Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: ״בְּרֹאשׁוֹ וַחֲמִשִׁתָיו״; מָמוֹן הַמִּשְׁתַּלֵּם בְּרֹאשׁ – מוֹסִיף חוֹמֶשׁ, מָמוֹן שֶׁאֵין מִשְׁתַּלֵּם בְּרֹאשׁ – אֵין מוֹסִיף חוֹמֶשׁ. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי אוֹמֵר: אֵין חוֹמֶשׁ וְאָשָׁם מִשְׁתַּלֵּם בְּמָקוֹם שֶׁיֵּשׁ כֶּפֶל.Et les Sages disent : « Selon son principal et son cinquième » (Lévitique 5, 24) : pour l'argent qui se paie selon le principal, on ajoute le cinquième ; pour l'argent qui ne se paie pas selon le principal, comme ici où le gardien paie le double, on n'ajoute pas le cinquième. Rabbi Chimon ben Yo'haï dit : Ni le cinquième ni le sacrifice de culpabilité (acham) ne sont dus là où il y a paiement double. Ici s'achève la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna).
- קָתָנֵי מִיהַת: חוּמְשׁוֹ עוֹלֶה לוֹ בִּכְפֵילוֹ, דִּבְרֵי רַבִּי יַעֲקֹב. הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דְּמֵעִיקָּרָא שָׁוְיָא אַרְבְּעָה וּלְבַסּוֹף שָׁוְיָא אַרְבְּעָה, חוּמְשׁוֹ עוֹלֶה לוֹ בִּכְפֵילוֹ?!Il est enseigné en tout cas : Son cinquième est couvert par son paiement double ; telles sont les paroles de Rabbi Yaakov. De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit qu'au départ l'objet valait quatre et qu'à la fin il valait quatre, son cinquième serait-il couvert par son paiement double ?!
- כְּפֵילָא אַרְבְּעָה, וְחוּמְשָׁא זוּזָא! אֶלָּא לָאו דְּמֵעִיקָּרָא שָׁוְיָא אַרְבְּעָה, וּלְבַסּוֹף שָׁוְיָא זוּזָא, דִּכְפֵילָא זוּזָא וְחוּמְשֵׁיהּ זוּזָא?Le double (la pénalité) serait de quatre, et le cinquième d'un zouz ! Car le « cinquième » s'entend du total : c'est un quart du principal. N'est-ce donc pas le cas où au départ cela valait quatre et à la fin un zouz, de sorte que le double est d'un zouz et le cinquième d'un zouz ?
- אַלְמָא קֶרֶן כְּעֵין שֶׁגָּנַב, תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל וְתַשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה כִּשְׁעַת הַעֲמָדָה בַּדִּין!Il en ressort que le principal se paie tel qu'il a volé, et le paiement double et le paiement du quadruple et du quintuple selon le moment de la comparution au tribunal, comme le dit Rav !
- אָמַר רָבָא: לְעוֹלָם דְּמֵעִיקָּרָא שָׁוְיָא אַרְבְּעָה וְהַשְׁתָּא נָמֵי שָׁוְיָא אַרְבְּעָה, וּדְקָא קַשְׁיָא: כְּפֵילָא אַרְבְּעָה וְחוּמְשֵׁיהּ זוּזָא, הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁנִּשְׁבַּע וְחָזַר וְנִשְׁבַּע אַרְבַּע פְּעָמִים, וְהוֹדָה; וְהַתּוֹרָה אָמְרָה ״וַחֲמִשִׁתָיו״ –Rava a dit : En réalité, au départ cela valait quatre et à présent cela vaut aussi quatre. Et quant à ce qui fait difficulté — le double est de quatre et le cinquième d'un zouz — de quoi nous occupons-nous ici ? Du cas où il a juré, puis a juré de nouveau, quatre fois, et a avoué. Et la Torah a dit : « et ses cinquièmes » ('hamichitav) (Lévitique 5, 24) –
- הַתּוֹרָה רִיבְּתָה חֲמִישִׁיּוֹת הַרְבֵּה בְּקֶרֶן אַחַת.la Torah a inclus de nombreux cinquièmes pour un seul principal. Chaque faux serment oblige à un cinquième supplémentaire ; quatre cinquièmes égalent donc le principal, et ils sont couverts par la pénalité du double.
- אָמַר מָר, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: ״בְּרֹאשׁוֹ וַחֲמִשִׁתָיו״ – מָמוֹן הַמִּשְׁתַּלֵּם בְּרֹאשׁ מוֹסִיף חוֹמֶשׁ, מָמוֹן שֶׁאֵין מִשְׁתַּלֵּם בְּרֹאשׁ אֵין מוֹסִיף חוֹמֶשׁ. אֲבָל אָשָׁם – מַיְיתֵי,§ Le Maître a dit : Et les Sages disent : « Selon son principal et son cinquième » : pour l'argent qui se paie selon le principal, on ajoute le cinquième ; pour l'argent qui ne se paie pas selon le principal, on n'ajoute pas le cinquième. Mais un acham, il l'apporte.
- מַאי שְׁנָא חוֹמֶשׁ דְּלָא מְשַׁלֵּם – דִּכְתִיב: ״בְּרֹאשׁוֹ וַחֲמִשִׁתָיו״, אָשָׁם נָמֵי לָא מְשַׁלֵּם – דְּהָא כְּתִיב: ״בְּרֹאשׁוֹ וַחֲמִשִׁתָיו״, ״וְאֶת אֲשָׁמוֹ״!En quoi le cinquième est-il différent, qu'il ne le paie pas ? Parce qu'il est écrit : « selon son principal et son cinquième » ; l'acham aussi, qu'il ne le paie pas, puisqu'il est écrit : « selon son principal et son cinquième », puis « et son acham » (veèt achamo) (Lévitique 5, 24-25) !
- אָמְרִי לָךְ רַבָּנַן: ״אֶת״ פַּסְקֵיהּ קְרָא.Les Sages te diront : « Èt » : le verset l'a séparé de ce qui précède.
- וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי – ״וְאֶת״ עָרְבֵיהּ קְרָא. וְרַבָּנַן אָמְרִי לָךְ: לָא לִיכְתּוֹב רַחֲמָנָא לָא וָיו וְלֹא ״אֶת״.Et Rabbi Chimon ben Yo'haï dira : « Veèt » : par le vav (« et »), le verset l'a joint. Et les Sages te diront : s'il fallait les joindre, que le Miséricordieux n'écrive ni le vav ni « èt ».
- וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי אָמַר לָךְ: ״אֶת״ לָא סַגִּיא דְּלָא כְּתַב – לְאַפְסוֹקֵי בֵּין מָמוֹן גָּבוֹהַּ לְמָמוֹן הֶדְיוֹט; הִלְכָּךְ אֲתָא וָיו עָרְבֵיהּ קְרָא.Et Rabbi Chimon ben Yo'haï te dira : « Èt », il ne pouvait pas ne pas l'écrire, pour séparer l'argent du Très-Haut (l'acham) de l'argent du simple particulier (le cinquième). C'est pourquoi le vav vient, et le verset les joint.
- אָמַר רַבִּי אִילְעָא: גָּנַב טָלֶה וְנַעֲשָׂה אַיִל, עֵגֶל וְנַעֲשָׂה שׁוֹר – נַעֲשָׂה שִׁינּוּי בְּיָדוֹ, וּקְנָאוֹ. טָבַח וּמָכַר – שֶׁלּוֹ הוּא טוֹבֵחַ, שֶׁלּוֹ הוּא מוֹכֵר.§ Rabbi Ilaï a dit : S'il a volé un agneau et qu'il est devenu bélier, un veau et qu'il est devenu bœuf, un changement s'est produit dans sa main, et il l'a acquis. S'il l'a abattu ou vendu, c'est le sien qu'il abat, c'est le sien qu'il vend, et il est exempt du quadruple et du quintuple.
- אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי חֲנִינָא לְרַבִּי אִילְעָא: גָּנַב טָלֶה וְנַעֲשָׂה אַיִל, עֵגֶל וְנַעֲשָׂה שׁוֹר – מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל וְתַשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה, כְּעֵין שֶׁגָּנַב. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ קַנְיֵיהּ בְּשִׁינּוּי, אַמַּאי מְשַׁלֵּם? שֶׁלּוֹ הוּא טוֹבֵחַ, שֶׁלּוֹ הוּא מוֹכֵר!Rabbi 'Hanina a objecté à Rabbi Ilaï à partir d'une baraïta : S'il a volé un agneau et qu'il est devenu bélier, un veau et qu'il est devenu bœuf, il paie le paiement double et le paiement du quadruple et du quintuple tel qu'il a volé. Et s'il te vient à l'esprit qu'il l'a acquis par le changement, pourquoi paie-t-il ? C'est le sien qu'il abat, c'est le sien qu'il vend !
- אֲמַר לֵיהּ: וְאֶלָּא מַאי, שִׁינּוּי לָא קָנֵי? אַמַּאי מְשַׁלֵּם כְּעֵין שֶׁגָּנַב? לְשַׁלֵּם כִּי הַשְׁתָּא!Rabbi Ilaï lui a dit : Et que dire alors ? Le changement n'acquiert-il pas ? Pourquoi paie-t-il tel qu'il a volé ? Qu'il paie selon la valeur à présent !
- אֲמַר לֵיהּ: כִּי הַשְׁתָּא הַיְינוּ טַעְמָא דְּלָא מְשַׁלֵּם – מִשּׁוּם דַּאֲמַר לֵיהּ: ״תּוֹרָא גְּנַבִי מִמָּךְ?״ ״דִּיכְרָא גְּנַבִי מִמְּךָ?״ אֲמַר לֵיהּ: רַחֲמָנָא נַיצְּלַן מֵהַאי דַּעְתָּא! אֲמַר לֵיהּ: אַדְּרַבָּה, רַחֲמָנָא נַיצְּלַן מִדַּעְתָּא דִּידָךְ!Rabbi 'Hanina lui a dit : Voici la raison pour laquelle il ne paie pas selon la valeur à présent : parce qu'il peut lui dire : « Est-ce un bœuf que je t'ai volé ? Est-ce un bélier que je t'ai volé ? » Rabbi Ilaï lui a dit : Que le Miséricordieux nous préserve de cette opinion ! Il lui a dit : Au contraire, que le Miséricordieux nous préserve de ton opinion !
- מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי זֵירָא: וְנִיקְנִינְהוּ בְּשִׁינּוּי הַשֵּׁם!Rabbi Zeira a objecté : Qu'il les acquière par le changement de nom !
- אָמַר רָבָא: שׁוֹר בֶּן יוֹמוֹ קָרוּי ״שׁוֹר״, אַיִל בֶּן יוֹמוֹ קָרוּי ״אַיִל״. שׁוֹר בֶּן יוֹמוֹ קָרוּי ״שׁוֹר״ – דִּכְתִיב: ״שׁוֹר אוֹ כֶשֶׂב אוֹ עֵז כִּי יִוָּלֵד״.Rava a dit : Un bœuf d'un jour est appelé « bœuf », un bélier d'un jour est appelé « bélier ». Un bœuf d'un jour est appelé « bœuf », comme il est écrit : « Un bœuf, un mouton ou une chèvre, lorsqu'il naîtra » (Lévitique 22, 27).
- אַיִל בֶּן יוֹמוֹ קָרוּי ״אַיִל״ – דִּכְתִיב: ״וְאֵילֵי צֹאנְךָ לֹא אָכָלְתִּי״ – אֵילִים הוּא דְּלָא אֲכַל, כְּבָשִׂים אֲכַל?! אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ אַיִל בֶּן יוֹמוֹ ״קָרוּי״ אַיִל?Un bélier d'un jour est appelé « bélier », comme il est écrit : « Et les béliers de ton troupeau, je ne les ai pas mangés » (Genèse 31, 38). Ce sont les béliers qu'il n'a pas mangés, mais les agneaux, il les aurait mangés ?! N'en déduis-tu donc pas qu'un bélier d'un jour est appelé bélier ?
- מִכׇּל מָקוֹם קַשְׁיָא! אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: הָא מַנִּי – בֵּית שַׁמַּאי הִיא, דְּאָמְרִי: שִׁינּוּי בִּמְקוֹמוֹ עוֹמֵד(ת), וְלָא קָנֵי.De toute façon, c'est une difficulté pour Rabbi Ilaï ! Rav Chéchet a dit : De qui est cet enseignement ? De Beit Chamaï, qui disent : Le changement reste à sa place, et n'acquiert pas.
- דְּתַנְיָא: נָתַן לָהּ בְּאֶתְנַנָּהּ חִיטִּין וַעֲשָׂאָן סוֹלֶת, זֵיתִים וַעֲשָׂאָן שֶׁמֶן, עֲנָבִים וַעֲשָׂאָן יַיִן; תָּנֵי חֲדָא אָסוּר, וְתָנֵי חֲדָא מוּתָּר. וְאָמַר רַב יוֹסֵף, תָּנֵי גּוּרְיוֹן דְּמֵאַסְפּוֹרַק: בֵּית שַׁמַּאי אוֹסְרִין, וּבֵית הִלֵּל מַתִּירִין.Car il a été enseigné : S'il lui a donné en salaire de prostitution du blé et qu'elle en a fait de la farine, des olives et qu'elle en a fait de l'huile, du raisin et qu'elle en a fait du vin, il a été enseigné dans l'une (baraïta) que c'est issour (interdit) d'en faire une offrande, et il a été enseigné dans l'autre que c'est permis. Et Rav Yossef a dit : Gourion d'Asporak a enseigné : Beit Chamaï interdisent et Beit Hillel permettent.
- מַאי טַעְמָא דְּבֵית שַׁמַּאי? דִּכְתִיב: ״גַּם״ – לְרַבּוֹת שִׁינּוּיֵיהֶם. וּבֵית הִלֵּל – ״הֵם״ וְלֹא שִׁינּוּיֵיהֶם.Quelle est la raison de Beit Chamaï ? Car il est écrit : « même » (Deutéronome 23, 19) : pour inclure leurs transformations. Et Beit Hillel : « ceux-ci », et non leurs transformations.
- וּבֵית שַׁמַּאי – הָהוּאEt Beit Chamaï diront : ce mot –
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