Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּתַנְיָא: הַבּוֹדֵק אֶת הֶחָבִית לִהְיוֹת מַפְרִישׁ עָלֶיהָ תְּרוּמָה וְהוֹלֵךְ, וְאַחַר כָּךְ נִמְצֵאת חוֹמֶץ; כׇּל שְׁלֹשָׁה יוֹם – וַדַּאי, מִכָּאן וְאֵילָךְ – סָפֵק.Comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui inspecte le tonneau pour vérifier qu'il contient encore du vin, afin de pouvoir prélever progressivement, par la pensée, sur lui la terouma (prélèvement donné au Cohen) pour exempter son autre vin non prélevé, et ensuite le contenu se révèle être du vinaigre, qui ne peut servir de terouma pour du vin : durant les trois jours suivant l'inspection, il est assurément considéré comme du vin, et le prélèvement est valable ; à partir de là et au-delà, c'est un doute.
- מַאי קָאָמַר? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, הָכִי קָאָמַר: כׇּל שְׁלֹשָׁה יָמִים הָרִאשׁוֹנִים – וַדַּאי יַיִן, מִכָּאן וְאֵילָךְ – סָפֵק.Que dit-il au juste ? Rabbi Yo'hanan a dit : voici ce qu'il veut dire : durant les trois premiers jours suivant l'inspection, c'est assurément du vin ; à partir de là et au-delà, c'est un doute.
- מַאי טַעְמָא? חַמְרָא – מֵעִילַּאי עָקַר, וְהַאי טַעֲימֵיהּ וְלָא עֲקַר. אִם תִּמְצָא לוֹמַר: בָּתַר דְּטַעֲימֵיהּ עֲקַר; הָוֵה רֵיחָא חַלָּא וְטַעְמֵיהּ חַמְרָא, וְכֹל רֵיחֵיהּ חַלָּא וְטַעְמֵיהּ חַמְרָא – חַמְרָא.Quelle est la raison ? Le vin commence à tourner par le haut du tonneau, or celui-ci, il l'a goûté et il n'avait pas tourné. Et même si tu en viens à dire qu'après qu'il l'a goûté il a tourné, durant ces trois jours il avait l'odeur du vinaigre et le goût du vin, et tout ce qui a l'odeur du vinaigre et le goût du vin est considéré comme du vin.
- וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אָמַר: כׇּל שְׁלֹשָׁה יָמִים הָאַחֲרוֹנִים – וַדַּאי חוֹמֶץ. מִכָּאן וּלְהַלָּן – סָפֵק.Et Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : le sens de la baraïta est autre : durant les trois derniers jours précédant la découverte, c'est assurément du vinaigre ; de là et en deçà, jusqu'à l'inspection, c'est un doute.
- מַאי טַעְמָא? חַמְרָא מִתַּתַּאי עָקַר, וְאֵימוֹר עֲקַר וְלָאו אַדַּעְתֵּיהּ. וְאִם תִּמְצָא לוֹמַר מֵעִילַּאי עָקַר, וְהָא טַעֲימֵיהּ וְלָא עֲקַר; דִּלְמָא בָּתַר דְּטַעֲימֵיהּ עֲקַר – הָוֵה רֵיחֵיהּ חַלָּא וְטַעְמֵיהּ חַמְרָא, וְרֵיחֵיהּ חַלָּא וְטַעְמֵיהּ חַמְרָא – חַלָּא.Quelle est la raison ? Le vin commence à tourner par le bas du tonneau, et il est possible de dire qu'il avait déjà tourné lors de l'inspection, faite en haut, sans qu'il s'en aperçoive. Et même si tu en viens à dire qu'il commence à tourner par le haut, et que celui-ci, il l'a goûté et il n'avait pas tourné, peut-être qu'après qu'il l'a goûté il a tourné : il avait alors l'odeur du vinaigre et le goût du vin, or ce qui a l'odeur du vinaigre et le goût du vin est considéré comme du vinaigre.
- דָּרוֹמָאֵי מַתְנוּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: רִאשׁוֹנִים – וַדַּאי יַיִן, אַחֲרוֹנִים – וַדַּאי חוֹמֶץ, אֶמְצָעִיִּים – סָפֵק.Les gens du Sud enseignent au nom de Rabbi Yehochoua ben Lévi : les premiers trois jours, c'est assurément du vin ; les derniers trois jours, c'est assurément du vinaigre ; les jours intermédiaires, c'est un doute.
- הָא גוּפָא קַשְׁיָא – אָמְרַתְּ: רִאשׁוֹנִים וַדַּאי יַיִן, אַלְמָא רֵיחֵיהּ חַלָּא וְטַעְמֵיהּ חַמְרָא – חַמְרָא; וַהֲדַר אָמְרַתְּ: אַחֲרוֹנִים וַדַּאי חוֹמֶץ, אַלְמָא רֵיחֵיהּ חַלָּא וְטַעְמֵיהּ חַמְרָא – חַלָּא!Ceci même est difficile : tu as dit : « les premiers, assurément du vin » ; il en ressort que ce qui a l'odeur du vinaigre et le goût du vin est du vin. Puis tu as dit : « les derniers, assurément du vinaigre » ; il en ressort que ce qui a l'odeur du vinaigre et le goût du vin est du vinaigre !
- כְּגוֹן דְּאִשְׁתְּכַח חַלָּא סִיפְתְּקָא, דְּאִי לָאו דַּעֲקַר תְּלָתָא יוֹמֵי – לָא הֲוָה מִשְׁתְּכַח חַלָּא סִיפְתְּקָא.La Guemara répond : Il s'agit d'un cas où l'on a trouvé un vinaigre fort, car s'il n'avait pas tourné depuis trois jours, on n'aurait pas trouvé un vinaigre fort, mais seulement un vinaigre léger. Ainsi, tant que le goût est celui du vin, c'est du vin.
- כְּמַאן פְּשַׁט לֵיהּ? פְּלִיגִי בַּהּ רַב מָרִי וְרַב זְבִיד; חַד אָמַר: כְּרַבִּי יוֹחָנָן, וְחַד אָמַר: כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי.Rav Yossef avait voulu trancher, d'après cette baraïta, la question de la bénédiction sur un vin à l'odeur de vinaigre. Selon qui l'a-t-il tranchée ? Rav Mari et Rav Zevid sont en désaccord à ce sujet. L'un a dit : selon Rabbi Yo'hanan, et ce liquide est du vin, et l'autre a dit : selon Rabbi Yehochoua ben Lévi, et c'est du vinaigre.
- אִיתְּמַר: הַמּוֹכֵר חָבִית יַיִן לַחֲבֵרוֹ, וְהֶחְמִיצָה – אָמַר רַב: כׇּל שְׁלֹשָׁה יָמִים הָרִאשׁוֹנִים בִּרְשׁוּת מוֹכֵר, מִכָּאן וְאֵילָךְ בִּרְשׁוּת לוֹקֵחַ.Il a été dit par les Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) : Celui qui vend un tonneau de vin à son prochain, et il a tourné en vinaigre : Rav a dit : durant les trois premiers jours après la vente, le vin est présumé avoir commencé à tourner dans le domaine du vendeur, qui en est responsable ; à partir de là et au-delà, dans le domaine de l'acheteur, qui en subit la perte.
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