Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שְׁלֹשָׁה כְּלָלוֹת – בְּאַרְבָּעָ[ה] מְקוֹמוֹת.Il n'y a que trois principes, mais énoncés pour quatre lieux.
- מַתְנִי׳ שׁוּם כֶּסֶף, שָׁוֶה כֶּסֶף. בִּפְנֵי בֵּית דִּין, וְעַל פִּי עֵדִים – בְּנֵי חוֹרִין, בְּנֵי בְרִית. וְהַנָּשִׁים בִּכְלַל הַנֶּזֶק. וְהַנִּיזָּק וְהַמַּזִּיק בְּתַשְׁלוּמִין.MICHNA : L'indemnité se fixe par une évaluation en argent, et se paie en valeur d'argent. Devant un tribunal, et sur la foi de témoins qui soient des hommes libres et des membres de l'alliance. Et les femmes sont incluses dans les lois du dommage. Et le lésé et l'auteur du dommage sont concernés par le paiement. La Guemara explique chacun de ces points.
- גְּמָ׳ מַאי ״שׁוּם כֶּסֶף״?GUEMARA : Que signifie « évaluation en argent » ?
- אָמַר רַב יְהוּדָה: שׁוּם זֶה לֹא יְהֵא אֶלָּא בְּכֶסֶף.Rav Yehouda a dit : Cette évaluation du dommage ne se fera qu'en argent.
- תְּנֵינָא לְהָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: פָּרָה שֶׁהִזִּיקָה טַלִּית, וְטַלִּית שֶׁהִזִּיקָה פָּרָה – אֵין אוֹמְרִים: תֵּצֵא פָּרָה בְּטַלִּית וְטַלִּית בְּפָרָה, אֶלָּא שָׁמִין אוֹתָהּ בְּדָמִים.Nous avons donc appris dans la Michna ce que nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Une vache qui a endommagé un manteau et un manteau qui a endommagé une vache, on ne dit pas : Que la vache aille en paiement pour le manteau et le manteau pour la vache ; mais on les évalue en argent.
- ״שָׁוֶה כֶּסֶף״ –La Michna poursuit : « Valeur d'argent » – à quoi cela se rapporte-t-il ?
- דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״שָׁוֶה כֶּסֶף״ – מְלַמֵּד שֶׁאֵין בֵּית דִּין נִזְקָקִין אֶלָּא לִנְכָסִים שֶׁיֵּשׁ לָהֶן אַחְרָיוּת. אֲבָל אִם קָדַם נִיזָּק וְתָפַס מִטַּלְטְלִין – בֵּית דִּין גּוֹבִין לוֹ מֵהֶן.Car nos Maîtres ont enseigné : « Valeur d'argent » – cela enseigne que le tribunal ne s'occupe que des biens qui offrent une garantie, c'est-à-dire des biens immobiliers. Mais si le lésé a pris les devants et a saisi des biens meubles, le tribunal perçoit pour lui son dû sur eux.
- אָמַר מָר: ״שָׁוֶה כֶּסֶף״ – מְלַמֵּד שֶׁאֵין בֵּית דִּין נִזְקָקִין אֶלָּא לִנְכָסִים שֶׁיֵּשׁ לָהֶן אַחְרָיוּת. מַאי מַשְׁמַע?Le Maître a dit : « Valeur d'argent » – cela enseigne que le tribunal ne s'occupe que des biens qui offrent une garantie. Comment cela se déduit-il ?
- אָמַר רַבָּה בַּר עוּלָּא: דָּבָר הַשָּׁוֶה כֹּל כֶּסֶף. מַאי נִיהוּ? דָּבָר שֶׁאֵין לוֹ אוֹנָאָה. עֲבָדִים וּשְׁטָרוֹת נָמֵי אֵין לָהֶן אוֹנָאָה!Rabba bar Oula a dit : C'est une chose qui vaut toute somme d'argent. Qu'est-ce que c'est ? Une chose qui n'est pas soumise à la lésion (onaa : l'annulation ou le remboursement pour écart de prix), comme la terre. Mais les esclaves et les actes de créance non plus ne sont pas soumis à la lésion, et ils ne sont pourtant pas visés !
- אֶלָּא אָמַר רַבָּה בַּר עוּלָּא: דָּבָר הַנִּקְנֶה בְּכֶסֶף. עֲבָדִים וּשְׁטָרוֹת נָמֵי נִקְנִין בְּכֶסֶף!Rabba bar Oula a donc plutôt dit : C'est une chose qui s'acquiert par de l'argent, comme la terre. Mais les esclaves et les actes aussi s'acquièrent par de l'argent !
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: ״שָׁוֶה כֶּסֶף״ – וְלֹא כֶּסֶף, וְהָנֵי כּוּלְּהוּ כֶּסֶף נִינְהוּ.Rav Achi a plutôt dit : « Valeur d'argent », mais non de l'argent même ; or tous ceux-là (biens meubles, esclaves et actes) sont comme de l'argent, car on peut les transporter et les vendre partout.
- רָמֵי לֵיהּ רַב יְהוּדָה בַּר חִינָּנָא לְרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ, תָּנָא: ״שָׁוֶה כֶּסֶף״ – מְלַמֵּד שֶׁאֵין בֵּית דִּין נִזְקָקִין אֶלָּא לִנְכָסִים שֶׁיֵּשׁ לָהֶן אַחְרָיוּת. וְהָתַנְיָא: ״יָשִׁיב״ – לְרַבּוֹת שָׁוֶה כֶּסֶף, וַאֲפִילּוּ סוּבִּין!Rav Yehouda bar 'Hinnana a opposé à Rav Houna, fils de Rav Yehochoua cette contradiction : Il a été enseigné : « Valeur d'argent » – cela enseigne que le tribunal ne s'occupe que des biens qui offrent une garantie. Mais il a été enseigné ailleurs : « Il restituera » (Exode 21, 34) vient inclure le paiement en valeur d'argent, fût-ce du son ! Le paiement en biens meubles est donc valable.
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בְּיַתְמֵי.De quoi s'agit-il ici ? Du paiement réclamé à des orphelins, héritiers de l'auteur du dommage : ils ne doivent payer que sur la terre héritée.
- אִי בְּיַתְמֵי, אֵימָא סֵיפָא: אִם קָדַם נִיזָּק וְתָפַס מִטַּלְטְלִין – בֵּית דִּין גּוֹבִין לוֹ מֵהֶן. אִי בְּיַתְמֵי, אַמַּאי בֵּית דִּין גּוֹבִין לוֹ מֵהֶן?S'il s'agit d'orphelins, dis donc la fin : Si le lésé a pris les devants et a saisi des biens meubles, le tribunal perçoit pour lui son dû sur eux. S'il s'agit d'orphelins, pourquoi le tribunal perçoit-il pour lui son dû sur eux ? Les biens meubles des orphelins ne sont pas gagés pour les dettes du père !
- כִּדְאָמַר רָבָא אָמַר רַב נַחְמָן: שֶׁתָּפַס מֵחַיִּים; הָכָא נָמֵי – שֶׁתָּפַס מֵחַיִּים.C'est comme l'a dit Rava au nom de Rav Na'hman : Il s'agit d'un créancier qui les a saisis du vivant du débiteur (voir Ketoubot 84a). Ici aussi, il s'agit d'un lésé qui les a saisis du vivant de l'auteur du dommage.
- ״בִּפְנֵי בֵּית דִּין״ –La Michna poursuit : « Devant un tribunal » – que veut dire cette précision ?
- פְּרָט לְמוֹכֵר נְכָסָיו וְאַחַר כָּךְ הוֹלֵךְ לְבֵית דִּין.Cela exclut celui qui vend ses biens immobiliers et se rend ensuite au tribunal : on ne perçoit rien sur ces biens vendus.
- שְׁמַע מִינַּהּ – לָוָה וּמָכַר נְכָסָיו, וְאַחַר כָּךְ בָּא לְבֵית דִּין, אֵין בֵּית דִּין גּוֹבִין לוֹ מֵהֶן?!Déduis-en donc que si quelqu'un a emprunté et a vendu ses biens, et qu'ensuite le créancier vient au tribunal, le tribunal ne perçoit pas pour lui sa créance sur ces biens ?! C'est impossible, puisque le prêt grève les biens de l'emprunteur.
- אֶלָּא פְּרָט לְבֵית דִּין הֶדְיוֹטוֹת.Cela exclut plutôt un tribunal de juges non experts (hedyotot : non ordonnés), qui ne peuvent juger les affaires d'amendes.
- ״עַל פִּי עֵדִים״ –La Michna poursuit : « Sur la foi de témoins » :
- פְּרָט לְמוֹדֶה בִּקְנָס וְאַחַר כָּךְ בָּאוּ עֵדִים, שֶׁהוּא פָּטוּר.Cela exclut celui qui reconnaît devoir une amende, puis des témoins sont venus : il est exempt.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר: מוֹדֶה בִּקְנָס וְאַחַר כָּךְ בָּאוּ עֵדִים – פָּטוּר. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר: מוֹדֶה בִּקְנָס וְאַחַר כָּךְ בָּאוּ עֵדִים – חַיָּיב, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela se comprend selon celui qui dit : Celui qui reconnaît devoir une amende, puis des témoins sont venus, est exempt. Mais selon celui qui dit : Celui qui reconnaît devoir une amende, puis des témoins sont venus, est passible, que peut-on dire ?
- סֵיפָא אִצְטְרִיךְ לֵיהּ –Il en a besoin pour la suite : cette mention prépare la clause suivante, selon laquelle les témoins doivent être
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