Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״חַיָּיב אַתָּה לִיתֵּן לוֹ״, טָבַח וּמָכַר – מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה. מַאי טַעְמָא? כֵּיוָן דְּלָא פְּסִקָה מִילְּתָא, אַכַּתִּי גַּנָּב הוּא!Rava poursuit : mais si le tribunal lui a dit seulement « Tu es 'hayav (tenu) de lui donner » sa bête, sans lui ordonner de payer, et qu'il a abattu ou vendu, il paie le quadruple ou le quintuple. Quelle en est la raison ? Puisque l'affaire n'a pas été tranchée, il est encore un voleur !
- לָא צְרִיכָא, דְּאָמְרִי לֵיהּ: ״חַיָּיב אַתָּה לִיתֵּן לוֹ״.Non, cela n'est nécessaire que pour le cas où ils lui ont dit : « Tu es 'hayav de lui donner. » Il reste donc un voleur, et l'objection contre Rech Lakich tombe.
- גּוּפָא, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: גָּזַל וְלֹא נִתְיָיאֲשׁוּ הַבְּעָלִים – שְׁנֵיהֶם אֵינָן יְכוֹלִים לְהַקְדִּישׁ. זֶה לְפִי שֶׁאֵינוֹ שֶׁלּוֹ, וְזֶה לְפִי שֶׁאֵינוֹ בִּרְשׁוּתוֹ. וּמִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן הָכִי? וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כִּסְתַם מִשְׁנָה;La chose même dont on a parlé : Rabbi Yo'hanan a dit : S'il a dérobé par la force et que les propriétaires n'ont pas renoncé, aucun des deux ne peut consacrer l'objet : celui-ci parce qu'il n'est pas à lui, et celui-là parce qu'il n'est pas en son pouvoir. Mais Rabbi Yo'hanan a-t-il dit cela ? Rabbi Yo'hanan n'a-t-il pas dit : La halakha est conforme à une Michna anonyme ;
- וּתְנַן: כֶּרֶם רְבָעִי הָיוּ מְצַיְּינִין אוֹתוֹ בִּקְזוּזוֹת אֲדָמָה – סִימָנָא כִּי אֲדָמָה, מָה אֲדָמָה – אִיכָּא הֲנָאָה מִינַּהּ, אַף הַאי נָמֵי כִּי מִפַּרְקָא – שְׁרֵי לְאִיתְהֲנוֹיֵי מִינַּהּ.et nous avons appris (Maasser Chéni 5, 1) : Une vigne de quatrième année, on la signalait par des mottes de terre, disposées autour d'elle, pour avertir qu'on ne doit pas en jouir sans rachat. Ce signe est comme la terre : de même que de la terre on tire profit, de même de celle-ci aussi, lorsqu'elle est rachetée, il est permis de tirer profit.
- וְשֶׁל עׇרְלָה בְּחַרְסִית – סִימָנָא כְּחַרְסִית, מָה חַרְסִית שֶׁאֵין הֲנָאָה מִינַּהּ, אַף הַאי דְּלֵית (בֵּיהּ) הֲנָאָה מִינֵּיהּ.Et celle d'orla (fruits interdits des trois premières années de l'arbre) avec de la terre cuite pilée : ce signe est comme la terre cuite : de même que de la terre cuite on ne tire pas de profit, de même celle-ci, dont (il n'y a) pas de profit.
- וְשֶׁל קְבָרוֹת בְּסִיד – סִימָנָא דְּחִיוָּר כַּעֲצָמוֹת. וּמְמַחֶה וְשׁוֹפֵךְ כִּי הֵיכִי דְּנִיחַוַּור טְפֵי.Et celui des tombes, avec de la chaux : ce signe est blanc comme les ossements. Et on la dissout et on la répand, autour de la tombe, afin qu'elle blanchisse davantage.
- אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בִּשְׁבִיעִית, דְּהֶפְקֵר נִינְהוּ;Rabban Chimon ben Gamliel a dit : À quel propos cela a-t-il été dit ? Pour la septième année, car les fruits, cette année-là, sont abandonnés à tous et les passants viennent en manger de manière licite.
- אֲבָל בִּשְׁאָר שְׁנֵי שָׁבוּעַ – הַלְעִיטֵהוּ לָרָשָׁע וְיָמוּת.Mais pour les autres années du cycle, où prendre les raisins d'autrui est un vol, il n'y a pas lieu de signaler ces vignes : fais-en manger au méchant, et qu'il meure. On n'est pas tenu de préserver les méchants des conséquences de leurs propres fautes.
- וְהַצְּנוּעִין מַנִּיחִין אֶת הַמָּעוֹת, וְאוֹמְרִים: ״כׇּל הַנִּלְקָט מִזֶּה, מְחוּלָּל עַל הַמָּעוֹת הַלָּלוּ״!Et les tsénou'im (les hommes pieux et discrets) déposaient de l'argent et disaient : Tout ce qui a été cueilli de ceci est désacralisé sur cet argent ! On voit donc que le propriétaire peut désacraliser un bien qui n'est plus en son pouvoir, et que cette Michna anonyme contredit Rabbi Yo'hanan.
- וְכִי תֵּימָא: מַאן תְּנָא צְנוּעִין – רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, וְרַבִּי יוֹחָנָן כִּסְתָם יְחִידָאָה לָא אָמַר;Et si tu dis : Qui a enseigné ce qui concerne les tsénou'im ? Rabban Chimon ben Gamliel, et Rabbi Yo'hanan n'a pas dit que la halakha suit une Michna anonyme lorsqu'elle représente l'opinion d'un seul Sage ;
- וְהָאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל מָקוֹם שֶׁשָּׁנָה רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל בְּמִשְׁנָתֵנוּ – הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ, חוּץ מֵעָרֵב וְצַיְדָן וּרְאָיָה אַחֲרוֹנָה!Rabba bar bar 'Hana n'a-t-il pas dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Partout où Rabban Chimon ben Gamliel a enseigné dans notre Michna, la halakha est conforme à son opinion, sauf pour le garant, Tsaïdan et la dernière preuve ! Même si l'opinion des tsénou'im venait de lui, Rabbi Yo'hanan aurait donc dû l'accepter.
- אָמְרִי: לָא תֵּימָא ״כׇּל הַנִּלְקָט מִזֶּה״, אֶלָּא אֵימָא ״כָּל הַמִּתְלַקֵּט מִזֶּה״.Ils disent : Ne dis pas « tout ce qui a été cueilli de ceci », mais dis plutôt « tout ce qui sera cueilli de ceci ». La désacralisation se fait donc avant la cueillette, alors que les fruits sont encore en pleine possession du propriétaire.
- וּמִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן הָכִי? וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: צְנוּעִין וְרַבִּי דּוֹסָא אָמְרוּ דָּבָר אֶחָד; וְרַבִּי דּוֹסָא ״נִלְקָט״ קָאָמַר!Mais Rabbi Yo'hanan a-t-il dit cela ? Rabbi Yo'hanan n'a-t-il pas dit : Les tsénou'im et Rabbi Dossa ont dit une seule et même chose ; or, Rabbi Dossa dit « a été cueilli » !
- דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שַׁחֲרִית – בַּעַל הַבַּיִת עוֹמֵד וְאוֹמֵר: ״כׇּל שֶׁיְּלַקְּטוּ עֲנִיִּים הַיּוֹם, יְהֵא הֶפְקֵר״.Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yehouda dit : Le matin, le maître de maison se tient et dit : « Tout ce que les pauvres cueilleront aujourd'hui sans y avoir droit sera abandonné. » Les pauvres ne maîtrisent pas tous les lois du glanage et peuvent prendre ce qui ne leur revient pas.
- רַבִּי דּוֹסָא אוֹמֵר, לְעִיתּוֹתֵי עֶרֶב אוֹמֵר: ״כׇּל שֶׁלָּקְטוּ עֲנִיִּים יְהֵא הֶפְקֵר״!Rabbi Dossa dit : À l'approche du soir, il dit : « Tout ce que les pauvres ont cueilli sera abandonné » !
- אֵיפוֹךְ דְּרַבִּי יְהוּדָה לְרַבִּי דּוֹסָא, וְרַבִּי דּוֹסָא לְרַבִּי יְהוּדָה. אַמַּאי אָפְכַתְּ מַתְנִיתָא? אִפְכַהּ לְרַבִּי יוֹחָנָן, וְאֵימָא: ״צְנוּעִין וְרַבִּי יְהוּדָה אָמְרוּ דָּבָר אֶחָד״!Inverse l'opinion de Rabbi Yehouda avec Rabbi Dossa, et celle de Rabbi Dossa avec Rabbi Yehouda. Pourquoi inverses-tu la baraïta ? Inverse la parole de Rabbi Yo'hanan, et dis : « Les tsénou'im et Rabbi Yehouda ont dit une seule et même chose » !
- אָמְרִי: לָא סַגִּיא דְּלָא מִתְהַפְכָא מַתְנִיתָא; דִּבְהָא מַתְנִיתִין קָתָנֵי דְּאִית לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה בְּרֵירָה, וְשָׁמְעִינַן לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה בְּעָלְמָא דְּלֵית לֵיהּ בְּרֵירָה – דִּתְנַן:Ils disent : On ne peut faire autrement que d'inverser la baraïta, car dans cette baraïta, on enseigne que Rabbi Yehouda admet la berera (la détermination rétroactive), alors que nous savons que Rabbi Yehouda, en général, n'admet pas la berera, car nous avons appris (Demaï 7, 4) :
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