Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּאִי מָחֲלָה לְגַבֵּי בַעַל – לָא קָא מַפְסֵיד, דְּהַשְׁתָּא נָמֵי לָא מִידֵּי קָא יָהֲבָה לֵיהּ! סוֹף סוֹף, כֹּל לְגַבֵּי בַעַל – וַדַּאי מָחֲלָה, וְאַטְרוֹחֵי בֵּי דִינָא בִּכְדִי לָא מַטְרְחִינַן.de sorte que, si elle remet sa ketouba (la somme fixée par son contrat de mariage) à son mari, il ne perd rien, puisqu'à présent non plus elle ne lui donne rien ! On répond : En fin de compte, tout ce qui concerne le mari, elle le lui remettra assurément, et nous n'importunons pas le tribunal pour rien.
- אֶלָּא הָא דְּתַנְיָא: וְכֵן הִיא שֶׁחָבְלָה בְּבַעְלָהּ – לֹא הִפְסִידָה כְּתוּבָּתָהּ, אַמַּאי? תְּזַבְּנִינַּהּ נִיהֲלֵיהּ לִכְתוּבְּתַהּ לְבַעְלַהּ בְּטוֹבַת הֲנָאָה – בְּהָא חֲבָלָה, דְּאִי מָחֲלָה לְגַבֵּי בַעַל, לֵיכָּא פְּסֵידָא!Mais alors, ce qui est enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Et de même, si elle a blessé son mari, elle n'a pas perdu sa ketouba ; pourquoi ? Qu'elle lui vende sa ketouba, à son mari, pour la tovat hanaa (valeur de cession), en paiement de cette blessure, car si elle remet la dette à son mari, il n'y aura pas de perte !
- הָא וַדַּאי רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: אָסוּר לְאָדָם שֶׁיְּשַׁהֶא אֶת אִשְׁתּוֹ אֲפִילּוּ שָׁעָה אַחַת בְּלֹא כְּתוּבָּה.Celle-ci est assurément de Rabbi Méïr, qui a dit : Il est interdit à un homme de garder sa femme, même une seule heure, sans ketouba.
- וְטַעְמָא מַאי – כְּדֵי שֶׁלֹּא תְּהֵא קַלָּה בְּעֵינָיו לְהוֹצִיאָהּ; הָכָא מְגָרֵשׁ לַהּ, וְגָבֵי לֵיהּ בַּחֲבָלֵיהּ מִינַּהּ. אִי הָכִי, הַשְׁתָּא נָמֵי – מְגָרֵשׁ לַהּ, וְגָבֵי לֵיהּ בַּחֲבָלֵיהּ מִינַּהּ!Et quelle est la raison ? Pour qu'il ne lui soit pas facile à ses yeux de la renvoyer. Ici, il la renverrait et percevrait d'elle le paiement de sa blessure. S'il en est ainsi, à présent aussi, il la renverra et percevra d'elle le paiement de sa blessure !
- כְּגוֹן דִּנְפִישָׁ[א] כְּתוּבְּתַהּ, דְּמִשּׁוּם הָהוּא פּוּרְתָּא לָא מַפְסֵיד טוּבָא.Il s'agit d'un cas où sa ketouba est importante, de sorte qu'à cause de cette petite somme, il ne perdra pas beaucoup.
- וְאִי דִּנְפִישָׁא כְּתוּבְּתַהּ מִכְּתוּבָּה דְּאוֹרָיְיתָא, נוֹקְמַהּ אַכְּתוּבָּה דְּאוֹרָיְיתָא – וְאִידַּךְ תְּזַבְּנַהּ נִיהֲלֵיהּ בַּחֲבָלֵיהּ!Mais si sa ketouba est plus importante que la ketouba de la Torah, établissons-la à la ketouba de la Torah, et le reste, qu'elle le lui vende pour sa blessure !
- כְּגוֹן דְּלָא נְפִישָׁא כְּתוּבְּתַהּ מִכְּתוּבָּה דְּאוֹרָיְיתָא; דְּהָוֵי חֲבָלֵיהּ אַרְבְּעָה זוּזֵי, דְּמִשּׁוּם אַרְבְּעָה זוּזֵי לָא מַפְסֵיד עֶשְׂרִים וְחַמְשָׁה.Il s'agit d'un cas où sa ketouba n'est pas plus importante que la ketouba de la Torah, et où sa blessure est de quatre zouz : à cause de quatre zouz, il ne perdra pas vingt-cinq.
- אֶלָּא הָא דְּתַנְיָא: כְּשֵׁם שֶׁלֹּא תִּמְכּוֹר וְהִיא תַּחְתָּיו, כָּךְ לֹא תַּפְסִיד וְהִיא תַּחְתָּיו; וְהָא זִימְנִין מַשְׁכַּח לַהּ דְּמַפְסְדָא, וְהֵיכִי דָּמֵי – כְּגוֹן דִּנְפִישָׁא כְּתוּבְּתַהּ מִכְּתוּבָּה דְּאוֹרָיְיתָא!Mais alors, ce qui est enseigné : De même qu'elle ne vendra pas alors qu'elle est sous lui, de même elle ne perdra pas alors qu'elle est sous lui. Or il arrive parfois qu'elle perde ; et de quel cas s'agit-il ? D'un cas où sa ketouba est plus importante que la ketouba de la Torah !
- אָמַר רָבָא: סֵיפָא אֲתָאן לִכְתוּבַּת בְּנִין דִּכְרִין.Rava a dit : Dans la fin de la baraïta, nous en venons à la ketoubat benin dikhrin (clause par laquelle les fils héritent de la ketouba de leur mère).
- וְהָכִי קָתָנֵי: כְּשֵׁם שֶׁהַמּוֹכֶרֶת כְּתוּבָּתָהּ לַאֲחֵרִים – לֹא הִפְסִידָה כְּתוּבַּת בְּנִין דִּכְרִין, מַאי טַעְמָא – זוּזֵי הוּא דְּאַנְסוּהָ; כָּךְ מוֹכֶרֶת כְּתוּבָּתָהּ לְבַעְלָהּ – לֹא הִפְסִידָה כְּתוּבַּת בְּנִין דִּכְרִין, מַאי טַעְמָא? זוּזֵי הוּא דְּאַנְסוּהָ.Et voici ce qu'elle enseigne : De même que celle qui vend sa ketouba à d'autres n'a pas perdu la ketoubat benin dikhrin ; quelle est la raison ? C'est le besoin d'argent qui l'y a contrainte ; de même celle qui vend sa ketouba à son mari n'a pas perdu la ketoubat benin dikhrin ; quelle est la raison ? C'est le besoin d'argent qui l'y a contrainte.
- לֵימָא תַּקָּנַת אוּשָׁא תַּנָּאֵי הִיא? דְּתָנֵי חֲדָא: עַבְדֵי מְלוֹג יוֹצְאִין בְּשֵׁן וָעַיִן לָאִשָּׁה, אֲבָל לֹא לָאִישׁ. וְתַנְיָא אִידַּךְ: לֹא לָאִישׁ וְלֹא לָאִשָּׁה.Dirons-nous que la takana d'Oucha (ordonnance interdisant à la femme de vendre ses nikhsei melog, biens dont le mari a l'usufruit) est une divergence de Tannaïm ? Car il est enseigné dans l'une : Les esclaves de melog sortent libres par la dent et l'œil pour la femme, si elle leur fait tomber une dent ou crève un œil, mais non pour l'homme. Et il est enseigné dans l'autre : Ni pour l'homme, ni pour la femme.
- סַבְרוּהָ, דְּכוּלֵּי עָלְמָא – קִנְיַן פֵּירוֹת לָאו כְּקִנְיַן הַגּוּף דָּמֵי; מַאי, לָאו בְּהָא קָא מִיפַּלְגִי: דְּמַאן דְּאָמַר לָאִשָּׁה – לֵית לֵיהּ תַּקָּנַת אוּשָׁא, וּמַאן דְּאָמַר לֹא לָאִישׁ וְלֹא לָאִשָּׁה – אִית לֵיהּ תַּקָּנַת אוּשָׁא?Ils ont supposé que, pour tout le monde, le kinyan perot (droit de propriété sur les fruits) n'est pas comme le kinyan haguf (propriété du bien lui-même) ; n'est-ce pas sur cela qu'ils divergent : celui qui dit « pour la femme » n'admet pas la takana d'Oucha, et celui qui dit « ni pour l'homme, ni pour la femme » admet la takana d'Oucha ?
- לָא; דְּכוּלֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ תַּקָּנַת אוּשָׁא; אֶלָּא כָּאן קוֹדֶם תַּקָּנָה, כָּאן לְאַחַר תַּקָּנָה.Non ; tous admettent la takana d'Oucha ; mais ici, c'est avant la takana, et là, après la takana.
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא: אִידֵּי וְאִידֵּי לְאַחַר תַּקָּנָה, וְאִית לְהוּ תַּקָּנַת אוּשָׁא; אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר לָאִשָּׁה וְלֹא לָאִישׁ – מַאי טַעְמָא? כִּדְרָבָא, דְּאָמַר רָבָא:Et si tu veux, dis : L'une et l'autre parlent d'après la takana, et ils admettent la takana d'Oucha ; mais selon celui qui dit « pour la femme et non pour l'homme », quelle est la raison ? Comme Rava, car Rava a dit :
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