Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שְׁנֵיהֶם פְּטוּרִים. אִם הָיוּ שְׁנֵיהֶם שֶׁל אִישׁ אֶחָד – שְׁנֵיהֶם חַיָּיבִים.tous deux sont pétourim (exempts), chacun rejetant la réclamation sur l'autre. S'ils appartenaient tous deux à un seul homme, tous deux sont 'hayavim (passibles), comme l'expliquera la Guemara.
- הָיָה אֶחָד גָּדוֹל וְאֶחָד קָטָן, הַנִּיזָּק אוֹמֵר: ״גָּדוֹל הִזִּיק״, וְהַמַּזִּיק אוֹמֵר: ״לֹא כִי, אֶלָּא קָטָן הִזִּיק״; אֶחָד תָּם וְאֶחָד מוּעָד, הַנִּיזָּק אוֹמֵר: ״מוּעָד הִזִּיק״, וְהַמַּזִּיק אוֹמֵר: ״לֹא כִי, אֶלָּא תָּם הִזִּיק״ – הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵירוֹ עָלָיו הָרְאָיָה.Si les deux poursuivants sont à un même propriétaire et que l'un est grand et l'autre petit, le lésé dit : « Le grand a causé le dommage », et l'auteur du dommage dit : « Non, mais le petit a causé le dommage » ; ou si l'un est tam (non averti) et l'autre mouad (averti), le lésé dit : « Le mouad a causé le dommage », et l'auteur du dommage dit : « Non, mais le tam a causé le dommage » : c'est à celui qui veut extraire de l'argent de son prochain d'apporter la preuve.
- הָיוּ הַנִּיזָּקִין שְׁנַיִם – אֶחָד גָּדוֹל וְאֶחָד קָטָן, וְהַמַּזִּיקִין שְׁנַיִם – אֶחָד גָּדוֹל וְאֶחָד קָטָן; הַנִּיזָּק אוֹמֵר: ״גָּדוֹל הִזִּיק אֶת הַגָּדוֹל, וְקָטָן אֶת הַקָּטָן״, וְהַמַּזִּיק אוֹמֵר: ״לֹא כִי, אֶלָּא קָטָן אֶת הַגָּדוֹל, וְגָדוֹל אֶת הַקָּטָן״; אֶחָד תָּם וְאֶחָד מוּעָד, הַנִּיזָּק אוֹמֵר: ״מוּעָד הִזִּיק אֶת הַגָּדוֹל, וְתָם אֶת הַקָּטָן״, וְהַמַּזִּיק אוֹמֵר: ״לֹא כִי, אֶלָּא תָּם אֶת הַגָּדוֹל, וּמוּעָד אֶת הַקָּטָן״ – הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵירוֹ עָלָיו הָרְאָיָה.Si les lésés étaient deux, l'un grand et l'autre petit, et les auteurs du dommage deux, l'un grand et l'autre petit ; le lésé dit : « Le grand a blessé le grand et le petit le petit », et l'auteur du dommage dit : « Non, mais le petit a blessé le grand et le grand le petit » ; ou si l'un est tam et l'autre mouad, le lésé dit : « Le mouad a blessé le grand et le tam le petit », et l'auteur du dommage dit : « Non, mais le tam a blessé le grand et le mouad le petit » : c'est à celui qui veut extraire de l'argent de son prochain d'apporter la preuve.
- גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: [זֹאת אוֹמֶרֶת] חֲלוּקִים עָלָיו חֲבֵירָיו עַל סוֹמְכוֹס, דְּאָמַר: מָמוֹן הַמּוּטָּל בְּסָפֵק – חוֹלְקִין.GUEMARA : Rabbi 'Hiya bar Abba a dit : [Cela veut dire que] ses collègues sont en désaccord avec Soumkhos, qui dit : Un bien dont le statut est incertain, on le partage.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אַבָּא בַּר מֶמֶל לְרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: אָמַר סוֹמְכוֹס אֲפִילּוּ בָּרִי וּבָרִי? אֲמַר לֵיהּ: אִין, אָמַר סוֹמְכוֹס אֲפִילּוּ בָּרִי וּבָרִי.Rabbi Abba bar Mémel a dit à Rabbi 'Hiya bar Abba : Soumkhos l'a-t-il dit même dans le cas d'une affirmation certaine contre une affirmation certaine ? Il lui a dit : Oui, Soumkhos l'a dit même dans le cas d'une affirmation certaine contre une affirmation certaine.
- וּמִמַּאי דְּמַתְנִיתִין בְּבָרִי וּבָרִי הוּא? דְּקָתָנֵי: זֶה אוֹמֵר שׁוֹרְךָ הִזִּיק, וְזֶה אוֹמֵר לֹא כִי.Et d'où sait-on que la Michna traite d'une affirmation certaine contre une affirmation certaine ? Car il est enseigné : Celui-ci dit : « Ton bœuf a causé le dommage », et celui-là dit : « Non ».
- מַתְקֵיף לַהּ רַב פָּפָּא: מִדְּרֵישָׁא בָּרִי וּבָרִי – סֵיפָא נָמֵי בָּרִי וּבָרִי;Rav Pappa objecte : Du fait que le début traite d'une affirmation certaine contre une affirmation certaine, la fin aussi traite d'une affirmation certaine contre une affirmation certaine.
- אֵימָא סֵיפָא: הָיָה אֶחָד גָּדוֹל וְאֶחָד קָטָן, נִיזָּק אוֹמֵר: ״גָּדוֹל הִזִּיק״, וּמַזִּיק אוֹמֵר: ״לֹא כִי, אֶלָּא קָטָן הִזִּיק״; אֶחָד תָּם וְאֶחָד מוּעָד, נִיזָּק אוֹמֵר: ״מוּעָד הִזִּיק״, וְהַמַּזִּיק אוֹמֵר: ״לֹא כִי, אֶלָּא תָּם הִזִּיק״ – הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵירוֹ עָלָיו הָרְאָיָה;Dis alors la fin : Si l'un est grand et l'autre petit, le lésé dit : « Le grand a causé le dommage », et l'auteur du dommage dit : « Non, mais le petit a causé le dommage » ; si l'un est tam et l'autre mouad, le lésé dit : « Le mouad a causé le dommage », et l'auteur du dommage dit : « Non, mais le tam a causé le dommage » : c'est à celui qui veut extraire de son prochain d'apporter la preuve.
- הָא לָא מַיְיתֵי רְאָיָה – שָׁקֵיל כִּדְאָמַר מַזִּיק; נֵימָא תִּהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְּרַבָּה בַּר נָתָן – דְּאָמַר: טְעָנוֹ חִטִּים וְהוֹדָה לוֹ בִּשְׂעוֹרִים – פָּטוּר?Il s'ensuit que, s'il n'apporte pas de preuve, il prend selon ce que dit l'auteur du dommage. Dirons-nous que c'est une teyouvta (réfutation définitive) de Rabba bar Natan, qui dit : S'il lui a réclamé du blé et qu'il lui a concédé de l'orge, il est pétour ?
- אֶלָּא בְּבָרִי וְשֶׁמָּא.Mais il s'agit d'une affirmation certaine contre une affirmation douteuse.
- דְּקָאָמַר בָּרִי מַאן, דְּקָאָמַר שֶׁמָּא מַאן? אִי נֵימָא דְּקָאָמַר נִיזָּק בָּרִי וְקָאָמַר מַזִּיק שֶׁמָּא, אַכַּתִּי לֵימָא תִּהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְּרַבָּה בַּר נָתָן!Qui dit l'affirmation certaine, et qui dit l'affirmation douteuse ? Si nous disons que le lésé affirme avec certitude et que l'auteur du dommage dit « peut-être », dirons-nous encore que c'est une teyouvta de Rabba bar Natan !
- אֶלָּא דְּקָאָמַר נִיזָּק שֶׁמָּא, וְקָאָמַר מַזִּיק בָּרִי.Mais c'est le lésé qui dit « peut-être », et l'auteur du dommage qui affirme avec certitude.
- וּמִדְּסֵיפָא נִיזָּק שֶׁמָּא וּמַזִּיק בָּרִי, רֵישָׁא נָמֵי נִיזָּק שֶׁמָּא וּמַזִּיק בָּרִי;Et du fait que la fin traite du cas où le lésé dit « peut-être » et l'auteur du dommage affirme avec certitude, le début aussi traite du cas où le lésé dit « peut-être » et l'auteur du dommage affirme avec certitude.
- וְאָמַר סוֹמְכוֹס אֲפִילּוּ בְּהָא – דְּאִיצְטְרִיךְ לְאַשְׁמוֹעִינַן דְּלָא?!Et Soumkhos l'a-t-il dit même dans ce cas, pour qu'il ait fallu nous apprendre que non ?!
- לָא; סֵיפָא נִיזָּק שֶׁמָּא וּמַזִּיק בָּרִי, רֵישָׁא נִיזָּק בָּרִי וּמַזִּיק שֶׁמָּא.Non ; la fin traite du cas où le lésé dit « peut-être » et l'auteur du dommage affirme avec certitude, et le début du cas où le lésé affirme avec certitude et l'auteur du dommage dit « peut-être ».
- וְהָא לָא דָּמְיָא רֵישָׁא לְסֵיפָא!Mais le début n'est pas semblable à la fin !
- אָמְרִי: בָּרִי וְשֶׁמָּא, שֶׁמָּא וּבָרִי – חַד מִילְּתָא הִיא; בָּרִי וּבָרִי, שֶׁמָּא וּבָרִי – תְּרֵי מִילֵּי נִינְהוּ.Ils ont dit : Une affirmation certaine contre une douteuse, ou une douteuse contre une certaine, c'est une seule et même chose ; une affirmation certaine contre une certaine, et une douteuse contre une certaine, ce sont deux choses.
- גּוּפָא – אָמַר רַבָּה בַּר נָתָן: טְעָנוֹ חִטִּין וְהוֹדָה לוֹ בִּשְׂעוֹרִין – פָּטוּר. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? תְּנֵינָא: טְעָנוֹ חִטִּין וְהוֹדָה לוֹ בִּשְׂעוֹרִין – פָּטוּר!Revenons au sujet lui-même : Rabba bar Natan a dit : S'il lui a réclamé du blé et qu'il lui a concédé de l'orge, il est pétour. Que nous apprend-il ? Nous avons déjà appris : S'il lui a réclamé du blé et qu'il lui a concédé de l'orge, il est pétour (Chevouot 38b) !
- אִי מֵהָתָם, הֲוָה אָמֵינָא: פָּטוּר מִדְּמֵי חִטִּין, וְחַיָּיב בִּדְמֵי שְׂעוֹרִין. קָא מַשְׁמַע לַן דְּפָטוּר לִגְמָרֵי.S'il n'y avait que là-bas, j'aurais dit : Il est pétour du prix du blé et 'hayav du prix de l'orge. Il nous apprend qu'il est totalement pétour.
- תְּנַן: הָיוּ הַנִּיזָּקִין שְׁנַיִם – אֶחָד גָּדוֹל וְאֶחָד קָטָן וְכוּ׳. הָא לָא מַיְיתֵי רְאָיָה – שָׁקֵיל כִּדְקָאָמַר מַזִּיק; אַמַּאי? חִטִּים וּשְׂעוֹרִים נִינְהוּ!Nous avons appris : Si les lésés étaient deux, l'un grand et l'autre petit, etc. Il s'ensuit que, s'il n'apporte pas de preuve, il prend selon ce que dit l'auteur du dommage. Pourquoi ? C'est le cas du blé et de l'orge !
- רָאוּי לִיטּוֹל – וְאֵין לוֹ.Non : il est apte à prendre, mais il n'a rien.
- וְהָתַנְיָא: הֲרֵי זֶה מִשְׁתַּלֵּם עַל הַקָּטָן מִן הַגָּדוֹל, וְלַגָּדוֹל מִן הַקָּטָן!Mais il a été enseigné (dans une baraïta) : Celui-ci se fait payer pour le petit sur le grand, et pour le grand sur le petit !
- דִּתְפַס.Il s'agit d'un cas où il a saisi le bœuf.
- תְּנַן: הָיָה אֶחָד תָּם וְאֶחָד מוּעָד, הַנִּיזָּק אוֹמֵר: ״מוּעָד הִזִּיק אֶת הַגָּדוֹל, וְתָם אֶת הַקָּטָן״, וְהַמַּזִּיק אוֹמֵר: ״לֹא כִי, אֶלָּא תָּם אֶת הַגָּדוֹל, וּמוּעָד אֶת הַקָּטָן״ – הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵירוֹ עָלָיו הָרְאָיָה. הָא לָא מַיְיתֵי רְאָיָה – שָׁקֵיל כִּדְקָאָמַר מַזִּיק; וְאַמַּאי? חִטִּין וּשְׂעוֹרִין נִינְהוּ!Nous avons appris : Si l'un est tam et l'autre mouad, le lésé dit : « Le mouad a blessé le grand et le tam le petit », et l'auteur du dommage dit : « Non, mais le tam a blessé le grand et le mouad le petit » : c'est à celui qui veut extraire de son prochain d'apporter la preuve. Il s'ensuit que, s'il n'apporte pas de preuve, il prend selon ce que dit l'auteur du dommage. Et pourquoi ? C'est le cas du blé et de l'orge !
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