Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵימָא סֵיפָא – רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: יָבוֹר.dis la fin de la Michna : Rabbi Yossé dit : on doit trier et retirer toutes les semences de l'autre espèce.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא כְּיוֹתֵר מֵרוֹבַע טִנּוֹפֶת דָּמֵי, בְּהָא קָא מִיפַּלְגִי – תַּנָּא קַמָּא סָבַר: לָא קָנְסִינַן הֶתֵּירָא אַטּוּ אִיסּוּרָא, וְרַבִּי יוֹסֵי סָבַר: קָנְסִינַן. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ כְּרוֹבַע דָּמֵי, אַמַּאי יָבוֹר?Certes, si tu dis que le quart de kav (mesure de capacité) par se'a pour les kilayim (mélange d'espèces interdit) est comparable à plus d'un quart d'impuretés dans la vente, c'est sur ceci qu'ils divergent : le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) pense : nous ne pénalisons pas sur ce qui est permis à cause de ce qui est interdit, et il suffit donc de réduire ; et Rabbi Yossé pense : nous pénalisons. Mais si tu dis que c'est comparable à un quart dans la vente, proportion tolérée, pourquoi doit-on trier ?
- הָתָם הַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי – מִשּׁוּם דְּמִיחֲזֵי כִּי מְקַיֵּים כִּלְאַיִם.La Guemara répond : Là-bas, voici la raison de Rabbi Yossé : parce qu'il paraît, en laissant à dessein une partie de ces semences, maintenir des kilayim.
- תָּא שְׁמַע: שְׁנַיִם שֶׁהִפְקִידוּ אֵצֶל אֶחָד, זֶה מָנֶה וְזֶה מָאתַיִם; זֶה אוֹמֵר: ״מָאתַיִם שֶׁלִּי״, וְזֶה אוֹמֵר: ״מָאתַיִם שֶׁלִּי״ – נוֹתֵן לָזֶה מָנֶה וְלָזֶה מָנֶה, וְהַשְּׁאָר יְהֵא מוּנָּח עַד שֶׁיָּבֹא אֵלִיָּהוּ!Viens et entends une autre objection à Rav Houna, tirée d'une Michna (Bava Metsia 37a) : Deux personnes ont déposé de l'argent chez un même dépositaire, celui-ci un mané (cent dinars) et celui-là deux cents dinars. Celui-ci dit : « Les deux cents sont à moi », et celui-là dit : « Les deux cents sont à moi » : il donne à celui-ci un mané et à celui-là un mané, et le reste, le mané contesté, sera posé en lieu sûr jusqu'à ce que vienne Eliyahou, qui tranchera. L'un des deux ment assurément, et pourtant on ne le pénalise pas sur tout ; de même, pour la vente, on ne devrait pas pénaliser le vendeur sur toutes les impuretés !
- הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם, וַדַּאי מָנֶה לְמָר וּמָנֶה לְמָר; הָכָא, מִי יֵימַר דְּלָאו כּוּלֵּיהּ עָרוֹבֵי עָרֵיב?Est-ce comparable ?! Là-bas, il est certain qu'un mané est au Maître que voici et un mané au Maître que voilà ; ici, qui dit qu'il n'a pas mélangé la totalité des impuretés intentionnellement ?
- תָּא שְׁמַע מִסֵּיפָא – אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: אִם כֵּן, מָה הִפְסִיד הָרַמַּאי? אֶלָּא הַכֹּל יְהֵא מוּנָּח עַד שֶׁיָּבֹא אֵלִיָּהוּ.Viens et entends une preuve en faveur de Rav Houna, tirée de la fin de cette Michna : Rabbi Yossé a dit : S'il en est ainsi, qu'a perdu le fraudeur ? Mais plutôt, le tout sera posé en lieu sûr jusqu'à ce que vienne Eliyahou. Selon lui, on pénalise donc le fraudeur.
- הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם וַדַּאי אִיכָּא רַמַּאי, הָכָא מִי יֵימַר דְּעָרוֹבֵי עָרֵיב.Est-ce comparable ?! Là-bas, il y a assurément un fraudeur, et il est logique de pénaliser pour l'inciter à avouer ; ici, qui dit que le vendeur a mélangé quoi que ce soit ? Les impuretés ont pu s'y mêler sans qu'il le veuille.
- תָּא שְׁמַע: שְׁטָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ רִבִּית – קוֹנְסִין אוֹתוֹ, וְאֵינוֹ גּוֹבֶה לֹא אֶת הַקֶּרֶן וְלֹא אֶת הָרִבִּית; דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר!Viens et entends une autre preuve en faveur de Rav Houna, tirée d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Pour un acte de créance qui comporte de l'intérêt, on pénalise le prêteur, et il ne recouvre ni le capital ni l'intérêt ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. On pénalise donc sur le tout, comme le dit Rav Houna !
- הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם מִשְּׁעַת כְּתִיבָה הוּא דַּעֲבַד לֵיהּ שׂוּמָא, הָכָא מִי יֵימַר דְּעָרוֹבֵי עָרֵיב.Est-ce comparable ?! Là-bas, c'est dès le moment de la rédaction de l'acte qu'il lui a imposé l'intérêt comme une dette et a commis la faute ; ici, qui dit qu'il a mélangé quoi que ce soit ?
- תָּא שְׁמַע מִסֵּיפָא – וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: גּוֹבֶה אֶת הַקֶּרֶן, וְאֵינוֹ גּוֹבֶה אֶת הָרִבִּית!Viens et entends une objection à Rav Houna, tirée de la fin de cette baraïta : Et les Sages disent : il recouvre le capital et ne recouvre pas l'intérêt. Ils ne pénalisent donc pas sur le tout !
- הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם וַדַּאי קַרְנָא דְּהֶתֵּירָא הוּא, הָכָא מִי יֵימַר דְּכוּלֵּיהּ לָא עָרוֹבֵי עָרֵיב.Est-ce comparable ?! Là-bas, le capital est assurément permis, et on ne pénalise pas à son sujet ; ici, qui dit qu'il n'a pas mélangé la totalité des impuretés intentionnellement ?
- תָּא שְׁמַע, דְּתָנֵי רָבִין בַּר רַב נַחְמָן: לֹא אֶת הַמּוֹתָר בִּלְבַד הוּא מַחֲזִיר, אֶלָּא מַחֲזִיר לוֹ אֶת כָּל הָרְבָעִין כּוּלָּן. אַלְמָא הֵיכָא דְּבָעֵי אַהְדּוֹרֵי – כּוּלַּהּ מַהְדַּר!Viens et entends une preuve en faveur de Rav Houna, tirée de ce qu'a enseigné Ravin bar Rav Na'hman (plus loin, 104b) au sujet d'un terrain vendu qui s'avère plus grand qu'annoncé, avec un écart dépassant la tolérance d'un quart de kav par beit se'a (surface ensemencée par une se'a) : ce n'est pas seulement l'excédent au-delà de la tolérance que l'acheteur rend, mais il lui rend tous les quarts de kav de surface sans exception. Il en ressort que là où il faut rendre, parce que l'écart dépasse la tolérance, on rend le tout !
- הָכִי הַשְׁתָּא?!Est-ce comparable ?!
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