Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עַד נֹפַח״ – עַד שֶׁתָּבֹא אֵשׁ שֶׁאֵינָהּ צְרִיכָה נִיפּוּחַ, ״עַד מֵידְבָא״ – עַד שֶׁתַּדְאִיב נִשְׁמָתָן. וְאָמְרִי לַהּ: עַד דְּעָבֵיד מַאי דְּבָעֵי.jusqu'à Nofa'h » : jusqu'à ce que vienne un feu qui n'a pas besoin d'être attisé (nipoua'h), le feu du Guéhinam (la géhenne). « Jusqu'à Meidva » : jusqu'à ce que soit affligée (tadiv) leur âme. Et certains le disent ainsi : jusqu'à ce qu'Il fasse ce qu'Il veut (mai dévaéi) d'eux.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: כׇּל הַפּוֹרֵשׁ מִדִּבְרֵי תוֹרָה – אֵשׁ אוֹכַלְתּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנָתַתִּי [אֶת] פָּנַי בָּהֶם, מֵהָאֵשׁ יָצָאוּ וְהָאֵשׁ תֹּאכְלֵם״.Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Quiconque se sépare des paroles de la Torah, un feu le dévore, comme il est dit : « Je tournerai Ma face contre eux ; du feu ils sont sortis, et le feu les dévorera » (Ézéchiel 15, 7). La Torah est comparée au feu (Jérémie 23, 29) : ceux qui sortent du feu de la Torah sont dévorés par celui du Guéhinam.
- כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: כׇּל הַפּוֹרֵשׁ עַצְמוֹ מִדִּבְרֵי תוֹרָה – נוֹפֵל בְּגֵיהִנָּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אָדָם תּוֹעֶה מִדֶּרֶךְ הַשְׂכֵּל, בִּקְהַל רְפָאִים יָנוּחַ״. וְאֵין רְפָאִים אֶלָּא גֵּיהִנָּם – שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלֹא יָדַע כִּי רְפָאִים שָׁם, בְּעִמְקֵי שְׁאוֹל קְרֻאֶיהָ.Lorsque Rav Dimi est venu de la terre d'Israël à Babylone, il a dit au nom de Rabbi Yonathan : Quiconque se sépare des paroles de la Torah tombe dans le Guéhinam, comme il est dit : « L'homme qui s'égare de la voie de l'intelligence reposera dans l'assemblée des ombres (refaïm) » (Proverbes 21, 16). Et refaïm ne désigne rien d'autre que le Guéhinam, comme il est dit : « Il ne sait pas que les ombres sont là, que ses invités sont dans les profondeurs du Chéol » (Proverbes 9, 18).
- מָכַר אַשְׁפָּה – מָכַר זִבְלָהּ וְכוּ׳. תְּנַן הָתָם: כׇּל הָרָאוּי לַמִּזְבֵּחַ וְלֹא לְבֶדֶק הַבַּיִת; לְבֶדֶק הַבַּיִת וְלֹא לַמִּזְבֵּחַ; לֹא לַמִּזְבֵּחַ וְלֹא לְבֶדֶק הַבַּיִת – מוֹעֲלִין בָּהֶן וּבְמַה שֶּׁבְּתוֹכָן.S'il a vendu un tas de fumier, il a vendu son fumier, etc. Nous avons appris ailleurs dans une Michna (Meïla 12b) : Tout ce qui est apte à l'autel mais non à l'entretien du Temple ; à l'entretien du Temple mais non à l'autel ; ni à l'autel ni à l'entretien du Temple – si on l'a consacré, on commet une meïla (profanation d'un bien sacré, qui oblige à un sacrifice d'expiation) avec ces biens et avec leur contenu.
- כֵּיצַד? הִקְדִּישׁ בּוֹר מְלֵאָה מַיִם; אַשְׁפּוֹת מְלֵאוֹת זֶבֶל; שׁוֹבָךְ מָלֵא יוֹנִים; שָׂדֶה מְלֵאָה עֲשָׂבִים; אִילָן נָשׂוּי פֵּירוֹת – מוֹעֲלִין בָּהֶן וּבְמַה שֶּׁבְּתוֹכָן.Comment cela ? S'il a consacré une citerne pleine d'eau, des tas de fumier pleins de fumier, un pigeonnier plein de pigeons, un champ plein d'herbes, un arbre chargé de fruits – on commet une meïla avec eux et avec leur contenu.
- אֲבָל הִקְדִּישׁ בּוֹר וְאַחַר כָּךְ נִתְמַלֵּא מַיִם; אַשְׁפָּה וְאַחַר כָּךְ נִתְמַלְּאָה זֶבֶל; שׁוֹבָךְ וְאַחַר כָּךְ נִתְמַלֵּא יוֹנִים; אִילָן וְאַחַר כָּךְ נָשָׂא פֵּירוֹת; שָׂדֶה וְאַחַר כָּךְ נִתְמַלְּאָה עֲשָׂבִים – מוֹעֲלִין בָּהֶן, וְאֵין מוֹעֲלִין בְּמַה שֶּׁבְּתוֹכָן; דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: הִקְדִּישׁ אֶת הַשָּׂדֶה וְאֶת הָאִילָן – מוֹעֲלִין בָּהֶן וּבְגִידּוּלֵיהֶם, מִפְּנֵי שֶׁהֵן גִּידּוּלֵי הֶקְדֵּשׁ.Mais s'il a consacré une citerne et qu'ensuite elle s'est remplie d'eau, un tas de fumier et qu'ensuite il s'est rempli de fumier, un pigeonnier et qu'ensuite il s'est rempli de pigeons, un arbre et qu'ensuite il a porté des fruits, un champ et qu'ensuite il s'est rempli d'herbes – on commet une meïla avec eux, mais on ne commet pas de meïla avec leur contenu ; telles sont les paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Yossé dit : S'il a consacré le champ ou l'arbre, on commet une meïla avec eux et avec ce qui y pousse, car ce sont des produits du hekdèch (bien consacré au Temple).
- תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי: נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה – בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ, וְדִבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי – בְּשָׂדֶה וְאִילָן. הַאי מַאי? בִּשְׁלָמָא ״נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ״ – מִכְּלָל דִּפְלִיג אַשָּׂדֶה וְאִילָן,Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi a dit : Les paroles de Rabbi Yehouda paraissent justes pour la citerne et le pigeonnier, et les paroles de Rabbi Yossé pour le champ et l'arbre. Qu'est-ce que cela ? Certes, « les paroles de Rabbi Yehouda paraissent justes pour la citerne et le pigeonnier » : il en ressort qu'il diverge sur le champ et l'arbre, ce qui est bien le cas.
- אֶלָּא ״נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי בְּשָׂדֶה וְאִילָן״ – מִכְּלָל דִּפְלִיג בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ?! וְהָא רַבִּי יוֹסֵי ״שָׂדֶה וְאִילָן״ קָאָמַר!Mais « les paroles de Rabbi Yossé paraissent justes pour le champ et l'arbre » : en ressort-il qu'il diverge sur la citerne et le pigeonnier ? Or voici que Rabbi Yossé n'a parlé que du « champ et de l'arbre » !
- וְכִי תֵּימָא: לִדְבָרָיו דְּרַבִּי יְהוּדָה קָאָמַר; וְהַתַּנְיָא, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: אֵין אֲנִי רוֹאֶה דְּבָרָיו שֶׁל רַבִּי יְהוּדָה בְּשָׂדֶה וְאִילָן, מִפְּנֵי שֶׁהֵן גִּידּוּלֵי הֶקְדֵּשׁ. בְּשָׂדֶה וְאִילָן הוּא דְּאֵינוֹ רוֹאֶה, הָא בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ – רוֹאֶה!Et si tu dis qu'il parle selon les vues de Rabbi Yehouda, mais que lui-même tient que le contenu d'une citerne ou d'un pigeonnier est aussi consacré – or voici qu'il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yossé a dit : Je ne vois pas comme justes les paroles de Rabbi Yehouda pour le champ et l'arbre, car ce sont des produits du hekdèch. C'est pour le champ et l'arbre qu'il ne les voit pas ainsi ; donc pour la citerne et le pigeonnier, il les voit ainsi !
- הָכִי קָאָמַר: נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה לְרַבִּי יוֹסֵי, בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ – שֶׁאַף רַבִּי יוֹסֵי לֹא נֶחְלַק עָלָיו אֶלָּא בְּשָׂדֶה וְאִילָן, אֲבָל בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ מוֹדֵי לֵיהּ.Voici ce qu'il veut dire : Les paroles de Rabbi Yehouda paraissent justes à Rabbi Yossé pour la citerne et le pigeonnier ; car même Rabbi Yossé n'a divergé de lui que sur le champ et l'arbre, mais pour la citerne et le pigeonnier il l'admet.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הִקְדִּישָׁן רֵיקָנִין וְאַחַר כָּךְ נִתְמַלְּאוּ – מוֹעֲלִין בָּהֶן, וְאֵין מוֹעֲלִין בְּמַה שֶּׁבְּתוֹכָן. רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אַף מוֹעֲלִין בְּמַה שֶּׁבְּתוֹכָן.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : S'il les a consacrés vides et qu'ensuite ils se sont remplis, on commet une meïla avec eux, et on ne commet pas de meïla avec leur contenu. Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon, dit : On commet aussi une meïla avec leur contenu.
- אָמַר רַבָּה: מַחֲלוֹקֶת בְּשָׂדֶה וְאִילָן – דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה, וְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי; אֲבָל בְּבוֹר וְשׁוֹבָךְ – דִּבְרֵי הַכֹּל מוֹעֲלִין בָּהֶן וְאֵין מוֹעֲלִין בְּמַה שֶּׁבְּתוֹכָן.Rabba a dit : La machlokèt (divergence d'opinions) porte sur le champ et l'arbre : car le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) estime comme Rabbi Yehouda, et Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon, estime comme Rabbi Yossé. Mais pour la citerne et le pigeonnier, de l'avis de tous, on commet une meïla avec eux et on ne commet pas de meïla avec leur contenu.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי, וְאֶלָּא הָא דְּתַנְיָא: הִקְדִּישָׁן מְלֵאִין – מוֹעֲלִין בָּהֶן וּבְמַה שֶּׁבְּתוֹכָן, וְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן מַחְלִיף;Abayé lui a dit : Mais alors, ce qui a été enseigné dans la suite de la baraïta : S'il les a consacrés pleins, on commet une meïla avec eux et avec leur contenu, et Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon, inverse sa position, tenant que leur contenu n'est alors pas soumis à la meïla ;
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