְאַחַר כָּךְ נִמְצָא הַגַּנָּב – מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל לַשּׂוֹכֵר.Il a été enseigné dans une baraïta conformément à Rabbi Yo'hanan : Celui qui loue une vache à son prochain, et elle a été volée, et celui-ci a dit : « Je paierai et je ne prête pas serment », et ensuite le voleur est retrouvé : il paie la double indemnité au locataire.
- אָמַר רַב פָּפָּא: שׁוֹמֵר חִנָּם, כֵּיוָן שֶׁאָמַר ״פָּשַׁעְתִּי״, מַקְנֵה לֵיהּ כְּפֵילָא. דְּאִי בָּעֵי פָּטַר נַפְשֵׁיהּ בִּגְנֵיבָה. שׁוֹמֵר שָׂכָר, כֵּיוָן שֶׁאָמַר ״נִגְנְבָה״, מַקְנֵה לֵיהּ כְּפֵילָא. דְּאִי בָּעֵי פָּטַר נַפְשֵׁיהּ בִּשְׁבוּרָה וּמֵתָה.Rav Pappa a dit : Le gardien gratuit, dès qu'il a dit « J'ai été négligent », se rendant ainsi redevable, le propriétaire lui cède la double indemnité, car s'il l'avait voulu, il se serait exempté en invoquant le vol. Le gardien salarié, dès qu'il a dit « Elle a été volée », il lui cède la double indemnité, car s'il l'avait voulu, il se serait exempté en disant qu'elle s'est brisée ou qu'elle est morte par un cas de force majeure.
- שׁוֹאֵל שֶׁאוֹמֵר ״הֲרֵינִי מְשַׁלֵּם״ – לָא מַקְנֵי לֵיהּ כְּפֵילָא, בְּמַאי הֲוָה לֵיהּ לְמִפְטַר נַפְשֵׁיהּ? בְּמֵתָה מֵחֲמַת מְלָאכָה, מֵתָה מֵחֲמַת מְלָאכָה לָא שְׁכִיחַ.L'emprunteur qui dit « Je paierai », il ne lui cède pas la double indemnité, car de toute façon il doit payer. Par quoi aurait-il pu s'exempter ? Par « elle est morte du fait du travail » ; or « morte du fait du travail » n'est pas fréquent, et cette prétention n'est pas retenue.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב פָּפָּא: שׁוֹאֵל נָמֵי כֵּיוָן שֶׁאָמַר ״הֲרֵינִי מְשַׁלֵּם״ – מַקְנֵי לֵיהּ כְּפֵילָא, דְּאִי בָּעֵי פָּטַר נַפְשֵׁיהּ בְּמֵתָה מֵחֲמַת מְלָאכָה. אֲמַר לֵיהּ רַב זְבִיד: הָכִי אָמַר אַבָּיֵי: שׁוֹאֵל עַד שֶׁיְּשַׁלֵּם. מַאי טַעְמָא? הוֹאִיל וְכׇל הֲנָאָה שֶׁלּוֹ, בְּדִיבּוּרָא לָא מַקְנֵי לֵיהּ כְּפֵילָא.Certains disent : Rav Pappa a dit : L'emprunteur aussi, dès qu'il a dit « Je paierai », il lui cède la double indemnité, car s'il l'avait voulu, il se serait exempté par « elle est morte du fait du travail ». Rav Zevid lui a dit : Ainsi a dit Abayé : L'emprunteur, seulement lorsqu'il aura payé. Quelle en est la raison ? Puisque tout le profit est pour lui – il use de l'objet gratuitement –, par une simple parole il ne lui cède pas la double indemnité.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב זְבִיד: הַשּׁוֹאֵל פָּרָה מֵחֲבֵירוֹ וְנִגְנְבָה, וְקִידֵּם הַשּׁוֹאֵל וְשִׁילֵּם, וְאַחַר כָּךְ נִמְצָא הַגַּנָּב – מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל לַשּׁוֹאֵל.Il a été enseigné dans une baraïta conformément à Rav Zevid : Celui qui emprunte une vache à son prochain, et elle a été volée, et l'emprunteur a pris les devants et a payé, et ensuite le voleur est retrouvé : il paie la double indemnité à l'emprunteur.
- לְלִישָּׁנָא קַמָּא דְּרַב פָּפָּא – וַדַּאי לָא הָוְיָא תְּיוּבְתָּא. לְלִישָּׁנָא בָּתְרָא לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתֵּיהּ?Selon la première version de Rav Pappa, ce n'est certainement pas une teyouvta (réfutation définitive). Selon la dernière version, disons que ce serait une teyouvta contre lui ?
- אָמַר לְךָ רַב פָּפָּא: מִי אַלִּימָא מִמַּתְנִיתִין? דְּקָתָנֵי ״שִׁילֵּם״, וְאוֹקֵימְנָא, בְּאָמַר הָכָא נָמֵי בְּאָמַר.Rav Pappa te dira : Est-elle plus forte que la Michna, qui enseigne « il a payé », et que nous avons établie comme le cas où il a seulement dit qu'il paierait ? Ici aussi, c'est quand il a dit.
- מִי דָּמֵי? הָתָם לָא קָתָנֵי ״קִידֵּם״, הָכָא קָתָנֵי ״קִידֵּם״! מַאי ״קִידֵּם״? קִידֵּם וְאָמַר.Est-ce comparable ? Là, il n'est pas enseigné « a pris les devants » ; ici, il est enseigné « a pris les devants » ! On répond : Que veut dire « a pris les devants » ? Il a pris les devants et a dit qu'il paierait.
- הָא מִדְּקָתָנֵי גַּבֵּי שׂוֹכֵר ״וְאָמַר״, וְגַבֵּי שׁוֹאֵל ״קִידֵּם״ – שְׁמַע מִינַּהּ דַּוְקָא קָתָנֵי! מִידֵּי גַּבֵּי הֲדָדֵי תַּנְיָא?Mais du fait qu'il enseigne pour le locataire « et a dit », et pour l'emprunteur « a pris les devants », déduis-en que c'est enseigné avec précision ! On répond : Sont-elles donc enseignées l'une à côté de l'autre ? Peut-être ces baraïtot sont-elles indépendantes.
- שַׁיְילִינְהוּ לְתַנָּאֵי דְּבֵי רַבִּי חִיָּיא וּדְבֵי רַבִּי אוֹשַׁעְיָא, וְאָמְרִי: גַּבֵּי הֲדָדֵי תַּנְיָין.Ils ont interrogé les Tannaïm – récitants des enseignements – de l'école de Rabbi 'Hiyya et de l'école de Rabbi Ochaya, et ils ont dit : Elles sont enseignées l'une à côté de l'autre.
- פְּשִׁיטָא: אָמַר ״אֵינִי מְשַׁלֵּם״ וְחָזַר וְאָמַר ״הֲרֵינִי מְשַׁלֵּם״, – הָא קָאָמַר ״הֲרֵינִי מְשַׁלֵּם״. אֶלָּא אָמַר ״הֲרֵינִי מְשַׁלֵּם״Il est évident que s'il a dit « Je ne paie pas » et a repris en disant « Je paierai », il acquiert la double indemnité, car il a bien dit « Je paierai ». Mais la question se pose : s'il a dit « Je paierai »
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