Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״לָא מִבַּעְיָא״ קָאָמַר: לָא מִבַּעְיָא אָכְלָה – דִּמְשַׁלֶּמֶת מַה שֶּׁנֶּהֱנֵית; אֲבָל נֶחְבְּטָה – אֵימָא מַבְרִיחַ אֲרִי מִנִּכְסֵי חֲבֵירוֹ הוּא, וּמַה שֶּׁנֶּהֱנֵית נָמֵי לָא מְשַׁלֵּם; קָא מַשְׁמַע לַן.Il n'y a pas de preuve à tirer des propos de Rav, car « il n'est pas nécessaire », voilà comment il s'exprime : il n'est pas nécessaire de dire que si la bête, tombée dans le jardin, a mangé des produits, elle paie – c'est-à-dire que son propriétaire paie – ce dont elle a profité ; mais si elle a seulement amorti sa chute sur les produits et évité ainsi d'être blessée, on aurait pu dire que le propriétaire du jardin est comme celui qui chasse un lion des biens de son prochain, lequel ne reçoit aucun paiement, et que même ce dont elle a profité, il ne le paie pas ; c'est pourquoi Rav nous enseigne qu'il paie aussi dans ce cas.
- וְאֵימָא הָכִי נָמֵי!La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) demande : Mais disons qu'il en est bien ainsi et que le propriétaire de la bête ne paie pas !
- מַבְרִיחַ אֲרִי מִנִּכְסֵי חֲבֵירוֹ – מִדַּעְתּוֹ הוּא, הַאי – לָאו מִדַּעְתּוֹ. אִי נָמֵי, מַבְרִיחַ אֲרִי מִנִּכְסֵי חֲבֵירוֹ – לֵית לֵיהּ פְּסֵידָא, הַאי – אִית לֵיהּ פְּסֵידָא.La Guemara répond : Celui qui chasse un lion des biens de son prochain agit de son plein gré, alors que celui-ci, le propriétaire du jardin, n'a pas agi de son plein gré. Autre explication : celui qui chasse un lion des biens de son prochain n'a lui-même aucune perte, alors que celui-ci a une perte, puisque ses produits sont abîmés.
- הֵיכִי נָפַל? רַב כָּהֲנָא אָמַר: שֶׁהוּחְלְקָה בְּמֵימֵי רַגְלֶיהָ, רָבָא אָמַר: שֶׁדְּחָפַתָּה חֲבֶרְתָּהּ.Comment la bête est-elle tombée ? Rav Kahana dit : Elle a glissé sur sa propre urine. Rava dit : Sa compagne l'a poussée.
- מַאן דְּאָמַר שֶׁדְּחָפַתָּה חֲבֶרְתָּהּ – כׇּל שֶׁכֵּן שֶׁהוּחְלְקָה בְּמֵימֵי רַגְלֶיהָ. וּמַאן דְּאָמַר שֶׁהוּחְלְקָה בְּמֵימֵי רַגְלֶיהָ – אֲבָל דְּחָפַתָּה חֲבֶרְתָּהּ, פָּשְׁעָה, וּמְשַׁלֶּמֶת מַה שֶּׁהִזִּיקָה; דַּאֲמַר לֵיהּ: אִיבְּעִי לָךְ עַבּוֹרֵי חֲדָא חֲדָא.Celui qui dit qu'il s'agit du cas où sa compagne l'a poussée – le propriétaire est exempté de payer le dommage – à plus forte raison l'admet-il dans le cas où elle a glissé sur sa propre urine. Mais celui qui dit qu'il s'agit du cas où elle a glissé sur sa propre urine estime que si sa compagne l'a poussée, le propriétaire a été négligent, et il paie ce qu'elle a endommagé, car le propriétaire du jardin peut lui dire : Tu aurais dû les faire passer une par une.
- אָמַר רַב כָּהֲנָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּאוֹתָהּ עֲרוּגָה, אֲבָל מֵעֲרוּגָה לַעֲרוּגָה – מְשַׁלֶּמֶת מַה שֶּׁהִזִּיקָה. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ מֵעֲרוּגָה לַעֲרוּגָה, וַאֲפִילּוּ כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ – עַד שֶׁתֵּצֵא וְתַחֲזוֹר לְדַעַת.Rav Kahana dit : On n'a enseigné que le propriétaire ne paie que ce dont la bête a profité que dans cette même plate-bande où elle est tombée, mais si elle passe d'une plate-bande à une autre plate-bande et y mange, il paie ce qu'elle a endommagé. Et Rabbi Yo'hanan dit : Même si elle passe d'une plate-bande à une autre plate-bande, et même toute la journée entière, il ne paie que ce dont elle a profité, jusqu'à ce qu'elle sorte du jardin et y revienne au su de son propriétaire.
- אָמַר רַב פָּפָּא: לָא תֵּימָא עַד שֶׁתֵּצֵא לְדַעַת וְתַחֲזוֹר לְדַעַת, אֶלָּא כֵּיוָן שֶׁיָּצְתָה לְדַעַת – אַף עַל פִּי שֶׁחָזְרָה שֶׁלֹּא לְדַעַת. מַאי טַעְמָא? דַּאֲמַר לֵיהּ: כֵּיוָן דְּיָלְפָא, כֹּל אֵימַת דְּמִשְׁתַּמְטָא – לְהָתָם רָהֲטָא.Rav Pappa dit : Ne dis pas qu'il n'est passible que si elle sort à son su et revient à son su ; mais dès lors qu'elle est sortie à son su, même si elle est revenue à son insu, il paie ce qu'elle a endommagé. Quelle en est la raison ? Parce que le propriétaire du jardin peut lui dire : Puisqu'elle a appris le chemin, chaque fois qu'elle s'échappe, c'est là-bas qu'elle court.
- יָרְדָה כְּדַרְכָּהּ וְהִזִּיקָה – מְשַׁלֶּמֶת מַה שֶּׁהִזִּיקָה. בָּעֵי רַבִּי יִרְמְיָה: יָרְדָה כְּדַרְכָּהּ וְהִזִּיקָה בְּמֵי לֵידָה, מַהוּ?La Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) a enseigné : Si la bête est descendue dans le jardin à sa manière habituelle et a causé un dommage, il paie ce qu'elle a endommagé. Rabbi Yirmeya a posé la question : Si elle est descendue à sa manière habituelle et a causé un dommage par les eaux de la mise bas, qu'en est-il ?
- אַלִּיבָּא דְּמַאן דְּאָמַר תְּחִלָּתוֹ בִּפְשִׁיעָה וְסוֹפוֹ בְּאוֹנֶס חַיָּיב, לָא תִּיבְּעֵי לָךְ; כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ – אַלִּיבָּא דְּמַאן דְּאָמַר תְּחִלָּתוֹ בִּפְשִׁיעָה וְסוֹפוֹ בְּאוֹנֶס פָּטוּר; מַאי?Selon celui qui dit que pour un dommage dont le début est dû à une négligence et la fin à un cas de force majeure, on est passible, tu n'as pas à poser la question ; si tu dois poser la question, c'est selon celui qui dit que pour un dommage dont le début est dû à une négligence et la fin à un cas de force majeure, on est exempt. Qu'en est-il ?
- מִי אָמְרִינַן: כֵּיוָן דִּתְחִלָּתוֹ בִּפְשִׁיעָה וְסוֹפוֹ בְּאוֹנֶס – פָּטוּר; אוֹ דִלְמָא, הָכָא כּוּלַּהּ בִּפְשִׁיעָה הוּא – דְּכֵיוָן דְּקָא חָזֵי דִּקְרִיבָה לַהּ לְמֵילַד, אִיבְּעִי לֵיהּ לְנָטוֹרַהּDirons-nous : Puisque le début est dû à une négligence et la fin à un cas de force majeure, il est exempt ; ou peut-être, ici, tout relève de la négligence, car puisqu'il voyait qu'elle était près de mettre bas, il aurait dû la surveiller
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