Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- יַחֲזִיר לְשֶׁלְּפָנָיו״?! ״לְכוּלָּם״ מִבְּעֵי לֵיהּ!il le rendra à celui qui l'a précédé » ?! Il aurait fallu dire : « à tous », puisque tous les lésés précédents sont copropriétaires du bœuf !
- אָמַר רָבָא: לְעוֹלָם כְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל – דְּאָמַר בַּעֲלֵי חוֹבוֹת נִינְהוּ; וּדְקַשְׁיָא לָךְ: ״אַחֲרוֹן אַחֲרוֹן נִשְׂכָּר״?! ״רִאשׁוֹן רִאשׁוֹן נִשְׂכָּר״ מִבְּעֵי לֵיהּ! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁתְּפָסוֹ נִיזָּק לִגְבּוֹת הֵימֶנּוּ, וְנַעֲשָׂה עָלָיו כְּשׁוֹמֵר שָׂכָר לִנְזָקִין.Rava dit : en réalité, la Michna (enseignement des Tannaïm) est selon Rabbi Ichmaël, qui dit que ce sont des créanciers. Et ce qui te fait difficulté : « le dernier, le dernier gagne » ?! Il aurait fallu dire : « le premier, le premier gagne » ! S'explique ainsi : de quoi s'agit-il ici ? D'un cas où le lésé l'a saisi pour se faire payer sur lui, et il en est devenu comme un gardien rémunéré quant aux dommages que le bœuf cause ; il répond donc des coups de corne ultérieurs. De même pour le lésé suivant qui l'a saisi à son tour.
- אִי הָכִי, ״יֵשׁ בּוֹ מוֹתָר – יַחֲזִיר לְשֶׁלְּפָנָיו״?! ״יַחֲזִיר לַבְּעָלִים״ מִבְּעֵי לֵיהּ!S'il en est ainsi, pourquoi dire : « s'il y a en lui un surplus, il le rendra à celui qui l'a précédé » ?! Il aurait fallu dire : « il le rendra aux propriétaires » ! Car la moitié de la valeur du bœuf leur appartient, et ils ne répondent pas des dommages ultérieurs.
- אָמַר רָבִינָא, הָכִי קָתָנֵי: אִם יֵשׁ בּוֹ מוֹתָר בִּנְזָקָיו – יַחֲזִיר לְשֶׁלְּפָנָיו.Ravina dit : voici ce qui est enseigné : s'il y a un surplus dans ses dommages, c'est-à-dire si le dernier lésé a subi une perte moindre que le précédent, il rendra ce surplus à celui qui l'a précédé.
- וְכֵן כִּי אֲתָא רָבִין, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִשּׁוּם פְּשִׁיעַת שׁוֹמְרִין נָגְעוּ בָּהּ.Et de même, quand Ravin est venu d'Erets Israël, il a rapporté que Rabbi Yo'hanan a dit : la Michna a touché à ce sujet à cause de la négligence des gardiens.
- בְּמַאי אוֹקֵימְתַּהּ – כְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל; אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם שֶׁנָּגַח שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם, וְאֵין הַנְּבֵלָה יָפָה כְּלוּם – זֶה נוֹטֵל מָנֶה וְזֶה נוֹטֵל מָנֶה.Comment l'as-tu établie ? Selon Rabbi Ichmaël. S'il en est ainsi, dis alors la fin de la Michna : Rabbi Chimon dit : un bœuf tam (« inoffensif », sans antécédents) valant deux cents zouz qui a encorné un bœuf valant deux cents zouz, et dont la carcasse ne vaut rien : celui-ci prend un mané (cent zouz) et celui-là prend un mané.
- חָזַר וְנָגַח שׁוֹר אַחֵר שָׁוֶה מָאתַיִם – הָאַחֲרוֹן נוֹטֵל מָנֶה, וְשֶׁלְּפָנָיו – זֶה נוֹטֵל חֲמִשִּׁים זוּז, וְזֶה נוֹטֵל חֲמִשִּׁים זוּז. חָזַר וְנָגַח שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם – הָאַחֲרוֹן נוֹטֵל מָנֶה, וְשֶׁלְּפָנָיו נוֹטֵל חֲמִשִּׁים זוּז, וּשְׁנַיִם הָרִאשׁוֹנִים דִּינַר זָהָב.S'il a de nouveau encorné un autre bœuf valant deux cents zouz : le dernier prend un mané ; et pour le précédent, celui-ci prend cinquante zouz, et celui-là prend cinquante zouz. S'il a de nouveau encorné un bœuf valant deux cents zouz : le dernier prend un mané, le précédent prend cinquante zouz, et les deux premiers un dinar d'or chacun, valant vingt-cinq dinars d'argent.
- אֲתָאן לְרַבִּי עֲקִיבָא, דְּאָמַר: תּוֹרָא דְשׁוּתָּפֵי הוּא; רֵישָׁא רַבִּי יִשְׁמָעֵאל וְסֵיפָא רַבִּי עֲקִיבָא?Nous arrivons ainsi à Rabbi Akiva, qui dit que c'est un bœuf d'associés. Le début serait-il de Rabbi Ichmaël et la fin de Rabbi Akiva ?
- אָמְרִי: אִין, דְּהָא אֲמַר לֵיהּ שְׁמוּאֵל לְרַב יְהוּדָה: שִׁינָּנָא, שְׁבוֹק מַתְנִיתִין וְתָא בָּתְרַאי – רֵישָׁא רַבִּי יִשְׁמָעֵאל וְסֵיפָא רַבִּי עֲקִיבָא.Ils ont dit : oui, car Chmouel a dit à Rav Yehouda : Chinana (homme aux dents acérées), laisse la Michna, c'est-à-dire l'idée qu'elle suit une seule opinion, et suis-moi : le début est de Rabbi Ichmaël et la fin de Rabbi Akiva.
- אִתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הִקְדִּישׁוֹ נִיזָּק אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.Il a été dit aussi par les Amoraïm (Sages de la Guemara) : Rabbi Yo'hanan a dit : la différence pratique entre eux, Rabbi Méïr et Rabbi Chimon, concerne le cas où le lésé l'a consacré. S'il est copropriétaire du bœuf, sa consécration prend effet ; s'il n'est que créancier, elle est sans effet.
- תְּנַן הָתָם: הַתּוֹקֵעַ לַחֲבֵירוֹ – נוֹתֵן לוֹ סֶלַע. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי: מָנֶה.Nous avons appris là-bas dans une Michna (90a) : celui qui gifle son prochain lui donne un séla. Rabbi Yehouda dit au nom de Rabbi Yossé le Galiléen : un mané.
- הָהוּא גַּבְרָא דִּתְקַע לְחַבְרֵיהּ. שַׁלְּחֵיהּ רַב טוֹבִיָּה בַּר מַתְנָה לְקַמֵּיהּ דְּרַב יוֹסֵף: סֶלַע צוֹרִי תְּנַן, אוֹ סֶלַע מְדִינָה תְּנַן?Un certain homme a giflé son prochain. Rav Toviya bar Matna a envoyé cette question devant Rav Yossef : est-ce un séla tyrien que nous avons appris (qui vaut quatre zouz), ou est-ce un séla provincial que nous avons appris (qui vaut un demi-zouz, soit le huitième du séla tyrien) ?
- אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵיתוּהָ: וּשְׁנַיִם הָרִאשׁוֹנִים דִּינַר זָהָב. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ תָּנֵי תַּנָּא סֶלַע מְדִינָה, נִפְלוֹג וְנִתְנֵי עַד תְּרֵיסַר וְסֶלַע!Il lui dit : vous l'avez appris dans la Michna : « et les deux premiers un dinar d'or ». Et s'il te venait à l'esprit que le Tanna (Sage de la Michna) enseigne en séla provincial, qu'il divise encore et enseigne un coup de corne de plus, en descendant jusqu'à douze dinars et un séla ! Puisqu'il ne le fait pas, c'est donc qu'il ne compte pas en séla provincial, inférieur à un dinar.
- אֲמַר לֵיהּ: תַּנָּא כִּי רוֹכְלָא לִיתְנֵי וְלֵיזִיל?!Il lui dit : le Tanna devrait-il, comme un colporteur, enseigner et poursuivre ?! Il n'a pas à épuiser tous les cas, comme un colporteur énumère toutes ses marchandises.
- מַאי הָוֵי עֲלַהּ? פַּשְׁטוּהָ מֵהָא דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: כׇּל כֶּסֶף הָאָמוּר בַּתּוֹרָה – כֶּסֶף צוֹרִי, וְשֶׁל דִּבְרֵיהֶם – כֶּסֶף מְדִינָה.Qu'en est-il à ce sujet ? Ils l'ont résolu à partir de ce qu'a dit Rav Yehouda au nom de Rav : tout argent mentionné dans la Torah est de l'argent tyrien, et celui de leurs paroles, celles des Sages, est de l'argent provincial. L'amende de la gifle est donc d'un séla provincial, un demi-zouz.
- אֲמַר לֵיהּ הַהוּא גַּבְרָא: הוֹאִיל וּפַלְגָא דְזוּזָא הוּא – לָא בָּעֵינָא, נִתְּבֵיהּ לַעֲנִיִּים. הֲדַר אֲמַר לֵיהּ: נִתְּבֵיהּ נִיהֲלִי, אֵיזִיל וְאַבְרֵי בֵּיהּ נַפְשַׁאי.Cet homme qui avait été giflé lui dit : puisque c'est un demi-zouz, je n'en veux pas, qu'il le donne aux pauvres. Puis il lui dit : qu'il me le donne, j'irai m'en sustenter.
- אֲמַר לֵיהּ רַב יוֹסֵף: כְּבָר זְכוֹ בֵּיהּ עֲנִיִּים. וְאַף עַל גַּב דְּלֵיכָּא עֲנִיִּים הָכָא, אֲנַן יַד עֲנִיִּים אֲנַן. דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: יְתוֹמִיםRav Yossef lui dit : les pauvres en ont déjà acquis la propriété. Et bien qu'il n'y ait pas de pauvres ici, nous, nous sommes la main des pauvres. Car le tribunal les représente, comme l'a dit Rav Yehouda au nom de Chmouel : les orphelins
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