Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָכָא נָמֵי, תְּנִי: אָדָם – שְׁמִירַת גּוּפוֹ עָלָיו.ici aussi, enseigne : « L'homme, la garde de son corps lui incombe à lui-même. »
- מַתְקֵיף לַהּ רַב מָרִי, וְאֵימָא ״מַבְעֶה״ זֶה הַמַּיִם, כְּדִכְתִיב: ״כִּקְדֹחַ אֵשׁ הֲמָסִים, מַיִם תִּבְעֶה אֵשׁ״! מִי כְּתִיב ״מַיִם נִבְעוּ״?! ״תִּבְעֶה אֵשׁ״ כְּתִיב.Rav Mari a objecté : Et dis que le mav'é (terme discuté de la Michna, parmi les catégories de dommages) désigne l'eau, comme il est écrit : « Comme lorsque le feu embrase les broussailles, le feu fait bouillonner l'eau (mayim tiv'é èch) » (Isaïe 64, 1) ! Le verbe tiv'é a la même racine que mav'é et se rapporte à l'eau. La Guemara rejette cela : Est-il écrit « l'eau bouillonne » (mayim niv'ou) ?! C'est « tiv'é èch » qui est écrit : le sujet du verbe au singulier est le feu, et non l'eau.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב זְבִיד: וְאֵימָא ״מַבְעֶה״ זֶה הָאֵשׁ, דְּכִי כְּתִיב ״תִּבְעֶה״ – בְּאֵשׁ הוּא דִּכְתִיב! אִי הָכִי, מַאי ״הַמַּבְעֶה וְהַהֶבְעֵר״? וְכִי תֵּימָא פָּרוֹשֵׁי קָמְפָרֵשׁ; אִי הָכִי, אַרְבָּעָה?! שְׁלֹשָׁה הָווּ!Rav Zevid a objecté : Et dis que le mav'é désigne le Feu, car lorsqu'il est écrit « tiv'é », c'est à propos du feu qu'il est écrit ! La Guemara répond : S'il en est ainsi, que signifie la liste de la Michna : « le mav'é et l'incendie », qui en fait deux catégories ? Et si tu dis que la Michna ne fait qu'expliquer le mot mav'é par « l'incendie », s'il en est ainsi, pourquoi dit-elle « quatre » ? Il y en aurait trois !
- וְכִי תֵּימָא, תְּנָא שׁוֹר דְּאִית בֵּיהּ תַּרְתֵּי; אִי הָכִי, ״לָא זֶה וְזֶה שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן רוּחַ חַיִּים״ – אֵשׁ מַאי רוּחַ חַיִּים אִית בֵּיהּ? וְתוּ, מַאי ״כַּהֲרֵי הָאֵשׁ״?Et si tu dis que le Tanna (Sage de la Michna) a enseigné le Bœuf, qui comporte deux catégories, la Dent et le Pied, de sorte qu'on arrive à quatre, s'il en est ainsi, comment comprendre « Ni l'un ni l'autre, qui ont en eux un souffle de vie » ? Le feu, quel souffle de vie a-t-il ? Et de plus, que signifie « comme le Feu », si le mav'é est déjà le feu ?
- תָּנֵי רַבִּי אוֹשַׁעְיָא, שְׁלֹשָׁה עָשָׂר אֲבוֹת נְזִיקִין: שׁוֹמֵר חִנָּם, וְהַשּׁוֹאֵל, נוֹשֵׂא שָׂכָר, וְהַשּׂוֹכֵר; נֶזֶק, צַעַר, וְרִיפּוּי, שֶׁבֶת, וּבוֹשֶׁת; וְאַרְבָּעָה דְמַתְנִיתִין – הָא תְּלֵיסַר.Rabbi Ochaya a enseigné : Il y a treize catégories principales de dommages : le gardien bénévole, l'emprunteur, le gardien rémunéré et le locataire ; le dommage (nézèk), la souffrance, les soins, l'arrêt de travail et la honte ; et les quatre de la Michna : cela fait treize.
- וְתַנָּא דִּידַן – מַאי טַעְמָא לָא תָּנֵי הָנֵי? בִּשְׁלָמָא לִשְׁמוּאֵל – בְּנִזְקֵי מָמוֹן קָמַיְירֵי, בְּנִזְקֵי גוּפוֹ לָא קָמַיְירֵי; אֶלָּא לְרַב, לִיתְנֵי! תַּנָּא אָדָם – וְכׇל מִילֵּי דְאָדָם.Et notre Tanna, pour quelle raison n'enseigne-t-il pas celles-là ? Cela se comprend selon Chmouel : la Michna parle des dommages causés par les biens ; des dommages causés par sa personne, elle ne parle pas. Mais selon Rav, pour qui elle parle de l'homme, qu'il les enseigne ! La Guemara répond : Il a enseigné « l'homme », et tout ce qui concerne l'homme y est inclus.
- וּלְרַבִּי אוֹשַׁעְיָא נָמֵי, הָא תָּנֵי לֵיהּ אָדָם! תְּרֵי גַוְונֵי אָדָם; תְּנָא אָדָם דְּאַזֵּיק אָדָם, וְתַנָּא אָדָם דְּאַזֵּיק שׁוֹר.La Guemara demande : Et selon Rabbi Ochaya aussi, voici qu'il a enseigné l'homme dans les quatre de la Michna ! Pourquoi ajouter les autres ? Elle répond : Il y a deux sortes d'homme : il a enseigné l'homme qui blesse un homme, et il a enseigné l'homme qui endommage un bœuf.
- אִי הָכִי, שׁוֹר נָמֵי, לִיתְנֵי תְּרֵי גַוְונֵי שׁוֹר – לִיתְנֵי שׁוֹר דְּאַזֵּיק שׁוֹר, וְלִיתְנֵי שׁוֹר דְּאַזֵּיק אָדָם!S'il en est ainsi, pour le bœuf aussi, qu'il enseigne deux sortes de bœuf : qu'il enseigne le bœuf qui endommage un bœuf, et qu'il enseigne le bœuf qui blesse un homme !
- הַאי מַאי? בִּשְׁלָמָא אָדָם דְּאַזֵּיק שׁוֹר – נֵזֶק הוּא דִּמְשַׁלֵּם, אָדָם דְּאַזֵּיק אָדָם – מְשַׁלֵּם אַרְבָּעָה דְּבָרִים; אֶלָּא שׁוֹר, מָה לִי שׁוֹר דְּאַזֵּיק שׁוֹר, מָה לִי שׁוֹר דְּאַזֵּיק אָדָם; אִידֵּי וְאִידֵּי נֶזֶק הוּא דִּמְשַׁלֵּם.La Guemara répond : Qu'est-ce que cela ? Cela se comprend pour l'homme qui endommage un bœuf : c'est le dommage qu'il paie ; l'homme qui blesse un homme paie quatre choses de plus. Mais pour le bœuf, que m'importe un bœuf qui endommage un bœuf, que m'importe un bœuf qui blesse un homme ? Dans l'un et l'autre cas, c'est le dommage qu'il paie.
- וְהָא שׁוֹמֵר חִנָּם וְהַשּׁוֹאֵל נוֹשֵׂא שָׂכָר וְהַשּׂוֹכֵר, דְּאָדָם דְּאַזֵּיק שׁוֹר הוּא, וְקָתָנֵי!La Guemara objecte : Mais voici que le gardien bénévole, l'emprunteur, le gardien rémunéré et le locataire, c'est le cas d'un homme qui endommage un bœuf, et il les enseigne séparément !
- תָּנֵי הֶזֵּיקָא דִבְיָדַיִם, וְקָתָנֵי הֶזֵּיקָא דְמִמֵּילָא.Elle répond : Il a enseigné un dommage causé de ses mains, et il a enseigné un dommage survenu de lui-même.
- תָּנֵי רַבִּי חִיָּיא, עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה אֲבוֹת נְזִיקִין: תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל, וְתַשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה, וְגַנָּב, וְגַזְלָן, וְעֵדִים זוֹמְמִין,Rabbi 'Hiya a enseigné : Il y a vingt-quatre catégories principales de dommages : le paiement du double, le paiement de quatre et cinq fois, le voleur, le brigand, les témoins zomemim (témoins convaincus de faux par alibi),
- וְהָאוֹנֶס, וְהַמְפַתֶּה, וּמוֹצִיא שֵׁם רַע, וְהַמְטַמֵּא, וְהַמְדַמֵּעַ, וְהַמְנַסֵּךְ; וְהָנֵי תְּלֵיסַר – הָא עֶשְׂרִים וְאַרְבְּעָה.le violeur, le séducteur, celui qui répand une mauvaise réputation sur son épouse, celui qui rend impur la terouma (prélèvement donné au Cohen) d'autrui, celui qui mélange de la terouma à des denrées profanes d'autrui, et celui qui offre en libation le vin d'autrui à l'idolâtrie ; et ces treize de Rabbi Ochaya : cela fait vingt-quatre.
- וְרַבִּי אוֹשַׁעְיָא – מַאי טַעְמָא לָא תָּנֵי הָנֵי? בְּמָמוֹנָא קָמַיְירֵי, בִּקְנָסָא לָא קָמַיְירֵי.Et Rabbi Ochaya, pour quelle raison n'enseigne-t-il pas celles-là ? La Guemara répond : Il parle d'obligations pécuniaires ; des amendes (kenassa), il ne parle pas.
- גַּנָּב וְגַזְלָן, דְּמָמוֹנָא הוּא, לִיתְנֵי! הָא קָתָנֵי לֵיהּ שׁוֹמֵר חִנָּם וְהַשּׁוֹאֵל.Elle demande : Le voleur et le brigand, qui relèvent d'une obligation pécuniaire, qu'il les enseigne ! Elle répond : Voici qu'il a enseigné le gardien bénévole et l'emprunteur, qui couvrent le cas de celui qui prétend faussement avoir été volé.
- וְרַבִּי חִיָּיא נָמֵי, הָא תְּנָא לֵיהּ שׁוֹמֵר חִנָּם וְהַשּׁוֹאֵל! תָּנֵי מָמוֹנָא דַּאֲתָא לִידֵיהּ בְּהֶיתֵּירָא, וְקָתָנֵי מָמוֹנָא דַּאֲתָא לִידֵיהּ בְּאִיסּוּרָא.Et Rabbi 'Hiya aussi, voici qu'il a enseigné le gardien bénévole et l'emprunteur ! Pourquoi enseigne-t-il aussi le voleur et le brigand ? La Guemara répond : Il a enseigné un bien qui lui est parvenu de façon permise, et il a enseigné un bien qui lui est parvenu de façon interdite.
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