Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רֵישָׁא – בַּעַל גָּמָל חַיָּיב, דְּלָא אִיבְּעִי לֵיהּ לְאַפּוֹשֵׁי בִּטְעִינָה. סֵיפָא – חֶנְווֹנִי חַיָּיב, דְּלָא אִיבְּעִי לֵיהּ לְאַנּוֹחֵי נֵרוֹ מֵאַבָּרַאי.Au début de la Michna, le propriétaire du chameau est passible, car il n'aurait pas dû augmenter le chargement au point que le lin déborde jusque dans la boutique. À la fin, le boutiquier est passible, car il n'aurait pas dû poser sa lampe dehors.
- תָּא שְׁמַע: הַמַּדְלִיק אֶת הַגָּדִישׁ, וְהָיָה גְּדִי כָּפוּת לוֹ, וְעֶבֶד סָמוּךְ לוֹ וְנִשְׂרַף עִמּוֹ – חַיָּיב. עֶבֶד כָּפוּת לוֹ, וּגְדִי סָמוּךְ לוֹ וְנִשְׂרַף עִמּוֹ – פָּטוּר.Viens et entends une preuve de la Michna (plus loin, 61b) : celui qui allume la meule, alors qu'un chevreau y était attaché et qu'un esclave se tenait à côté, et le chevreau et l'esclave ont brûlé avec elle, est passible pour la meule et le chevreau, mais non pour l'esclave, qui aurait dû s'enfuir. Si un esclave y était attaché et qu'un chevreau se tenait à côté, et que tous deux ont brûlé avec elle, il est exempt de tout paiement, car il encourt la peine de mort pour le meurtre de l'esclave.
- בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר אִשּׁוֹ מִשּׁוּם חִצָּיו – מִשּׁוּם הָכִי פָּטוּר. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר אִשּׁוֹ מִשּׁוּם מָמוֹנוֹ, אַמַּאי פָּטוּר? אִילּוּ קְטַל תּוֹרֵיהּ עַבְדָּא, הָכִי נָמֵי דְּלָא מִיחַיַּיב?!Cela se comprend selon celui qui dit : son feu relève de ses flèches : c'est pour cela qu'il est exempt, car c'est comme s'il avait tué l'esclave de ses flèches, et celui qui encourt la mort ne paie pas pour le même acte. Mais selon celui qui dit : son feu relève de son bien, pourquoi est-il exempt ? Si son taureau avait tué un esclave, serait-il donc vrai qu'il ne serait pas passible ?
- אָמַר לְךָ רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּשֶׁהִצִּית בְּגוּפוֹ שֶׁל עֶבֶד, דְּקָם לֵיהּ בִּדְרַבָּה מִינֵּיהּ.Rabbi Chimon ben Lakich te dira : de quoi nous occupons-nous ici ? D'un cas où il a mis le feu au corps de l'esclave lui-même, de sorte qu'il l'a tué de ses mains : il se trouve soumis à la peine la plus grave, et n'a pas à payer le dommage.
- אִי הָכִי, מַאי לְמֵימְרָא? לָא צְרִיכָא – בִּגְדִי דְּחַד, וְעֶבֶד דְּחַד.S'il en est ainsi, que vient-on nous dire ? Il est évident que celui qui encourt la mort ne paie pas ! Ce n'est nécessaire que pour le cas où le chevreau appartient à l'un et l'esclave à un autre : on aurait pu croire qu'il doit payer le propriétaire du chevreau, à qui il ne doit pas de sang. La Michna nous enseigne que, pour un seul acte passible de mort, il est exempt envers quiconque.
- תָּא שְׁמַע: הַשּׁוֹלֵחַ אֶת הַבְּעֵירָה בְּיַד חֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן – פָּטוּר מִדִּינֵי אָדָם, וְחַיָּיב בְּדִינֵי שָׁמַיִם.Viens et entends une preuve de la Michna (plus loin, 59b) : celui qui envoie un feu par la main d'un sourd-muet, d'un aliéné ou d'un mineur est exempt selon les lois humaines, mais il est passible selon les lois du Ciel : le tribunal ne le condamne pas, mais il reste responsable devant D.ieu.
- בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר אִשּׁוֹ מִשּׁוּם חִצָּיו – חִצָּיו דְּחֵרֵשׁ הוּא. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר אִשּׁוֹ מִשּׁוּם מָמוֹנוֹ – אִילּוּ מָסַר שׁוֹרוֹ לְחֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן, הָכִי נָמֵי דְּלָא מִיחַיַּיב?!Cela se comprend selon celui qui dit : son feu relève de ses flèches : ce sont les flèches du sourd-muet, et celui qui lui a remis le feu est exempt. Mais selon celui qui dit : son feu relève de son bien : s'il avait remis son taureau à un sourd-muet, un aliéné ou un mineur, serait-il donc vrai qu'il ne serait pas passible ? Or une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna, plus haut, 10a) enseigne qu'il serait passible !
- הָא אִתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ מִשְּׁמֵיהּ דְּחִזְקִיָּה: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא כְּשֶׁמָּסַר לוֹ גַּחֶלֶת, וְלִיבָּהּ; אֲבָל מָסַר לוֹ שַׁלְהֶבֶת – חַיָּיב. מַאי טַעְמָא? בָּרִי הֶיזֵּקָא.Mais il a été dit à ce sujet : Rech Lakich a dit au nom de 'Hizkiya : on n'a enseigné cela que lorsqu'il lui a remis une braise et que le sourd-muet l'a attisée ; mais s'il lui a remis une flamme, il est passible. Quelle en est la raison ? Le dommage est certain : c'est comme s'il lui avait remis un taureau encorneur.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ שַׁלְהֶבֶת – פָּטוּר, קָסָבַר: צְבָתָא דְחֵרֵשׁ קָא גָרֵים; לָא מִיחַיַּיב עַד דְּמָסַר לֵיהּ גְּווֹזָא, סִילְתָּא וּשְׁרָגָא.Et Rabbi Yo'hanan a dit : même s'il lui a remis une flamme, il est exempt. Il estime que c'est le maniement (littéralement : la pince) du sourd-muet qui cause l'incendie. Il ne devient passible que lorsqu'il lui a remis du bois sec, des copeaux et une lampe : le dommage est alors certain, comme s'il avait allumé lui-même.
- אָמַר רָבָא: קְרָא וּמַתְנִיתָא מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַבִּי יוֹחָנָן. קְרָא – דִּכְתִיב: ״כִּי תֵצֵא אֵשׁ״ – תֵּצֵא מֵעַצְמָהּ, ״יְשַׁלֵּם הַמַּבְעִר אֶת הַבְּעֵרָה״ – שְׁמַע מִינַּהּ אִשּׁוֹ מִשּׁוּם חִצָּיו.Rava a dit : un verset et une baraïta soutiennent Rabbi Yo'hanan. Le verset, comme il est écrit : « Si un feu sort » (Exode 22, 5) : il sort de lui-même ; or le verset poursuit : « celui qui a allumé l'incendie paiera » ; déduis-en que son feu relève de ses flèches : bien que le feu sorte de lui-même, il est traité comme s'il l'avait allumé personnellement.
- מַתְנִיתָא – דְּתַנְיָא: פָּתַח הַכָּתוּבLa baraïta, comme il a été enseigné : le verset a commencé
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