Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״הֵמִית שׁוֹרִי אֶת פְּלוֹנִי״ אוֹ ״שׁוֹרוֹ שֶׁל פְּלוֹנִי״ – הֲרֵי זֶה מְשַׁלֵּם עַל פִּי עַצְמוֹ.Celui qui déclare : « Mon bœuf a tué Untel » ou « le bœuf d'Untel » – celui-ci paie sur sa propre parole.
- מַאי, לָאו בְּתָם?Qu'en est-il ? N'est-ce pas d'un tam (bœuf qui n'a pas été déclaré dangereux) qu'il s'agit ? La moitié du dommage serait alors payable sur aveu, et ce ne serait pas une amende.
- לָא, בְּמוּעָד. אֲבָל תָּם מַאי – הָכִי נָמֵי דְּאֵין מְשַׁלֵּם עַל פִּי עַצְמוֹ? אִי הָכִי, אַדְּתָנֵי סֵיפָא ״הֵמִית שׁוֹרִי אֶת עַבְדּוֹ שֶׁל פְּלוֹנִי״ – אֵין מְשַׁלֵּם עַל פִּי עַצְמוֹ, לִפְלוֹג וְלִיתְנֵי בְּדִידֵיהּ:Non, il s'agit d'un mouad (bœuf averti, dont la dangerosité est établie). Mais pour le tam, qu'en serait-il ? En effet, il ne paierait pas sur sa propre parole ? S'il en est ainsi, au lieu d'enseigner à la fin : « Mon bœuf a tué l'esclave d'Untel » – il ne paie pas sur sa propre parole, qu'il distingue et enseigne dans le cas même de la première clause :
- בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בְּמוּעָד, אֲבָל בְּתָם – אֵינוֹ מְשַׁלֵּם עַל פִּי עַצְמוֹ!De quoi parle-t-on ? D'un mouad ; mais pour un tam, il ne paie pas sur sa propre parole ! Puisqu'il ne l'a pas enseigné, c'est que le tam aussi paie sur aveu.
- כּוּלָּהּ בְּמוּעָד קָמַיְירֵי.Toute cette Michna parle du mouad.
- תָּא שְׁמַע: זֶה הַכְּלָל, כׇּל הַמְשַׁלֵּם יוֹתֵר עַל מַה שֶּׁהִזִּיק – אֵינוֹ מְשַׁלֵּם עַל פִּי עַצְמוֹ. מַאי, לָאו הָא פָּחוֹת מִמַּה שֶׁהִזִּיק – מְשַׁלֵּם?Viens et entends une preuve de la suite de cette Michna : Voici la règle : Quiconque paie plus que ce qu'il a endommagé ne paie pas sur sa propre parole. N'en résulte-t-il pas que celui qui paie moins que ce qu'il a endommagé paie sur sa propre parole ? Or tel est le cas du tam, qui paie la moitié : ce ne serait donc pas une amende.
- לָא, הָא כְּמָה שֶׁהִזִּיק – מְשַׁלֵּם.Non, il en résulte seulement que celui qui paie autant que ce qu'il a endommagé paie sur sa propre parole.
- אֲבָל פָּחוֹת מַאי – הָכִי נָמֵי דְּלָא מְשַׁלֵּם? אִי הָכִי, אַדְּתָנֵי: זֶה הַכְּלָל, כׇּל הַמְשַׁלֵּם יוֹתֵר עַל מַה שֶּׁהִזִּיק – אֵינוֹ מְשַׁלֵּם עַל פִּי עַצְמוֹ; לִיתְנֵי: זֶה הַכְּלָל, כֹּל שֶׁאֵינוֹ מְשַׁלֵּם כְּמָה שֶׁהִזִּיק – דְּמַשְׁמַע פָּחוֹת, וּמַשְׁמַע יוֹתֵר! תְּיוּבְתָּא.Mais pour celui qui paie moins, qu'en serait-il ? En effet, il ne paierait pas ? S'il en est ainsi, au lieu d'enseigner : Voici la règle : Quiconque paie plus que ce qu'il a endommagé ne paie pas sur sa propre parole, qu'il enseigne : Voici la règle : Quiconque ne paie pas autant que ce qu'il a endommagé ne paie pas sur sa propre parole, ce qui signifie moins et signifie plus ! C'est une réfutation définitive (teyouvta) de l'avis selon lequel la moitié du dommage est une amende.
- וְהִלְכְתָא: פַּלְגָא נִזְקָא – קְנָסָא.Et la halakha (règle pratique) est que la moitié du dommage est une amende.
- תְּיוּבְתָּא וְהִלְכְתָא?!Une réfutation définitive, et pourtant la halakha ?!
- אִין, טַעְמָא מַאי הָוְיָא תְּיוּבְתָּא – מִשּׁוּם דְּלָא קָתָנֵי כְּמוֹ שֶׁהִזִּיק;Oui. Pourquoi y avait-il réfutation ? Parce qu'il n'enseigne pas « comme ce qu'il a endommagé ».
- לָא פְּסִיקָא לֵיהּ. כֵּיוָן דְּאִיכָּא חֲצִי נֶזֶק צְרוֹרוֹת, דְּהִלְכְתָא גְּמִירִי לַהּ דְּמָמוֹנָא הוּא; מִשּׁוּם הָכִי לָא קָתָנֵי.Or cela ne lui permet pas de formuler une règle absolue, puisqu'il y a la moitié du dommage des cailloux projetés par un animal en marchant, dont on sait par tradition (halakha reçue) que c'est une dette d'argent ; c'est pourquoi il ne l'enseigne pas.
- וְהַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ פַּלְגָא נִזְקָא קְנָסָא, הַאי כַּלְבָּא דַּאֲכַל אִימְּרֵי, וְשׁוּנָּרָא דַּאֲכַלה תַּרְנְגוֹלָא – מְשׁוּנֶּה הוּא, וְלָא מַגְבֵּינַן בְּבָבֶל.Et maintenant que tu as dit que la moitié du dommage est une amende, ce chien qui a mangé des agneaux, et ce chat qui a mangé un coq, c'est un acte inhabituel, et nous ne faisons pas percevoir l'indemnité en Babylonie, car une amende ne peut être imposée que par des juges ordonnés.
- וְהָנֵי מִילֵּי בְּרַבְרְבֵי, אֲבָל בְּזוּטְרֵי – אוֹרְחֵיהּ הוּא.Et cela ne vaut que pour de gros animaux ; mais pour de petits, c'est leur manière habituelle, et l'indemnité se perçoit.
- וְאִי תְּפַס – לָא מַפְּקִינַן מִינֵּיהּ.Et si le lésé a saisi un bien, nous ne le lui reprenons pas.
- וְאִי אָמַר: קִבְעוּ לִי זִימְנָא, דְּאָזֵילְנָא לְאַרְעָא דְּיִשְׂרָאֵל – קָבְעִינַן לֵיהּ. וְאִי לָא אָזֵיל – מְשַׁמְּתִינַן לֵיהּ.Et s'il dit : Fixez-moi une date, car je vais en Terre d'Israël pour y être jugé, nous la lui fixons. Et si l'auteur du dommage n'y va pas, nous l'excommunions.
- וּבֵין כָּךְ וּבֵין כָּךְ, מְשַׁמְּתִינַן לֵיהּ עַד דִּמְסַלֵּק הֶזֵּיקָא –Et de toute façon, nous l'excommunions jusqu'à ce qu'il écarte le danger,
- מִדְּרַבִּי נָתָן. דְּתַנְיָא, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: מִנַּיִין שֶׁלֹּא יְגַדֵּל אָדָם כֶּלֶב רַע בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ, וְאַל יַעֲמִיד סוּלָּם רָעוּעַ בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לֹא תָשִׂים דָּמִים בְּבֵיתֶךָ״.d'après l'enseignement de Rabbi Natan. Car il a été enseigné : Rabbi Natan dit : D'où sait-on qu'un homme ne doit pas élever un chien méchant dans sa maison, ni dresser une échelle branlante dans sa maison ? Le verset dit : « Tu ne mettras pas de sang dans ta maison » (Deutéronome 22, 8).
- מַתְנִי׳ חֲמִשָּׁה תַּמִּין וַחֲמִשָּׁה מוּעָדִין –MICHNA : Cinq sont tam (dont le propriétaire ne paie que la moitié du dommage) et cinq sont mouad (dont il paie le dommage entier).
- הַבְּהֵמָה אֵינָהּ מוּעֶדֶת לֹא לִיגַּח, וְלֹא לִיגּוֹף, וְלֹא לִשּׁוֹךְ, וְלֹא לִרְבּוֹץ, וְלֹא לִבְעוֹט.L'animal n'est pas mouad ni pour donner des coups de corne, ni pour pousser, ni pour mordre, ni pour s'écraser sur un objet, ni pour frapper du sabot : voilà les cinq tam.
- הַשֵּׁן – מוּעֶדֶת לֶאֱכוֹל אֶת הָרָאוּי לָהּ; הָרֶגֶל – מוּעֶדֶת לִשְׁבּוֹר בְּדֶרֶךְ הִילּוּכָהּ; וְשׁוֹר הַמּוּעָד; וְשׁוֹר הַמַּזִּיק בִּרְשׁוּת הַנִּיזָּק; וְהָאָדָם.La Dent est mouad pour manger ce qui lui convient ; le Pied est mouad pour briser en cours de marche ; et le bœuf mouad ; et le bœuf qui cause un dommage dans le domaine du lésé ; et l'homme : voilà les cinq mouad.
- הַזְּאֵב וְהָאֲרִי וְהַדּוֹב וְהַנָּמֵר וְהַבַּרְדְּלָס וְהַנָּחָשׁ – הֲרֵי אֵלּוּ מוּעָדִין. רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: בִּזְמַן שֶׁהֵן בְּנֵי תַרְבּוּת – אֵינָן מוּעָדִין. וְהַנָּחָשׁ מוּעָד לְעוֹלָם.Le loup, le lion, l'ours, le léopard, le bardélas (fauve dont la Guemara discute l'identité) et le serpent – ceux-là sont mouad. Rabbi Élazar dit : Lorsqu'ils sont apprivoisés, ils ne sont pas mouad. Mais le serpent est toujours mouad.
- גְּמָ׳ מִדְּקָתָנֵי הַשֵּׁן מוּעֶדֶת לֶאֱכוֹל – מִכְּלָל דְּבַחֲצַר הַנִּיזָּק עָסְקִינַן; וְקָתָנֵי בְּהֵמָה אֵינָהּ מוּעֶדֶת לְשַׁלֵּם כּוּלֵּיהּ – אֲבָל חֲצִי נֶזֶק מְשַׁלֶּמֶת,GUEMARA : Du fait qu'il enseigne « la Dent est mouad pour manger », il ressort que nous traitons de la cour du lésé, car dans le domaine public la Dent est exempte. Et il enseigne : L'animal n'est pas mouad, ce qui signifie : pour payer la totalité, mais il paie la moitié du dommage.
- מַנִּי – רַבָּנַן הִיא, דְּאָמְרִי: מְשׁוּנֶּה קֶרֶן בַּחֲצַר הַנִּיזָּק, חֲצִי נֶזֶק הוּא דִּמְשַׁלֵּם.De qui est-ce l'avis ? C'est celui des Rabbanan, qui disent : Puisque kérèn (la Corne) est un acte inhabituel, dans la cour du lésé, c'est la moitié du dommage que l'on paie.
- אֵימָא סֵיפָא: שׁוֹר הַמּוּעָד, וְשׁוֹר הַמַּזִּיק בִּרְשׁוּת הַנִּיזָּק, וְהָאָדָם – אֲתָאן לְרַבִּי טַרְפוֹן, דְּאָמַר: מְשׁוּנֶּה קֶרֶן בַּחֲצַר הַנִּיזָּק, נֶזֶק שָׁלֵם הוּא דִּמְשַׁלֵּם!Dis donc la suite : Le bœuf mouad, le bœuf qui cause un dommage dans le domaine du lésé, et l'homme. Nous en arrivons à Rabbi Tarfon, qui dit : Bien que kérèn soit un acte inhabituel, dans la cour du lésé, c'est le dommage entier que l'on paie !
- רֵישָׁא רַבָּנַן, וְסֵיפָא רַבִּי טַרְפוֹן?!Le début serait des Rabbanan et la fin de Rabbi Tarfon ?!
- אִין, דְּהָאָמַר לֵיהּ שְׁמוּאֵל לְרַב יְהוּדָה: שִׁינָּנָא, שְׁבוֹק מַתְנִיתִין וְתָא אַבַּתְרַאי – רֵישָׁא רַבָּנַן וְסֵיפָא רַבִּי טַרְפוֹן.Oui, car Chmouel a bien dit à Rav Yehouda : Chinnana (« toi aux grandes dents », surnom affectueux), laisse la Michna et viens à ma suite : le début est des Rabbanan et la fin de Rabbi Tarfon.
- רַבִּי אֶלְעָזָר מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אָמַר:Rabbi Élazar a dit au nom de Rav :
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