Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָתְנַן, הִרְכִּינָהּ וּמִיצָּהּ – הֲרֵי זוֹ תְּרוּמָה!Or nous avons appris dans la Michna (Teroumot 11, 8) : Celui qui transvase de l'huile ou du vin de terouma (prélèvement donné au Cohen), s'il a incliné le récipient et l'a vidé, c'est de la terouma ! Les derniers restes suivent donc le contenu et n'appartiennent pas à celui qui verse ; pourquoi notre Michna les attribue-t-elle au vendeur ?
- אֲמַר לֵיהּ: הָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: מִשּׁוּם יֵאוּשׁ בְּעָלִים נָגְעוּ בָּהּ.Rav Yitz'hak bar Avdimi lui a dit : Il a été dit à ce sujet : Rabbi Abahou a dit : C'est à cause de l'abandon (yéouch, renoncement) des propriétaires qu'on y a touché : l'acheteur renonce à une si petite quantité, et les Sages ont attribué ces restes au vendeur ; mais la terouma, interdite aux non-Cohanim, reste terouma malgré tout renoncement.
- וְהַחֶנְווֹנִי אֵינוֹ חַיָּיב לְהַטִּיף וְכוּ׳. אִיבַּעְיָא לְהוּ: רַבִּי יְהוּדָה – אַרֵישָׁא קָאֵי, וּלְקוּלָּא; אוֹ דִלְמָא אַסֵּיפָא קָאֵי, וּלְחוּמְרָא?« Mais le boutiquier n'est pas tenu de faire couler, etc. » Ils ont posé la question : Rabbi Yehouda se rapporte-t-il au début de la Michna, dans le sens de la souplesse (tout vendeur doit faire couler les gouttes, sauf la veille de Chabbat) ; ou peut-être se rapporte-t-il à la fin, dans le sens de la rigueur (le boutiquier n'est exempt que la veille de Chabbat) ?
- תָּא שְׁמַע: דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עֶרֶב שַׁבָּת עִם חֲשֵׁכָה – חֶנְווֹנִי פָּטוּר, מִפְּנֵי שֶׁחֶנְווֹנִי טָרוּד.Viens et entends, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : La veille de Chabbat, à la tombée de la nuit, le boutiquier est exempt, parce que le boutiquier est occupé. Rabbi Yehouda se rapporte donc à la fin de la Michna, et il n'exempte le boutiquier que la veille de Chabbat.
- מַתְנִי׳ הַשּׁוֹלֵחַ אֶת בְּנוֹ אֵצֶל חֶנְווֹנִי וּפוֹנְדְּיוֹן בְּיָדוֹ, וּמָדַד לוֹ בְּאִיסָּר שֶׁמֶן וְנָתַן לוֹ אֶת הָאִיסָּר; שָׁבַר אֶת הַצְּלוֹחִית וְאִבֵּד אֶת הָאִיסָּר – חֶנְווֹנִי חַיָּיב. רַבִּי יְהוּדָה פּוֹטֵר, שֶׁעַל מְנָת כֵּן שְׁלָחוֹ. וּמוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי יְהוּדָה בִּזְמַן שֶׁהַצְּלוֹחִית בְּיַד הַתִּינוֹק וּמָדַד חֶנְווֹנִי לְתוֹכָהּ – שֶׁחֶנְווֹנִי פָּטוּר.Michna : Celui qui envoie son fils chez un boutiquier avec un pondion (pièce de deux issar) à la main, et le boutiquier lui a mesuré pour un issar d'huile et lui a rendu l'issar restant ; si l'enfant a brisé la fiole et perdu l'issar, le boutiquier est 'hayav (tenu de payer), car il a confié ces objets à un mineur. Rabbi Yehouda l'exempte, car c'est à cette fin qu'il l'a envoyé. Et les Sages reconnaissent avec Rabbi Yehouda que, lorsque la fiole est dans la main de l'enfant et que le boutiquier a mesuré dedans, le boutiquier est exempt.
- גְּמָ׳ בִּשְׁלָמָא בְּאִיסָּר וָשֶׁמֶן, בְּהָא פְּלִיגִי – דְּרַבָּנַן סָבְרִי: לְאוֹדוֹעֵי שַׁדְּרֵיהּ, וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: לְשַׁדּוֹרֵי לֵיהּ שַׁדְּרֵיהּ; אֶלָּא שָׁבַר צְלוֹחִית – אֲבֵדָה מִדַּעַת הִיא!Guemara : On comprend, pour l'issar et l'huile, qu'ils divergent sur ceci : les Sages pensent qu'il l'a envoyé pour informer le boutiquier de ce dont il avait besoin, sans vouloir qu'on lui remette la marchandise ; et Rabbi Yehouda pense qu'il l'a envoyé pour que le boutiquier la lui envoie par son intermédiaire. Mais quand l'enfant a brisé la fiole, pourquoi le boutiquier serait-il tenu selon les Sages ? C'est une perte consciente de la part du père, qui l'a confiée à un jeune enfant !
- אָמַר רַב הוֹשַׁעְיָא: הָכָא בְּבַעַל הַבַּיִת מוֹכֵר צְלוֹחִיּוֹת עָסְקִינַן, וּכְגוֹן שֶׁנְּטָלָהּ חֶנְווֹנִי עַל מְנָת לְבַקְּרָהּ; וּכְדִשְׁמוּאֵל – דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: הַנּוֹטֵל כְּלִי מִן הָאוּמָּן עַל מְנָת לְבַקְּרוֹ, וְנֶאֱנַס בְּיָדוֹ – חַיָּיב.Rav Hochaya a dit : Il s'agit ici d'un propriétaire qui vend des fioles : le père a envoyé la fiole pour que le boutiquier l'achète éventuellement, et il s'agit du cas où le boutiquier l'a prise pour l'examiner. Et c'est conforme à l'avis de Chmouel, car Chmouel a dit : Celui qui prend un objet chez l'artisan pour l'examiner, et il lui arrive un accident entre ses mains, est 'hayav de payer.
- לֵימָא דִּשְׁמוּאֵל תַּנָּאֵי הִיא?! אֶלָּא רַבָּה וְרַב יוֹסֵף דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: הָכָא בְּחֶנְווֹנִי מוֹכֵר צְלוֹחִיּוֹת עָסְקִינַן; וְאַזְדָּא רַבִּי יְהוּדָה לְטַעְמֵיהּ, וְרַבָּנַן לְטַעְמַיְיהוּ.Dirons-nous que l'avis de Chmouel fait l'objet d'une divergence entre Tannaïm ?! Puisque Rabbi Yehouda diverge des Sages, il s'opposerait à Chmouel. Mais plutôt, Rabba et Rav Yossef disent tous deux : Il s'agit ici d'un boutiquier qui vend des fioles, et le père a envoyé son fils lui acheter une fiole remplie d'huile. Et Rabbi Yehouda suit son raisonnement, et les Sages suivent le leur, exposés plus haut.
- אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא – מוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי יְהוּדָה בִּזְמַן שֶׁהַצְּלוֹחִית בְּיַד הַתִּינוֹק, וּמָדַד חֶנְווֹנִי לְתוֹכָהּ – שֶׁחֶנְווֹנִי פָּטוּר. וְהָא אָמְרַתְּ לְאוֹדוֹעֵי שַׁדְּרֵיהּ! אֶלָּא אַבָּיֵי בַּר אָבִין וְרַבִּי חֲנִינָא בַּר אָבִין דְאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן –S'il en est ainsi, dis donc la fin : « Les Sages reconnaissent avec Rabbi Yehouda que, lorsque la fiole est dans la main de l'enfant et que le boutiquier a mesuré dedans, le boutiquier est exempt. » Or tu as dit qu'il l'a envoyé pour informer seulement ! Mais plutôt, Abayé bar Avin et Rabbi 'Hanina bar Avin disent tous deux : De quoi s'agit-il ici ?
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