Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מֵחֲבֵירוֹ לְשָׁנִים מוּעָטוֹת – לֹא יִזְרָעֶנָּה פִּשְׁתָּן, וְאֵין לוֹ בְּקוֹרוֹת שִׁקְמָה. קִיבְּלָהּ הֵימֶנּוּ לְשֶׁבַע שָׁנִים – שָׁנָה רִאשׁוֹנָה יִזְרָעֶנָּה פִּשְׁתָּן, וְיֵשׁ לוֹ בְּקוֹרוֹת שִׁקְמָה.MICHNA (enseignement des Tannaïm, Sages de l'époque de la Michna) : Celui qui reçoit un champ de son prochain pour peu d'années, moins de sept, ne le sèmera pas de lin, qui épuise la terre, et il n'a pas de droit sur les poutres de sycomore. S'il l'a reçu de lui pour sept ans, la première année il le sèmera de lin, et il a droit aux poutres de sycomore.
- גְּמָ׳ אָמַר אַבָּיֵי: בְּקוֹרוֹת שִׁקְמָה – אֵין לוֹ, בִּשְׁבַח שִׁקְמָה – יֵשׁ לוֹ. וְרָבָא אָמַר: אֲפִילּוּ בִּשְׁבַח שִׁקְמָה נָמֵי אֵין לוֹ.GUEMARA (discussion des Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara) : Abayé a dit : sur les poutres de sycomore il n'a pas de droit, mais sur la plus-value du sycomore, il a droit. Et Rava a dit : même sur la plus-value du sycomore, il n'a pas de droit.
- מֵיתִיבִי: הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מֵחֲבֵירוֹ וְהִגִּיעַ זְמַנּוֹ לָצֵאת – שָׁמִין לוֹ. מַאי לָאו: שָׁמִין לוֹ בִּשְׁבַח שִׁקְמָה? לָא, שָׁמִין לוֹ יַרְקָא וְסִילְקָא.On a objecté à Rava : celui qui reçoit un champ de son prochain et dont le temps de partir est arrivé, on estime pour lui. N'est-ce pas qu'on estime pour lui la plus-value du sycomore ? Non, on estime pour lui les légumes et les bettes.
- יַרְקָא וְסִילְקָא – נַעֲקוֹר וְנִשְׁקוֹל! בִּדְלָא מְטָא יוֹמָא דְשׁוּקָא.Mais les légumes et les bettes, qu'il les arrache et les emporte ! Il s'agit du cas où le jour du marché n'est pas arrivé.
- תָּא שְׁמַע: הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מֵחֲבֵירוֹ וְהִגִּיעַ שְׁבִיעִית, שָׁמִין לוֹ. שְׁבִיעִית מִי קָא מַפְקְעָא אַרְעָא? אֶלָּא אֵימָא: הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מֵחֲבֵירוֹ וְהִגִּיעַ יוֹבֵל, שָׁמִין לוֹ.Viens et entends : celui qui reçoit un champ de son prochain, et la septième année est arrivée, on estime pour lui. Mais la septième année libère-t-elle la terre ? Dis plutôt : celui qui reçoit un champ de son prochain, et le Jubilé est arrivé, on estime pour lui.
- וְאַכַּתִּי, יוֹבֵל מִי מַפְקְעָא קַבְּלָנוּת? ״לִצְמִיתֻת״ אָמַר רַחֲמָנָא! אֶלָּא אֵימָא: הַלּוֹקֵחַ שָׂדֶה מֵחֲבֵירוֹ וְהִגִּיעַ יוֹבֵל – שָׁמִין לוֹ.Et encore : le Jubilé libère-t-il le fermage ? « À perpétuité », a dit le Miséricordieux (Lévitique 25, 23) : seul ce qui aurait été perpétuel, une vente, retourne ! Dis plutôt : celui qui achète un champ de son prochain, et le Jubilé est arrivé, on estime pour lui.
- וְכִי תֵּימָא הָכִי נָמֵי, שָׁמִין לוֹ בְּיַרְקָא וְסִילְקָא? סִילְקָא וְיַרְקָא בְּיוֹבֵל הֶפְקֵירָא הוּא! אֶלָּא לָאו, שְׁבַח שִׁקְמָה!Et si tu dis : là aussi, on estime pour lui les légumes et les bettes ? Les bettes et les légumes, au Jubilé, sont abandonnés à tous ! N'est-ce donc pas la plus-value du sycomore ?
- תַּרְגְּמַהּ אַבָּיֵי אַלִּיבָּא דְּרָבָא: שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמַר קְרָא: ״וְיָצָא מִמְכַּר בַּיִת״. מִמְכָּר – חוֹזֵר, שֶׁבַח – אֵינוֹ חוֹזֵר. וְנִגְמַר מִינֵּיהּ? הָתָם זְבִינֵי מְעַלְּיָא הוּא, וְיוֹבֵל אַפְקַעְתָּא דְּמַלְכָּא הִיא.Abayé l'a expliqué selon Rava : là-bas, c'est différent, car le verset dit : « Et ce qui a été vendu de la maison sortira » (Lévitique 25, 33) : ce qui a été vendu revient ; la plus-value ne revient pas. Et que nous en déduisions pour le fermier ? Là-bas, c'est une vente complète, et le Jubilé est une libération du Roi, décret divin ; ce que le Roi n'a pas libéré reste à l'acheteur.
- רַב פָּפָּא קַבֵּיל אַרְעָא לְאַסְפַּסְתָּא. קְדַחוּ בַּהּ תָּאלֵי. כִּי קָא מִסְתַּלַּק, אֲמַר לְהוּ: הַבוּ לִי שְׁבָחָא. אֲמַר לֵיהּ רַב שִׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי לְרַב פָּפָּא: אֶלָּא מֵעַתָּה, דִּיקְלָא וַאֲלֵים, הָכִי נָמֵי דְּבָעֵי מָר שְׁבָחֵיהּ? אֲמַר לֵיהּ: הָתָם לָאו אַדַּעְתָּא דְּהָכִי נָחֵית, אֲנָא הָכָא אַדַּעְתָּא דְּהָכִי נְחֵיתְנָא.Rav Pappa reçut une terre pour de la luzerne. Des palmiers y poussèrent. Quand il partit, il leur dit : donnez-moi la plus-value. Rav Cheicha, fils de Rav Idi, dit à Rav Pappa : mais alors, un palmier qui a forci, le Maître en voudrait-il aussi la plus-value ? Il lui dit : là-bas, il n'est pas descendu dans le champ dans cette intention ; moi, ici, je suis descendu dans cette intention.
- כְּמַאן? כְּאַבַּיֵּי, דְּאָמַר: בִּשְׁבַח שִׁקְמָה יֵשׁ לוֹ. אֲפִילּוּ תֵּימָא כְּרָבָא, הָתָם לֵית לֵיהּ פְּסֵידָא. הָכָא אִיכָּא פְּסֵידָא.Selon qui parle-t-il ? Selon Abayé, qui a dit : il a droit à la plus-value du sycomore ? Tu peux même dire selon Rava : là-bas, il n'a pas de perte ; ici, il y a une perte.
- אָמַר לֵיהּ: מַאי פְּסֵדָיךְ יְדָא דְּאַסְפַּסְתָּא, שְׁקוֹל יְדָא דְאַסְפַּסְתָּא וְזִיל! אָמַר לֵיהּ: אֲנָא כּוּרְכְּמָא רִישְׁקָא רַבַּאי. אָמַר לֵיהּ: גַּלֵּית אַדַּעְתָּךְ דִּלְמִשְׁקַל וְאִסְתַּלּוֹקֵי עֲבַדְתְּ – שְׁקֹל כּוּרְכְּמָא רִישְׁקָא וְזִיל, אֵין לְךָ אֶלָּא דְּמֵי עֵצִים בִּלְבַד.Rav Cheicha lui dit : quelle est ta perte ? Une parcelle de luzerne. Prends une parcelle de luzerne et va-t'en ! Il lui dit : moi, je faisais pousser du safran cultivé. Il lui dit : tu as révélé ton intention : tu as agi pour prendre et partir. Prends le safran cultivé et va-t'en ; tu n'as droit qu'au prix du bois seulement.
- רַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי קַבֵּיל אַרְעָא וְאַהְדַּר לֵיהּ מְשׁוּנִּיתָא, קְדַחוּ בֵּיהּ זַרְדָּתָא. כִּי קָא מִיסְתַּלַּק אֲמַר לְהוּ: הַבוּ לִי שְׁבָחַאי. אָמַר רַב פַּפֵּי: מִשּׁוּם דְּאָתֵיתוּ מִמּוּלָאֵי אָמְרִיתוּ מִילֵּי מוּלְיָיתָא?! אֲפִילּוּ רַב פָּפָּא לָא אֲמַר אֶלָּא דְּאִית לֵיהּ פְּסֵידָא, הָכָא מַאי פְּסֵידָא אִית לָךְ.Rav Bivi bar Abayé reçut une terre et l'entoura d'un remblai. Des arbres y poussèrent. Quand il partit, il leur dit : donnez-moi ma plus-value. Rav Papi a dit : parce que vous venez de gens rabougris, vous dites des paroles rabougries ? Même Rav Pappa n'a parlé que de celui qui a une perte ; ici, quelle perte as-tu ?
- רַב יוֹסֵף הֲוָה לֵיהּ הָהוּא שַׁתָּלָא, שְׁכֵיב וּשְׁבַק חַמְשָׁה חַתְנָווֹתָא. אֲמַר עַד הָאִידָּנָא חַד, הַשְׁתָּא חַמְשָׁה. עַד הָאִידָּנָא לָא הֲווֹ סָמְכוּ אַהֲדָדֵי וְלָא מַפְסְדוּ לִי, הַשְׁתָּא חַמְשָׁה סָמְכוּ אַהֲדָדֵי וּמַפְסְדוּ לִי. אֲמַר לְהוּ: אִי שָׁקְלִיתוּ שְׁבָחַיְיכוּ וּמִסְתַּלְּקִיתוּ – מוּטָב, וְאִי לָא – מְסַלֵּיקְנָא לְכוּ בְּלָא שְׁבָחָא.Rav Yossef avait un certain planteur, qui mourut et laissa cinq gendres. Il dit : jusqu'à présent il y avait un seul interlocuteur, maintenant cinq. Jusqu'à présent, ils ne comptaient pas les uns sur les autres et ne me causaient pas de perte ; maintenant, les cinq compteront les uns sur les autres et me causeront une perte. Il leur dit : si vous prenez votre plus-value et partez, tant mieux ; et sinon, je vous renvoie sans plus-value.
- דְּאָמַר רַב יְהוּדָה, וְאִיתֵּימָא רַב הוּנָא, וְאִיתֵּימָא רַב נַחְמָן: הַאי שַׁתָּלָא דִּשְׁכֵיב – יוֹרְשִׁין דִּילֵיהּ (מִסְתַּלְּקִין) [מְסַלְּקִינַן] לְהוּ בְּלָא שְׁבָחָא. וְלָאו מִילְּתָא הִיא.Car Rav Yehouda a dit, et d'aucuns disent Rav Houna, et d'aucuns disent Rav Na'hman : ce planteur qui est mort, ses héritiers, nous les renvoyons sans plus-value. Mais cela n'est rien : la halakha (règle pratique) n'est pas ainsi.
- הָהוּא שַׁתָּלָא דַּאֲמַר לְהוּ: אִי מַפְסֵדְינָא מִסְתַּלַּקְנָא. אַפְסֵיד. אָמַר רַב יְהוּדָה: מִסְתַּלַּק בְּלָא שְׁבָחָא. רַב כָּהֲנָא אָמַר: מִסְתַּלַּק וְשָׁקֵיל שְׁבָחָא. וּמוֹדֶה רַב כָּהֲנָא דְּאִי אָמַר אִי [מַ]פְסֵידְנָא מִסְתַּלַּקְנָא בְּלָא שְׁבָחָא, מִסְתַּלַּק בְּלָא שְׁבָחָא. רָבָא אָמַר: אַסְמַכְתָּא הִיא, וְאַסְמַכְתָּא לָא קָנְיָא.Un certain planteur leur dit : si je cause une perte, je pars. Il causa une perte. Rav Yehouda a dit : il part sans plus-value. Rav Kahana a dit : il part et prend la plus-value. Et Rav Kahana reconnaît que s'il a dit : si je cause une perte, je pars sans plus-value, il part sans plus-value. Rava a dit : c'est une asmakhta (engagement conditionnel sans intention ferme), et une asmakhta n'acquiert pas.
- וּלְרָבָא מַאי שְׁנָא מֵהָא דִּתְנַן: אִם אוֹבִיר וְלָא אַעֲבֵיד אֲשַׁלֵּם בְּמֵיטְבָא! הָתָם מַאי דְּאַפְסֵיד – מְשַׁלֵּם, הָכָא מַאי דְּאַפְסֵיד – מְנַכֵּינַן לֵיהּ וְאִידַּךְ יָהֲבִינַן לֵיהּ.Et selon Rava, en quoi est-ce différent de ce que nous avons appris : « Si je laisse le champ en friche et ne le travaille pas, je paierai sur le meilleur » ? Là-bas, ce qu'il a fait perdre, il le paie ; ici, ce qu'il a fait perdre, nous le lui déduisons, et le reste, nous le lui donnons.
- רוּנְיָא שַׁתָּלָא דְרָבִינָא הֲוָה אַפְסֵיד. סַלְּקֵיהּ אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא. אֲמַר לֵיהּ חֲזִי מָר מַאי קָא עָבֵיד לִי! אֲמַר לֵיהּ: שַׁפִּיר עֲבַיד. אֲמַר לֵיהּ: הָא לֹא הִתְרָה בִּי! אֲמַר לֵיהּ: לָא (צְרִיכָא לְהַתְרוֹת) [צְרִיכַתְּ לְאַתְרוֹיֵי]. רָבָא לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר רָבָא: מַקְרֵי דַרְדְּקֵי שַׁתָּלָא טַבָּחָא וְאוּמָּנָאRouniya, le planteur de Ravina, causait une perte. Il le renvoya. Il vint devant Rava et lui dit : que le Maître voie ce qu'il m'a fait ! Il lui dit : il a bien fait. Il lui dit : mais il ne m'a pas averti ! Il lui dit : tu n'avais pas besoin d'être averti. Rava suit son raisonnement, car Rava a dit : le maître d'enfants, le planteur, le boucher et le circonciseur
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