Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאַתְנִי עֲלַהּ״; אִיהוּ נָמֵי עֲבַד חַד כִּיסָא, וְאַתְנִי עֲלַהּ. רַב אָשֵׁי אָמַר: אֲנָא – אַתְנוֹיֵי נָמֵי לָא צְרִיכְנָא, דְּכׇל דְּקָא אָתֵי אַדַּעְתָּא דִּידִי אָתֵי, וּלְמַאן דְּבָעֵינָא יָהֵיבְנָא לֵיהּ.et stipule à son sujet avec les gens de ta ville que l'argent ira à qui en a besoin ; lui aussi fit une seule bourse et stipula à son sujet. Rav Achi a dit : Moi, je n'ai même pas besoin de stipuler, car quiconque vient donner vient en s'en remettant à mon avis, et je donne à qui je veux.
- הָנְהוּ בֵּי תְרֵי טַבָּחֵי דְּעָבְדִי עִנְיָינָא בַּהֲדֵי הֲדָדֵי, דְּכֹל מַאן דְּעָבֵיד בְּיוֹמָא דְּחַבְרֵיהּ – נִקְרְעוּהּ לְמַשְׁכֵּיהּ. אֲזַל חַד מִנַּיְיהוּ עֲבַד בְּיוֹמָא דְּחַבְרֵיהּ, קְרַעוּ לְמַשְׁכֵּיהּ. אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, חַיְּיבִינְהוּ רָבָא לְשַׁלּוֹמֵי.Deux bouchers firent un accord entre eux : quiconque travaillerait le jour de son compagnon, on déchirerait sa peau, celle de la bête qu'il aurait abattue. L'un d'eux alla travailler le jour de son compagnon, et on déchira sa peau. Ils vinrent devant Rava, et Rava les condamna à payer.
- אֵיתִיבֵיהּ רַב יֵימַר בַּר שֶׁלֶמְיָא לְרָבָא: ״וּלְהַסִּיעַ עַל קִיצָתָם״! לָא אַהְדַּר לֵיהּ רָבָא. אָמַר רַב פָּפָּא: שַׁפִּיר עֲבַד דְּלָא אַהְדַּר לֵיהּ מִידֵּי; הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלֵיכָּא אָדָם חָשׁוּב, אֲבָל הֵיכָא דְּאִיכָּא אָדָם חָשׁוּב – לָאו כֹּל כְּמִינַּיְיהוּ דְּמַתְנוּ.Rav Yémar bar Chelamya objecta à Rava : n'a-t-il pas été enseigné que les gens de la ville peuvent sanctionner ceux qui enfreignent leur décision ? Rava ne lui répondit pas. Rav Pappa a dit : Il a bien fait de ne rien lui répondre : cela ne vaut que là où il n'y a pas d'homme important dans la ville ; mais là où il y a un homme important, il n'est pas en leur pouvoir de stipuler sans son accord.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין מְחַשְּׁבִין בִּצְדָקָה עִם גַּבָּאֵי צְדָקָה, וְלֹא בְּהֶקְדֵּשׁ עִם הַגִּזְבָּרִין. וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵין רְאָיָה לַדָּבָר, זֵכֶר לַדָּבָר – שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלֹא יְחַשְּׁבוּ אֶת הָאֲנָשִׁים אֲשֶׁר יִתְּנוּ אֶת הַכֶּסֶף עַל יָדָם לָתֵת לְעֹשֵׂי הַמְּלָאכָה, כִּי בֶאֱמֻנָה הֵם עֹשִׂים״.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique hors de la Michna) : On ne fait pas de comptes pour la tsédaka (charité) avec les collecteurs de tsédaka, ni pour les biens consacrés avec les trésoriers. Et bien qu'il n'y ait pas de preuve à la chose, il y a une allusion à la chose, comme il est dit : « Et ils ne demandaient pas de comptes aux hommes à qui ils remettaient l'argent pour le donner à ceux qui faisaient l'ouvrage, car ils agissaient avec probité » (II Rois 12, 16).
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: אַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ לוֹ לָאָדָם גִּזְבָּר נֶאֱמָן בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ – יָצוּר וְיִמְנֶה, שֶׁנֶּאֱמַר: וַיָּצֻרוּ וַיִּמְנוּ.Rabbi Élazar a dit : Bien qu'un homme ait un trésorier fidèle dans sa maison, qu'il attache l'argent et le compte, comme il est dit : « Et ils attachèrent et comptèrent » (II Rois 12, 11).
- אָמַר רַב הוּנָא: בּוֹדְקִין לִמְזוֹנוֹת, וְאֵין בּוֹדְקִין לִכְסוּת – אִי בָּעֵית אֵימָא קְרָא, וְאִי בָּעֵית אֵימָא סְבָרָא;Rav Houna a dit : On vérifie pour la nourriture, et on ne vérifie pas pour le vêtement. Si tu veux, dis que cela vient d'un verset ; et si tu veux, dis que cela vient du raisonnement.
- אִי בָּעֵית אֵימָא סְבָרָא – הַאי קָא מִבַּזֵּי, וְהַאי לָא קָא מִבַּזֵּי. אִי בָּעֵית אֵימָא קְרָא – ״הֲלֹא פָרֹשׂ לָרָעֵב לַחְמֶךָ״; בְּשִׁין כְּתִיב – פְּרֹשׁ, וַהֲדַר הַב לֵיהּ. וְהָתָם כְּתִיב: ״כִּי תִרְאֶה עָרֹם וְכִסִּיתוֹ״; ״כִּי תִרְאֶה״ – לְאַלְתַּר.Si tu veux, dis le raisonnement : celui-ci, en haillons, est humilié, et celui-là, l'affamé, n'est pas humilié. Si tu veux, dis le verset : « N'est-ce pas partager (paross) avec l'affamé ton pain ? » (Isaïe 58, 7) ; c'est écrit avec un chin, comme s'il était écrit parach : examine, et ensuite donne-lui. Et là il est écrit : « Quand tu verras le nu, tu le couvriras » (ibid.) : « quand tu verras » – aussitôt.
- וְרַב יְהוּדָה אָמַר: בּוֹדְקִין לִכְסוּת, וְאֵין בּוֹדְקִין לִמְזוֹנוֹת – אִי בָּעֵית אֵימָא סְבָרָא, וְאִי בָּעֵית אֵימָא קְרָא;Et Rav Yehouda a dit : On vérifie pour le vêtement, et on ne vérifie pas pour la nourriture. Si tu veux, dis le raisonnement ; et si tu veux, dis le verset.
- אִי בָּעֵית אֵימָא סְבָרָא – הַאי קָמְצַעֲרָא לֵיהּ, וְהַאי לָא קָמְצַעֲרָא לֵיהּ. אִי בָּעֵית אֵימָא קְרָא – הָכָא כְּתִיב: ״הֲלֹא פָרֹס לָרָעֵב לַחְמֶךָ״ – פְּרוֹס לְאַלְתַּר, וּכְדִקְרֵינַן; וְהָתָם כְּתִיב: ״כִּי תִרְאֶה עָרֹם וְכִסִּיתוֹ״ – כְּשֶׁיֵּרָאֶה לְךָ. תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה: אָמַר ״כַּסּוּנִי״ – בּוֹדְקִין אַחֲרָיו. ״פַּרְנְסוּנִי״ – אֵין בּוֹדְקִין.Si tu veux, dis le raisonnement : celui-ci, l'affamé, souffre, et celui-là, en haillons, ne souffre pas de la même façon. Si tu veux, dis le verset : ici il est écrit : « N'est-ce pas partager avec l'affamé ton pain ? » – partage aussitôt, comme nous le lisons, avec un samekh ; et là il est écrit : « Quand tu verras le nu, tu le couvriras » – quand cela te sera apparu, après enquête. Il a été enseigné dans une baraïta conformément à Rav Yehouda : S'il dit : « Couvrez-moi », on vérifie à son sujet ; « Nourrissez-moi », on ne vérifie pas.
- תְּנַן הָתָם: אֵין פּוֹחֲתִין לְעָנִי הָעוֹבֵר מִמָּקוֹם לְמָקוֹם, מִכִּכָּר בְּפוּנְדְּיוֹן – מֵאַרְבַּע סְאִין בְּסֶלַע. לָן – נוֹתְנִין לוֹ פַּרְנָסַת לִינָה. מַאי ״פַּרְנָסַת לִינָה״? אָמַר רַב פָּפָּא: פּוּרְיָא וּבֵי סַדְיָא. שָׁבַת – נוֹתְנִין לוֹ מְזוֹן שָׁלֹשׁ סְעוּדוֹת. תָּנָא: אִם הָיָה מְחַזֵּיר עַל הַפְּתָחִים – אֵין נִזְקָקִין לוֹ.Nous avons appris là-bas (Péa 8, 7) : On ne donne pas à un pauvre qui passe d'un lieu à un autre moins qu'une miche d'un poundyon (un quarante-huitième de séla), lorsque le blé vaut quatre séa pour un séla. S'il passe la nuit, on lui donne le nécessaire pour la nuit. Qu'est-ce que le « nécessaire pour la nuit » ? Rav Pappa a dit : Un lit et un coussin. S'il passe le Chabbat, on lui donne la nourriture de trois repas. Il a été enseigné : S'il va de porte en porte, on ne s'occupe pas de lui.
- הָהוּא עַנְיָא דַּהֲוָה מְחַזֵּיר עַל הַפְּתָחִים, דַּאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב פָּפָּא – לָא מִזְדְּקִיק לֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ רַב סַמָּא בְּרֵיהּ דְּרַב יֵיבָא לְרַב פָּפָּא: אִי מָר לָא מִזְדְּקִיק לֵיהּ, אִינָשׁ אַחֲרִינָא לָא מִזְדְּקִיק לֵיהּ! לֵימוּת לֵיהּ?! וְהָא תַּנְיָא: אִם הָיָה עָנִי הַמְחַזֵּיר עַל הַפְּתָחִים – אֵין נִזְקָקִין לוֹ! אֲמַר לֵיהּ: אֵין נִזְקָקִין לוֹ לְמַתָּנָה מְרוּבָּה, אֲבָל נִזְקָקִין לוֹ לְמַתָּנָה מוּעֶטֶת.Un certain pauvre qui allait de porte en porte vint devant Rav Pappa, et il ne s'occupa pas de lui. Rav Sama fils de Rav Yéva dit à Rav Pappa : Si le Maître ne s'occupe pas de lui, personne d'autre ne s'occupera de lui ; doit-il donc mourir ? Rav Pappa répondit : Mais n'a-t-il pas été enseigné : Si un pauvre va de porte en porte, on ne s'occupe pas de lui ! Il lui répondit : On ne s'occupe pas de lui pour un grand don, mais on s'occupe de lui pour un petit don.
- אָמַר רַב אַסִּי: לְעוֹלָם אַל יִמְנַע אָדָם עַצְמוֹ [מִלָּתֵת] שְׁלִישִׁית הַשֶּׁקֶל בְּשָׁנָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהֶעֱמַדְנוּ עָלֵינוּ מִצְוֹת לָתֵת עָלֵינוּ שְׁלִישִׁית הַשֶּׁקֶל בַּשָּׁנָה לַעֲבֹדַת בֵּית אֱלֹהֵינוּ״. וְאָמַר רַב אַסִּי: שְׁקוּלָה צְדָקָה כְּנֶגֶד כׇּל הַמִּצְוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהֶעֱמַדְנוּ עָלֵינוּ מִצְוֹת וְגוֹ׳״ – ״מִצְוָה״ אֵין כְּתִיב כָּאן, אֶלָּא ״מִצְוֹת״.Rav Assi a dit : Que jamais un homme ne s'abstienne [de donner] le tiers d'un chékel par an, comme il est dit : « Et nous nous sommes imposé des mitsvot (commandements) : de nous obliger à donner le tiers d'un chékel par an pour le service de la maison de notre D.ieu » (Néhémie 10, 33). Et Rav Assi a dit : La tsédaka équivaut à toutes les mitsvot, comme il est dit : « Et nous nous sommes imposé des mitsvot, etc. » Il n'est pas écrit ici « mitsva », mais « mitsvot ».
- (סִימָן: גָּדוֹל, מִקְדָּשׁ, מֹשֶׁה) אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: גָּדוֹל הַמְעַשֶּׂה יוֹתֵר מִן הָעוֹשֶׂה – שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהָיָה מַעֲשֵׂה הַצְּדָקָה שָׁלוֹם, וַעֲבֹדַת הַצְּדָקָה הַשְׁקֵט וָבֶטַח עַד עוֹלָם״; זָכָה – ״הֲלֹא פָרֹשׂ לָרָעֵב לַחְמֶךָ״. לֹא זָכָה – ״וַעֲנִיִּים מְרוּדִים תָּבִיא בָיִת״.(Moyen mnémotechnique : Grand, Temple, Moché.) Rabbi Élazar a dit : Plus grand est celui qui fait faire que celui qui fait, comme il est dit : « L'action de faire faire la tsédaka sera la paix, et le service de la tsédaka, le calme et la sécurité pour toujours » (Isaïe 32, 17). S'il a du mérite, on lui applique : « N'est-ce pas partager avec l'affamé ton pain ? » S'il n'a pas de mérite : « Et les pauvres errants, tu les amèneras dans ta maison » (Isaïe 58, 7), contraint par le pouvoir.
- אֲמַר לְהוּ רָבָא לִבְנֵי מָחוֹזָא: בְּמָטוּתָא מָנַיְיכוּ, עוּשׂוּ בַּהֲדֵי הֲדָדֵי, כִּי הֵיכִי דְּלֶיהְוֵי לְכוּ שְׁלָמָא בְּמַלְכוּתָא. וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים, אָדָם שׁוֹקֵל שִׁקְלוֹ – וּמִתְכַּפֵּר לוֹ; עַכְשָׁיו שֶׁאֵין בֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים, אִם עוֹשִׂין צְדָקָה – מוּטָב, וְאִם לָאו – בָּאִין אוּמּוֹת הָעוֹלָם וְנוֹטְלִין בִּזְרוֹעַ. וְאַף עַל פִּי כֵן נֶחְשָׁב לָהֶן לִצְדָקָה – שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנֹגְשַׂיִךְ צְדָקָה״.Rava dit aux gens de Mé'hoza : Je vous en prie, faites la tsédaka les uns avec les autres, afin que vous ayez la paix avec le pouvoir. Et Rabbi Élazar a dit : Lorsque le Temple existait, un homme donnait son chékel et cela lui faisait expiation ; maintenant que le Temple n'existe plus, s'ils font la tsédaka, c'est bien, et sinon, les nations du monde viennent et prennent par la force. Et malgré cela, cela leur est compté comme tsédaka, comme il est dit : « Et tes oppresseurs, tsédaka » (Isaïe 60, 17).
- אָמַר רָבָא: הַאי מִילְּתָא אִישְׁתַּעִי לִי עוּלָּאRava a dit : Cette chose m'a été racontée par Oulla
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