Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בִּימוֹת הַחַמָּה וּבִימוֹת הַגְּשָׁמִים, וְלֹא בֵּית כִּינּוּס הָעֵצִים. וְאִם אָמַר לוֹ: ״בֵּית הַמֶּרְחָץ וְכׇל תַּשְׁמִישָׁיו אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״ – כּוּלָּן מְכוּרִין.à la saison chaude et à la saison des pluies, et pas non plus l'entrepôt à bois. Mais si le vendeur lui a dit, à l'acheteur : « Je te vends le bain public et tous ses accessoires », tous ces éléments sont vendus.
- הָהוּא דַּאֲמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: ״בֵּית הַבַּד וְכׇל תַּשְׁמִישָׁיו אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״. הֲוַיָא הָנְהוּ חַנְוָאתָא אַבָּרַאי, דַּהֲווֹ שָׁטְחוּ בְּהוּ שׁוּמְשְׁמֵי. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב יוֹסֵף,La Guemara (discussion des Amoraïm, les Sages de cette époque) rapporte : Il y eut un certain homme qui dit à son prochain : « Je te vends le pressoir à huile et tous ses accessoires. » Il y avait là certaines boutiques à l'extérieur du pressoir, où l'on étalait des graines de sésame pour les faire sécher avant de les presser. Vendeur et acheteur étant en désaccord sur l'inclusion de ces boutiques dans la vente, l'acheteur vint devant Rav Yossef,
- אֲמַר לֵיהּ: תְּנֵינָא, אִם אָמַר: ״בֵּית הַמֶּרְחָץ וְכׇל תַּשְׁמִישָׁיו אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״ – הֲרֵי כּוּלָּן מְכוּרִין. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי, וְהָא תָּנֵי רַבִּי חִיָּיא: אֵין כּוּלָּן מְכוּרִין! אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: חָזֵינַן – אִי אֲמַר לֵיהּ: ״בֵּית הַבַּד וְכׇל תַּשְׁמִישָׁיו, וְאִלֵּין מִצְרָנַהָא״ – קָנֵי, וְאִי לָא – לָא קָנֵי.qui lui dit : Nous avons appris dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : S'il a dit : « Je te vends le bain public et tous ses accessoires », tous ces éléments sont vendus. De même ici, selon Rav Yossef, les boutiques sont vendues. Abayé lui dit : Mais voici que Rabbi 'Hiyya a enseigné : Ils ne sont pas tous vendus ! Plutôt, Rav Achi a dit : Nous examinons les termes de la vente : s'il lui a dit : « Le pressoir et tous ses accessoires, et voici ses limites », en englobant les boutiques dans ces limites, l'acheteur acquiert les boutiques ; sinon, il n'acquiert pas, car elles ne font pas réellement partie du pressoir.
- מַתְנִי׳ הַמּוֹכֵר אֶת הָעִיר – מָכַר בָּתִּים; בּוֹרוֹת, שִׁיחִין וּמְעָרוֹת; מֶרְחֲצָאוֹת וְשׁוֹבָכוֹת; בֵּית הַבַּדִּין וּבֵית הַשְּׁלָחִין; אֲבָל לֹא אֶת הַמִּטַּלְטְלִין. וּבִזְמַן שֶׁאָמַר לוֹ: ״הִיא וְכׇל מַה שֶּׁבְּתוֹכָהּ״ – אֲפִילּוּ הָיוּ בָּהּ בְּהֵמָה וַעֲבָדִים, הֲרֵי כּוּלָּן מְכוּרִין. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: הַמּוֹכֵר אֶת הָעִיר – מָכַר אֶת הַסַּנְטֵר.MICHNA : Celui qui vend la ville sans préciser ce qu'il inclut dans la vente a vendu les maisons, les citernes, les fossés et les grottes, les bains publics et les pigeonniers, les pressoirs à huile et le beit hachela'hin (terme expliqué dans la Guemara), mais pas les biens meubles qui s'y trouvent. Et lorsqu'il lui a dit : « Elle et tout ce qu'elle contient », même s'il s'y trouvait du bétail et des esclaves cananéens, tous ceux-ci sont vendus. Rabban Chimon ben Gamliel dit : Celui qui vend la ville a vendu le santar (terme expliqué dans la Guemara).
- גְּמָ׳ אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אַוְיָא לְרַב אָשֵׁי: שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ, עַבְדָּא כְּמִטַּלְטְלָא דָּמֵי; דְּאִי כִּמְקַרְקַע דָּמֵי, נִיזְדַּבַּן אַגַּב מָתָא! וְאֶלָּא מַאי, עַבְדָּא כְּמִטַּלְטְלָא דָּמֵי?! מַאי אֲפִילּוּ?GUEMARA : Rav A'ha, fils de Rav Avya, dit à Rav Achi : Déduis-en que l'esclave cananéen est assimilé à un bien meuble ; car s'il était assimilé à un bien foncier, il devrait être vendu avec la ville même sans précision ! Rav Achi répondit : Mais alors quoi, l'esclave est-il assimilé à un bien meuble ? Dans ce cas, que signifie « même » dans la Michna ? Il serait évident que les esclaves sont vendus comme les autres biens meubles de la ville.
- אֶלָּא מַאי אִית לָךְ לְמֵימַר – שָׁאנֵי בֵּין מִטַּלְטְלָא דְנָיֵיד מִמִּטַּלְטְלָא דְּלָא נָיֵיד; אֲפִילּוּ תֵּימָא עַבְדָּא כִּמְקַרְקַע דָּמֵי – שָׁאנֵי בֵּין מְקַרְקַע דְּנָיֵיד, לִמְקַרְקַע דְּלָא נָיֵיד.Mais alors, que peux-tu dire ? Tu devras expliquer qu'il y a une différence entre le bien meuble qui se déplace de lui-même, comme l'esclave, et le bien meuble qui ne se déplace pas. De la même façon, même si tu dis que l'esclave est assimilé à un bien foncier, il y a une différence entre le bien foncier qui se déplace de lui-même, à savoir l'esclave, et le bien foncier qui ne se déplace pas.
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: הַמּוֹכֵר אֶת הָעִיר – מָכַר אֶת הַסַּנְטֵר. מַאי ״סַנְטֵר״? הָכָא תַּרְגִּימוּ: בַּר מַחְווֹנִיתָא. שִׁמְעוֹן בֶּן אַבְטוּלְמוֹס אוֹמֵר: בָּאגֵי. מַאן דְּאָמַר בַּר מַחְווֹנִיתָא – כׇּל שֶׁכֵּן בָּאגֵי; מַאן דְּאָמַר בָּאגֵי – אֲבָל בַּר מַחְווֹנִיתָא לָא מִיזְדַּבַּן.Rabban Chimon ben Gamliel dit : Celui qui vend la ville a vendu le santar. Qu'est-ce que le « santar » ? Ici en Babylonie, on a traduit : le bar ma'hvonita (l'arpenteur chargé de connaître les limites des terrains). Chimon ben Avtolmos dit : les baguei (les champs qui entourent la ville). Celui qui dit bar ma'hvonita estime que, à plus forte raison, les baguei sont vendus avec la ville ; celui qui dit baguei estime qu'ils sont vendus, mais le bar ma'hvonita n'est pas vendu.
- תְּנַן: בֵּית הַבַּדִּים וּבֵית הַשְּׁלָחִין. סַבְרוּהָ, מַאי ״שְׁלָחִין״ – בָּאגֵי, דִּכְתִיב: ״וְשֹׁלֵחַ מַיִם עַל פְּנֵי חוּצוֹת״; בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר בַּר מַחְווֹנִיתָא – אֲמַר תַּנָּא קַמָּא: בָּאגֵי מִיזְדַּבְּנִי, בַּר מַחְווֹנִיתָא לָא מִיזְדַּבַּן; וַאֲתָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל לְמֵימַר: אֲפִילּוּ בַּר מַחְווֹנִיתָא נָמֵי מִיזְדַּבַּן. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר בָּאגֵי – תַּנָּא קַמָּא נָמֵי הָכִי קָאָמַר!La Guemara tente d'en tirer une preuve : Nous avons appris dans la Michna : les pressoirs à huile et le beit hachela'hin. Ils ont pensé : que sont les « chela'hin » ? Les baguei, comme il est écrit : « Et qui envoie (cholea'h) les eaux sur la face des campagnes » (Job 5, 10). Cela se comprend pour celui qui dit bar ma'hvonita : le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) a dit : les baguei sont vendus, le bar ma'hvonita n'est pas vendu ; et Rabban Chimon ben Gamliel vient dire que même le bar ma'hvonita est vendu. Mais pour celui qui dit baguei, le premier Tanna dit aussi la même chose ! Sur quoi porterait alors la divergence ?
- מִי סָבְרַתְּ מַאי ״שְׁלָחִין״ – בָּאגֵי?! לָא; מַאי ״שְׁלָחִין״ – גִּינוּנְיָיתָא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שְׁלָחַיִךְ פַּרְדֵּס רִמּוֹנִים״; אֲבָל בָּאגֵי – לָא מִיזְדַּבְּנִי. וַאֲתָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל לְמֵימַר: אֲפִילּוּ בָּאגֵי נָמֵי מִזְדַּבְּנִי.La Guemara rejette cette preuve : Penses-tu vraiment que les « chela'hin » sont les baguei ? Non ! Que sont les « chela'hin » ? Les jardins situés dans la ville, comme il est dit : « Tes pousses (chela'hayikh) sont un verger de grenadiers » (Cantique des Cantiques 4, 13). Mais les baguei ne sont pas vendus selon le premier Tanna, et Rabban Chimon ben Gamliel vient dire que même les baguei sont vendus.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי: סַבְרוּהָ, מַאי ״שְׁלָחִין״ – גִּינוּנְיָאתָא; בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר בָּאגֵי – אָמַר תַּנָּא קַמָּא: גְּנוּנָיְיָתָא מִיזְדַּבַּן, בָּאגֵי לָא מִיזְדַּבְּנִי; וַאֲתָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל לְמֵימַר: אֲפִילּוּ בָּאגֵי מִיזְדַּבְּנִי.Certains disent que la discussion s'est déroulée ainsi : Ils ont pensé : que sont les « chela'hin » ? Les jardins. Cela se comprend pour celui qui dit que le santar désigne les baguei : le premier Tanna a dit : les jardins sont vendus, les baguei ne sont pas vendus ; et Rabban Chimon ben Gamliel vient dire que même les baguei sont vendus.
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