Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵלּוּ תַּלְמִידֵי חֲכָמִים. וְרֵישׁ לָקִישׁ, סָבַר לַהּ כִּדְדָרֵשׁ רָבָא: ״אֲנִי חוֹמָה״ – זוֹ כְּנֶסֶת יִשְׂרָאֵל, ״וְשָׁדַי כַּמִּגְדָּלוֹת״ – אֵלּוּ בָּתֵּי כְנֵסִיּוֹת וּבָתֵּי מִדְרָשׁוֹת.ceux-là sont les érudits en Torah, qui, comme des tours, n'ont pas besoin de protection supplémentaire. Et Rech Lakich, qui ne cite pas ce verset, est d'avis, comme l'a expliqué Rava, que le verset se lit ainsi : « Je suis une muraille » – c'est l'Assemblée d'Israël ; « et mes seins sont comme des tours » – ce sont les synagogues et les maisons d'étude (Cantique des Cantiques 8, 10).
- רַב נַחְמָן בַּר רַב חִסְדָּא רְמָא כְּרָגָא אַרַבָּנַן. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: עֲבַרְתְּ אַדְּאוֹרָיְיתָא וְאַדִּנְבִיאֵי וְאַדִּכְתוּבֵי.Rav Na'hman bar Rav 'Hisda imposa la capitation (karga, impôt par tête) même aux Sages. Rav Na'hman bar Yits'hak lui dit : Tu as transgressé les paroles de la Torah, des Prophètes et des Écrits.
- אַדְּאוֹרָיְיתָא – דִּכְתִיב: ״אַף חֹבֵב עַמִּים כׇּל קְדֹשָׁיו בְּיָדֶךָ״ – אָמַר מֹשֶׁה לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, אֲפִילּוּ בְּשָׁעָה שֶׁאַתָּה מְחַבֵּב עַמִּים – כׇּל קְדוֹשָׁיו יִהְיוּ בְּיָדֶךָ. ״וְהֵם תֻּכּוּ לְרַגְלֶךָ״ – תָּנֵי רַב יוֹסֵף: אֵלּוּ תַּלְמִידֵי חֲכָמִים, שֶׁמְּכַתְּתִים רַגְלֵיהֶם מֵעִיר לְעִיר וּמִמְּדִינָה לִמְדִינָה לִלְמוֹד תּוֹרָה, ״יִשָּׂא מִדַּבְּרוֹתֶיךָ״ – לִישָּׂא וְלִיתֵּן בְּדִבּוּרוֹתָיו שֶׁל מָקוֹם.Tu as transgressé la Torah, comme il est écrit : « Même s'Il chérit les peuples, tous Ses saints sont dans Ta main » (Deutéronome 33, 3). Moché a dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître du monde, même au moment où Tu chéris les peuples et leur donnes pouvoir sur Israël, que « tous Ses saints », c'est-à-dire les érudits en Torah, soient dans Ta main, libres de l'autorité des nations et donc exempts d'impôts. « Et eux se sont meurtri (toukou) à Tes pieds » (ibid.) : Rav Yossef a enseigné : ce sont les érudits en Torah, qui se brisent (mekhattetim) les pieds de ville en ville et de pays en pays pour étudier la Torah ; « il portera (yissa) de Tes paroles » (ibid.) : pour débattre (lissa velitèn) des paroles du Lieu, c'est-à-dire de D.ieu.
- אַדִּנְבִיאֵי – דִּכְתִיב: ״גַּם כִּי יִתְנוּ בַגּוֹיִם עַתָּה אֲקַבְּצֵם, וַיָּחֵלּוּ מְּעָט מִמַּשָּׂא מֶלֶךְ וְשָׂרִים״ – אָמַר עוּלָּא: פָּסוּק זֶה בִּלְשׁוֹן אֲרָמִית נֶאֱמַר: ״אִי תָּנוּ״ כּוּלְּהוּ – ״עַתָּה אֲקַבְּצֵם״, וְאִם ״מְעַט״ מֵהֶם – ״יָחֵלּוּ מִמַּשָּׂא מֶלֶךְ וְשָׂרִים״.Tu as transgressé les Prophètes, comme il est écrit : « Même s'ils se louent (yitnou) parmi les nations, maintenant Je les rassemblerai, et ils seront quelque peu soulagés du fardeau du roi et des princes » (Osée 8, 10). Oulla a dit : ce verset a été dit en langue araméenne, où le verbe yitnou signifie « étudier » : « s'ils étudient », tous – « maintenant Je les rassemblerai » ; et si « peu » d'entre eux étudient – « ils seront soulagés du fardeau du roi et des princes ». Ceux qui étudient la Torah ne doivent donc pas être soumis à l'impôt.
- אַדִּכְתוּבֵי – דִּכְתִיב: ״מִנְדָּה בְלוֹ וַהֲלָךְ, לָא שַׁלִּיט לְמִרְמֵא עֲלֵיהֹם״; וְאָמַר רַב יְהוּדָה: ״מִנְדָּה״ – זוֹ מְנָת הַמֶּלֶךְ, ״בְּלוֹ״ – זוֹ כְּסַף גֻּולְגָּלְתָּא, ״וַהֲלָךְ״ – זוֹ אַרְנוֹנָא.Tu as transgressé les Écrits, comme il est écrit : « Tribut, impôt et péage, il n'est pas permis de leur en imposer » (Ezra 7, 24), aux Cohanim (prêtres) et aux Léviim (lévites) qui servent au Temple, et cela vaut aussi pour les érudits en Torah. Et Rav Yehouda a dit : « Tribut » – c'est la part du roi ; « impôt » – c'est la capitation ; « péage » – c'est l'arnona, redevance prélevée sur les biens.
- רַב פָּפָּא רְמָא כַּרְיָא חַדְתָּא אַיַּתְמֵי, אֲמַר לֵיהּ רַב שִׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי לְרַב פָּפָּא: וְדִילְמָא לָא מִידְּוִיל! אֲמַר לֵיהּ: מִישְׁקָל שָׁקֵילְנָא מִנַּיְיהוּ; אִי מִידְּוִיל – מִידְּוִיל, וְאִי לָא – מַהְדַּרְנָא לַהּ נִיהֲלַיְיהוּ.Rav Pappa imposa le creusement d'une nouvelle citerne même aux orphelins. Rav Chicha fils de Rav Idi dit à Rav Pappa : Mais peut-être ne puisera-t-on pas d'eau, et l'argent aura été perdu pour rien ; or les orphelins mineurs ne peuvent pas renoncer à leur argent ! Il lui répondit : Je leur prendrai l'argent ; si l'on puise de l'eau, on puise, c'est bien ; et sinon, je le leur rendrai.
- אָמַר רַב יְהוּדָה: הַכֹּל לַאֲגַלֵּי גָפָא, אֲפִילּוּ מִיַּתְמֵי; אֲבָל רַבָּנַן – לָא צְרִיכִי נְטִירוּתָא. הַכֹּל לְכַרְיָא פַּתְיָא, אֲפִילּוּ מֵרַבָּנַן; וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא נָפְקִי בְּכָלוֹזָא, אֲבָל נָפְקִי בְּכָלוֹזָא – רַבָּנַן לָאו בְּנֵי מִיפָּק בְּכָלוֹזָא נִינְהוּ.Rav Yehouda a dit : Tous les habitants contribuent aux portes de la ville (agleï gappa), même les orphelins ; mais les Sages n'ont pas besoin de protection et en sont exemptés. Tous contribuent au creusement des citernes (karya patya), même les Sages, car eux aussi ont besoin d'eau. Et nous n'avons dit cela que lorsqu'ils ne sortent pas en foule (békhalouza) pour creuser eux-mêmes et qu'on leur demande seulement de l'argent ; mais s'ils sortent en foule, les Sages ne sont pas gens à sortir en foule.
- רַבִּי פָּתַח אוֹצָרוֹת בִּשְׁנֵי בַצּוֹרֶת, אָמַר: יִכָּנְסוּ בַּעֲלֵי מִקְרָא, בַּעֲלֵי מִשְׁנָה, בַּעֲלֵי תַלְמוּד, בַּעֲלֵי הֲלָכָה, בַּעֲלֵי הַגָּדָה; אֲבָל עַמֵּי הָאָרֶץ אַל יִכָּנְסוּ. דָּחַק רַבִּי יוֹנָתָן בֶּן עַמְרָם וְנִכְנַס. אָמַר לוֹ: ״רַבִּי, פַּרְנְסֵנִי!״ אָמַר לוֹ: ״בְּנִי, קָרִיתָ?״ אָמַר לוֹ: ״לָאו״. ״שָׁנִיתָ?״ אָמַר לוֹ: ״לָאו״. ״אִם כֵּן, בַּמָּה אֲפַרְנְסֶךָ?״ [אָמַר לוֹ:] ״פַּרְנְסֵנִי כְּכֶלֶב וּכְעוֹרֵב״. פַּרְנְסֵיהּ.Rabbi (Rabbi Yehouda HaNassi) ouvrit ses greniers pendant des années de disette. Il dit : Qu'entrent les maîtres de la Bible, les maîtres de la Michna (enseignement des Tannaïm), les maîtres du Talmud, les maîtres de la halakha (loi), les maîtres de l'aggada (enseignements non légaux) ; mais que les ignorants n'entrent pas. Rabbi Yonathan ben Amram, que Rabbi ne connaissait pas, se fraya un passage et entra. Il lui dit : Rabbi, nourris-moi ! Il lui dit : Mon fils, as-tu étudié la Bible ? Il lui répondit, par humilité : Non. As-tu étudié la Michna ? Il lui répondit : Non. S'il en est ainsi, à quel titre te nourrirais-je ? [Il lui dit :] Nourris-moi comme un chien et comme un corbeau, à qui l'on donne à manger bien qu'ils n'aient rien appris. Il le nourrit.
- בָּתַר דִּנְפַק יְתֵיב רַבִּי וְקָא מִצְטַעַר, וְאָמַר: אוֹי לִי שֶׁנָּתַתִּי פִּתִּי לְעַם הָאָרֶץ! אָמַר לְפָנָיו רַבִּי שִׁמְעוֹן בַּר רַבִּי: שֶׁמָּא יוֹנָתָן בֶּן עַמְרָם תַּלְמִידְךָ הוּא, שֶׁאֵינוֹ רוֹצֶה לֵיהָנוֹת מִכְּבוֹד תּוֹרָה מִיָּמָיו? בָּדְקוּ וְאַשְׁכַּח. אָמַר רַבִּי: יִכָּנְסוּ הַכֹּל.Après qu'il fut sorti, Rabbi s'assit, affligé, et dit : Malheur à moi, qui ai donné mon pain à un ignorant ! Rabbi Chimon bar Rabbi, son fils, lui dit : Peut-être est-ce Yonathan ben Amram, ton disciple, qui n'a jamais voulu de sa vie tirer profit de l'honneur de la Torah ? Ils vérifièrent et trouvèrent qu'il en était bien ainsi. Rabbi dit alors : Que tous entrent !
- רַבִּי לְטַעְמֵיהּ, דַּאֲמַר רַבִּי: אֵין פּוּרְעָנוּת בָּא לָעוֹלָם אֶלָּא בִּשְׁבִיל עַמֵּי הָאָרֶץ. כְּהַהוּא דְּמֵי כְלִילָא דִּשְׁדוֹ אַטְּבֶרְיָא, אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי וַאֲמַרוּ לֵיהּ: ״לִיתְּבוּ רַבָּנַן בַּהֲדַן״. אֲמַר לְהוּ: ״לָא״. אֲמַרוּ לֵיהּ: ״עָרְוקִינַן״. [אֲמַר לְהוּ:] ״עֲרוֹקוּ״. עֲרַקוּ פַּלְגֵיהוֹן, דַּלְיוּהּ פַּלְגָא.Rabbi suit ici son opinion, car Rabbi a dit : Le malheur ne vient au monde qu'à cause des ignorants. Comme ce fut le cas pour l'impôt de la couronne (kelila) qu'on imposa à Tibériade. Ils vinrent devant Rabbi et lui dirent : Que les Sages contribuent avec nous ! Il leur dit : Non. Ils lui dirent : Nous allons fuir, et toute la charge retombera sur les Sages. [Il leur dit :] Fuyez ! La moitié d'entre eux s'enfuit, et les autorités levèrent la moitié de l'impôt.
- אֲתוֹ הָנְהוּ פַּלְגָא קַמֵּי דְּרַבִּי, אֲמַרוּ לֵיהּ: ״לִיתְּבוּ רַבָּנַן בַּהֲדַן״. אֲמַר לְהוּ: ״לָא״. ״עָרְוקִינַן״. ״עֲרוּקוּ״. עֲרַקוּ כּוּלְּהוּ, פָּשׁ הַהוּא כּוֹבֵס. שַׁדְיוּהּ אַכּוֹבֵס. עֲרַק כּוֹבֵס, פְּקַע כְּלִילָא. אָמַר רַבִּי: רְאִיתֶם שֶׁאֵין פּוּרְעָנוּת בָּא לָעוֹלָם אֶלָּא בִּשְׁבִיל עַמֵּי הָאָרֶץ.Cette moitié restante vint devant Rabbi et lui dit : Que les Sages contribuent avec nous ! Il leur dit : Non. Nous allons fuir ! Fuyez ! Ils s'enfuirent tous, et il ne resta qu'un certain blanchisseur. Ils imposèrent la totalité de la taxe au blanchisseur. Le blanchisseur s'enfuit, et l'impôt de la couronne fut annulé. Rabbi dit : Vous voyez que le malheur ne vient au monde qu'à cause des ignorants, puisque, une fois ceux-ci partis, l'impôt a été supprimé.
- וְכַמָּה יְהֵא בָּעִיר וִיהֵא כְּאַנְשֵׁי הָעִיר וְכוּ׳. וּרְמִינְהִי: הַחַמֶּרֶת וְהַגַּמֶּלֶת הָעוֹבֶרֶת מִמָּקוֹם לְמָקוֹם, וְלָנָה בְּתוֹכָהּ וְהוּדְּחָה עִמָּהֶן, הֵן בִּסְקִילָה, וּמָמוֹנָן פָּלֵט.La Michna a enseigné : Et combien de temps doit-on rester dans la ville pour être comme les gens de la ville, etc. ? Douze mois. Et nous opposons à cela une baraïta (enseignement tannaïtique hors de la Michna) : Une caravane d'ânes ou de chameaux qui passe d'un lieu à un autre, qui a fait halte à l'intérieur d'une ville idolâtre et a été entraînée avec eux dans l'idolâtrie : ils sont passibles de la lapidation, comme de simples idolâtres isolés, et leurs biens en réchappent, contrairement à ceux des habitants de la ville.
- וְאִם נִשְׁתַּהוּ שָׁם שְׁלֹשִׁים יוֹם – הֵן בְּסַיִיף, וּמָמוֹנָן אָבֵד!Et s'ils sont restés là trente jours, ils sont passibles de l'épée et leurs biens sont détruits, comme ceux des habitants de la ville. Il apparaît donc que trente jours suffisent pour compter comme habitant !
- אָמַר רָבָא, לָא קַשְׁיָא: הָא לִבְנֵי מָתָא, הָא לְיָתוֹבֵי מָתָא. כִּדְתַנְיָא: הַמּוּדָּר הֲנָאָה מֵאַנְשֵׁי הָעִיר; כׇּל שֶׁנִּשְׁתַּהָא שָׁם שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ – אָסוּר לֵיהָנוֹת מִמֶּנּוּ, פָּחוֹת מִכָּאן – מוּתָּר. מִיּוֹשְׁבֵי הָעִיר; כׇּל שֶׁנִּשְׁתַּהָא שָׁם שְׁלֹשִׁים יוֹם – אָסוּר לֵיהָנוֹת מִמֶּנּוּ, פָּחוֹת מִכָּאן – מוּתָּר לֵיהָנוֹת מִמֶּנּוּ.Rava a dit : Ce n'est pas difficile. Ceci (douze mois) concerne les gens de la ville ; cela (trente jours) concerne les résidents de la ville. Comme il a été enseigné dans une baraïta : Celui à qui un vœu interdit de profiter des gens de la ville : quiconque y a séjourné douze mois, il lui est interdit d'en profiter ; moins que cela, c'est permis. S'il s'agit des résidents de la ville : quiconque y a séjourné trente jours, il lui est interdit d'en profiter ; moins que cela, il lui est permis d'en profiter.
- וּלְכׇל מִילֵּי מִי בָּעִינַן שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ? וְהָתַנְיָא: שְׁלֹשִׁים יוֹם – לְתַמְחוּי, שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים – לְקוּפָּהּ, שִׁשָּׁה – לִכְסוּת, תִּשְׁעָה – לִקְבוּרָה, שְׁנֵים עָשָׂר – לְפַסֵּי הָעִיר! אָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כִּי תְּנַן נָמֵי מַתְנִיתִין ״שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ״ – לְפַסֵּי הָעִיר תְּנַן.Et pour toutes les choses, faut-il douze mois ? Mais n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : trente jours – pour le plat des pauvres (tam'houï, distribution quotidienne de nourriture) ; trois mois – pour la caisse (koupa, caisse de tsédaka, la charité) ; six mois – pour les vêtements ; neuf – pour l'enterrement ; douze – pour les fortifications de la ville (passeï ha'ir) ! Rabbi Assi a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Quand nous avons appris dans notre Michna « douze mois », c'est pour les fortifications de la ville que nous l'avons appris.
- וְאָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַכֹּל לְפַסֵּי הָעִיר, וַאֲפִילּוּ מִיַּתְמֵי; אֲבָל רַבָּנַן – לָא, דְּרַבָּנַן לָא צְרִיכִי נְטִירוּתָא. אֲמַר רַב פָּפָּא: לְשׁוּרָא וּלְפָרָשָׁאה וּלְטֻרְזִינָא – אֲפִילּוּ מִיַּתְמֵי; אֲבָל רַבָּנַן – לָא צְרִיכִי נְטִירוּתָא. כְּלָלָא דְמִילְּתָא: כׇּל מִילְּתָא דְּאִית לְהוּ הֲנָאָה מִינֵּיהּ – אֲפִילּוּ מִיַּתְמֵי.Et Rabbi Assi a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Tous contribuent aux fortifications de la ville, même les orphelins ; mais les Sages, non, car les Sages n'ont pas besoin de protection. Rav Pappa a dit : Pour la muraille, pour le cavalier qui patrouille et pour le gardien (tourzina) de l'arsenal, on perçoit même des orphelins ; mais les Sages n'ont pas besoin de protection. La règle générale de la chose est : toute chose dont ils tirent un avantage, on perçoit même des orphelins.
- רַבָּה רְמָא צְדָקָה אַיַּתְמֵי דְּבֵי בַּר מָרִיּוֹן. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי, וְהָתָנֵי רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה: אֵין פּוֹסְקִין צְדָקָה עַל הַיְּתוֹמִים – אֲפִילּוּ לְפִדְיוֹן שְׁבוּיִם! אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא לְאַחְשׁוֹבִינְהוּ קָא עָבֵידְנָא.Rabba imposa la tsédaka (charité) aux orphelins de la maison de Bar Maryon. Abayé lui dit : Mais Rav Chmouel bar Yehouda n'a-t-il pas enseigné : On ne fixe pas de tsédaka à la charge des orphelins, même pour le rachat des captifs ! Il lui répondit : Moi, je le fais pour les rendre importants aux yeux des gens, et non pour le profit des pauvres.
- אִיפְרָא הוֹרְמִיז, אִימֵּיהּ דְּשַׁבּוּר מַלְכָּא, שַׁדַּרָה אַרְנְקָא דְּדִינָרֵי לְקַמֵּיהּ דְּרַב יוֹסֵף, אֲמַרָה: לֶיהֱוֵי לְמִצְוָה רַבָּה. יָתֵיב רַב יוֹסֵף וְקָא מְעַיֵּין בַּהּ, מַאי ״מִצְוָה רַבָּה״? אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מִדְּתָנֵי רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה: אֵין פּוֹסְקִין צְדָקָה עַל הַיְּתוֹמִים אֲפִילּוּ לְפִדְיוֹן שְׁבוּיִם, שְׁמַע מִינַּהּIfra Hormiz, la mère du roi Chabour de Perse, envoya une bourse (arneka) de dinars à Rav Yossef et dit : Que ce soit pour une grande mitsva (commandement). Rav Yossef s'assit et réfléchit à cela : Qu'est-ce qu'une « grande mitsva » ? Abayé lui dit : Puisque Rav Chmouel bar Yehouda a enseigné : On ne fixe pas de tsédaka à la charge des orphelins, même pour le rachat des captifs, déduis-en
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.