Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְאַהְדּוֹרֵי גֵּט אִשָּׁה בְּסִימָנִים. אִי אָמְרַתְּ דְּאוֹרָיְיתָא – מַהְדְּרִינַן, וְאִי אָמְרַתְּ דְּרַבָּנַן – כִּי עֲבוּד רַבָּנַן תַּקַּנְתָּא בְּמָמוֹנָא, אֲבָל בְּאִיסּוּרָא – לָא עֲבוּד רַבָּנַן תַּקַּנְתָּא.La différence pratique porte sur le fait de restituer l'acte de divorce (get) d'une femme, perdu par le mandataire avant de le lui remettre, sur la base de signes distinctifs. Si tu dis que l'identification par signes distinctifs est d'ordre toranique, nous restituons l'acte, et si tu dis qu'elle est d'ordre rabbinique, nous ne le restituons pas, car lorsque les Sages ont institué une ordonnance, c'est en matière pécuniaire, où ils ont le pouvoir de déclarer un bien sans maître ; mais en matière d'interdit, les Sages n'ont pas institué d'ordonnance.
- תָּא שְׁמַע: אַף הַשִּׂמְלָה הָיְתָה בִּכְלַל כׇּל אֵלּוּ, וְלָמָּה יָצָאת לְהַקִּישׁ אֵלֶיהָ? וְלוֹמַר לְךָ: מָה שִׂמְלָה מְיוּחֶדֶת שֶׁיֵּשׁ לָהּ סִימָנִין וְיֵשׁ לָהּ תּוֹבְעִין חַיָּיב לְהַכְרִיז, אַף כׇּל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ לוֹ סִימָנִין וְיֵשׁ לוֹ תּוֹבְעִין חַיָּיב לְהַכְרִיז. תַּנָּא: תּוֹבְעִין אִצְטְרִיכָא לֵיהּ, סִימָנִין כְּדִי נַסְבַהּ.Viens et entends une preuve de notre Michna (enseignement des Tannaïm) : Le vêtement aussi était inclus dans l'ensemble de tous ces objets qu'il faut restituer. Et pourquoi en est-il sorti, pour être mentionné à part ? Pour y comparer les autres objets et pour te dire : de même que le vêtement se distingue en ce qu'il porte des signes distinctifs et qu'il a des réclamants, et que celui qui le trouve est tenu de l'annoncer, de même tout objet qui porte des signes distinctifs et qui a des réclamants, on est tenu de l'annoncer. Les signes distinctifs sont donc d'ordre toranique. La Guemara rejette cette preuve : Le Tanna (Sage de la Michna) avait besoin de mentionner les réclamants, et les signes distinctifs, il les a cités sans raison particulière.
- תָּא שְׁמַע: חֲמוֹר בְּסִימָנֵי אוּכָּף. אֵימָא ״בְּעֵדֵי אוּכָּף״.Viens et entends une preuve de l'enseignement cité plus haut : on rend un âne sur la base des signes distinctifs de la selle. La Guemara rejette cette preuve : Dis plutôt : sur la base de témoins de la selle, qui attestent qu'elle appartient au réclamant.
- תָּא שְׁמַע: ״וְהָיָה עִמְּךָ עַד דְּרֹשׁ אָחִיךָ אֹתוֹ״. וְכִי תַּעֲלֶה עַל דַּעְתְּךָ שֶׁיִּתְּנֶנּוּ לוֹ קוֹדֶם שֶׁיִּדְרְשֶׁנּוּ?! אֶלָּא דׇּרְשֵׁהוּ אִם רַמַּאי הוּא אוֹ אֵינוֹ רַמַּאי.Viens et entends une preuve d'une Michna (plus loin, 28b) : « Et il sera avec toi jusqu'à ce que ton frère le réclame » (Deutéronome 22, 2). Te viendrait-il à l'esprit qu'il le lui donnerait avant qu'il ne le réclame ?! Mais le verset signifie : examine-le, pour savoir s'il est un imposteur ou s'il n'est pas un imposteur.
- מַאי לָאו בְּסִימָנִין? לֹא, בְּעֵדִים.N'est-ce pas qu'on le vérifie par des signes distinctifs ? Ceux-ci seraient alors d'ordre toranique. La Guemara rejette cette preuve : Non, par des témoins.
- תָּא שְׁמַע: אֵין מְעִידִין אֶלָּא עַל פַּרְצוּף הַפָּנִים עִם הַחוֹטֶם, אַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ סִימָנִין בְּגוּפוֹ וּבְכֵלָיו.Viens et entends une preuve d'une Michna (Yevamot 120a) : On ne témoigne de la mort d'un homme, pour permettre à son épouse de se remarier, que sur la vue du visage avec le nez, même s'il y a des signes distinctifs sur son corps et sur ses vêtements.
- שְׁמַע מִינַּהּ סִימָנִין לָאו דְּאוֹרָיְיתָא! אָמְרִי: גּוּפוֹ – דְּאָרוֹךְ וְגוּץ. כֵּלָיו – דְּחָיְישִׁינַן לִשְׁאֵלָה.Déduis-en que les signes distinctifs ne sont pas d'ordre toranique ! Ils répondent : les signes de son corps sont des signes vagues, par exemple qu'il était grand ou petit. Ceux de ses vêtements ne suffisent pas car nous craignons un prêt : il a pu les prêter à celui qui est mort.
- אִי חָיְישִׁינַן לִשְׁאֵלָה, חֲמוֹר בְּסִימָנֵי אוּכָּף הֵיכִי מַהְדְּרִינַן? אָמְרִי: אוּכָּף, לָא שָׁאיְלִי אִינָשֵׁי אוּכָּפָא, מִשּׁוּם דִּמְסַקֵּב לֵיהּ לַחֲמָרָא.Si nous craignons un prêt, comment restituons-nous un âne sur la base des signes distinctifs de la selle ? Ils répondent : Pour la selle, les gens n'empruntent pas de selle, parce qu'elle blesse l'âne si elle n'est pas faite à sa mesure.
- אִיבָּעֵית אֵימָא: כֵּלָיו בְּחִיוָּרֵי וּבְסוּמְקִי.Si tu veux, dis : les signes de ses vêtements sont vagues, il s'agit du cas où le témoin dit seulement qu'ils étaient blancs ou rouges.
- אֶלָּא הָא דְּתַנְיָא: מְצָאוֹ קָשׁוּר בְּכִיס אוֹ בְּאַרְנָקִי וּבְטַבַּעַת, אוֹ שֶׁמְּצָאוֹ בֵּין כֵּלָיו, אֲפִילּוּ לִזְמַן מְרוּבֶּה – כָּשֵׁר. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ חָיְישִׁינַן לִשְׁאֵלָה, כִּי מְצָאוֹ קָשׁוּר בְּכִיס אַמַּאי כָּשֵׁר? נֵיחוּשׁ לִשְׁאֵלָה!La Guemara revient sur la crainte d'un prêt : Mais alors, ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique hors de la Michna) : S'il l'a trouvé, l'acte de divorce perdu, attaché à une bourse, à une sacoche ou à une bague, ou s'il l'a trouvé parmi ses effets, même après un long moment, il est valable. Or, s'il te vient à l'esprit que nous craignons un prêt, lorsqu'il l'a trouvé attaché à une bourse, pourquoi est-il valable ? Craignons un prêt !
- אָמְרִי: כִּיס וְאַרְנָקִי וְטַבַּעַת לָא מַשְׁאֲלִי אִינָשֵׁי. כִּיס וְאַרְנָקִי – מִשּׁוּם דִּמְסַמְּנִי, וְטַבַּעַת – מִשּׁוּם דִּמְזַיֵּיף.Ils répondent : Bourse, sacoche et bague, les gens ne les prêtent pas. La bourse et la sacoche, parce qu'ils y voient un mauvais présage ; et la bague, parce qu'on pourrait s'en servir pour falsifier des documents.
- לֵימָא כְתַנָּאֵי: אֵין מְעִידִין עַל הַשּׁוּמָא, וְאֶלְעָזָר בֶּן מַהֲבַאי אוֹמֵר: מְעִידִין עַל הַשּׁוּמָא. מַאי לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי? דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר: סִימָנִין דְּרַבָּנַן, וְאֶלְעָזָר בֶּן מַהֲבַאי סָבַר: סִימָנִין דְּאוֹרָיְיתָא.Dirons-nous que c'est l'objet d'une divergence entre Tannaïm ? On ne témoigne pas sur la base d'un grain de beauté pour identifier un mort, et Élazar ben Mahavaï dit : On témoigne sur la base d'un grain de beauté. N'est-ce pas sur ce point qu'ils divergent : le premier Tanna estime que les signes distinctifs sont d'ordre rabbinique, et Élazar ben Mahavaï estime que les signes distinctifs sont d'ordre toranique ?
- אָמַר רָבָא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא סִימָנִין דְּאוֹרָיְיתָא, וְהָכָא בְּשׁוּמָא מְצוּיָה בְּבֶן גִּילוֹ קָמִיפַּלְגִי. מָר סָבַר: שׁוּמָא מְצוּיָה בְּבֶן גִּילוֹ, וּמָר סָבַר: שׁוּמָא אֵינָהּ מְצוּיָה בְּבֶן גִּילוֹ.Rava a dit : Tous s'accordent à dire que les signes distinctifs sont d'ordre toranique, et ici, ils divergent sur la question de savoir si un grain de beauté se rencontre aussi chez celui qui est né en même temps que lui. L'un estime : le grain de beauté se rencontre chez celui qui est né en même temps que lui, et il ne prouve donc rien ; et l'autre estime : le grain de beauté ne se rencontre pas chez celui qui est né en même temps que lui.
- אִיבָּעֵית אֵימָא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא שׁוּמָא אֵינָהּ מְצוּיָה בְּבֶן גִּילוֹ, וְהָכָא בְּסִימָנִין הָעֲשׂוּיִן לְהִשְׁתַּנּוֹת לְאַחַר מִיתָה קָמִיפַּלְגִי. מָר סָבַר: סִימָנִין עֲשׂוּיִם לְהִשְׁתַּנּוֹת לְאַחַר מִיתָה. וּמָר סָבַר: סִימָנִין אֵין עֲשׂוּיִם לְהִשְׁתַּנּוֹת לְאַחַר מִיתָה.Si tu veux, dis : Tous s'accordent à dire que le grain de beauté ne se rencontre pas chez celui qui est né en même temps que lui, et ici, ils divergent sur des signes susceptibles de changer après la mort. L'un estime : les signes sont susceptibles de changer après la mort, et ne peuvent donc pas servir à identifier le corps ; et l'autre estime : les signes ne sont pas susceptibles de changer après la mort.
- אִיבָּעֵית אֵימָא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא שׁוּמָא אֵינָהּ עֲשׂוּיָה לְהִשְׁתַּנּוֹת לְאַחַר מִיתָה, וְסִימָנִין דְּרַבָּנַן, וְהָכָא בְּשׁוּמָא סִימָן מוּבְהָק הוּא קָמִיפַּלְגִי. מָר סָבַר: שׁוּמָא סִימָן מוּבְהָק הוּא, וּמָר סָבַר: שׁוּמָא לָאו סִימָן מוּבְהָק הוּא.Si tu veux, dis : Tous s'accordent à dire que le grain de beauté n'est pas susceptible de changer après la mort, et que les signes distinctifs sont d'ordre rabbinique, et ici, ils divergent sur la question de savoir si le grain de beauté est un signe indubitable. L'un estime : le grain de beauté est un signe indubitable, sur lequel on peut s'appuyer même pour un interdit de la Torah ; et l'autre estime : le grain de beauté n'est pas un signe indubitable.
- אָמַר רָבָא: אִם תִּמְצֵי לוֹמַר סִימָנִין לָאו דְּאוֹרָיְיתָא, הֵיכִי מַהְדְּרִינַן אֲבֵידְתָּא בְּסִימָנִין? דְּנִיחָא לֵיהּ לְמוֹצֵא אֲבֵידָה דְּנַהְדַּר בְּסִימָנִין, כִּי הֵיכִי דְּכִי אָבְדָה לֵיהּ לְדִידֵהּ נָמֵי נַהְדְּרוּ לֵיהּ בְּסִימָנִין.Rava a dit : Si tu en viens à dire que les signes distinctifs ne sont pas d'ordre toranique, comment restituons-nous un objet perdu sur la base de signes distinctifs ? On risque de le remettre à qui n'en est pas le propriétaire ! Il répond : Parce que cela convient à celui qui trouve l'objet perdu de le restituer sur la base de signes distinctifs, afin que, lorsque lui-même perdra un objet, on le lui restitue aussi sur la base de signes distinctifs.
- אֲמַר לֵיהּ רַב סָפְרָא לְרָבָא: וְכִי אָדָם עוֹשֶׂה טוֹבָה לְעַצְמוֹ בְּמָמוֹן שֶׁאֵינוֹ שֶׁלּוֹ?Rav Safra a dit à Rava : Un homme se fait-il donc du bien à lui-même avec un bien qui n'est pas le sien ?
- אֶלָּא נִיחָא לֵיהּ לְבַעַל אֲבֵידָה לְמֵיהַב סִימָנִין וּלְמִשְׁקְלֵיהּ. מִידָּע יָדַע דְּעֵדִים לֵית לֵיהּ, וּמֵימָר אָמַר: כּוּלֵּי עָלְמָא לָא יָדְעִי סִימָנִין מוּבְהָקִים דִּידַהּ, וַאֲנָא יָהֵיבְנָא סִימָנִין מוּבְהָקִים דִּידַהּ וְשָׁקֵלְנָא לַהּ.Mais la raison est que cela convient au propriétaire de l'objet perdu de donner des signes distinctifs et de le reprendre. Il sait qu'il n'a pas de témoins, et il se dit : Personne ne connaît les signes indubitables de cet objet, et moi, je donnerai ses signes indubitables et je le reprendrai.
- אֶלָּא הָא דִּתְנַן, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אֶחָד הַלֹּוֶה מִשְּׁלֹשָׁה – יַחְזִיר לַלֹּוֶה, שְׁלֹשָׁה שֶׁלָּווּ מִן הָאֶחָד – יַחְזִיר לַמַּלְוֶה. נִיחָא לֵיהּ לְלֹוֶה לְאַהְדּוֹרֵי לֵיהּ לְמַלְוֶה?Mais alors, ce que nous avons appris dans une Michna (plus haut, 20a) : Rabban Chimon ben Gamliel dit : S'il s'agit d'un seul qui a emprunté à trois créanciers, il rendra les billets à l'emprunteur ; si trois ont emprunté à un seul, il rendra les billets au créancier. Cela convient-il à l'emprunteur que l'on rende les billets au créancier ?
- אֲמַר לֵיהּ: הָתָם סְבָרָא הוּא, אֶחָד הַלֹּוֶה מִשְּׁלֹשָׁה יַחְזִיר לַלֹּוֶה – דְּגַבֵּי לֹוֶה שְׁכִיחִי, גַּבֵּי מַלְוֶה לָא שְׁכִיחִי. שְׁמַע מִינַּהּ מִלֹּוֶה נְפוּל. שְׁלֹשָׁה שֶׁלָּווּ מֵאֶחָד יַחְזִיר לַמַּלְוֶה – דְּגַבֵּי מַלְוֶה שְׁכִיחִי, גַּבֵּי לֹוֶה לָא שְׁכִיחִי.Il lui a répondu : Là, c'est un raisonnement logique, et non une question de signes distinctifs. Un seul qui a emprunté à trois, il rendra à l'emprunteur, car de tels billets se trouvent chez l'emprunteur et ne se trouvent pas chez un créancier : déduis-en qu'ils sont tombés de chez l'emprunteur. Trois qui ont emprunté à un seul, il rendra au créancier, car ils se trouvent chez le créancier et ne se trouvent pas chez un emprunteur.
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