Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּעָלְמָא – בּוֹר בִּרְשׁוּתוֹ פָּטוּר; וְשָׁאנֵי הָכָא, דְּאָמַר: לָאו כֹּל כְּמִינָךְ דִּמְקָרְבַתְּ לְהוּ לְפֵירוֹתָךְ לִרְשׁוּת הָרַבִּים, וּמְחַיְּיבַתְּ לְהוּ לְתוֹרַאי.qu'en général, pour une fosse dans son domaine, il est exempt ; mais ici c'est différent, car le propriétaire de la bête dit : il n'est pas en ton pouvoir de rapprocher tes fruits du domaine public et de rendre mes bœufs passibles pour les avoir mangés.
- וּשְׁמוּאֵל אָמַר: בְּעָלְמָא – בּוֹר בִּרְשׁוּתוֹ חַיָּיב; דְּבִשְׁלָמָא בּוֹר, אִיכָּא לְמֵימַר לָאו אַדַּעְתֵּיהּ; אֶלָּא פֵּירוֹת, מִי אִיכָּא לְמֵימַר לָאו אַדַּעְתֵּיהּ?! הָא חָזֵי לְהוּ!Et Chmouel dit : en général, pour une fosse dans son domaine, il est passible. Car certes, pour une fosse, on peut dire que la bête n'y a pas prêté attention ; mais pour des fruits, peut-on dire qu'elle n'y a pas prêté attention ? Elle les voit bien ! Celui qui les a posés n'est donc pas responsable d'un obstacle, et il est en droit de réclamer.
- לֵימָא מַחְזֶרֶת תַּנָּאֵי הִיא – דְּתַנְיָא: אָכְלָה מִתּוֹךְ הָרְחָבָה – מְשַׁלֶּמֶת מַה שֶּׁנֶּהֱנֵית, מִצִּידֵּי הָרְחָבָה – מְשַׁלֶּמֶת מַה שֶּׁהִזִּיקָה; דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי יוֹסֵי וְרַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמְרִים: אֵין דַּרְכָּהּ לֶאֱכוֹל, אֶלָּא לְהַלֵּךְ.Dirons-nous que le cas de la bête qui tourne la tête est une divergence entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) ? Car il a été enseigné (dans une baraïta) : si elle a mangé au milieu de la place, il paie ce dont elle a profité ; sur les côtés de la place, il paie ce qu'elle a endommagé. Ce sont les paroles de Rabbi Méïr et de Rabbi Yehouda. Rabbi Yossé et Rabbi Elazar disent : ce n'est pas son habitude de manger, mais de marcher dans le domaine public.
- רַבִּי יוֹסֵי הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא! אֶלָּא מַחְזֶרֶת אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ – תַּנָּא קַמָּא סָבַר: מַחְזֶרֶת נָמֵי – מְשַׁלֵּם מַה שֶּׁנֶּהֱנֵית, וְרַבִּי יוֹסֵי סָבַר: מְשַׁלֶּמֶת מַה שֶּׁהִזִּיקָה.On pense d'abord que Rabbi Yossé parle des côtés de la place ; or Rabbi Yossé, c'est alors la même opinion que le premier Tanna ! Il faut donc dire que la différence entre eux est le cas où elle tourne la tête : le premier Tanna pense : si elle tourne la tête, aussi il paie ce dont elle a profité, et Rabbi Yossé pense : il paie ce qu'elle a endommagé.
- לָא; דְּכוּלֵּי עָלְמָא, מַחְזֶרֶת – אִי כְּרַב, אִי כִּשְׁמוּאֵל. וְהָכָא בְּ״בִעֵר בִּשְׂדֵה אַחֵר״ קָא מִיפַּלְגִי – מָר סָבַר: ״וּבִעֵר בִּשְׂדֵה אַחֵר״ – וְלֹא בִּרְשׁוּת הָרַבִּים; וּמָר סָבַר: ״וּבִעֵר בִּשְׂדֵה אַחֵר״ – וְלֹא בִּרְשׁוּת הַמַּזִּיק.Non, car selon tous, pour celle qui tourne la tête, la règle est soit comme Rav, soit comme Chmouel. Et ici, ils divergent sur le verset : « Et elle consume dans le champ d'autrui » (Exode 22, 4). L'un pense : « et elle consume dans le champ d'autrui », et non dans le domaine public ; et l'autre pense : « et elle consume dans le champ d'autrui », et non dans le domaine de l'auteur du dommage, mais dans le domaine public il est passible.
- בִּרְשׁוּת הַמַּזִּיק – לֵימָא: פֵּירָךְ בִּרְשׁוּתִי מַאי בָּעֵי? אֶלָּא דְּאִילְפָא וְרַבִּי אוֹשַׁעְיָא אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.Dans le domaine de l'auteur du dommage ? Pourquoi un verset pour cela ? Qu'il dise : que font tes fruits dans mon domaine ? Il faut donc dire que la différence entre eux est celle qui concerne les opinions d'Ilfa et de Rabbi Ochaya : selon le premier Tanna, on est toujours exempt dans le domaine public, même si elle a mangé sur le dos d'une autre bête ou en sautant ; selon Rabbi Yossé, on en est passible.
- מַתְנִי׳ הַכֶּלֶב וְהַגְּדִי שֶׁקָּפְצוּ מֵרֹאשׁ הַגָּג, וְשָׁבְרוּ אֶת הַכֵּלִים – מְשַׁלֵּם נֶזֶק שָׁלֵם, מִפְּנֵי שֶׁהֵן מוּעָדִין. הַכֶּלֶב שֶׁנָּטַל חֲרָרָה וְהָלַךְ לְגָדִישׁ, אָכַל הַחֲרָרָה וְהִדְלִיק הַגָּדִישׁ – עַל הַחֲרָרָה מְשַׁלֵּם נֶזֶק שָׁלֵם, וְעַל הַגָּדִישׁ מְשַׁלֵּם חֲצִי נֶזֶק.MICHNA : Le chien et le chevreau qui ont sauté du haut d'un toit et ont brisé des ustensiles, le propriétaire paie le dommage entier, parce qu'ils sont réputés habitués à sauter. Le chien qui a pris une galette et est allé à une meule de blé, a mangé la galette et a enflammé la meule : pour la galette, il paie le dommage entier, et pour la meule, il paie la moitié du dommage.
- גְּמָ׳ טַעְמָא דְּקָפְצוּ, הָא נָפְלוּ – פָּטוּר; אַלְמָא קָסָבַר: תְּחִלָּתוֹ בִּפְשִׁיעָה וְסוֹפוֹ בְּאוֹנֶס – פָּטוּר.GUEMARA : La raison est qu'ils ont sauté ; mais s'ils sont tombés, il est exempt. On voit donc qu'il pense : un événement qui commence par une négligence et finit par un cas de force majeure, il est exempt.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: הַכֶּלֶב וְהַגְּדִי שֶׁקָּפְצוּ מֵרֹאשׁ הַגָּג וְשָׁבְרוּ אֶת הַכֵּלִים – מְשַׁלֵּם נֶזֶק שָׁלֵם. נָפְלוּ – פְּטוּרִין. הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר: תְּחִלָּתוֹ בִּפְשִׁיעָה וְסוֹפוֹ בְּאוֹנֶס – פָּטוּר, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר: חַיָּיב, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Il a été enseigné aussi ainsi : le chien et le chevreau qui ont sauté du haut d'un toit et ont brisé des ustensiles, il paie le dommage entier. S'ils sont tombés, ils sont exempts. Cela convient à celui qui dit : ce qui commence par une négligence et finit par un cas de force majeure, il est exempt ; mais selon celui qui dit : il est passible, que peut-on dire ?
- כְּגוֹן דִּמְקָרְבִי כֵּלִים לְגַבֵּי כוֹתֶל – דְּכִי קָפְצִי בִּקְפִיצָה, לָא נָפְלִי עֲלַיְיהוּ; וַאֲפִילּוּ תְּחִלָּתוֹ בִּפְשִׁיעָה לֵיכָּא.Il s'agit d'un cas où les ustensiles sont proches du mur, en sorte que, lorsqu'ils sautent d'un saut normal, ils ne tombent pas sur eux ; et il n'y a même pas de négligence au début, et lorsqu'ils tombent, c'est un pur accident.
- אָמַר רַב זְבִיד מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: פְּעָמִים שֶׁאֲפִילּוּ נָפְלוּ נָמֵי חַיָּיב – מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בְּכוֹתֶל רָעוּעַ. מַאי נִיהוּ – דְּאִבְּעִי לֵיהּ לְאַסּוֹקֵי דַּעְתָּא דְּנָפְילִ[י] אַרְחֵי? סוֹף סוֹף, לָא נְפֻל אַרְחֵי – וּנְפוּל אִינְהוּ; תְּחִלָּתוֹ בִּפְשִׁיעָה וְסוֹפוֹ בְּאוֹנֶס הוּא! לָא צְרִיכָא, בְּכוֹתֶל צַר.Rav Zevid a dit au nom de Rava : il arrive que même s'ils sont tombés, il soit aussi passible : tu trouves cela dans le cas d'un mur délabré. Quelle en est la raison ? Est-ce parce qu'il aurait dû penser que des briques tomberaient ? En fin de compte, les briques ne sont pas tombées, et ce sont eux qui sont tombés ; c'est un cas qui commence par une négligence et finit par un cas de force majeure ! Non, c'est nécessaire dans le cas d'un mur étroit, d'où il était prévisible qu'ils tomberaient.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַכֶּלֶב וְהַגְּדִי שֶׁדִּלְּגוּ מִמַּטָּה לְמַעְלָה – פְּטוּרִין. מִלְּמַעְלָה לְמַטָּה – חַיָּיבִין. אָדָם וְתַרְנְגוֹל שֶׁדִּלְּגוּ; בֵּין מִלְּמַעְלָה לְמַטָּה, בֵּין מִלְּמַטָּה לְמַעְלָה – חַיָּיבִין.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : le chien et le chevreau qui ont sauté de bas en haut sont exempts, car c'est inhabituel ; de haut en bas, ils sont passibles. L'homme et le coq qui ont sauté, que ce soit de haut en bas ou de bas en haut, sont passibles.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.