Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִיהוּ, בֶּן חוֹרִין דִּמְשַׁלֵּם כּוֹפֶר עַל פִּי עַצְמוֹ – וְהֵיכִי דָּמֵי? דְּאִי אֲתוֹ סָהֲדֵי וְאַסְהִידוּ בֵּיהּ דִּקְטַל, וְלָא יָדְעִי אִי תָּם הֲוָה אִי מוּעָד הֲוָה, וַאֲמַר מָרֵיהּ דְּמוּעָד הוּא, דִּמְשַׁלֵּם כּוֹפֶר עַל פִּי עַצְמוֹ – הֵיכָא דְּלֵיכָּא עֵדִים, מְשַׁלֵּם דָּמִים;Cependant, il y a une différence : pour l'homme libre, on paie le kofèr (rançon) sur sa propre parole. Comment cela ? Si des témoins sont venus et ont attesté que le bœuf a tué, sans savoir s'il était tam (« innocent », n'ayant pas récidivé) ou mouad (« averti », ayant récidivé), et que son propriétaire a dit qu'il est mouad, il paie le kofèr sur sa propre parole, car le bœuf est lapidé et le kofèr est une expiation, non une amende. Par conséquent, là où il n'y a pas de témoins, il paie la valeur de la victime sur son aveu.
- גַּבֵּי עֶבֶד, שֶׁאֵינוֹ מְשַׁלֵּם קְנָס עַל פִּי עַצְמוֹ – וְהֵיכִי דָּמֵי? דְּאִי אֲתוֹ עֵדִים וְאַסְהִידוּ בֵּיהּ דִּקְטַל, וְלָא יָדְעִי אִי תָּם הֲוָה אִי מוּעָד הֲוָה, וַאֲמַר מָרֵיהּ מוּעָד הוּא – לָא מִשְׁתַּלַּם קְנָס עַל פִּי עַצְמוֹ. הֵיכָא דְּלֵיכָּא עֵדִים – לָא מְשַׁלֵּם דָּמִים.En revanche, pour l'esclave, on ne paie pas l'amende sur sa propre parole. Comment cela ? Si des témoins sont venus et ont attesté que le bœuf a tué, sans savoir s'il était tam ou mouad, et que son propriétaire a dit qu'il est mouad, l'amende n'est pas payée sur sa propre parole. Par conséquent, là où il n'y a pas de témoins, il ne paie pas la valeur non plus.
- מֵתִיב רַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק: כֹּל שֶׁחַיָּיב בְּבֶן חוֹרִין – חַיָּיב בְּעֶבֶד, בֵּין בְּכוֹפֶר בֵּין בְּמִיתָה.Rav Chmouel bar Rav Yits'hak objecte d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : quiconque est passible pour un homme libre est passible pour un esclave, tant pour le kofèr que pour la mort du bœuf.
- כּוֹפֶר בְּעֶבֶד מִי אִיכָּא?! אֶלָּא לָאו דָּמִים?Mais y a-t-il donc un kofèr pour un esclave ?! N'est-ce donc pas de la valeur qu'il s'agit ? Cela contredit Rabba, pour qui l'on ne paie pas la valeur d'un esclave sur son propre aveu.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי: הוּא מוֹתֵיב לַהּ וְהוּא מְפָרֵק לַהּ, אִיכָּא דְאָמְרִי: אֲמַר לֵיהּ רַבָּה – הָכִי קָתָנֵי: כֹּל שֶׁחַיָּיב בְּבֶן חוֹרִין בְּכַוָּונָה עַל פִּי עֵדִים, כּוֹפֶר – חַיָּיב בְּעֶבֶד קְנָס. וְכֹל שֶׁחַיָּיב בְּבֶן חוֹרִין שֶׁלֹּא בְּכַוָּונָה עַל פִּי עֵדִים, דָּמִים – חַיָּיב בְּעֶבֶד שֶׁלֹּא בְּכַוָּונָה עַל פִּי עֵדִים, דָּמִים.Certains disent : c'est lui qui a objecté et lui qui a répondu ; d'autres disent : Rabba lui a répondu. Voici ce qu'enseigne la baraïta : quiconque est passible, pour un homme libre, avec intention, sur la foi de témoins, du kofèr, est passible, pour un esclave, de l'amende. Et quiconque est passible, pour un homme libre, sans intention, sur la foi de témoins, de la valeur, est passible, pour un esclave, sans intention, sur la foi de témoins, de la valeur. Sur son propre aveu, en revanche, on ne paie pas la valeur de l'esclave.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: אִי הָכִי, אִשּׁוֹ שֶׁלֹּא בְּכַוָּונָה עַל פִּי עֵדִים – נְשַׁלֵּם דָּמִים!Rava lui a dit : s'il en est ainsi, celui qui tue par son feu, sans intention, sur la foi de témoins, devrait payer la valeur de la victime !
- וּמְנָא לֵיהּ לְרָבָא דְּלָא מְשַׁלֵּם?La Guemara demande : Et d'où Rava sait-il qu'il ne paie pas ?
- אִילֵּימָא מִדִּתְנַן: הָיָה גְּדִי כָּפוּת לוֹ, וְעֶבֶד סָמוּךְ לוֹ וְנִשְׂרַף עִמּוֹ – חַיָּיב. עֶבֶד כָּפוּת לוֹ, וּגְדִי סָמוּךְ לוֹ וְנִשְׂרַף עִמּוֹ – פָּטוּר.Si l'on dit que c'est de ce que nous avons appris dans la Michna (61b) : si quelqu'un met le feu à une meule, et qu'un chevreau y était attaché et qu'un esclave se trouvait à côté, et qu'il a brûlé avec elle, il est passible pour la meule et le chevreau. Si un esclave y était attaché et qu'un chevreau se trouvait à côté, et qu'il a brûlé avec elle, il est exempt. Il serait donc exempt même s'il a brûlé l'esclave sans intention.
- הָאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: כְּגוֹן שֶׁהִצִּית בְּגוּפוֹ שֶׁל עֶבֶד, דְּקָם לֵיהּ בִּדְרַבָּה מִינֵּיהּ!Cela ne prouve rien : Rech Lakich n'a-t-il pas dit : il s'agit du cas où il a mis le feu au corps même de l'esclave, où il subit la peine la plus grave ?!
- וְאֶלָּא מֵהָא דְּתַנְיָא: חוֹמֶר בְּאֵשׁ מִבְּבוֹר – שֶׁהָאֵשׁ מוּעֶדֶת לֶאֱכוֹל בֵּין דָּבָר הָרָאוּי לָהּ בֵּין דָּבָר שֶׁאֵין רָאוּי לָהּ, מַה שֶּׁאֵין כֵּן בְּבוֹר. וְאִילּוּ שֶׁהָאֵשׁ מְשַׁלֶּמֶת שֶׁלֹּא בְּכַוָּונָה דָּמִים – מַה שֶּׁאֵין כֵּן בְּבוֹר, לָא קָתָנֵי!Mais ce serait de ce qui a été enseigné (10a) : la sévérité du Feu sur la Fosse est que le feu est mouad pour dévorer aussi bien ce qui lui convient que ce qui ne lui convient pas, ce qui n'est pas le cas de la Fosse. Or il n'enseigne pas : que le feu paie sans intention la valeur, ce qui n'est pas le cas de la Fosse !
- דִּלְמָא תְּנָא וְשַׁיַּיר?La Guemara répond : Peut-être a-t-il enseigné et omis d'autres différences ?
- אֶלָּא רָבָא גּוּפֵיהּ אִבְּעוֹיֵי מִבַּעְיָא לֵיהּ: אִשּׁוֹ שֶׁלֹּא בְּכַוָּונָה – מִי מְשַׁלֵּם דָּמִים, אוֹ לָא?Mais Rava lui-même se posait la question : celui qui tue par son feu, sans intention, paie-t-il la valeur ou non ?
- מִי אָמְרִינַן: גַּבֵּי שׁוֹר הוּא דִּבְכַוָּונָה מְשַׁלֵּם כּוֹפֶר – שֶׁלֹּא בְּכַוָּונָה מְשַׁלֵּם דָּמִים; אֲבָל אִשּׁוֹ, דִּבְכַוָּונָה לָא מְשַׁלֵּם כּוֹפֶר – שֶׁלֹּא בְּכַוָּונָה נָמֵי לָא מְשַׁלֵּם דָּמִים; אוֹ דִלְמָא, כֵּיוָן דְּגַבֵּי שׁוֹרוֹ שֶׁלֹּא בְּכַוָּונָה – אַף עַל גַּב דְּלֵיכָּא כּוֹפֶר, מְשַׁלֵּם דָּמִים; גַּבֵּי אִשּׁוֹ נָמֵי, אַף עַל גַּב דִּבְכַוָּונָה לָא מְשַׁלֵּם כּוֹפֶר, שֶׁלֹּא בְּכַוָּונָה מִיהַת מְשַׁלֵּם דָּמִים?Dirons-nous : c'est pour le bœuf, qui avec intention paie le kofèr, que sans intention il paie la valeur ; mais pour son feu, qui avec intention ne paie pas le kofèr, sans intention non plus il ne paie pas la valeur ? Ou peut-être : puisque pour son bœuf, sans intention, bien qu'il n'y ait pas de kofèr, il paie la valeur, pour son feu aussi, bien qu'avec intention il ne paie pas le kofèr, sans intention du moins il paie la valeur ?
- וְלָא יָדְעִינַן, תֵּיקוּ.Et nous ne savons pas : tékou (la question reste en suspens).
- כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״כֹּפֶר״; מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִם כֹּפֶר״? לְרַבּוֹת כּוֹפֶר שֶׁלֹּא בְּכַוָּונָה – כְּכוֹפֶר בְּכַוָּונָה.Quand Rav Dimi est venu de la terre d'Israël, il a dit : Rabbi Yo'hanan a dit : il aurait suffi de dire « kofèr » ; pourquoi le verset dit-il « si un kofèr » (Exode 21, 30) ? Pour inclure le kofèr sans intention, comme le kofèr avec intention.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אֶלָּא מֵעַתָּה, עֶבֶד נָמֵי – מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִם עֶבֶד״? לְרַבּוֹת עֶבֶד שֶׁלֹּא בְּכַוָּונָה – כְּעֶבֶד בְּכַוָּונָה! וְכִי תֵּימָא הָכִי נָמֵי, וְהָאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: שׁוֹר שֶׁהֵמִית אֶת הָעֶבֶד שֶׁלֹּא בְּכַוָּונָה – פָּטוּר מִשְּׁלֹשִׁים שְׁקָלִים!Abayé lui a dit : s'il en est ainsi, pour l'esclave aussi : pourquoi le verset dit-il « si un esclave » (Exode 21, 32) ? Pour inclure l'esclave sans intention comme l'esclave avec intention ! Et si tu dis qu'en effet il en est ainsi, Rech Lakich n'a-t-il pas dit : un bœuf qui a tué l'esclave sans intention, on est exempt des trente sicles ?
- אֲמַר לֵיהּ: גַּבְרָא אַגַּבְרָא קָא רָמֵית?!Rav Dimi lui a dit : opposes-tu un homme à un autre homme ?! Rech Lakich exempte, mais Rabbi Yo'hanan peut rendre passible.
- כִּי אֲתָא רָבִין, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״עֶבֶד״; מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִם עֶבֶד״? לְרַבּוֹת עֶבֶד שֶׁלֹּא בְּכַוָּונָה – כְּעֶבֶד בְּכַוָּונָה.Quand Ravin est venu, il a dit : Rabbi Yo'hanan a dit : il aurait suffi de dire « esclave » ; pourquoi le verset dit-il « si un esclave » ? Pour inclure l'esclave sans intention, comme l'esclave avec intention.
- וּלְרֵישׁ לָקִישׁ נָמֵי, נֵימָא: מִדְּ״עֶבֶד״ – ״אִם עֶבֶד״ לָא דָּרֵישׁ, ״כֹּפֶר״ – ״אִם כֹּפֶר״ נָמֵי לָא דָּרֵישׁ!Et pour Rech Lakich aussi, disons : puisque la différence entre « esclave » et « si un esclave », il ne l'interprète pas, celle entre « kofèr » et « si un kofèr », il ne l'interprète pas non plus !
- אָמְרִי: לָא; ״עֶבֶד״ – ״אִם עֶבֶד״ לָא דָּרֵישׁ, ״כֹּפֶר״ – ״אִם כֹּפֶר״ דָּרֵישׁ.Les Sages ont dit : Non : « esclave » et « si un esclave », il ne l'interprète pas ; « kofèr » et « si un kofèr », il l'interprète.
- וּמַאי שְׁנָא? ״עֶבֶד״ – ״אִם עֶבֶד״ לָא כְּתִיב בִּמְקוֹם תַּשְׁלוּמִין, ״כֹּפֶר״ – ״אִם כֹּפֶר״ כְּתִיב בִּמְקוֹם תַּשְׁלוּמִין.Et quelle est la différence ? « Esclave », « si un esclave » n'est pas écrit à l'endroit du paiement, mais dans l'énoncé du cas ; « kofèr », « si un kofèr » est écrit à l'endroit du paiement, où il aurait suffi de dire « un kofèr ». Le mot « si » y est donc superflu.
- וְכֵן בְּבֵן אוֹ בְּבַת. תָּנוּ רַבָּנַן: ״אוֹ בֵן יִגָּח אוֹ בַת יִגָּח״ – לְחַיֵּיב עַל הַקְּטַנִּים כַּגְּדוֹלִים.Et de même pour un garçon ou pour une fille (dit la Michna). Nos Maîtres ont enseigné : « Qu'il encorne un fils ou qu'il encorne une fille » (Exode 21, 31) : pour rendre passible pour les mineurs comme pour les adultes.
- וַהֲלֹא דִּין הוּא – הוֹאִיל וְחִיֵּיב אָדָם בְּאָדָם, וְחִיֵּיב שׁוֹר בְּאָדָם; מָה כְּשֶׁחִיֵּיב אָדָם בְּאָדָם – לָא שְׁנָא בֵּין קְטַנִּים לִגְדוֹלִים, אַף כְּשֶׁחִיֵּיב שׁוֹר בְּאָדָם – לֹא תַּחְלוֹק בּוֹ בֵּין קְטַנִּים לִגְדוֹלִים!Mais n'est-ce pas un simple raisonnement ? Puisqu'il (la Torah) a rendu passible l'homme pour un homme, et a rendu passible le bœuf pour un homme : de même que, lorsqu'il a rendu passible l'homme pour un homme, il n'y a pas de différence entre mineurs et adultes, de même, lorsqu'il a rendu passible le bœuf pour un homme, ne distingue pas entre mineurs et adultes !
- וְעוֹד, קַל וָחוֹמֶר הוּא: וּמָה אָדָם בְּאָדָם – שֶׁלֹּא עָשָׂה בּוֹ קְטַנִּים כִּגְדוֹלִים, חִיֵּיב בּוֹ עַל הַקְּטַנִּים כִּגְדוֹלִים;De plus, c'est un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si, pour l'homme qui tue un homme, où il n'a pas rendu les mineurs comme les adultes (un meurtrier mineur n'est pas puni), il a pourtant rendu passible pour les mineurs comme pour les adultes ;
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